9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

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Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

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Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

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En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

5- La citoyenne du monde

Un jour, quelqu’un m’a dit qu’avec tous mes voyages, j’étais une vraie citoyenne du monde.  Un voyage ici, un voyage-là, je n’appartenais à personne, puisque j’allais partout.  Sur le coup, j’ai été tellement flatée!  Wow, wow, wow, moi la p’tite fille de Pointe-aux-Trembles.. je suis une grande Citoyenne du Monde.  J’avoue que pendant plusieurs années, je me suis enorgueillie de ce charmant titre, un peu trop fière d’ailleurs.  On aurait dit que ça me donnait l’impression de n’avoir peur de rien.

Un jour, dans un souper, je ne me souviens plus quand, ni où, quelqu’un a bien ri de cette expression.  Je me souviens pas non plus d’où la personne venait, mais elle m’a dit ceci, et je ne l’ai jamais oublié.

Elle m’a dit :

«Sté Andy, te rends-tu compte que tu peux dire cela seulement parce que tu es privilégiée?  Toi, tu es née avec la nationalité canadienne, avec ton passeport, tu passes partout, sans question, ni regard.  Toi, tu peux.  Tu peux bien être fière de te définir de cette manière, tu es née avec la possibilité de voyager, de traverser les frontières.  Bien des personnes rêveraient de le faire aussi, mais c’est impossible.  Et ce sont souvent les gens chez qui tu voyages.  Tu trouves leurs cultures fascinantes, tu peux les comparer, essayer de les comprendre, mais combien des personnes que tu as rencontré pourraient vraiment faire comme toi?  Ce n’est pas vrai que tout le monde peut être un citoyen du monde, Andy.  Et le fait que tu te décrives de cette manière ne fait que démontrer comment tu ne réalises pas tes privilèges.  Certains ne peuvent pas.»

Ne me méprenez pas, je crois dans le pouvoir de la détermination personnelle.  Que quand on veut, on peut… et tout le tralala.  Mais peut-être que pour moi, ça été plus facile d’amasser les outils pour voyager, parce que j’avais accès à internet, au crédit, à la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, à la possibilité d’avoir un emploi, une éducation…  et je passe l’électricité et l’eau courante, la nourriture pour mettre sur la table.

Depuis, je ne me suis plus jamais définie de cette manière.  Et je suis aussi beaucoup plus consciente du signal que j’envoie quand je mets les pieds dans un pays… moi qui vient d’ailleurs et qui a le pouvoir d’achat et le pouvoir politique de voyager.  Je suis pas une citoyenne du monde après tout, je suis une québécoise qui a vraiment beaucoup, beaucoup de chance de voyager.

 

 

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2 – Si près et si loin

J’étais plantée là, à la garre.  Il y avait beaucoup de monde à la garre. Surtout beaucoup de monde autour de… moi.  Et proches, vraiment proches.  Proches comme dans, il y a une dizaine de personnes qui me regarde à moins de 50 centimètres de mon visage… et plus d’une vingtaine après ces dernières.

-Eeee, c’est normal qu’il y a autant de gens autour de moi?

-Oui!  Vraiment normal!

-Mais… c’est impossible.  Les gens doivent être là pour une autre raison!?

-Non, non.  C’est vraiment pour toi!  Ils veulent te connaître!

-C’est impossible…

-Bouge, tu vas voir!

En voyage, j’avais déjà fait l’expérience d’être le centre d’attention ; ce n’était pas la première fois pour moi.  C’était surtout des enfants qui s’amassaient près de moi pour dévisager la couleur de ma peau.  Toutefois, au Bangladesh, c’était tout-à-fait un autre niveau!  Non seulement, les gens s’arrêtaient dans la rue pour me dire bienvenue, mais ils s’approchaient extrêmement prêts, sans mot, pour m’observer.

