2 – Le déluge

Après un court arrêt au Maroc, où j’ai eu à peine quelques heures pour mettre les pieds dans les petites rues de Marrakech, j’arrive tard le soir à Douala, la capitale du Cameroun.  Il fait extrêmement chaud et humide.  Les vitres de l’aéroport sont couvertes de buée.  Mon ami Camerounais doit venir me chercher, mais il n’y est pas.  Assises sur mon sac-à-dos, je suis loin de paniquer, je sais très bien qu’en voyage le temps ne se mesure pas de la même manière que chez nous et qu’une vrai panoplies de choses rocambolesques peuvent arriver!

Deux heures plus tard, il n’est toujours là.  Je commence à me demander si je lui ai pas donné la bonne journée d’arrivée…  Puis, je le vois arriver.  TREMPÉ!  C’est qu’il a traversé les 15 mètres qui le séparent du 4×4 de l’aéroport… et il pleut!!!  J’arrive en plein saison des pluies!  Honnêtement, je n’ai jamais vraiment fait attention à ce genre de choses en voyage, mais en traversant le Cameroun… ouf, j’ai eu ma leçon!

Nous crevons dans l’auto, mais les fenêtres sont relevées.  Nous traversions Douala, et les routes sont remplies d’un épais lit d’eau!  Je n’ai sincèrement jamais rien vu de tel!  L’eau jailli de partout, et chaque fois que l’auto avance, de larges «splashs» refoulent sur la voiture.  C’est incroyable.  Je suis tellement fatiguée en raison de transport, mais franchement j’ai un géant pic d’adrénaline, je me sens comme dans une course à obstacles, dans la nuit, au milieu de ce nouveau pays.  L’eau est partout, et avec cette aventure, mon voyage au Cameroun commence bien 😉 

1 – Le python


J’ai rencontré Gabin lors d’un souper entre ami.  C’était un conteur.  Un vrai.  Un de ceux-ci t’emporte à l’autre bout du monde avec leurs paroles, leurs récits, leurs histoires.  Assise sur le coin de ma table, j’étais rendue au Cameroun.

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Il m’a raconté comment les hommes de son village chassait le python, partant à dix dans la jungle, jusqu’à la fameuse maison du dit serpent.  Le pied d’un homme au fond du trou, ils attendaient patiemment que l’animal s’enroule autour de la jambe, puisque c’est par asphyxie que ce dernier tue ses proies.  Le pied bien enroulé, on sortait rapidement le serpent de son terrier pour ensuite le tuer.  Et bang, on revenait au village en file avec le piton sur les épaules de 10 hommes.

Les yeux écarquillés, j’ai tout de suite pensé, qu’eh bien… Gabin et moi, on avait pas eu la même enfance!  Entre son village et Pointes-Aux-Trembles.

Pour Gabin, le Cameroun, c’est le plus beau pays du monde.  C’est le bijou de l’Afrique : c’est le tout-inclus des climats et le résumé de la beauté de ce qu’on peut trouver sur ce gigantesque continent : la mer, la jungle, la ville, les villages, les gens.

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Alors quand Gabin m’a demandé si je voulais au Cameroun, eh bien, j’ai capoté de joie, et j’ai acheté mon billet d’avion, parce que ça allait être trou fou aller visiter le plus beau bijou de l’Afrique et le monde rempli d’aventures dont Gabin m’avait tant parlé.

L’Afrique, le futur paradis du voyage sac-à-dos

Il a quelques mois, j’ai eu le plaisir de travailler avec Jennifer du blog «Moi, mes souliers» à l’adresse suivante : http://www.moimessouliers.org

Je vous invite à visiter son blog, afin de me lire sur les 5 plus grands mythes du voyage sac-à-dos en Afrique et pourquoi ce continent sera probablement bientôt, le futur paradis de ce type de voyage.  A bientôt!

C’est par ici : http://www.moimessouliers.org/lafrique-le-futur-paradis-du-voyage-sac-a-dos/

Voyager en sac à dos en Afrique

10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

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Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

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Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

 

 

9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

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Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

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Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

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En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

11 – Dans la George du tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la George du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile.  On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettrant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse george.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été tout à fait impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Et le logement peut être rudimentaire 🙂

J’ai eu cette intéressante expérience de devoir aller dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprennable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il est ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!

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Bref, à ne pas manquer!

 

 

6 – La frousse dans la jungle vietnamienne

J’avais décidé de faire un trek sur l’île de Catba.  On m’a dit de prendre un guide, un tour organisé…  J’ai plutôt choisi de faire du pouce jusqu’à destination!

