L’Afrique, le futur paradis du voyage sac-à-dos

Il a quelques mois, j’ai eu le plaisir de travailler avec Jennifer du blog «Moi, mes souliers» à l’adresse suivante : http://www.moimessouliers.org

Je vous invite à visiter son blog, afin de me lire sur les 5 plus grands mythes du voyage sac-à-dos en Afrique et pourquoi ce continent sera probablement bientôt, le futur paradis de ce type de voyage.  A bientôt!

C’est par ici : http://www.moimessouliers.org/lafrique-le-futur-paradis-du-voyage-sac-a-dos/

Voyager en sac à dos en Afrique

 

17 – Kisumu et son fabuleux marché

Pour accéder facilement à la culture locale, il n’y rien comme un bonne visite au marché!  Ici, c’est la vraie vie : les gens viennent y acheter les légumes, les fruits et les épices du coin quotidiennement, et discuter des dernières nouvelles du village derrière leurs kiosques.  Personne n’y passe inaperçu et on dirait à chaque fois que tout le monde se connait.  Au menu, des couleurs, des odeurs et beaucoup de culture!

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Le marché de Kisumu a été l’un de mes préférés dans tout mon voyage en Afrique de l’Est.  Un coin pour les légumes, un autre pour les épices, un pour la viande.. plein de grosses pièces de viande.  Ici, tout est en vrac et on enveloppe nos achats dans du papier journal.  C’est toujours en voyageant que je me rends compte que notre manière de faire notre épicerie n’est pas écologique du tout!

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Il y a aussi les marchés extérieurs où le sol est tellement piétiné qu’on dirait du ciment! On y vend de tout : souliers, plats, matériel de cuisine, vêtements, tout y est 🙂  En plus, avec les parasols, tout le monde est protégé du soleil.  IMGP0267

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J’adore faire les marchés en voyage, c’est un moyen direct de vivre le quotidien des gens et d’encourager l’économie locale.  En plus, c’est une activité tout à fait gratuite et parfaite pour les voyages de type sac-à-dos, un vrai musée vivant des habitudes locales!  J’ai déjà hâte à mon prochain marché pour faire le plein d’épices.  🙂

Et vous, allez-vous dans les marchés quand vous voyager?  Quel a été votre marché préféré?

 

 

16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

J’avais entendu parler de ce village part l’intermédiaire d’un article dans la Gazette des femmes.  Lorsque je me suis rendue compte que j’étais justement à près de ce lieu, je me suis dis que je devais absolument aller y faire un tour!  Aucun autobus ne s’y rend directement, il faut donc demander aux passagers locaux de vous indiquer l’endroit exact où il faut débarquer.  Aller à ce petit village en soi est une belle aventure est une belle aventure.

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Umoja est un village de femmes Samburu du Nord du Kenya.  L’histoire de la création de cet endroit est bien triste.  On raconte que certaines de ces femmes ont été violées par des soldats britanniques, puis répudiées par leurs maris suivant ces événements, celles-ci étant désormais considérées comme impures.  D’autres encore ont encore vécu de la violence domestique ou un mariage forcé.  Les femmes victimes de ces situations se sont alors regroupées pour assurer leur avenir, sans les hommes.  Un situation extrêmement rare au pays.

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Pour assurer la survie du village, les femmes pratiquent aujourd’hui l’élevage et ont adapté leurs maisons, afin de pouvoir accueillir des touristes et vendre l’artisanat traditionnel.  J’ai beaucoup apprécié découvrir les habitations typiques de ces femmes, de mêmes que leur manière culturelle de s’habiller.  Très colorées, les femmes portent d’épais colliers de perles faits à la main, c’est vraiment magnifique.

Aujourd’hui, les habitantes d’Umoja peuvent avoir des compagnons et ainsi, bâtir une famille. Toutefois, les hommes ne peuvent vivre avec elles et l’éducation des enfants est assurée par l’école du village.  Éventuellement, les enfants mâles quitteront également ce lieu.  La popularité touristique de la communauté, a engendré par le passé certaines tensions avec l’entourage environnant, jaloux des mœurs et de la prospérité y ayant été bâti.

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Comprendre l’histoire d’Umoja est une expérience très intéressante.  J’ai bien fait d’y faire un petit arrêt!

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion de visiter un initiative semblable à travers le monde?

 

 

15 – Hell’s Gate National Park – L’unique safari à vélo!