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Et c’est ce qui est arrivé.  Je me suis posté une quinzaine de mètre plus loin de l’endroit où j’étais, pour faire le test.  Tout doucement, il y a eu un mouvement de masse.   Des enfants, s’avançaient, puis des hommes, quelques personnes plus âgées, et enfin des femmes.  A la fin , il y avait autour de 40 personnes à quelques centimètres près de mon visage.  Il n’y avait vraiment aucune animosité, seulement la plus belle des curiosités!  Malhereusement, je ne parlais pas bengali, et c’était vraiment difficile de communiquer. Toutefois, pour moi, ça été l’un de mes moments de vie les plus intenses : si près et si loin des gens au même moment.

Je réfléchis toujours beaucoup en voyage.  Sur ce qui nous éloignent et ce qui nous rassemblent.  Sur les différentes perceptions du monde qui nous habitent et qui défissent notre vision de certains concepts.  Clairement, ici, ma perception de mon espace/bulle avait été mis à l’épreuve, mais c’était tellement avec une bonne intention de la part des gens.  C’était absolument fascinant de constater le désir de découvrir des gens autour de moi et mon incapacité totale à communiquer avec eux. 🙂

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La tête dans les nuages, le train s’ébranlait.  Je sortais tranquillement de Dhaka, et je me dirigeais enfin vers la campagne. 🙂

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40 – Épilogue de cette épopée africaine

Voilà, c’est fait!  J’ai traversé l’Afrique avec mon sac-à-dos!  C’est incroyable!  C’était magique, éreintant, magnifique, surprenant, drôle, inusité et très accueillant.

  • J’ai dormi parmi les singes en Éthiopie.

6 – Siemens Mountains – Partie 1

-J’ai rencontré les femmes Samburu d’Umoja au Kenya.

16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

-J’ai traversé le terres de Karamojons en moto en Ouganda

22 – Faire de la moto au royaume des Karamojons

-Je me suis perdue dans les mangroves en Tanzanie

29 – La plage secrète

-J’ai été réveillée par une horde d’éléphants au Malawi

33 – Le paradis se trouve au Malawi

-J’ai admiré les magnifiques chutes Victoria en Zambie

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

-J’ai fait du pouce vers le désert de Namibie

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

-Et j’ai grimpé la montagne de la Table en Afrique du Sud

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Une chose est sûre, j’ai appris sur moi et sur les autres.

A l’heure où beaucoup m’ont dit que ce voyage était impossible, dangereux, inaccessible et fou, je suis fière de ne pas avoir écouté les peurs des autres… et les miennes.

Le lendemain de mon retour à Montréal, j’écrivais ce texte un peu brut, le fruit d’un mélange de mes derniers voyages, de beaucoup de fatigue, de chocs et de belles découvertes culturelles et, surtout d’un besoin insatiable de compréhension du monde complexe dans lequel nous vivons.

Le voici :

«Des fois, il faut que tu partes si loin pour te trouver.  Loin de tes propres normes sociales, tu découvres enfin tes propres vérités.  Loin de ton grand confort, tu casses tes attentes irréalistes pour apprécier les choses simples, comme un lit, un bol de riz, de l’eau chaude pour te laver.  Des fois, j’ai l’impression que la ouatte dans laquelle nous sommes élevés nous empêche de penser.  Elle nous bouche les oreilles.  Trop habitués à nos propres standards, on en oublie qu’il existe d’autres manière de fonctionner et que la vie, c’est pas un chemin bien tapé, mais bien un fabuleux labyrinthe, avec bien des options et bien des culs-de-sacs.  Des fois, j’ai l’impression que la société nous enseigne qu’il y a un bon chemin.  Que si tu veux réussir dans la vie, c’est celui-là que tu dois choisir.  Après le primaire, c’est le secondaire, puis le cégep, l’université.  Et puis là, tu te retrouves avec un diplôme en poche et peut-être un job.  Mais ton diplôme et ta job, ils te rendent pas nécessairement heureux.  Et tu te retrouves dans la vie.  Tu sais pas trop comment faire, mais on te dit que là, tu es un adulte…

Bon, là tu hésites.  Tu te dis, c’est ça la vie?  Puis, tu pars en voyage et tu te rends compte que :

-Tu ne sais pas comment négocier un taxi en Inde.

