13 – A la rencontre des Tibétains de McLoad Ganj

Juste avant de partir pour l’Inde, j’ai reçu un livre sur Dharamasala.  A l’intérieur, aucune mention du meilleur café en ville ou du plus bel endroit pour aller voir le coucher de soleil.  C’était plutôt un livre recueillant les portraits de certains habitants à Mc Load Ganj, le quartier de la ville de Dharamsala où s’étaient établis une grande population de Tibétains suite à leur exil de la Chine. 

Nouvellement arrivée dans ce petit Tibet, j’ai décidé de prendre ce livre comme un guide et d’aller à la rencontre de tous ces gens et de toutes leurs histoires, leurs récits et leurs vies.  Cette idée a littéralement transformé mon séjour dans cette ville.  En marchant dans les rues de Mc Load Ganj, il est facile de se faire une idée de cet endroit assez mythique de l’Inde.  Beaucoup de touristes en quête de spiritualité et zen viennent y passer plusieurs jours.  Cours de yoga ou de cuisine tibétaine, magasins d’artéfacts bouddhistes et de linge de style «hippy, petits cafés vendant des chaïs lattés délicieux… le quartier a tout pour plaire, surtout avec sa vue imprenable sur l’Himalaya.  Ces éléments forment des souvenirs indélébiles dans ma mémoire, mais pas aussi forts que les gens extraordinaires qui ont été nommés dans le livre.

Après avoir lu son portrait, j’ai espionné dans sa librairie un grand activiste du mouvement de révolution tibétain, un vieil à qui j’ai eu le courage d’aller serrer la main après une demi-heure à moisir derrière une pile de livre.  Après avoir lu son histoire et le rôle qu’il avait joué dans la résistance tibétaine, j’étais complètement fasciné par cet homme.  

J’ai rencontré les fameux JJI Brothers, un groupe plutôt rock de musiciens tibétains.  Assise dans le bar à les regarder, je suis devenue une vraie groupie et j’ai tellement écouter leur CD.  Écouter leur musique, chants de l’exil. 

C’est sans compte le nombre d’heure incalculable que j’ai passé à la maison avec ma famille d’accueil à échanger sur la vie, sans vraiment utiliser des mots, car nous communiquions difficilement en anglais.   En observant, leurs habitudes de vie, j’ai beaucoup appris et partagé avec eux.  Ma vieille grand-mère grincheuse faisant tourner sans relâche du matin au soir son moulin à prière, mon petit frère de famille qui fouillait sans relâche dans mes affaires et ma mère de famille qui pris le temps d’aller avec moi au marché me faire fabriquer une chuppa (robe traditionnelle tibétaine). 

Je pense que ce que je veux dire et que j’ai appris avec ce livre, c’est que ce sont les gens, les liens tissés, et les rencontres qui rendent les endroits merveilleux.  Les lieux sont beaux, souvent magnifiques comme Dharamsala, mais ce sont les gens qui les transforment en expériences mémorables et de qui l’ont apprend le plus. 

Et vous, avez-vous déjà vécu des rencontres vraiment intéressantes en voyage?

Une famille tissée serrée

En collaboration avec Filles du Nord (www.Fillesdunord.ca), voici un autre aspect que j’adore de la vie au Nord!  L’entraide et solidarité quotidienne entre les gens, afin de partager un quotidien tout-à-fait hors du commun !  L’article juste ici 😉

PS : Filles du Nord est une fantastique plateforme faisant la promotion de la vie en région.  Il y a des articles intéressants chaque semaine sur le sujet, je t’invite à aller y faire un tour!

Saviez-vous que travailler au Nord pouvait créer des liens si forts?  Avez-vous déjà vécu une expérience semble où en voyageant vous avez trouvé une nouvelle famille?

http://fillesdunord.ca/2018/03/13/une-famille-tissee-serree/

 

Nord Québec – Baie-James Eeyou Istchee Nunavik (French Edition)

4 – La famille!