Faire un safari à vélo, c’est possible!  D’ailleurs, c’est une expérience complètement différente d’un safari classique.  Je ne me souviens pas d’avoir été aussi émerveillée de ma vie, car je n’ai jamais été aussi près des animaux sans leur faire peur.  C’était vraiment inoubliable!

Sur mon vélo, mes cheveux aux vents, je pédale vers les… zèbres!  Quel moment incroyable!

Et puis, quelques mètres plus tard,  j’aperçois… une giraffe!  C’est un animal tellement grand!  Sur le coup, je lâche mon vélo et je commence à la suivre. C’est complètement surréel.

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En fait, j’ai choisi de visiter ce parc national, car c’est l’un des moins cher du Kenya.  Et comme je suis un budget, c’est l’endroit idéal pour moi.

Ce parc est unique en son genre, car il est possible de faire ce safari en vélo. L’établissement  ne comporte pas d’animaux dit «prédateur», mais il en vaut quand même vraiment la peine!  Le silence du vélo en comparaison avec un véhicule motorisé en fait toute la différence!  De toute manière, la location d’un jeep était trop dispendieuse pour moi, alors pourquoi ne pas se déplacer en vélo de montagne, avec des selles dures comme la pierre.  🙂

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Pour profiter au maximum de la faune, je suis arrivée tôt et les animaux étaient tous au rendez-vous.  Arriver à l’aurore est la meilleure façon d’entrer en contact avec ces derniers.  

–Allo les zèbres, les antilopes, les phacochères!  C’est moi, Andy! 

Mon vélo file et je n’en crois pas mes yeux!

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À l’entrée, la route de terre débouche directement sur de gigantesques falaises, formées par la lave.  Mon vélo traverse ce paysage.  L’air est si pur.  Je ne sais pas où regarder.  

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Plus tard, vers la fin de ma visite, je reviens sur mes pas, les animaux sont partis, et les jeeps sont arrivés.

Mais, moi j’ai vu tous les animaux!  Ah! Ah! 🙂

Et vous, avez-vous déjà fait un safari?  Comment s’est déroulé votre expérience?

 

 

14 – En route vers le Kenya

4h30 AM. Le taxi m’amène à la grande gare de bus d’Addis-Abbeba. Autour de moi, des bus, des bus et encore des bus. Pas de rang, pas de pancartes, ils sont tous mélangées comme des céréales dans un bol de lait. Il fait encore nuit noire et partout autour de moi des hommes crient à tue-tête des destinations sur la côte est africaine. Une cacophonie matinale où j’entends tout, sauf la destination de mon billet d’autobus.
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Étourdie, je demande alors mon chemin. Un homme arrête de crier et me tire de l’avant! Il marche à toute vitesse dans la gare à la recherche de mon autobus. Il cherche et cherche, mais ne trouve pas. Alors il abandonne et me trouve un autre homme à suivre…

– Moyale! Moyale! Moyale!

L’homme marche encore plus vite. J’ai peine à le suivre, je cours, je cours. Puis, il s’arrête, découragé, ne trouvant pas ma destination. Cinq hommes se relaient de cette manière auprès de moi sans jamais trouver mon autobus. L’heure de mon départ se rapproche, et je commence à stresser.

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Puis, quelqu’un m’aggripe par le bras, et me prend ma main… Je refuse, il s’en fou et m’emmène au pas de course dans les bureaux de la gare. Là-bas, en voyant mon billet on me dit aussitôt de rester là. J’attends hébétée, perdue au milieu de tant d’action… Et là, hop, c’est reparti, on me met un autre billet de bus dans les mains et on me tire une fois de plus!

-Yabello?

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase que je suis dans le bus, sans savoir où est la ville de Yabelo. L’homme est parti, le l’autobus démarre et moi, j’ouvre mon guide de voyage pour découvrir où se trouve Yabelo.

Je me rends rapidement compte que je me dirige vers une ville proche de la frontière, la liaison de bus qui me mène le plus près possible de ma destination au Kenya!  Un chance que les gens étaient là pour m’aider!

***

15 heures plus tard, j’arrive. Le soleil est couché depuis longtemps.  L’hôtel devant lequel le bus m’a laissé est plein et les quatre suivants aussi. Il fait nuit et j’entre finalement dans un bar, à la recherche d’un lit. Voyant notre situation, une jeune femme en hoodie se lève sans hésiter et m’amène plus loin de la rue principale. Je lui fais confiance. Quoi faire d’autre dans ce genre de situation. Elle  m’emmène à plusieurs adresses sans succès. Puis, elle finit par pousser une lourde porte de fer. J’ai enfin un lit.