-Tu ne parles pas assez de langues pour communiquer avec tous les humains de la terre, dont les gens du Laos.

-Tu es fasciné par les minorités tibétaines, alors que tu en connais si peu sur les autochtones du Québec.

-Tu danses la bacchata en République Dominicaine, alrs que tu ne danses jamais la danse en ligne au Québec.

– Tu pensais que faire de la moto c’est dangeureux, alors que c’est capoté en faire au Vietnam.

-Tu pensais que toutes les capitales des différents pays du monde sont organisées, alors que tu as vu un éléphant traverser la ville à Phon pen au Cambodge.

-Tu pensais que la distance normale entre deux être humains qui ne se connaissent pas est deux mètres, alors qu’au Bangladesh, c’est plutôt 5 cm.  

-Tu pensais que les insectes ça ne se mangeait pas, alors que tu as avalé un scorpion en Chine.

-Tu pensais que l’enfance était faite pour jouer, alors que tu as vu des enfants sniffer de l’essence à Katmandou.  

Et tu te rends compte que tu sais rien.  Rien de rien.  Et que la vie, c’est fait pour apprendre, pour remettre en question, pour se tromper et pour apprendre encore.
Donc, va donc voir ailleurs si tu y es, peut-être que oui, finalement.  »

 

Aller!  Sur ces sages paroles, je serai de retour la semaine prochaine, avec le récit de mon dernier voyage en Chine 🙂

 

 

 

39 – Moi et l’Autre

J’entends crier derrière moi.

  • Qu’est-ce que tu fais là ?!
  • J’attends le taxi…
  • C’est fou ce que tu fais ! Dépêche-toi, tu peux pas rester dehors à cette heure-là !

Je suis un peu ébranlée, une voiture contenant 5 jeunes de mon âge vient de m’apostropher sur le bord de la rue pour me dire que je suis en danger.  Je leur réponds que je viens de héler un taxi, il s’en viendra dans quelques minutes.  Je me trouve au coin de deux rues passantes à Cape Town en Afrique du Sud.  Je respire, je me dis qu’ils exagèrent et j’attends.

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J’entends un bruit de voiture en marche arrière.

  • Qu’est-ce que tu fais là ! T’es folle ou quoi ? Tu peux pas rester là ! Embarque !

Alors, je trouve cette situation intense.  La voiture est revenue en marche arrière me chercher.  Pour les 5 jeunes dans l’auto, il n’est pas question de me laisser au coin de la rue seule avec mon sac-à-dos…  J’embarque alors dans le véhicule déjà rempli, mon sac sur ma poitrine.  Ça sent le pot à plein nez.  Je me demande si j’ai fait une bonne affaire.  Ils me laissent 3 coins de rue plus loin directement à mon hôtel en me faisant promettre de ne plus JAMAIS me promener seule le soir dans le quartier.

  • Sais-tu comment tu es une cible facile ?  Tu es blanche !

J’écarquille les yeux et je me dis tout bas : «Oh boy, boy.  Bienvenue à Cape Town, Andy»  Déjà que mon chauffeur de gros camion était venu me mener directement au Centre-Ville et m’avait fait promettre de prendre un taxi jusqu’à mon hôtel …   à trois coins de rue.

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Que dire ?  Comment trouver les bons mots pour décrire ce que j’ai vu en Afrique du Sud ?  Comment ne pas généraliser en dépeignant une situation pire que ce qu’il en est vraiment, comment ne pas tomber dans le jugement et les stéréotypes…   J’ai pris milles ans à écrire ce texte.

Cette journée-là, je me suis dit une chose, je suis bien dans le pays où a eu lieu l’Apartheid.    Et cette journée-là, j’ai eu mal à mon humanité.

Comprenez-moi bien.  Je viens de Montréal.  J’ai grandi dans la richesse infinie du partage interculturel et j’ai voyagé toute ma vie avec pour seul objectif de découvrir l’Autre avec un grand A.  J’ai compris depuis bien longtemps que mes valeurs et mes idées sont belles et importantes, mais qu’il existe également d’autres manière de percevoir le monde et de le vivre, et que ces dernières sont aussi valides, et peuvent tout autant m’enrichir que celles que j’ai appris dans mon enfance.

