5- La citoyenne du monde

Un jour, quelqu’un m’a dit qu’avec tous mes voyages, j’étais une vraie citoyenne du monde.  Un voyage ici, un voyage-là, je n’appartenais à personne, puisque j’allais partout.  Sur le coup, j’ai été tellement flatée!  Wow, wow, wow, moi la p’tite fille de Pointe-aux-Trembles.. je suis une grande Citoyenne du Monde.  J’avoue que pendant plusieurs années, je me suis enorgueillie de ce charmant titre, un peu trop fière d’ailleurs.  On aurait dit que ça me donnait l’impression de n’avoir peur de rien.

Un jour, dans un souper, je ne me souviens plus quand, ni où, quelqu’un a bien ri de cette expression.  Je me souviens pas non plus d’où la personne venait, mais elle m’a dit ceci, et je ne l’ai jamais oublié.

Elle m’a dit :

«Sté Andy, te rends-tu compte que tu peux dire cela seulement parce que tu es privilégiée?  Toi, tu es née avec la nationalité canadienne, avec ton passeport, tu passes partout, sans question, ni regard.  Toi, tu peux.  Tu peux bien être fière de te définir de cette manière, tu es née avec la possibilité de voyager, de traverser les frontières.  Bien des personnes rêveraient de le faire aussi, mais c’est impossible.  Et ce sont souvent les gens chez qui tu voyages.  Tu trouves leurs cultures fascinantes, tu peux les comparer, essayer de les comprendre, mais combien des personnes que tu as rencontré pourraient vraiment faire comme toi?  Ce n’est pas vrai que tout le monde peut être un citoyen du monde, Andy.  Et le fait que tu te décrives de cette manière ne fait que démontrer comment tu ne réalises pas tes privilèges.  Certains ne peuvent pas.»

Ne me méprenez pas, je crois dans le pouvoir de la détermination personnelle.  Que quand on veut, on peut… et tout le tralala.  Mais peut-être que pour moi, ça été plus facile d’amasser les outils pour voyager, parce que j’avais accès à internet, au crédit, à la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, à la possibilité d’avoir un emploi, une éducation…  et je passe l’électricité et l’eau courante, la nourriture pour mettre sur la table.

Depuis, je ne me suis plus jamais définie de cette manière.  Et je suis aussi beaucoup plus consciente du signal que j’envoie quand je mets les pieds dans un pays… moi qui vient d’ailleurs et qui a le pouvoir d’achat et le pouvoir politique de voyager.  Je suis pas une citoyenne du monde après tout, je suis une québécoise qui a vraiment beaucoup, beaucoup de chance de voyager.

 

 

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4 – Le meilleur avion

Je quitte déjà le Bangladesh.  Les yeux remplis d’expériences colorées et magnifiques, comme cette ride jusqu’au village le plus proche, assise dans la charette, les pieds ballotants dans le brouillard humide de cette matinée orange.  La charette est tirée par un homme à vélo, ce que je trouve tout à fait incongru, puisque je me fais porter par une force humaine, et que je suis humaine qui peut se porter, mais bon…

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C’est le retour dans le train, puis vers l’aéoport… et dans l’avion.. le petit petit petit avion, avec des chaises pliantes non fixées au plancher.. et oh des trous dans le métal qui forme le sol. Je n’allais pas entrer au Népal n’importe comment!  Le regard absorbé par l’ouverture dans la carlingue, on décolle.  Bon, un peu de turbulences… mais ce n’est pas ce qui va me faire peur ; j’en ai pris des vols!

Le temps passe lentement à quelques milliers de pieds dans les airs… jusqu’à ce qu’une voix un peu tremblante annonce au micro que nous nous ne rendrons pas à Katmandou ce soir…  bon, bon, je ne suis pas une fille qui s’inquiète… mais.. pourquoi revient-on à Dhaka?  Ah oui, bien sûr, les instruments de bords ont cessés de fonctionner et sté… atterir sans instrument de bord en plein coeur de l’Himalaya, c’est pas… super!

