3 – Histoire de viande

Je le regarde, il me regarde aussi.  Nous sommes face à face.  Je détourne le regarde, mais lui non.  C’est le duel.

Je viens d’arriver à Douala, et j’ai eu l’accueil le plus chaleureux de ma vie dans une famille camerounaise.  Tout le monde est là, heureux, me répétant par dizaine de fois de me sentir comme à la maison.  Je suis vraiment touchée, ils partagent tout avec moi, maison, lit, repas.  Je me sens tellement bien accueillie, parce qu’en plus de m’avoir cuisiné le repas, on me dit chaleureusement qu’on m’a fabriqué un plat tout spécial et typique seulement pour moi.

Alors, les joues rouges de surprise, je fais face au… rat.

Et je me sens tellement mal…. parce que vraiment, je pense que je vais avoir de la misère à le manger, ce plat cuisiné avec tant d’attention et de bonté.  Ouf!

En fait, cette situation m’est arrivée plusieurs fois en voyage…  et chaque fois, je me questionne sur la chance que j’ai eu d’avoir été élevé au paradis du steak, des coupes de viandes bien définies.  A force d’avoir été habituée à manger de bons gros morceaux de protéine provenant de type d’animaux bien spécifique (principalement boeuf, poulet, porc) je me sens toujours un peu mal de ne pas être capable d’apprécier à leur juste valeur des plats vraiment bien cuisinés, issues de la culture typique de l’endroit où je voyage.  Des coeurs de poulet et pattes de porc dans les soupes chinoises, au organes bien juteux dans certains pays africains, au castor chez les Cris, j’éprouve toujours un certain malaise à mon incapacité de m’adapter à ce que les gens mangent normalement, surtout que ces mets typiques traduisent toujours l’adaptation au territoire et le désir de ne rien gaspiller, et de respecter l’environnement et les ressources disponibles.  D’ailleurs, les étrangers ont souvent la réputation de ne manger «que les bonnes parties», laissant plusieurs morceaux de viande et cartilage sur les os.  Et puisque, j’avoue que je n’aime pas le gaspillage… je pourrais vraiment m’améliorer de ce côté là.

Donc, chaque fois, j’essaie vraiment fort d’aller au-delà de cette barrière, même si franchement, une des choses avec lesquelles j’ai le plus de difficulté quand je voyage.  Je retourne donc dans cette famille super accueillante et cette fois, je vais essayer le groin de porc.

N’arrête jamais d’explorer

J’enfile mon casque de moto et je me dis que tout va être correct.  J’ai déjà fait de la moto en Tanzanie, au Cameroun, en Chine, dans des p’tites rues, sans amortisseurs, parfois à contre-sens dans la circulation.  Je me dis que je connais ça, la moto.  En fait, je m’apprête à traverser États-Unis en moins de deux semaines, de l’Ontario jusqu’en Californie et vraiment, je me sens comme une pro.

Après, je prends l’avion pour l’Australie, puis enfin ma destination ultime… la Papoisie Nouvelle-Guinée.  Ensuite, je reviens à Vancouver pour retraverser le Canada, 5 jours plus tard, je pars pour le Nunavik.  Ça va être tout un trip.  Bref, je me sens prête pour l’aventure, drillée par la fatigue et l’adrénaline des préparatifs.

Quelques heures à peine après être partie, je déchante… j’ai tellement froid sur la moto et j’ai toujours peur de perdre mes lunettes qui avec le vent ont l’air d’une brindille face à un ouragan.  Gênée, je finis par écouter les conseils qu’un peu tout le monde m’a donné : porter un bon manteau en cuir et mettre une corde sur mes lunettes… à contre-contre coeur (parce que c’est pas du tout mon style) je me fonds dans le monde de la moto…  et c’est magique!