Bref, je n’ai pas peur.  Je n’ai jamais eu peur de l’Autre.

Mais à Cape Town, pour la première fois de ma vie, j’ai eu peur en marchant dans les rues.  Un petit sentiment d’insécurité constant, subtile, mais toujours là.  Un vent insidieux de tension sociale.  Et mon cœur s’est rempli d’une infinie tristesse.

A la télé, j’ai littéralement entendu des partis politiques prôner le meurtre des blancs pour récupérer les terres.  Dans la rue, j’ai vu des magasins garder les grilles de leurs magasins fermées pour éviter que des noirs y entre, alors que moi, je le pouvais.

 

De toute ma vie, je n’ai jamais voulu utiliser les mots «noirs» ou «blancs» dans mes textes.  Je trouve que cela n’a absolument pas sa place, compte tenu du fait que notre origine ne devrait en rien déterminer notre parcours de vie, puisque nous sommes tous égaux.

Toutefois, quand je parle de Cape Town, je n’ai pas le choix, parce que mon expérience de cette ville a été intimement lié à cette réalité qu’il existe toujours et malgré tout cette division (même si elle tend à s’effacer).

C’est bien subtile tout cela.  On peut même passer à côté si l’on n’y prête pas attention.  Mais, c’est encore malheureusement bien présent.

Et, c’est ça au final, qui me fait peur. Pas l’Autre.

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

Oh quand je suis arrivée en Namibie, j’ai fait le saut!  Moi, qui était habituée d’utiliser les autobus locaux pour me déplacer de ville en ville, j’ai découvert qu’en Namibie, il y avait très peu de ce genre de transport..

Je l’avoue, je n’avais jamais fait du pouce avant dans ma vie.  Et par la force des choses, j’ai dû m’y mettre pour me rendre jusqu’en Afrique du Sud!  🙂  Alors, je me suis placée sur le bord de l’autoroute avec mon sac-à-dos, et le cœur battant, j’ai attendu au gros soleil!

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Heureusement, j’ai eu de très bonnes expériences et surtout une très bonne étoile.  Eh oui, en m’achetant un sandwich entre deux déplacements, j’ai rencontré le chauffeur qui emmenait les employés de Sossusvlei, le camp du désert de Namibie, le lieu où je me dirigeais justement! Ni une, ni deux, j’ai sauté dans leur véhicule, un jeep de safari sans fenêtre.  Wow, à 120 km/h sur les routes poussiéreuses du pays, je ne manquais pas d’air!

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Franchement, la route était magnifique!  Des montagnes gigantesques m’entouraient et j’ai même vu des autruches en liberté!  Franchement, je suis demandé si je rêvais tellement ces oiseaux étaient gros! (les points noirs sur la photo à droite)

Arrivée dans le désert, j’ai piqué ma tente et j’ai aussi remarqué que j’allais dormir avec quelques petits amis piquants.. et transparents..  des scorpions. Ah! Ah!

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Qu’à cela ne tienne, le détour vers le désert de Namibie en valait la peine!  Wow, quel environnement atypique.  Le désert de Namibie, avec son sable rouge foncé et ses souches d’arbres vieilles de dizaines d’années, est un endroit complètement mythique.

Il y a quelque choses de complètement fascinant dans l’idée de marcher à l’infini sur des dunes de sables brûlantes…  C’était fantastique!IMGP1361

 

35 – L’aventure humaine

Il y a quelques jours, je suis arrivée en Zambie.  J’ai presque terminé de traverser la côte est africaine avec mon sac-à-dos.  Je dois avouer que je suis un peu épuisée.  Trois mois et demi avec deux chandails, deux paires de pantalons et des sandales… dans le sable, la savane et la brousse, la jungle ouf!  J’ai roulé ma bosse un peu partout à la recherche d’aventures inoubliables, mais surtout de compréhension.    C’est que l’objectif premier de mon voyage n’était rien de moins que de mieux comprendre le monde!  J’ai beau avoir un bacc en science politique, il me semble que j’avais besoin d’aller dans le vrai monde pour mieux comprendre notre immense planète.