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Oh la la!  Ce soir-là, parce que c’était bien la grande noirceur à ce moment-là, je n’ai donc pas été au Népal.  Non, non, mon pilote a été extraordinaire et ont est réatteri à vue à la capitale du Bangladesh.  Peut-être que je préfère me faire porter par un homme à bicyclette finalement 😉

 

3 – Au village

Je suis arrivée dans ce tout petit village avec de magnifiques personnes.  Mes pieds foulent les chemins de terre tapée, et se tracent un chemin entre poulets et chèvres.  Les animaux sont partout, sortent des racoins puis disparaissent à nouveau.  Je me demande bêtement comment ils retournent à la bonne maison le soir, puisqu’ils se mélangent inlassement au village durant la journée.  On me répond qu’ils retrouvent tous le soir, le chemin de leurs maîtres.  Je ne savais pas, moi, qui vient de la ville.

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La plupart des grands bâtiments sont faits de béton, mais beaucoup de maisons sont faîtes de panneaux de feuilles.  Ces minces murs m’impressionnent beaucoup, j’imagine que je n’ai pas la même perception d’être à l’intérieur ou à l’extérieur d’une habitation.  Je suis tout autant impressionnée lorsque je vois ces hommes casser à la main le grain du riz qu’ils ont récolté.  Quel travail!!!

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Le Bangladesh, n’est pas un pays touristique.  Il n’y a d’ailleurs que très peu de «lieu» à visiter à l’exeption de quelques temples.

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Ce sont les gens et la vie quotidienne qui est si impressoinnante.  Les femmes dans leurs habits multicolores et les hommes en lungis, les enfants qui jouent, le rythme de la culture du riz qui change constamment le paysage.

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Un soir, j’ai été invité à souper dans une famille du village.  Un vrai honneur.  Assise à la petite table, la femme me sert le repas, puis l’homme vient vers nous souhaiter bon appétit.  Le couple s’en va.  Sur le moment, je trouve la pratique tout à fait bizarre, mais je ne dis rien.  J’apprends bien vite qu’ici, on ne partage pas le souper avec ses invités par respect.  C’est une coutume à laquelle je ne suis pas habituée, mais je comprends bien vite que c’est rempli de bonnes intentions.

Il y a tant de belle choses à apprendre au Bangladesh.  J’ai d’ailleurs pu admirer le plus charmant des autobus scolaires  🙂

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2 – Si près et si loin

J’étais plantée là, à la garre.  Il y avait beaucoup de monde à la garre. Surtout beaucoup de monde autour de… moi.  Et proches, vraiment proches.  Proches comme dans, il y a une dizaine de personnes qui me regarde à moins de 50 centimètres de mon visage… et plus d’une vingtaine après ces dernières.

-Eeee, c’est normal qu’il y a autant de gens autour de moi?

-Oui!  Vraiment normal!

-Mais… c’est impossible.  Les gens doivent être là pour une autre raison!?

-Non, non.  C’est vraiment pour toi!  Ils veulent te connaître!

-C’est impossible…

-Bouge, tu vas voir!

En voyage, j’avais déjà fait l’expérience d’être le centre d’attention ; ce n’était pas la première fois pour moi.  C’était surtout des enfants qui s’amassaient près de moi pour dévisager la couleur de ma peau.  Toutefois, au Bangladesh, c’était tout-à-fait un autre niveau!  Non seulement, les gens s’arrêtaient dans la rue pour me dire bienvenue, mais ils s’approchaient extrêmement prêts, sans mot, pour m’observer.

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Et c’est ce qui est arrivé.  Je me suis posté une quinzaine de mètre plus loin de l’endroit où j’étais, pour faire le test.  Tout doucement, il y a eu un mouvement de masse.   Des enfants, s’avançaient, puis des hommes, quelques personnes plus âgées, et enfin des femmes.  A la fin , il y avait autour de 40 personnes à quelques centimètres près de mon visage.  Il n’y avait vraiment aucune animosité, seulement la plus belle des curiosités!  Malhereusement, je ne parlais pas bengali, et c’était vraiment difficile de communiquer. Toutefois, pour moi, ça été l’un de mes moments de vie les plus intenses : si près et si loin des gens au même moment.