Alors je me suis retrouvé dans la luxurieuse (et très vivante) jungle vietnamienne avec le bruit complètement assourdissant des cigales géantes!

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Je ne saurais jamais si j’ai pris le bon chemin, mais j’avoue que parmi les milles-pattes géants, les lianes et les araignées  plus grandes que nature, j’aurai eu ma dose d’aventures durant ces 14 kilomètres.

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Dès que je suis entrée dans cette forêt sombre, j’ai commencé à entendre des bruits dans le feuillage.. qui n’étaient pas très rassurants.. Toute de suite, j’ai pensé à des serpents, en me demandant vraiment ce que je faisais là!

Il s’agissait plutôt de centaines de crabes rouge vif sortant de la terre à tout moment.  Je n’ai peur pas des crabes, mais comme ils étaient aussi gros que mes pieds.. j’étais quand même effrayée!

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Je suis même tombée dans un trou.. dans lequel j’ai pensé rester.  Sans les nombreuses lianes.. je n’aurais pas su quoi faire…  Surtout qu’il ne me restait ni nourriture, ni eau.

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Dans toute cette aventure, j’ai même eu droit à une magnifique grotte remplie de chauve-souris!

 

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C’était franchement incroyable!

Bref, je ne suis encore pas certaine d’avoir pris le bon chemin, du moins celui montré aux touristes!  J’ai plutôt eu l’impression de parcourir un vieux sentier oublié se refermant sur lui-même avec les années et où la nature (lire : les crabes, les cigales et multiples autres bibittes) a repris sa place!

Heureusement, au moment où j’étais exténuée, le sentier s’est ouvert sur un des paysages typique de l’Île de Catba.  Et simplement magnifique.

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Ça vallait un 14 km de frousse!

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

Oh quand je suis arrivée en Namibie, j’ai fait le saut!  Moi, qui était habituée d’utiliser les autobus locaux pour me déplacer de ville en ville, j’ai découvert qu’en Namibie, il y avait très peu de ce genre de transport..

Je l’avoue, je n’avais jamais fait du pouce avant dans ma vie.  Et par la force des choses, j’ai dû m’y mettre pour me rendre jusqu’en Afrique du Sud!  🙂  Alors, je me suis placée sur le bord de l’autoroute avec mon sac-à-dos, et le cœur battant, j’ai attendu au gros soleil!

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Heureusement, j’ai eu de très bonnes expériences et surtout une très bonne étoile.  Eh oui, en m’achetant un sandwich entre deux déplacements, j’ai rencontré le chauffeur qui emmenait les employés de Sossusvlei, le camp du désert de Namibie, le lieu où je me dirigeais justement! Ni une, ni deux, j’ai sauté dans leur véhicule, un jeep de safari sans fenêtre.  Wow, à 120 km/h sur les routes poussiéreuses du pays, je ne manquais pas d’air!

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Franchement, la route était magnifique!  Des montagnes gigantesques m’entouraient et j’ai même vu des autruches en liberté!  Franchement, je suis demandé si je rêvais tellement ces oiseaux étaient gros! (les points noirs sur la photo à droite)

Arrivée dans le désert, j’ai piqué ma tente et j’ai aussi remarqué que j’allais dormir avec quelques petits amis piquants.. et transparents..  des scorpions. Ah! Ah!

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Qu’à cela ne tienne, le détour vers le désert de Namibie en valait la peine!  Wow, quel environnement atypique.  Le désert de Namibie, avec son sable rouge foncé et ses souches d’arbres vieilles de dizaines d’années, est un endroit complètement mythique.

Il y a quelque choses de complètement fascinant dans l’idée de marcher à l’infini sur des dunes de sables brûlantes…  C’était fantastique!IMGP1361

 

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

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Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

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Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

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En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

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À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

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Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

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Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Roadtrip au coeur de la Baie-James

Il existe un Québec méconnu des Québécois.  Un Québec traversé par de profondes forêts et transpercé par des kilomètres d’eau.  Un Québec, qu’en tant que passionnée du plein air, je voulais absolument découvrir. J’ai donc entrepris de traverser la Baie-James.  J’avais un objectif : aller jusqu’au bout des 620 kilomètres de la route traversant la région.

À mesure que la distance s’accumule, je réalise à peine que je me rendrai au bout de la route la plus au nord du Québec.  Je suis trop occupée à observer l’ampleur du territoire, rempli de maigres arbres d’un vert profond et d’un jaune serein.