En fait, sur mon chemin, je rencontre des dizaines de passionnés!! Des hommes (en grande majorité) tatoués de la tête aux pieds, vêtus de jeans et de cuir, avec des bandanas ornés de squelettes et de longues barbes.  Partout, les gens viennent me voir pour m’aider, pour voir comment je vais, où je me dirige et surtout savoir si tout va bien.  Je découvre une famille tissée serrée, une vraie communauté, qui me fait sentir en sécurité partout où je vais… parce que je voyage à moto.  C’est vraiment extraordinaire… et même si j’ai trouvé la transition difficile au début, je suis vraiment heureuse d’avoir fait un court séjour dans ce monde inconnu… j’ai vraiment été inspirée par le sentiment de solidarité entre les motos cyclistes.

Quelques semaines plus tard, en Papoisie Nouvelle-Guinée, j’irai à la chasse aux crocodiles sur la rivière Sepik, une région du pays où la seule façon de se rendre de village en village est par bateau.  Bon, certaines embarcations sont motorisées, mais sur le coup, je suis plutôt dans un mince canot sculpté dans un tronc d’arbre qui n’a pas vraiment de ballant… et c’est la nuit.  En fait, j’ai vraiment peur, je suis convaincue que je vais mourir dévorée par un croco, et je sais pas trop comment expliquer le tout aux chasseurs dans l’embarcation qui sont occupés à affuter leurs arpons.  Heureusement, un poisson volant saute dans ma face et change vraiment le mal de place.  Je finis par me calmer et vivre moment absolument magnifique avec les Papous.  L’homme devant moi fait des blagues à mesure que sa sacoche se remplie de bébés crocodiles.  Quelques jours plus tard, je comprends qu’il n’aurait jamais pu rien m’arriver.  Les Papous se sentent absolument responsable des gens qui les visitent, j’avais toute une famille qui m’attendait à mon retour.  J’ai trouvé cette expérience tellement touchante et ça aussi, ça m’a vraiment inspiré.

En fait, la raison pourquoi ne parle de ces deux anecdotes, c’est que je ne veux pas seulement parler de voyages, mais d’expériences de vie, de rencontres, de nouvelles activités, sports, sorties, cours à l’école, musées, groupes de musique, etc.  La vie est infiniment intéressante et remplie ; il y a tellement choses à apprendre, à explorer, à découvrir.  Mon voyage m’a seulement rappelé à quel point le monde est immensément grand et beau, et rempli de gens différents vivant de manières éclatées, et qu’ici ou ailleurs, c’est souvent dans l’inconfort de l’inconnu (et quand on accepte qu’on ne sait pas tout) qu’on grandi le plus.

PS : La semaine, je reprends mon récit sur le Cameroun 🙂

1 – Le python


J’ai rencontré Gabin lors d’un souper entre ami.  C’était un conteur.  Un vrai.  Un de ceux-ci t’emporte à l’autre bout du monde avec leurs paroles, leurs récits, leurs histoires.  Assise sur le coin de ma table, j’étais rendue au Cameroun.

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Il m’a raconté comment les hommes de son village chassait le python, partant à dix dans la jungle, jusqu’à la fameuse maison du dit serpent.  Le pied d’un homme au fond du trou, ils attendaient patiemment que l’animal s’enroule autour de la jambe, puisque c’est par asphyxie que ce dernier tue ses proies.  Le pied bien enroulé, on sortait rapidement le serpent de son terrier pour ensuite le tuer.  Et bang, on revenait au village en file avec le piton sur les épaules de 10 hommes.

Les yeux écarquillés, j’ai tout de suite pensé, qu’eh bien… Gabin et moi, on avait pas eu la même enfance!  Entre son village et Pointes-Aux-Trembles.

Pour Gabin, le Cameroun, c’est le plus beau pays du monde.  C’est le bijou de l’Afrique : c’est le tout-inclus des climats et le résumé de la beauté de ce qu’on peut trouver sur ce gigantesque continent : la mer, la jungle, la ville, les villages, les gens.

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Alors quand Gabin m’a demandé si je voulais au Cameroun, eh bien, j’ai capoté de joie, et j’ai acheté mon billet d’avion, parce que ça allait être trou fou aller visiter le plus beau bijou de l’Afrique et le monde rempli d’aventures dont Gabin m’avait tant parlé.