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A travers ce périple, je me suis posé mille questions : les ONG, les grandes organisations internationales, la pauvreté, les différentes cultures, l’impact du tourisme, l’environnement, les modes de vie variés des Africains, l’économie informelle, le micro-crédit.  J’ai certainement vécu des aventures complètement folles : courir après une giraffe en Ouganda, faire de la moto en Ouganda, traverser une horde d’éléphants au Malawi.  Oui, des poussées d’adrénaline intenses parce que je pouvais même pas croire moi-même ce que j’étais en train de vivre, j’en ai eu!  Et plus d’une!

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Mais le plus beau, le plus magnifique, c’est l’aventure humaine.  Ce sont les conversations avec le gars du stand de chapati (pita) ou avec la femme dont tu tiens le bébé dans l’autobus.  C’est partager une injera (plat traditionnel) avec un Éthiopien qui t’accueilles chez lui, et rire avec ton chauffeur de moto parce qu’il allait trop vite et il a cogné ton genoux sur le truck à côté dans le traffic.  C’est aussi apprendre à négocier les prix avec les marchands au marché de poisson, pis capoter parce qu’un dude à 4 mètres de toi dans le traffic intense de Kampala te demande en mariage!

L’aventure humaine, c’est aussi le plus difficile. Quand tu arrives à voir la beauté des gens, des différentes cultures, langues, coutumes en prenant le tuk-tuk local et en bouffant ce que les gens aussi mangent eux-même, tu voies aussi le quotidien… Et aussi les conséquences du tourisme de luxe, la culte omniprésent des gens qui ont la peau blanche, et bien d’autres choses.  Il y a bien des soirs où je me suis endormie la tête pleine, lourde de questions sans réponse, parce que rien dans ma vie d’occidentale, ne m’avait préparé à comprendre les enjeux relatifs à ce voyage, même pas mon bacc en science po.

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Quand je suis arrivée en Zambie, je me suis dis Ouf!  Ici, c’est plus industrialisé, je vais pouvoir faire le point.  Je vais aller m’asseoir dans un Mc Do, pis en mangeant exactement les mêmes croquettes de poulet que je mangerais à Montréal, je vais prendre une p’tite pause et essayer de comprendre ce que je viens de vivre.

Mais le reste de mon voyage ne s’est pas passé comme cela.  En Zambie, en Namibie et en Afrique du Sud, j’ai vu des réalités complètement différentes de ce que j’avais vécu en Afrique de l’Est.  Et la roue de mes questions s’est complexifiée, parce que dans la même journée, j’ai pris les deux photos suivantes (ci-bas), et pour la première fois de mon voyage, je me suis fait volé… dans un beau grand centre d’achat flambant neuf!  Avant, je n’avais jamais eu peur de cela.

Loin de moi l’idée de généraliser sur ces pays.  Ils sont tous magnifiques et j’y ai vécu d’autres aventures rocambolesques, c’est certain!  Mais j’avoue que le centre d’achat géant que j’ai visité à Lusaka m’a fait bien réfléchir!  Le récit dans le prochain article 🙂

 

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

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Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

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Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

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En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

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À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

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Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

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Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Roadtrip au coeur de la Baie-James

Il existe un Québec méconnu des Québécois.  Un Québec traversé par de profondes forêts et transpercé par des kilomètres d’eau.  Un Québec, qu’en tant que passionnée du plein air, je voulais absolument découvrir. J’ai donc entrepris de traverser la Baie-James.  J’avais un objectif : aller jusqu’au bout des 620 kilomètres de la route traversant la région.

À mesure que la distance s’accumule, je réalise à peine que je me rendrai au bout de la route la plus au nord du Québec.  Je suis trop occupée à observer l’ampleur du territoire, rempli de maigres arbres d’un vert profond et d’un jaune serein.

En portant attention aux multiples paysages différents, il est possible de lire l’histoire de ces lieux : feux de forêt, détournements de rivières, froids hors du commun.  L’espace est marqué par le climat.

