10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

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Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

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Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

Et vous, avez-vous eu déjà très froid en faisant du trek?  Quel était ce trek?

 

 

 

19 – Épilogue de cette aventure asiatique – La peur

Quand je suis partie en Asie pour la première fois, j’avais 21 ans.  J’avais été en Inde et en République Dominicaine avec des programmes d’initiation à la coopération internationale, mais je n’avais aucune idée de c’était quoi… un voyage sac-à-dos.

Quand je suis arrivée en Beijing, les deux pieds au milieu de gens qui ne parlaient pas un mot d’anglais, j’ai capoté.  Face à l’inconnu.

«Ni Hao la Chine, moi c’est Andy».

Les premiers jours, j’ai trouvé ça rough.  Attend, je veux dire les premières semaines.  Pour être honnête, j’étais incapable de manger la bouffe chinoise au début.  Pendant des jours, j’ai mangé de poulet Kong Pao, parce que je savais que c’était du poulet et des peanuts.  That’s it.  Je n’ai jamais été une fan des pattes de poulet, ni de cerveau de mouton d’ailleurs 😛

Aujourd’hui, quelques années plus tard, je me trouve vraiment courageuse de m’être lancé dans l’inconnu comme ça.  Banguerang.

Parce que j’ai eu peur : (Oh oui)

  • De ne pas trouver d’endroit où dormir.
  • De travailler traverser une jungle remplie de grosse bibittes.

http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2016/08/03/a-lepicerie-vietnamienne/

  • De manger de manger de la viande, et de me demander si c’était du chien.

6 – La frousse dans la jungle vietnamienne

  • De me perdre en milieu de mégapoles chinoises.
  • De ne pas être comprise, car personne ne parle ma langue.

  • Mais c’est ce qui m’a donné la force d’attraper des opportunités de vie plus intenses les unes que les autres par la suite, et de maintenant travailler au Nunavik.   Et de faire de ma vie une constante chaîne de défis.

    Ce que je veux dire, c’est que des fois ça vaut la peine d’avoir peur.

    Parce que se mettre dans une position où tu peux plus reculer, c’est aussi te mettre dans une position où tu ne peux plus qu’aller de l’avant.  Et apprendre.  Et grandir.

    Et vous, accepter un défi qui vous fait peur, vous a-t-il déjà fait grandir?

    10 – La mystérieuse côté ouest chinoise

    Aujourd’hui, je quitte le Laos dans un petit avion local.  J’ai le coerce qui bat, car je retourne en Chine, un pays que j’avais quitté avec un soupir de soulagement.  Après avoir parcouru la côté Est du pays, j’étais épuisée des mégapoles enfumées et industrielles, moi qui est une grande fan de plein air.

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    A la veille de mon retour dans ce pays, j’était gonflée à bloc, prête à mieux apprécier la Chine telle qu’elle est.  J’étais maintenant à l’aise avec les conversations de base en mandarin et avec l’idée de manger presque tous les jours les parties les plus variées d’un animal!  Cette fois-ci, j’étais prête à découvrir l’Ouest du pays.

    L’ouest de la Chine s’est révélé être le coup de cœur, des coups de cœur! J’aurais pu me croire dans un autre État.  Littéralement.  Adieu les villes industrielles, bienvenue à l’air frais ; l’Ouest est beaucoup moins développé et touristique que l’Est, et les minorités chinoises beaucoup plus présentes.

    A mon arrivée, j’ai eu le bonheur de retrouver les uniques marchés chinois où se chercher un repas reste toujours une aventure!  Bien sur, il avait des fruits à l’odeur vraiment étrange et des concombres boutonneux, mais également de délicieuses anguilles/serpents d’eau et de tendres pattes et visages de vaches.  Miam 🙂  J’étais bien revenue!

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    Je me suis retrouvé à Dali, une ville chinoise fan-ta-tis-que.  Située juste sous une grande montagne, il est possible d’y faire un trek d’une journée vraiment super sur la chaîne de montagne environnant la ville!

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    La vue du sommet est magnifique et il est possible de croiser toutes les éléments qui rendent les treks en Chine si uniques, comme des cimetières, et des parois de pierres gravées de symboles.

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    Dali avait également beaucoup plus à offrir!  En revenant de ma randonnée, j’ai vu les gens préparer d’énormes torches et d’autres vendre des sacs et des sacs de farine.  En quelques heures, les rues se sont remplies de brasiers.  C’était la fête qui se préparait!

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    A peine la nuit tombée, les feux se sont allumés, la ville est devenue une folie.  Les torches se sont enflammées à la vitesse de la lumière et la ville de Dali est devenu un foyer géant.  Les gens courraient dans les rues lançant de la farine sur les torches de tous et chacun!

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    C’était franchement impressionnant.  Bref, un retour en Chine véritablement à la hauteur de mes attentes!

    Et vous, avez-vous déjà eu des appréhensions lorsque vous êtes revenu dans un pays que vous aviez déjà visité?

     

     

    7 – A l’épicerie vietnamienne

    Je pourrais parler de la beauté des temples vietnamiens, de leur architecture typique, colorée, vivante, pleine de détails.  Je pourrais aussi parler de cette façon de construire des bâtiments tellement différente de ce que je connais du Canada.

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    Je pourais aussi parler des dragons fantastiques qui ornent toutes les entrées de ces endroits magiques.

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    Ou encore de ces cloches géantes, bien plus grandes que moi 🙂

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    Tant de choses m’impressionnent au Vietnam.

    Mais ce qui m’impressionne vraiment… c’est le moment où je dois manger!  Au pays de la pho, cette soupe typique du coin, on raconte que plus les bancs où l’on mange ce repas sont petits, plus la soupe est bonne (et pas chère)!  J’adore donc prendre mon petit déjeuner au coin d’une rue passante, sur un mini banc de plastique avec une table qui va bien plus bas que mes genoux, cette soupe chaude, souvent préparée avec des intestins n’en est que plus savoureuse!

    D’ailleurs, aller au marché, goûter de nouveaux plats, manger de la bouffe de rue, c’est ce que je préfère.  L’ambiance, les gens, les saveurs, les bouts de viande étranges (lire : organes comme du cerveau ou de la langue), c’est vraiment vivre l’aventure.

    Toutefois,  le Vietnam, ne m’a pas seulement impressionné par ces marchés… mais aussi par ces épiceries!  Car oui, oui, on y trouve des morceaux bien intéressants!  Et surtout bien empaquetés dans de la pellicule transparente et du styromousse…   J’adore ce mélange de culture Nord-Américaine où tout doit être bien propre et tout empaqueté dans du sarrawrap, avec la culture asiatique où tout se mange et tout est savoureux.

    Une juteuse tête de poisson.

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    Un bébé poulet noir.

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    Une alléchante oreille de porc.

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    Et de délicieuses queue de cochon.

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    Aller, vite à l’auberge de jeunesse, j’ai hâte de cuisiner tout cela!

    Et vous, lequel des plats présentés sur la photo auriez-vous testés?