9 – Le poisson du village

Je suis maintenant à Kribi, une magnifique petite ville sur le bord de l’océan atlantique.  Je mange dans un petit resto local, juste avant de prendre le bus pour un tout petit village, où j’ai entendu parler d’une initiative éco-touristique.  Durant quelques jours, je serai logé dans une petite maison sans électricité où je m’éclairerais le soir à la lampe à l’huile sur le bord d’une magnifique plage déserte.

Après plusieurs heures de transport, j’arrive finalement à l’endroit dit.  Il y a de petites maisons partout, et je suis bien accueillie par la femme qui préparera mes repas personnellement durant mon séjour, comme il n’y a ni marché aux alentours, ni restaurant.  Je me sens au bout du monde, dans ce petit endroit tranquille, et je suis vraiment frappée par la beauté de l’endroit.

Pour moi, c’est l’endroit idéal.  Loger au coeur d’une petite communauté et partager au maximum le quotidien des habitants de l’endroit est le meilleur moyen de connaître la culture locale, selon moi.  D’ailleurs, je sais que l’argent offert pour mon séjour représente à la fois une somme modique pour moi, puisqu’il est en fait une fraction du prix demandé dans un grand hôtel pour une plage aussi intime, et un revenu qui bénéficiera directement à la communauté dans laquelle je loge.

Durant mon séjour, je mangerai trois fois par jour la même chose : le petit poisson pêché localement par les hommes du village durant la nuit assaisonné avec un cube Magi.  Dans la maison rudimentaire de la cuisinière (une grande pièce séparée en section par des draps), elle partage avec moi ses succès et ses défis.  Elle me dit que le gouvernement se prépare à construire un port important près du village, ce qui amènera de très grands bateaux dans la région.  Les villageois ont peur que ces embarcations effraient  les bancs de poissons locaux, ce qui empêcherait les hommes de vivre du mode de vie traditionnel du coin : la pêche.  Elle me raconte qu’elle sent que le pays cherche à développer rapidement son économie sans toutefois mesurer l’impact de ce développement sur les petits villages comme le sien ; il n’y a aucune garantie que les emplois de subsistance locaux seront remplacés.  Sans électricité, les gens vivent assez simplement ici, mais ces derniers semblent préférer ce mode de vie, à des emplois au port, probablement plus payants, mais également plus stressants.

Je sors de la cuisine de la femme la tête remplie de réflexions sur ce que nous venons de discuter : développement local versus régional, proctection de la culture locale versus économie, etc.  Je suis vraiment heureuse de d’avoir rencontré cette femme, et d’avoir pu en apprendre plus sur sa vie.  Une expérience que je n’aurais pu vivre si j’avais décidé de loger dans un endroit plus luxueux.  D’ailleurs, ce séjour au village m’a également permis d’assister à une scène de ménage assez intense entre deux femmes partageant apparemment le même mari.  😉  Si près des gens, j’ai beaucoup plus de chance d’en apprendre plus sur la culture d’ici!

Et vous, avez-vous déjà observé l’impact du développement économique dans les pays visités?  Est-ce que cela était plutôt positif ou négatif?

3 – Au village

Je suis arrivée dans ce tout petit village avec de magnifiques personnes.  Mes pieds foulent les chemins de terre tapée, et se tracent un chemin entre poulets et chèvres.  Les animaux sont partout, sortent des racoins puis disparaissent à nouveau.  Je me demande bêtement comment ils retournent à la bonne maison le soir, puisqu’ils se mélangent inlassement au village durant la journée.  On me répond qu’ils retrouvent tous le soir, le chemin de leurs maîtres.  Je ne savais pas, moi, qui vient de la ville.

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La plupart des grands bâtiments sont faits de béton, mais beaucoup de maisons sont faîtes de panneaux de feuilles.  Ces minces murs m’impressionnent beaucoup, j’imagine que je n’ai pas la même perception d’être à l’intérieur ou à l’extérieur d’une habitation.  Je suis tout autant impressionnée lorsque je vois ces hommes casser à la main le grain du riz qu’ils ont récolté.  Quel travail!!!

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Le Bangladesh, n’est pas un pays touristique.  Il n’y a d’ailleurs que très peu de «lieu» à visiter à l’exeption de quelques temples.

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Ce sont les gens et la vie quotidienne qui est si impressoinnante.  Les femmes dans leurs habits multicolores et les hommes en lungis, les enfants qui jouent, le rythme de la culture du riz qui change constamment le paysage.

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Un soir, j’ai été invité à souper dans une famille du village.  Un vrai honneur.  Assise à la petite table, la femme me sert le repas, puis l’homme vient vers nous souhaiter bon appétit.  Le couple s’en va.  Sur le moment, je trouve la pratique tout à fait bizarre, mais je ne dis rien.  J’apprends bien vite qu’ici, on ne partage pas le souper avec ses invités par respect.  C’est une coutume à laquelle je ne suis pas habituée, mais je comprends bien vite que c’est rempli de bonnes intentions.

Il y a tant de belle choses à apprendre au Bangladesh.  J’ai d’ailleurs pu admirer le plus charmant des autobus scolaires  🙂

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Et vous, avez-vous déjà visité un village dans un autre pays?  Avez-vous aimé votre expérience?

11 – Dans la Gorge du Tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la Gorge du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile. On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse Gorge.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été vraiment impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Le logement peut être rudimentaire, mais encore une fois cela fait partie de l’expérience!  J’ai eu cet intéressant moment dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprenable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!  Je pensais faire une réaction allergique!

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Bref, à ne pas manquer!

Et vous, quels treks à couper le souffle avez-vous fait?

 

 

 

16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

J’avais entendu parler de ce village part l’intermédiaire d’un article dans la Gazette des femmes.  Lorsque je me suis rendue compte que j’étais justement à près de ce lieu, je me suis dis que je devais absolument aller y faire un tour!  Aucun autobus ne s’y rend directement, il faut donc demander aux passagers locaux de vous indiquer l’endroit exact où il faut débarquer.  Aller à ce petit village en soi est une belle aventure est une belle aventure.

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Umoja est un village de femmes Samburu du Nord du Kenya.  L’histoire de la création de cet endroit est bien triste.  On raconte que certaines de ces femmes ont été violées par des soldats britanniques, puis répudiées par leurs maris suivant ces événements, celles-ci étant désormais considérées comme impures.  D’autres encore ont encore vécu de la violence domestique ou un mariage forcé.  Les femmes victimes de ces situations se sont alors regroupées pour assurer leur avenir, sans les hommes.  Un situation extrêmement rare au pays.

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Pour assurer la survie du village, les femmes pratiquent aujourd’hui l’élevage et ont adapté leurs maisons, afin de pouvoir accueillir des touristes et vendre l’artisanat traditionnel.  J’ai beaucoup apprécié découvrir les habitations typiques de ces femmes, de mêmes que leur manière culturelle de s’habiller.  Très colorées, les femmes portent d’épais colliers de perles faits à la main, c’est vraiment magnifique.

Aujourd’hui, les habitantes d’Umoja peuvent avoir des compagnons et ainsi, bâtir une famille. Toutefois, les hommes ne peuvent vivre avec elles et l’éducation des enfants est assurée par l’école du village.  Éventuellement, les enfants mâles quitteront également ce lieu.  La popularité touristique de la communauté, a engendré par le passé certaines tensions avec l’entourage environnant, jaloux des mœurs et de la prospérité y ayant été bâti.

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Comprendre l’histoire d’Umoja est une expérience très intéressante.  J’ai bien fait d’y faire un petit arrêt!

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion de visiter un initiative semblable à travers le monde?