4 – Le meilleur avion

Je quitte déjà le Bangladesh.  Les yeux remplis d’expériences colorées et magnifiques, comme cette ride jusqu’au village le plus proche, assise dans la charette, les pieds ballotants dans le brouillard humide de cette matinée orange.  La charette est tirée par un homme à vélo, ce que je trouve tout à fait incongru, puisque je me fais porter par une force humaine, et que je suis humaine qui peut se porter, mais bon…

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C’est le retour dans le train, puis vers l’aéoport… et dans l’avion.. le petit petit petit avion, avec des chaises pliantes non fixées au plancher.. et oh des trous dans le métal qui forme le sol. Je n’allais pas entrer au Népal n’importe comment!  Le regard absorbé par l’ouverture dans la carlingue, on décolle.  Bon, un peu de turbulences… mais ce n’est pas ce qui va me faire peur ; j’en ai pris des vols!

Le temps passe lentement à quelques milliers de pieds dans les airs… jusqu’à ce qu’une voix un peu tremblante annonce au micro que nous nous ne rendrons pas à Katmandou ce soir…  bon, bon, je ne suis pas une fille qui s’inquiète… mais.. pourquoi revient-on à Dhaka?  Ah oui, bien sûr, les instruments de bords ont cessés de fonctionner et sté… atterir sans instrument de bord en plein coeur de l’Himalaya, c’est pas… super!

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Oh la la!  Ce soir-là, parce que c’était bien la grande noirceur à ce moment-là, je n’ai donc pas été au Népal.  Non, non, mon pilote a été extraordinaire et ont est réatteri à vue à la capitale du Bangladesh.  Peut-être que je préfère me faire porter par un homme à bicyclette finalement 😉

 

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

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Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

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Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

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En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

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À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

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Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

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Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

18 – Bienvenue en Ouganda!

Bienvenue en Ouganda!  Après avoir traversé ma première frontière en moto, me voici à Sipi Fall.  Et c’est magnifique.

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Après les paysages secs du Kenya et de l’Éthiopie, je me retrouve dans un environnement complètement nouveau.. et humide.  La végétation verdoyante côtoient les petites plantations de cafés, de bananes et de plantains que les gens font pousser derrière leurs maisons.  Les cours arrières sont ici de vrais garde-mangers.

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De bon matin, je pars à pied découvrir la région.  C’est tellement beau.  Je croise des enfants en uniforme aller à l’école et des femmes faisant la lessive dans la rivière.

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Puis, plus tard, je monte découvrir les fameuses «Sipi Falls».  J’ai rarement vue des chutes aussi impressionnantes.  Gigantesques, elles se jettent sur des rochers moussus.

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Franchement, c’est un coup de coeur.  Tant de beauté et de nature, l’Ouganda s’annonce être un pays fantastique!

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Faire de la plage à la Baie James

Cette fin de semaine, j’ai eu la chance de visiter Nemaska, et d’y découvrir une plage fantastique.  Les pieds dans l’eau, le visage au grand vent, les sandales abandonnées dans le sable, j’étais loin de me douter que je me retrouverais au bord de la plage, ici!

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Le lac Champion, à l’entrée de la communauté, est d’un bleu incroyable!  Il est possible de le contourner par une passerelle en bois bien agréable.

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Près de la communauté, se retrouve le camp de Nemiscau à partir duquel il est possible de monter une «montagne» ou grande colline où l’on peu observer toute la région.  Attention aux ours!  Mes amis en ont rencontré un!  Nous avons aussi vu des traces de loups 🙂

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Voici une vidéo offrant la vue du sommet.  C’est vraiment impressionnant d’observer l’immensité du territoire.  Le Québec est si grand.

La route pour aller à Nemaska est bien différente de celle de Waskaganish.  Moins de forêt de pins, et plus de plaines : le paysage en vaut vraiment le détour!

Et c’est sans parler des couchers de soleil 🙂

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