N’arrête jamais d’explorer

J’enfile mon casque de moto et je me dis que tout va être correct.  J’ai déjà fait de la moto en Tanzanie, au Cameroun, en Chine, dans des p’tites rues, sans amortisseurs, parfois à contre-sens dans la circulation.  Je me dis que je connais ça, la moto.  En fait, je m’apprête à traverser États-Unis en moins de deux semaines, de l’Ontario jusqu’en Californie et vraiment, je me sens comme une pro.

Après, je prends l’avion pour l’Australie, puis enfin ma destination ultime… la Papoisie Nouvelle-Guinée.  Ensuite, je reviens à Vancouver pour retraverser le Canada, 5 jours plus tard, je pars pour le Nunavik.  Ça va être tout un trip.  Bref, je me sens prête pour l’aventure, drillée par la fatigue et l’adrénaline des préparatifs.

Quelques heures à peine après être partie, je déchante… j’ai tellement froid sur la moto et j’ai toujours peur de perdre mes lunettes qui avec le vent ont l’air d’une brindille face à un ouragan.  Gênée, je finis par écouter les conseils qu’un peu tout le monde m’a donné : porter un bon manteau en cuir et mettre une corde sur mes lunettes… à contre-contre coeur (parce que c’est pas du tout mon style) je me fonds dans le monde de la moto…  et c’est magique!

En fait, sur mon chemin, je rencontre des dizaines de passionnés!! Des hommes (en grande majorité) tatoués de la tête aux pieds, vêtus de jeans et de cuir, avec des bandanas ornés de squelettes et de longues barbes.  Partout, les gens viennent me voir pour m’aider, pour voir comment je vais, où je me dirige et surtout savoir si tout va bien.  Je découvre une famille tissée serrée, une vraie communauté, qui me fait sentir en sécurité partout où je vais… parce que je voyage à moto.  C’est vraiment extraordinaire… et même si j’ai trouvé la transition difficile au début, je suis vraiment heureuse d’avoir fait un court séjour dans ce monde inconnu… j’ai vraiment été inspirée par le sentiment de solidarité entre les motos cyclistes.

Quelques semaines plus tard, en Papoisie Nouvelle-Guinée, j’irai à la chasse aux crocodiles sur la rivière Sepik, une région du pays où la seule façon de se rendre de village en village est par bateau.  Bon, certaines embarcations sont motorisées, mais sur le coup, je suis plutôt dans un mince canot sculpté dans un tronc d’arbre qui n’a pas vraiment de ballant… et c’est la nuit.  En fait, j’ai vraiment peur, je suis convaincue que je vais mourir dévorée par un croco, et je sais pas trop comment expliquer le tout aux chasseurs dans l’embarcation qui sont occupés à affuter leurs arpons.  Heureusement, un poisson volant saute dans ma face et change vraiment le mal de place.  Je finis par me calmer et vivre moment absolument magnifique avec les Papous.  L’homme devant moi fait des blagues à mesure que sa sacoche se remplie de bébés crocodiles.  Quelques jours plus tard, je comprends qu’il n’aurait jamais pu rien m’arriver.  Les Papous se sentent absolument responsable des gens qui les visitent, j’avais toute une famille qui m’attendait à mon retour.  J’ai trouvé cette expérience tellement touchante et ça aussi, ça m’a vraiment inspiré.

En fait, la raison pourquoi ne parle de ces deux anecdotes, c’est que je ne veux pas seulement parler de voyages, mais d’expériences de vie, de rencontres, de nouvelles activités, sports, sorties, cours à l’école, musées, groupes de musique, etc.  La vie est infiniment intéressante et remplie ; il y a tellement choses à apprendre, à explorer, à découvrir.  Mon voyage m’a seulement rappelé à quel point le monde est immensément grand et beau, et rempli de gens différents vivant de manières éclatées, et qu’ici ou ailleurs, c’est souvent dans l’inconfort de l’inconnu (et quand on accepte qu’on ne sait pas tout) qu’on grandi le plus.