Arrivée à Bir, je rencontre enfin ma famille d’accueil.  Pour le prochain mois et demi, j’aurai une nouvelle mère, une nouvelle sœur et un nouveau petit frère.  Ils me considéreront comme un membre de leur clan et je les suivrais dans tous ce qu’ils font.  L’idée d’aller vivre en famille est simple : en vivant côte à côte au quotidien du réveil à la tombée du jour, j’apprendrais à découvrir en profondeur la culture locale.  Des habitudes de sommeil, à l’alimentation et la consommation d’alcool, j’en apprendrais également plus sur leur habillement, leurs emplois, leurs rites religieux.  La liste de ce que j’ai à apprendre est longue!

A peine arrivée, déjà je remarque tellement de choses qui sont différentes de chez moi.  A l’époque, je me faisais de grandes réflexions!  Je découvrais pour la première fois tellement de choses!

Premièrement, il y avait beaucoup de déchets un peu partout.  Pas de déchets dans les poubelles, mais dans les fossés, les canaux, les rivières, sur le bord des trottoirs.  Beurk!

Dans un deuxième temps, le boucher du village opérait dans un espace entouré de moustiquaire et fait en planches de bois.  J’avais beau regarder et regarder encore, il n’y avait pas de frigo chez le boucher.   D’ailleurs, la coupe de la viande se faisait aussi de manière différente… A chaque client venu, l’homme découpait un large morceau directement de la carcasse suspendue à l’air libre.

Ces éléments me choquaient.  Sur le coup, je me disais… ouf! le sens de la propreté est horrible ici et oh mon dieu, je pense que je vais devenir végétarienne!  La viande n’est pas fraîche!  Oui, j’apprenais bel et bien à découvrir le choc culturel!  Tellement de choses de ressemblaient pas à chez moi, et formaient des contradictions dans ma tête.  Sur le coup, je trouvais ça vraiment dégueu!

Au  fil des années, j’ai appris à comprendre que ce qui peut ne faire aucun sens pour moi au début, demande une réflexion plus en profondeur, et que le jugement rapide sur une situation qui apparaît choquante ne sert à rien.

Par exemple, quand je revois ces piles de déchets un peu partout en comparaison à nos belle poubelles d’Occident, je pense aussi aux sommes astronomiques de biens de consommation achetées et formant, par exemple, des montagnes de déchets électroniques chez nous.  Je me dis alors que les gens du village où j’habitais allaient probablement moins consommer dans toutes leurs vies moins que moi au Canada durant quelques années.  Alors qui est vraiment plus propre pour l’environnement?

Et le boucher.  La viande non réfrigérée ne m’a jamais inspirée 😉 Mais j’ai compris par la suite que la viande du boucher est presque toujours fraîche, car il tue les animaux en fonction des besoins du moment et il n’y jamais pas de gaspillage.  Ce n’est pas comme nos supers marchés où tout est disponible tout le temps et où il y a tellement des surplus qui ne sont pas mangés.

Bref, j’étais bel et bien en Inde.  Et grâce, à ce voyage m’a tête bouillonnais de nouvelles réflexions.  D’ailleurs, le choc culturel se pointait déjà le nez!  Et puis, vivant avec ma famille d’accueil, j’étais au meilleur endroit pour en apprendre plus!

Et vous, quelles sont les grandes réflexions que vous avez eu en voyage?  Partagez-vous les miennes?

Lonely Planet India (Travel Guide)

Départ éminent pour le Cameroun!

Mon sac-à-dos est prêt et mes articles aussi!  Je serai au Cameroun pour les prochains jours, mais j’ai tout prévu pour vous continuer de vous envoyer mes aventures sur le blog de mon dernier voyage en Ethiopie! Au retour,  il y aura probablement un article spécial Cameroun et un autre sur Comment préparer son sac-à-dos.  A la prochaine!

Et vous, quels sont vos meilleurs trucs pour préparer votre sac-à-dos?