En portant attention aux multiples paysages différents, il est possible de lire l’histoire de ces lieux : feux de forêt, détournements de rivières, froids hors du commun.  L’espace est marqué par le climat.

La nature semble indubitablement toujours reprendre sa place.  En effet, même si cette région a été transformée par la main de l’Homme en raison de plusieurs barrages hydroélectriques, il semble que les mousses multicolores, les rivières, les torrents et les rapides continuent de forger cet environnement atypique.

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Loin de tout, la préparation est importante pour ce type de périple : repérage préalable des stations-services et ajout de couvertures, de nourriture et d’eau aux baguages sont des éléments nécessaires et essentiels pour une traversée en toute sécurité.

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En définitive, traverser la Baie-James en voiture est un périple absolument unique.  La route de la Baie-James livre une expérience intense au cœur de la nature.  Chaque halte routière offre un point de vue particulier sur les nombreux cours d’eau qui sillonnent le territoire.  D’ailleurs, le paysage s’est révélé être tout à fait différent de ce que j’ai connu dans le sud du Québec.  La Baie-James est un endroit mythique et je recommande cette destination à tous les passionnés du plein air québécois !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

23 – Le chemin, aussi important que la destination

J’arrive enfin au Parc national de la vallée Kidepo.  Je n’arrive pas à y croire.  Que de chemin, j’ai fait pour me rendre jusqu’ici.  C’est incroyable, une famille de phacochères broute près de l’endroit où je dors!

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Bienvenue dans un nouveau royaume, celui des zèbres, des buffles, des antilopes et des phacochères.  À moi la savane!  Aujourd’hui, je fais la traque aux excréments, meilleurs moyens de repérer les animaux!  Attention aux fourmilières!

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Au fur et à mesure que je traverse ces terres, je vois avec mes propres yeux, des animaux que je n’avais jamais vu de ma vie.

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Ils nous regardent, fiers.

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Au moment où j’admire ces animaux, je réalise des choses.  Autant, je me sens extrêmement chanceuse de m’être rendu dans ce parc national, autant je me sens aussi chanceuse d’avoir parcouru le chemin pour m’y rendre.

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Je repense aux longs trajets d’autobus et de moto, à la découverte des Karamojongs, à la chèvre que j’ai mangé, à mon arrivée, il y a déjà plusieurs semaines en Éthiopie.  La vue de ces animaux n’aurait aucune saveur, sans tous les efforts que j’ai mis pour me rendre dans cet endroit reculé de l’Ouganda.

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Je pense qu’à la vue de ces zèbres, j’apprend une belle leçon de vie :

Le trajet est aussi important que la destination.  Ce n’est pas la vue de ces zèbres qui me fait grandir, mais bien le chemin que j’ai parcouru pour y arriver.

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Je me dis qu’il faut profiter de chaque petits moments, difficiles ou faciles, sur notre parcours.  Si j’avais été centré seulement sur l’atteinte de ce parc national, je pense que je n’aurai pas autant apprécié l’unique et magique ville de Kabong, puisque cet endroit n’aurait été qu’un point sur mon chemin, en attendant d’arriver à l’objectif.

Bref, le chemin est aussi important que la destination. 🙂

Deshydrater legumes et fruits en cinq etapes faciles!

Je poursuis ma serie sur la deshydratation.  Aujourd’hui, c’est le tour des legumes et des fruits!  C’est tres facile et surtout tres nutritif en trek 🙂

1 – Couper le legume en fines lanieres. 


2 – Disposer les tranches sur du papier parchemin.  

  
3 – Mettre le four a 150 degres.

 
4 – Laisser un espace pour passer la vapeur et attendre le resultat dans 7 a 8 heures.

  
5 – Et voila!

   

A repeter encore et encore pour une variete de nutriments lors des randonnees de longues durees!

   
    
  

Un petit coup de neige!

L’hiver est arrivé à Waskaganish et je dois dire que c’est tellement beau!  Le paysage est complètement transformé.  Je suis donc aller prendre quelques photos.

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Les motoneiges ont remplacé les quatre-roues et les rues sont devenues des patinoires pour le hockey.  Moi, de mon côté, je planifie une sortie de raquettes pour très bientôt!

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Quelque chose me dit que je ne resterai pas souvent à l’intérieur cet hiver.  J’ai même déjà commencé un igloo dans ma cours!

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A bientôt!

Waskaganish

Rivière Rupert
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