Je réfléchis toujours beaucoup en voyage.  Sur ce qui nous éloignent et ce qui nous rassemblent.  Sur les différentes perceptions du monde qui nous habitent et qui défissent notre vision de certains concepts.  Clairement, ici, ma perception de mon espace/bulle avait été mis à l’épreuve, mais c’était tellement avec une bonne intention de la part des gens.  C’était absolument fascinant de constater le désir de découvrir des gens autour de moi et mon incapacité totale à communiquer avec eux. 🙂

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La tête dans les nuages, le train s’ébranlait.  Je sortais tranquillement de Dhaka, et je me dirigeais enfin vers la campagne. 🙂

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19 – Épilogue de cette aventure asiatique – La peur

Quand je suis partie en Asie pour la première fois, j’avais 21 ans.  J’avais été en Inde et en République Dominicaine avec des programmes d’initiation à la coopération internationale, mais je n’avais aucune idée de c’était quoi… un voyage sac-à-dos.

Quand je suis arrivée en Beijing, les deux pieds au milieu de gens qui ne parlaient pas un mot d’anglais, j’ai capoté.  Face à l’inconnu.  Ni Hao la Chine, moi c’est Andy.

Les premiers jours, j’ai trouvé ça rough.  Attend, je veux dire les premières semaines.  Pour être honnête, j’étais incapable de manger la bouffe chinoise au début.  Pendant des jours, j’ai mangé de poulet Kong Pao, parce que je savais que c’était du poulet et des peanuts.  That’s it.  J’ai jamais été une fan des pattes de poulet, ni de cerveau de mouton d’ailleurs 😛

Aujourd’hui, quelques années plus tard, je me trouve ben hot de m’avoir lancé dans l’inconnu comme ça.  Banguerang.

Parce que j’ai eu peur : (Oh oui)

  • De ne pas trouver d’endroit où dormir.
  • De travailler traverser une jungle remplie de grosse bibittes..

  • De manger de manger de la viande, et de me demander si c’était du chien.

  • De me perdre en milieu de mégapoles chinoises.

  • De ne pas être comprise, car personne ne parle ma langue.

Mais c’est ce qui m’a donné la force d’attraper des opportunités de vie plus intenses les unes que les autres par la suite, et de maintenant travailler au Nunavik.   Et de faire de ma vie une constante chaîne de défis.

Ce que je veux dire, c’est que des fois ça vaut la peine d’avoir peur.

Parce que se mettre dans une position où tu peux plus reculer, c’est aussi te mettre dans une position où tu ne peux plus qu’aller de l’avant.  Et apprendre.  Et grandir.

18 – L’armée ensevelie

On raconte, qu’un jour, un fermier ratissant son champs a découvert un trou au sol.  Intrigué, il a creusé, puis creusé encore, pour découvrir une fosse remplie de… soldats ; il venait de découvrir l’armée de terre cuite de l’empereur Qinshihuang ou plutôt son mausolée.

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L’armée découverte ce jour-là est tellement gigantesque qu’une bonne partie de celle-ci reste toujours ensevelie à ce jour.  Et c’est ce que j’ai été visité à Xi’an.

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Des champs et des champs de soldats en terre cuite ensevelis, des chevaux aussi, et différents types de combattants… une véritable nécropole pour homme qui voulait se protéger lors de son passage vers la mort.  Et quel fantasme quand même!  On raconte que les artisants ont été enterrés vivants!

L’attraction est aujourd’hui protégée par de gigantesques domes et est très (très) populaire!  Sur les photos on voit souvent seulement les soldats, mais les foules de touristes sont gigantesques!

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Bref, pour l’expérience mystique, c’est à voir absolument! Mais garre aux hordes de touristes!

15 – Dévastation à Yushu

Aller à Yushu a représenté un grand défi.  Les transports dans l’Ouest de la Chine sont assez rudimentaires en raison des routes très rocailleuses et à flan de montagne!  J’ai toujours eu le mal des transports et j’ai définitivement été servie sur cet aspect dans l’Ouest de la Chine en raison du réseau routier.  Voyager dans cette partie de la Chine peut être ardu.  Toutefois, c’est un prix minimal à payer pour avoir accès à cette zone très peu connue des Occidentaux et où vivent de nombreuses minorités chinoises.  Pour ma part, les paysages que j’ai pu voir et les rencontres que j’ai pu faire ont largement dépassé l’inconfort que j’ai vécu dans les transports.  J’avais entenu parler de Yushu comme un paradis et un berceau de la culture tibétaine.  Coûte que coûte, malgré le temps de transport important qu’il me fallait pour découvrir cette ville, je voulais y aller.