La nature semble indubitablement toujours reprendre sa place.  En effet, même si cette région a été transformée par la main de l’Homme en raison de plusieurs barrages hydroélectriques, il semble que les mousses multicolores, les rivières, les torrents et les rapides continuent de forger cet environnement atypique.

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Loin de tout, la préparation est importante pour ce type de périple : repérage préalable des stations-services et ajout de couvertures, de nourriture et d’eau aux baguages sont des éléments nécessaires et essentiels pour une traversée en toute sécurité.

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En définitive, traverser la Baie-James en voiture est un périple absolument unique.  La route de la Baie-James livre une expérience intense au cœur de la nature.  Chaque halte routière offre un point de vue particulier sur les nombreux cours d’eau qui sillonnent le territoire.  D’ailleurs, le paysage s’est révélé être tout à fait différent de ce que j’ai connu dans le sud du Québec.  La Baie-James est un endroit mythique et je recommande cette destination à tous les passionnés du plein air québécois !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

33 – Le paradis se trouve au Malawi

-Ewe! Ewe! Ewe!

Au milieu de la nuit, j’entends des enfants crier..  Réveillée en sursaut, je me demande vraiment ce qui se passe!  C’est que ces enfants sont bien occupés!  Ils ont pour mission de protéger les champs de maïs des éléphants qui se délectent de cette nourriture sucrée.  Et en leur criant «Toi! Toi! Toi», ils essaient de leur faire peur pour protéger leur récolte.

Bon, mon enfance était clairement à mille lieux de la leur!

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Je me trouve au Parc National de Liwonde, et l’endroit où je dors est situé à l’intérieur de l’enceinte du parc.  Le soir, en soupant, j’entends des phacochères se promener derrière moi… C’est surréel.

Après avoir visité plusieurs pays d’Afrique, je dois dire que les safaris du Malawi sont vraiment incroyables.  Le coût est vraiment plus raisonnable qu’ailleurs et les animaux sont autant au rendez-vous!  La savane, c’est simplement trop beau.

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Devant ces bêtes incroyables, je me sens vraiment à des kilomètres du Québec!  Est-ce que je suis vraiment en train de regarder une horde d’éléphants, avec des petits bébés au milieu?  Et le lézard-là, il doit faire au moins deux pieds de long… Woah!

Après avoir traversé le parc, je prends le bateau et je me dirige vers les hippopotames.  Ça doit être l’une des journées les plus intenses de ma vie!  Ces animaux sont gigantesques…

Je vous laisse avec le vidéo.  Le paradis se trouve vraiment au Malawi…

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32 -Pêche traditionnelle au Malawi

Après ma dernière péripétie à la frontière du Malawi, je peux enfin me reposer près du magnifique lac du même nom!  Le Malawi s’annonce être un pays particulièrement magnifique.

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J’ai bien vite remarqué, qu’ici, il y a très peu de voitures, et de véhicules motorisés en général.  🙂  J’ai donc dû prendre un vélo-taxi pour me rendre jusqu’à ma destination!  J’avais bien peur d’être trop lourde pour l’homme qui me transportait!  Et c’est ce qui est arrivé 🙂  A la première montée, mon chauffeur , le visage mouillé de grosses gouttes de sueurs m’a dit qu’il préférait me remettre mon argent plutôt que de continuer son chemin.  Ouf, un petit coup pour l’orgueil!

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Arrivée à destination, j’ai donc partagé donc la plage avec quelques vaches..

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et quelques pêcheurs bien musclés!  Je les observais de loin tirer leurs filets, jusqu’à ce qu’ils me demandent de prendre une photo avec moi. En riant, j’ai dit oui, mais je ne me doutais pas qu’il allait en profiter pour -tous- me pincer les fesses!  J’imagine que c’est pour cette raison qu’ils ont l’air si heureux sur la photo!

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Dans tous les cas, après cette aventure, je ne suis pas prêt d’oublier la façon dont s’exerce la pêche traditionnelle au Malawi!

31 – Entre la Tanzanie et le Malawi

  • Andréanne?  Andréanne!