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Je me couche épuisée, il est beaucoup trop tard pour souper maintenant, tout est fermé. Je réfléchie.  Aujourd’hui, j’ai vécu une autre journée rocambolesque, certes, mais je n’aurai jamais réussi à me rendre jusqu’ici sans l’aide des gens autour de moi. Tous ont passé plusieurs minutes à essayer de trouver une solution à mes problèmes sans rien demander en échange, même tôt le matin, même tard le soir.  Je pousse un soupir, je suis vraiment reconnaissante.  Même au coeur des ruelles sombres, je me suis toujours sentie en sécurité, ici, et j’ai toujours trouvé quelqu’un pour m’aider.

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Quel bonheur! Je suis maintenant arrivée à la frontière de l’Éthiopie et du Kenya! Les Éthiopiens nous souhaitent un chaleureux au revoir et les Kenyans un joyeux bienvenue! C’est avec un sentiment d’accomplissement que je traverse le pont détruit qui sépare les deux pays. Il n’y a plus qu’une mince couche de ciment qui construit le parcours entre les deux États.  N’appartement à personne, ce bout de chemin en destruction représente littéralement la frontière entre les deux pays.  Demain, j’arrive à Marsabit!

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5h00 AM Je remet mon sac à dos sur mes épaules. Il pleut, le sol rouge crée une boue orangée. Le bus démarre. La route est si mauvaise que je dois tenir mon siège à deux mains pour rester en place. Je saute tellement que je me cogne la tête au plafond. Un femme fait de même, et se met à saigner abondamment du nez. La route entre Moyale et Marsabit est célèbre, tous les voyageurs la connaissent comme étant une des pires de la région!  Mais croyez-moi, ici les routes sont aussi mauvaises que les gens sont chaleureux.

Et vous quelles frontière avez-vous traversé à la marche?  Comment s’est déroulé cette expérience?

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5 – L’amicale ambassade du Kenya

Je marche, je marche et je marche encore vers l’ambassade du Kenya.  J’ai besoin de mon visa pour le prochain pays.  En ce moment, à Addis-Abeba, c’est l’Épiphanie, et ça se fête en grand!  Des centaines de personnes habillées de blanc marchent et chantent en cœur des chansons religieuses.  Les habitants de la ville vont tous se rejoindre dans un grand parc pour célébrer ensemble. Deux Éthiopiens se mettent à me parler.  Ils me racontent comment cette célébration est un excellent moment pour se trouver une femme ou un mari!  Les célibataires n’ont qu’à se teindre une mèche de cheveux en rose pour signifier qu’ils sont à la recherche d’un ou d’une partenaire.

Je rie ; c’est vraiment facile d’entrer en contact avec les gens ici.  D’ailleurs, pour que je me rende à bon port ; les deux jeunes hommes vont me mener directement jusqu’à l’ambassade du Kenya pour être certains que je ne me perde pas en chemin.

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J’entre dans le minuscule cubicule à l’entrée de l’ambassade.  On me fouille sommairement et on m’indique un autre minuscule bureau près de l’entrée.  Un homme en complet cravate m’y attend.  Tout de suite, la conversation s’engage sur tous les sujets du monde.  Dans cette pièce étouffante, je montre à l’homme dans la quarantaine des photos de la maison de neige que j’ai fait avant de partir du Canada.

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Il s’étonne de nos -30 degré et nous rions.  Nos réalités sont complètement différentes! C’est toujours un bon brise-glace de montrer des photos de chez nous aux gens.  Il s’agit d’un entretient formel, mais en attendant que je remplisse mes papiers, l’homme navigue sur Facebook en me parlant de sa famille.  Parle, parle, jase, jase, il me donne le numéro de sa sœur au Canada, à Toronto et son propre numéro de téléphone pour pouvoir l’appeler en tout temps.  Je ne m’attendais pas à ça d’un dignitaire!   Je commence à me rendre compte de ce qu’est l’Afrique ; tu vas chercher un visa et tu en ressors avec un ami!  Wow, je suis vraiment impressionnée par l’hospitalité des gens.

D’ailleurs, quand je reviens de ma rencontre, les gardes de sécurité rient dans leur barbe en me voyant arrivés.  C’est qu’ils ont gardé ma caméra durant mon entrée à l’ambassade et je suis assez certaine, grâce à leur air coquin, qu’ils ont jeté un coup d’oeil à mes photos! 😉

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience aussi loufoque que moi à l’ambassade du Kenya en Éthiopie?