C’est donc après une interminable journée de transport que je suis je suis arrivée… dans un camp de réfugiés.

Franchement, je ne comprenais absolument rien et j’étais sous le choc!  Moi qui m’attendais à des temples magnifiques et des femmes en habits tradionnels, je me suis retrouvée au milieu de centaines de tentes bleues!

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Dans le taxi, je sors mon meilleur mandarin pour essayer de trouver un endroit où dormir pour la nuit.  Je pointe à plusieurs reprises les différents hôtels inscrits dans mon guide Lonely Planet, mais le chauffeur, avec qui je suis incapable de réellement communiquer, hoche la tête à chaque nouvel essaie et fini par se fâcher après moi.  Bien sûr, je ne comprends pas grand chose à ce qu’il me dit!  Incrédule, je me demande bien où je vais passer la nuit… Le chauffeur fini par m’amener au seul bâtiment encore debout dans la ville.

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Les personnes à l’entrée ne comprennent ce que je fais ici, moi la touriste.  On fini par me donner une chambre.  Des femmes très peu habillées circulent autour de moi.  Je me rend qu’il ne s’agit pas exclusivement d’un hôtel… et mon hypothèse se confirme en entrant dans la chambre, en voyant les draps -pas très propres- sur le lit.

Il se fait tard, je suis fatiguée et je comprends pas vraiment ce qui arrive.  On me dit que je suis bien à Yushu, mais il est évident que Yushu n’est plus le paradis de la culture tibétaine dont j’avais entendu parler.  La tête pleine de questions, je m’enroule dans mon sac de couchage (pas question que je dorme dans les draps collants).  Je décide de repartir de lendemain en autobus.  Je ne peux pas rester dans ce camp.

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Le lendemain matin à l’aurore, je repars, toujours aussi incrédule.

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A suivre…

14 – Parmi les moines

Me revoici en ville.  Au coeur de la tradition tibétaine.  C’est franchement hyper intéressant de voir comment cette culture prend forme en milieu urbain.  Ganzi est l’endroit idéal pour en apprendre plus!  Aucun doute que l’on est au coeur d’une grande transformation (pour le meilleur?).

D’un côté, il y a les petits chemins de terre et de pierre serrés de petites maisons traditionnelles à la mode tibétaine.

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De l’autre de nouvelles constructions chinoises, avec des toits à la couleur uniforme ; des villages reconstruits au grand complet…  En traversant la région en autobus, on peut voir des villages franblants neufs avec des toits rouges, bleus, jaunes..

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Heureusement, Ganzi a gardé tout son charme!  La ville, située au coeur de plusieurs montagnes offre une vue imprenable sur la région.

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Ganzi, de par ses scènes de la vie quotidienne, est vraiment fantatique!  Les moines se promènent un peu partout avec leurs beaux chapeaux-casquettes.  Leurs chapeaux me font penser à ceux de la télésérie «La soeur volante».  Dans cet univers tellement différent de chez moi, je me sens complètement dans un autre monde, vivant à un autre rythme, à une autre époque.

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Et c’est sans compter ma traditionnelle visite au marché.  J’y ai trouvé un boucher un peu fatigué!  Couchés dans sa viande, il a manqué une belle vente avec moi! 🙂

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J’ai aussi découvert une nouvelle coupe de viande.  Que j’ai nommé «le derrière de yack».  Et oui, en regardant bien la photo, on voit bien la queue et la forme du derriere du dit animal!  Il parait que c’est très tendre!

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Et c’est compter les magnifiques temples!

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13 – Parmi les yacks

Quand je suis arrivée à Kanding, j’ai eu le coeur géant.  Dans cette ville à majorité tibétaine, j’entrais exactement à l’endroit où j’avais rêvé aller en Chine.