PS : La semaine, je reprends mon récit sur le Cameroun 🙂

Les 15 incontournables du sac-à-dos

A 18 ans, je préparais mon sac-à-dos pour mon tout premier voyage : l’Inde.  Son contenu : beaucoup trop de linge kaki et brun, et une maigre trousse de premiers soins! Avec le temps, j’ai bien compris que j’avais besoin d’un peu de couleur pour être heureuse, et d’un peu plus de précaution. 🙂

Aujourd’hui, je vous propose donc une façon améliorée de faire ses baguages, éprouvée par mes derniers voyages.

Version : pays humide, sans restriction vestimentaires pour les femmes.

Donc, à part les éléments sur la photo, voici les incontournables.  Facile à oublier, ils sont tout de même essentiels :

  1.  La pristine et une gourde : l’eau étant rarement potable, j’apporte toujours cet élément, afin de ne pas être dépendante de l’eau embouteillée qui fait grimper le prix du voyage, en plus d’être une méthode polluante.
  2. Un drap d’auberge : il m’est arrivé de ne pas savoir si les draps des auberges dans lesquelles je dormais était propres.  Dans ce cas, pas de soucis, je me glisse dans dans mon drap d’auberge et j’ai l’esprit tranquille.
  3. Un moustiquaire : Afin de prévenir la malaria et surtout de passer une nuit tranquille, un moustiquaire sauve bien des problèmes 🙂
  4. De l’huile essentielle de lavande : Peur de dormir avec les puces de lit?  Moi oui!  Pour les éloigner quelques petites dans les draps et c’est réglé.
  5. Un couvre-sac pour la pluie : saison sèche ou saison des pluies, avec un couvre-sac de pluie, c’est facile et simple de garder ses vêtements secs.
  6. Un cellulaire : En particulier dans les pays africains où l’internet est rarement présent, c’est tellement plus facile de rejoindre la famille par téléphone.  Il n’y a qu’à acheter une carte SIM du pays et rejoindre nos proches partout devient facile.
  7. Des sachet d’hydratation : la déshydratation peut apparaître rapidement.  Quand le mal de tête frappe, un sachet fait toute la différence.
  8. Des vêtements chauds : parmi toutes les destinations que j’ai fait où je pensais crever de chaleur, il y a toujours eu un moment où j’ai eu froid.  Bangladesh, Cameroun, je suis toujours contente d’avoir une petite laine!
  9. Des barres tendres et gels : Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je dois avouer que quand j’ai faim…  je deviens plutôt impatiente 🙂  Souvent, c’est impossible de trouver de la nourriture, car on est sur la route.  Les barres tendres font alors l’affaire.  Les gels, c’est quand ton guide vient cogner à ta porte à 5h00 pour le trek de la journée, et que tu n’as pas le temps de déjeuner 🙂
  10. Du shampoing sec : quand il y a une coupure d’eau ou tout simplement pas d’eau, et que tes cheveux sont gr..  le shampoing sec, c’est magique!
  11. Savon pour le linge : J’ai rarement visité des pays avec des laveuses..  Un peu de savon pour le linge et un lavabo et le tour est joué.
  12. Corde : Tu viens de laver ton linge et il n’y a pas de meubles dans ta chambre à part le matelas sur le sol ou ton sac-à-dos brise soudainement : de la corde, c’est toujours utile 🙂
  13. Un adaptateur : plusieurs pays n’utilisent pas nos prise électriques.
  14. Une trousse de premier soin : en cas de pépin, c’est toujours très pratique!
  15. Le petit et le grand sac : J’ai toujours un grand sac pour traîner tous mes bagages et un petit pour quand je sors dans une ville.  L’un rentre dans l’autre lors des déplacement.

Les sacs de compression font des miracles pour économiser l’espace. 🙂

  Pour l’avion.

Et voilà!