Et voilà, bam, je gis sur le sol, entre la Tanzanie et le Malawi. Évanouie.  Mon passeport tombe de mes mains et je me frappe la tête contre le comptoir, heureusement mon sac-à-dos a pu amortir ma chute.  Qu’est-ce qui arrive?  Mes mains sont moites, je me sens faible.  Ça fait trois jours que j’essaie de me rendre à frontière du Malawi, mais chaque fois, je suis trop malade pour continuer à faire l’autobus.

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Le douanier ne comprend pas trop.  Il envoie un homme me relever.  Il s’en fou.  Le visage en bouilli, il prend ma photo et mes empreintes digitales.  C’est parti, je viens de m’évanouir devant le douanier, mais qu’importe si j’ai un virulent parasite, on me laisser passer!

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Fatiguée, mon passeport étampé, je décide de retourner en Tanzanie, idée de m’acheter un jus, car je ne peux plus avancer.  Un peu plus tard, incognito, je retraverse la frontière sans passer par les douanes sans que personne ne m’interpelle.  Mon esprit est dans la brume, mais je ris quand même : voici un poste douanier bien efficace 🙂

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Quelle entrée triomphante au Malawi!  C’est que j’ai bu de l’eau contaminée, et mon antibiotique universel peine à faire effet…

C’est partie pour une nouvelle aventure!

30 – Le monde sous l’eau

Oh, c’est à l’Ile de la Mafia que j’ai eu ma première expérience d’apnée!  Wow, et quelle excusion!

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Franchement, la faune et la flore aquatique est incroyable ici!

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Des coraux fascinants et des poissons de toutes les couleurs!

Bref, une journée fantastique!  Pourtant, je crois que ce que j’ai préféré, c’est aller visiter une toute petite île avec des maisons en terre battue et des toits en paille, entourées de grands baobabs.  Au milieu de ce petit village tranquille, je ne m’attendais pas du tout à entendre crier des hommes écoutant le soccer sur une télévision plasma! Une passion mondiale, jusqu’au bout de la terre, sur une île dans l’océan indien !

29 – La plage secrète

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Comment je me suis retrouvée captive dans une mangrove avec une moto, l’eau montant jusqu’à mes chevilles?

J’avais entendu parler d’une plage secrète.  Pas de route pour s’y rendre, il fallait traverser la mangrove.  Et hop, il ne m’en fallait pas plus pour y aller.

Ma moto tangue à travers l’île de la Mafia.  C’est que le sable est partout et il est mou. Vram, vram, le moteur force… et je m’accroche!  Ah oui, c’est vrai, les amortisseurs de mon transport sont finis 🙂

Puis, enfin la mangrove!  C’est la première fois que je traverse cet environnement, touffu, humide, rempli de racines et de crabes rouges comme le sang.  C’est magnifique, unique.

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Et la moto capote dans toutes ces racines, elle va dans tous les sens. Et moi je ris, parce que franchement, qui ferait de la moto ici. 🙂

J’arrive à la plage et c’est carrément au dessus de mes attentes!  C’et fou d’être seule ici!

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Mais ce moment de pur bonheur se termine rapidement ; le soleil commence à se coucher et je dois retraverser la mangrove.  Le hic, c’est que parmi toute cette végétation, je ne retrouve plus mon chemin.  Les sentiers que j’ai empruntés pour venir se remplissent peu à peu d’eau.  Au bout de 1h30, je me rends compte que je suis perdue.  L’eau est toujours plus haute et la moto peine maintenant à traverser les racines et le flot continu de la mer.  Je suis assoiffée.

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Heureusement, par un pur hasard, quelqu’un arrive à notre rencontre, il a entendu au loin le son de la moto.  Il m’indique le chemin le plus rapide pour sortir.  Ouf, le pire est évité. Sauf que j’ai affreusement soif.  Il y a bien longtemps que j’ai terminé mes réserves d’eau.  Au loin, je vois un puit et je fais ce qu’aucune voyageuse ne devrait faire.  Je bois l’eau sans la traiter.

La suite dans un prochain article 🙂