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Et quelle ville!  Entre temples et grands bâtiments, un grand torrent cindait la ville en deux!  J’avais beau ne pas avoir de chauffage à l’auberge, et être glacée toute la nuit entre les murs de ciment humides, j’étais heureuse d’être là.  Le lendemaine, ni une, ni deux, je remonte une montagne et me voilà au-dessus de tous dans les nuages touchant ce temple tibétain.

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Mais ce n’est que le début!  Demain, je m’en vais dans la steppe à Litang.  J’ai fait des pieds pour arriver à cette ville.  En essayant de comprendre la femme qui parlait exclusivement mandarin à la billetterie, on m’a dit que la route que je souhaitais emprunter pour aller à ce trésor tibétain c’était effondrée sous la crue des eaux.  Il me faudrait quatre jours de transport pour aller jusque là-bas en faisant le contour de la route détruite!

Cahotique, le chemin pour se rendre à Litang?  Les chauffeurs chinois aiment à faire penser à leurs passagers qu’ils vont mourir à chaque tournant! Et hop on glisse un petit peu.. oh le précipice est vraiment beau!  Aie, Aie, Aie!  Avec beaucoup de chance, je suis finalement arrivée dans ce lieu carrément mythique… la steppe!

Ici, aucun arbre à l’horizon, nul sentier où marcher.  Que des endroits à parcourir à l’infini, à pied où à cheval parmi les troupeaux de yacks.    C’est aussi à Litang que j’ai vu des populations de nomades vivre dans des tentes et faire des courses de chevaux ornés de rubans colorés.  Je me croyais dans un film honnêtement.

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Et des temples tibétains comme je n’en ait jamais vu.  Des beautés architecturales.  Litang, c’est aussi l’endroit où j’ai cru que j’allais enfin manger du fromage!  Avec les élevages présents, je croyais que le gens fabricais eux-même ce produit.  J’en rêvais, puisqu’en général les Chinois mangent très peu de produits laitiers.  Alors, je suis allée au village m’en acheter et c’est avec grand enthousiasme que j’ai pris une croquée géante… de beurre ranci!  Beurk!  Et oui, pas de fromage ici mais bien du beurre de graisse de yacks… Miam!

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Et un brin de modernité par ici et là.  Comme des moines à motos!

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Aller, toute cette route m’a creusé l’appétit!  Je vais au marché, justement il y a une tête de yack fraîche!

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11 – Dans la George du tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la George du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile.  On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettrant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse george.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été tout à fait impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Et le logement peut être rudimentaire 🙂

J’ai eu cette intéressante expérience de devoir aller dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprennable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il est ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!

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Bref, à ne pas manquer!

 

 

10 – La mystérieuse côté ouest chinoise

Aujourd’hui, je quitte le Laos dans un petit avion local.  J’ai le coeur qui bat, car je retourne en Chine, un pays que j’avais quitté avec un soupir de soulagement.  Après avoir parcouru la côté Est du pays, j’étais épuisée des mégapoles enfumées et industrielles, moi qui est une grande fan de plein air.

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A la veille de mon retour dans ce pays, j’était gonflée à bloc, prête à mieux apprécier la Chine telle qu’elle est.  J’étais maintenant à l’aise avec les conversations de base en mandarin et avec l’idée de manger presque tous les jours les parties les plus variées d’un animal!

L’ouest de la Chine s’est révélé être le coup de coeur des coups de coeur!  J’aurais pu me croire dans un autre pays.  Littéralement.  Adieu les villes industrielles, bienvenue à l’air frais ; l’ouest est beaucoup moins développé et touristique que l’est.

A mon arrivée, j’ai eu le bonheur de retrouver les uniques marchés chinois où se chercher un repas reste toujours une aventure!  Bien sur, il avait des fruits à l’odeur vraiment étrange et des cocombres boutonneux, mais également de décieuses anguilles/serpents d’eau et de tendres pattes et visages de vaches.  Miam 🙂

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Je me suis retrouvé à Dali, une ville chinoise fan-ta-tis-que.  Située juste sous une grande montagne, il est possible d’y faire un trek d’une journée vraiment super!

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La vue du sommet est magnifique et il est possible de croiser toutes les éléments qui rendent les treks en Chine si uniques, comme des cimetières, des parois de pierres gravées de symboles.