10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

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Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

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Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

 

 

9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

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Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

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Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

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En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

4 – Le meilleur avion

Je quitte déjà le Bangladesh.  Les yeux remplis d’expériences colorées et magnifiques, comme cette ride jusqu’au village le plus proche, assise dans la charette, les pieds ballotants dans le brouillard humide de cette matinée orange.  La charette est tirée par un homme à vélo, ce que je trouve tout à fait incongru, puisque je me fais porter par une force humaine, et que je suis humaine qui peut se porter, mais bon…

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C’est le retour dans le train, puis vers l’aéoport… et dans l’avion.. le petit petit petit avion, avec des chaises pliantes non fixées au plancher.. et oh des trous dans le métal qui forme le sol. Je n’allais pas entrer au Népal n’importe comment!  Le regard absorbé par l’ouverture dans la carlingue, on décolle.  Bon, un peu de turbulences… mais ce n’est pas ce qui va me faire peur ; j’en ai pris des vols!

Le temps passe lentement à quelques milliers de pieds dans les airs… jusqu’à ce qu’une voix un peu tremblante annonce au micro que nous nous ne rendrons pas à Katmandou ce soir…  bon, bon, je ne suis pas une fille qui s’inquiète… mais.. pourquoi revient-on à Dhaka?  Ah oui, bien sûr, les instruments de bords ont cessés de fonctionner et sté… atterir sans instrument de bord en plein coeur de l’Himalaya, c’est pas… super!

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Oh la la!  Ce soir-là, parce que c’était bien la grande noirceur à ce moment-là, je n’ai donc pas été au Népal.  Non, non, mon pilote a été extraordinaire et ont est réatteri à vue à la capitale du Bangladesh.  Peut-être que je préfère me faire porter par un homme à bicyclette finalement 😉

 

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

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Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

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Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

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En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

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À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

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Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

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Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

18 – Bienvenue en Ouganda!

Bienvenue en Ouganda!  Après avoir traversé ma première frontière en moto, me voici à Sipi Fall.  Et c’est magnifique.

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Après les paysages secs du Kenya et de l’Éthiopie, je me retrouve dans un environnement complètement nouveau.. et humide.  La végétation verdoyante côtoient les petites plantations de cafés, de bananes et de plantains que les gens font pousser derrière leurs maisons.  Les cours arrières sont ici de vrais garde-mangers.

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De bon matin, je pars à pied découvrir la région.  C’est tellement beau.  Je croise des enfants en uniforme aller à l’école et des femmes faisant la lessive dans la rivière.

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Puis, plus tard, je monte découvrir les fameuses «Sipi Falls».  J’ai rarement vue des chutes aussi impressionnantes.  Gigantesques, elles se jettent sur des rochers moussus.

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Franchement, c’est un coup de coeur.  Tant de beauté et de nature, l’Ouganda s’annonce être un pays fantastique!

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Faire de la plage à la Baie James

Cette fin de semaine, j’ai eu la chance de visiter Nemaska, et d’y découvrir une plage fantastique.  Les pieds dans l’eau, le visage au grand vent, les sandales abandonnées dans le sable, j’étais loin de me douter que je me retrouverais au bord de la plage, ici!

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Le lac Champion, à l’entrée de la communauté, est d’un bleu incroyable!  Il est possible de le contourner par une passerelle en bois bien agréable.

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Près de la communauté, se retrouve le camp de Nemiscau à partir duquel il est possible de monter une «montagne» ou grande colline où l’on peu observer toute la région.  Attention aux ours!  Mes amis en ont rencontré un!  Nous avons aussi vu des traces de loups 🙂

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Voici une vidéo offrant la vue du sommet.  C’est vraiment impressionnant d’observer l’immensité du territoire.  Le Québec est si grand.

La route pour aller à Nemaska est bien différente de celle de Waskaganish.  Moins de forêt de pins, et plus de plaines : le paysage en vaut vraiment le détour!

Et c’est sans parler des couchers de soleil 🙂

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