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Dali avait également beaucoup plus à offrir!  En revenant de ma randonnée, j’ai vu les gens préparer d’énormes torches et d’autres vendre des sacs et des sacs de farine.  En quelques heures, les rues se sont remplies de brasiers.

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A plein la nuit tombée, les feux se sont allumés, la ville est devenue folie.  Les torches se sont emflammées à la vitesse de la lumière et la ville de Dali est devenu un foyer géant.  Les gens courraient dans les rues lancant de la farine sur les torches de tout et chacun!

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C’était franchement impressionnant.  Bref, un retour à Chine véritablement à la hauteur de mes attentes!

9 – Dans la mousson laotienne

Je suis arrivée au Laos en pleine mousson.  Et j’ai adoré.  Toute cette eau a rendu mon voyage magique et bien plus rempli d’aventures!

Je peux garantir que faire de la pirogue dans le Mekong durant la saison des pluies, c’est quelque chose!

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Dans ces petits bâteaux sculptés, au gré des puissants flots, découvrir le Laos et les 4000 îles a pris un autre sens!

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Naviguer les pieds serrrés contre sa poitrine entre les arbres presque engloutis par est une expérience unique!

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En plus,  les 4000 îles sont sans aucun doute un endroit à ne pas manquer au Laos!  En louant un vélo, il est possible de parcourir ces petites îles les deux pieds dans la bouette entre les petites maisons sur pilottis.  Le Laos est vraiment magnifique, vert et luxuriant.

La pluie a aussi mené mes pas à la grotte de Kong Lor, un trésor très bien gardé du Laos.  Au coeur d’une vallée, les montagnes environnantes sont simplement à couper le souffle.  Au coeur de la vie paysanne, il n’y a que les beuglements des vaches pour perturber le calme de cet endroit.  J’étais venue pour la grotte, mais franchement, ce paradis vaut la peine d’être découvert par tous!

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Ce paysage enchanteur cachait pourtant bien des aventures.  J’ai passé trois jours à attendre que l’eau à l’entrée de la grotte baisse.  Oui! Oui! Il a tellement plu qu’il était impossible d’aller dans la grotte en pirogue sans se heurter le coco à son entrée!

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Moi qui est vraiment clautrophobe, ce  n’était pas ma tasse de thé!  Penser que je pouvais être prise dans la grotte, car le niveau de l’eau avait trop monté m’effrayait vraiment.

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Après le troisième jour d’attente, j’ai finalement fait mon sac-à-dos pour repartir en ville.  J’allais partir quand un Laotien est venu à ma rencontre en courant, me disant que le niveau de l’eau avait juste assez baissé pour me laisser entrer dans la grotte!  C’est peu dire que j’ai vraiment hésiter avant d’accepter, mais l’aventure m’appelait!

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Et quand j’ai vu les pirogues remplies d’eau… j’ai continué à hésiter!  Aie, aie, aie!  Mais j’ai tenté le coup et j’étais repartie… Oui, le petit trou noir au fond de la photo, c’était bien l’entrée.

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Et cette grotte était magnifique!  J’était bien contente d’avoir vaincu ma peur.  La grotte était incroyable et débouchait… plus d’un kilomètre plus loin sur ce paysage.

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Franchement, je retournerais n’importe quand au Laos durant la saison des pluies.  Vive la mousson!

8 – Les mythiques temples d’Angkor

Bienvenue au Cambodge!

Directement arrivée à Phnom Penh, j’ai eu la chance de visiter de magnifiques temples  et bâtiments gouvernetaux à l’architecture si typique du coin.  Cette jolie et vivante capitale vaut la peine d’y faire un tour!  Entre les tuk-tuks et les cafés d’inspiration française dûs à la colonisation, j’ai été surprise de voir… un gros éléphant traverser la rue!  Wow, ces moments cocasses me font sentir à l’autre bout de la terre!

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Au pays des savoureux currys, j’ai pris le bus jusqu’à un endroit mythique du pays : les temples d’Angkor!  Franchement, même si le lieu devient de plus en plus touristique, le charme unique de cet endroit est vraiment envoutant.  En louant un tuk-tuk pour la journée, il est possible d’aller vister les temples les plus reculés et d’être seul au fond de la forêt.

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Marcher au milieu de cet endroit de prédilection des Kherms est complètement fascinant.  Les visages géants sculptés à même la roche ou ces femmes aux seins nus dansant sur les murs, je n’ai rien vu de pareil en Asie.  Ce sont des design uniques au Kmers.

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Ce qui rend l’expérience entre plus mythique, est clairement la nature qui reprend peu à peu sa place sur ces vestiges.  Des arbres géants mangent un peu partout les temples.  Il est même difficile de dire si les lianes brisent les temples ou si elles les retiennent de s’écouler.

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Dans tous les cas, visiter les temples d’Anghor relève de la grande aventure.  Grimper un peu partour dans ces différents lieux donne l’impression de parcourir un terrain de jeux géant pou adultes.  Les motifs gravés ou façonnés dans les murs sont tout à fascinants.

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Bref, les temples d’Angkor, à visite absolument au Cambodge!

 

5 – Les villes vertes

Après la côte est de la Chine, Yanshuo et Guilin, c’est un peu comme le paradis.  Soudainement, les bâtiments deviennent moins gros, la température moins étouffante, l’air plus frais.

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C’est que les deux villes sont construites au milieu de pytons rocheux couverts de végétation.  Un paysage unique en Chine.

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A quelque part entre les rues qui s’entremèlent, il est donc possible de grimper ces parois rocheuses!  C’est comme s’il y avais des minis montagnes à trekker à tous les coins rues!

Moi, qui aime le plein air, j’ai été servie!  Comme je l’ai dit dans mon dernier article, j’ai cherché de tout mon coeur des montagnes à grimper dans l’est de la Chine, mais les barrières, les gardiens et le coeur exorbitant du billet d’entrée m’ont finalement fait éviter ce genre d’endroits… malheureusement.

Alors, à Yanshuo, j’ai adoré.  Je me suis gavée de verdure comme jamais dans ce pays!

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Et en plus, il y a des grottes magnifiques avec des gravures anciennes!

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Bref, pour les voyageurs en quête d’air frais, Yashuo et Guilin sont de vrais paradis!

 

 

4 – Bienvenue chez les Dongs!

Ça y est, j’ai enfin trouvé un peu de verdure en Chine!  Ouf, je dois avouer que cela n’a pas été facile!  Dans ce pays industriel, où les villes habritent des millers d’habitants vivant au rythme effrenés des usines et des commerces ouverts à toutes heures, il n’est pas toujours évident de respirer un peu d’air frais!

J’ai bien essayé de faire quelques treks, mais la plupart des montagnes dans l’est de la Chine sont soumises à des règles d’accès strictes et dont l’entrée coûte assez cher.. La nature est un bien privilégié, ici, et seuls les plus aisés peuvent en profiter.  D’ailleurs, j’ai été assez surprise de comparer mon look de plein air à celui des Chinoises!  Je pense que nous ne devions pas avoir la même définition de ce qu’est un bon soulier de randonnée, car j’ai vu beaucoup, sinon la majorité, de Chinoises en talons hauts!  Du style à toute altitude!

Mais trève de bavardage, je vois pour la première vie, un paysage complètement extraordinaire : des rizières en terasse!  J’en avais entendu parlé, mais franchement, il n’y a rien de comparable dans le monde!  Des terres de plantations creusées à même les montagnes, c’est une vue unique!

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C’est que je suis arrivée chez les Dongs, une minorité chinoise bien sympathique et très accueillante.  Leurs habits traditionnels sont magnifiques.

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Et c’est sans compter leur manière particulière de construire leurs villages.  Aucune maison n’a de clous, il s’agit plutôt d’un système d’engouvetage plutôt complexe!

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La vue de ces villages à partir des montagnes environnantes est vraiment spéciale et rend ce trek (dont on entend très peu parler dans les guides de voyage) vraiment hors du commun.

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Et comme c’est un environnement très humide… eh bien, faut de la place à de nouveaux amis, aka les araignées et les milles pattes géants 😉

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Franchement, une visite chez les Dongs s’impose pour tout voyageur qui traverse la Chine, il n’y a rien de comparable ailleurs dans le pays, et la randonnée est vraiment ma-gni-fi-que!

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