14 – A l’école de la vie

Aujourd’hui, je quitte le Cameroun le cœur gros.  Comme à chaque fois que je quitte un pays, je repense avec nostalgie à tout ce que j’y ai vécu… aux milles et unes aventure que j’ai vécues bien sûr…  comme :

La chasse aux petits mammifères et python, en pleine jungle :

10 – A la trappe camerounaise!

Cette traversée épique et effrénée de Douala à moto :

4 – Les parapluies camerounais

Ou cette visite surprise et risquée de la frontière du Nigéria :

8 – A la frontière du Nigéria

Toutefois, je pense également aussi beaucoup aux grandes leçons de vie que j’y ai appris.  Ce qui est pour moi, le plus riche.

Comme cette idée que toutes les connaissances sont valables, et que personne n’est ignorant :

11 – Le coconut

En fait, chaque fois que je pars en voyage, j’ai l’impression de refaire mon baccalauréat.  C’est certainement dans ces moments privilégiés que j’ai le plus appris.  Que ce soit à l’arrêt d’autobus ou au marché, je fais l’expérience au quotidien de concept comme l’économie locale versus la mondialisation et le développement.

9 – Le poisson du village

Ou encore de l’impact du tourisme sur les populations locales :

7 – Négocier serré

Bref, aujourd’hui, je pense aussi bien fort à mon ami Gabin, rencontré par hasard dans un souper entre ami.  Quand je l’ai rencontre, il commençait son baccalauréat au Canada avec tous les défis que ça représente d’arriver dans un nouveau pays.  On n’avait pas eu la même enfance, ni la même histoire de vie, lui au Cameroun, puis moi au Québec.  On s’est toute de suite bien entendu et encore aujourd’hui, nous sommes toujours de très bon amis.  Je suis vraiment heureuse de m’être assise ce jeudi soir d’automne pour entendre ses milles et unes aventures du Cameroun, sur ce pays qu’il qualifiait du plus beau bijou d’Afrique.

Et, il n’avait pas menti.  Le Cameroun est un pays absolument fabuleux, intéressant sur tous les plans et vraiment, vraiment beau.  Je suis encore aujourd’hui absolument reconnaissante qu’il m’ait fait l’invitation de venir, afin que je puisse découvrir sa culture.  C’était mon deuxième voyage en Afrique et je continue toujours à dire que c’est un continent ignoré par les voyageurs, mais qui a tellement de beautés à offrir.

Je tiens à souligner que c’est dans la différence que l’on apprend le plus.  Que c’est en allant vers l’Autre, qu’on enrichit le plus sa vision du monde et qu’on apprend à vitesse grand V sur la vie.  Que si je n’avait pas appris à connaître Gabin cette soirée-là, je n’aurais jamais pu avoir accès son monde, sa culture, ses opinions, son histoire…  et je serais vraiment passé à côté de quelque chose d’inestimable.

Et vous, quelles grandes leçons de vie avez-vous apprises de vos voyages?

10 – A la trappe camerounaise!

Les deux mains bien accrochées sur le support en métal de la moto, mon dos craque à la folie.  C’est que sur cette petite route de sable rouge de campagne camerounaise, j’encaisse les coups que les amortisseurs inexistants de mon véhicule, ne peuvent amortir, justement.  C’est déjà la grande aventure, puisqu’à chaque instant, j’ai peur de rouler sur une trop grosse bosse et ainsi aller rejoindre la jungle luxuriante qui m’entoure.  😉

C’est que j’avance vers une expérience de vie complètement unique : mon chauffeur de moto m’amène à la chasse dans la jungle!  Arrivée à destination, je rencontre un homme très petit avec une très grande machette.  A ma grande surprise, je me rends compte que l’homme en question est un Pygmé.  J’avoue avoir très peu de connaissance sur ce groupe, et en avoir seulement vaguement entendu parler dans les livres que j’ai lus.  Je me sens tout à fait privilégiée de l’accompagner à la chasse.

En deux temps, trois mouvements, je me retrouve au coeur de la jungle, ce dernier me montrant comment il trappe chaque jour de petits mammifères.  Je suis absolument impressionnée!  En quelques secondes, il coupe une lianes, puis deux petits arbres, attache l’un aux autres et construit un piège en tout point naturel et au combien efficace!  Un petite clôture faite de bois sur plusieurs mètres contraint les animaux à passer par un petit trou où le piège sera ensuite installé.  Il commence à parler de ses connaissances de la forêt, je suis vraiment fascinée par son savoir-faire.

Un peu plus loin, la clôture est détruite.  Des bouts de bois se retrouvent un peu partout..  Intriguée, je lui demande ce qui a détruit son piège.  L’homme sourit, puis me dit que ses installations sont conçus pour attraper de petits animaux pour leur peau, mais également pour se nourrir.  Toutefois, ils ne sont pas assez forts pour capturer un…. python!!!!  Je n’en crois pas mes oreilles, il me raconte que la semaine passée, un python s’y est pris : coincé dans le fil à pêche qui entourait son tron, le python s’est débattu de gauche à droite pour s’échapper, mais sans succès.  L’homme ayant appris la nouvelle, il est revenu avec plusieurs amis pour tuer sa proie avec un fusil.

Cette histoire me semble absolument surréelle!  Le Cameroun est franchement un endroit tout à fait incroyable!  Toutefois, même si je bois les paroles de l’homme, je ne peux rester en place!  Je me trouve près d’une gigantesque fourmilière et des centaines de fourmis montent sur mes jambes et me mordent agressivement.  Ouf!  Honnêtement, je le répète encore, je suis vraiment impressionnée de la capacité d’adaptation de l’Humain!  L’homme travaille chaque jour sans relâche pour nourrir sa famille dans une chaleur incroyable, au milieu d’animaux assez dangereux (python!) avec des fourmis partout!  Avec sa machette, des bottes de caoutchouc, des shorts et un t-shirts de soccer, c’est franchement rudimentaire comme mode de vie!  Franchement, je me trouve privilégiée, et j’ai beaucoup de respect pour lui.

 

 

 

 

7 – Négocier serré

Je suis vraiment une passionnée des marchés de poissons!  Chaque fois que j’en vois un sur mon chemin, je fais fit de l’odeur, et je me fais un plaisir d’y passer des heures!  J’en ai visité en Afrique, en Asie, en Europe et en Papoisie Nouvelle-Guinée, et chaque fois je suis absolument impressionnée par les couleurs, les formes, les grandeurs de ces habitants de l’océan.  Il y a toujours un poisson que je n’ai jamais vu de ma vie!

Voici mon dernier article sur le marché de poisson que j’avais visité en Tanzanie 😉

http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/11/25/poisson-geant-et-poulet-tandoori/

Au Québec, les fruits coûtent tellement chers, j’en mange donc rarement… alors j’en profite à fond en voyage pour me remplir la panse de pieuvre, calmars et poissons frits! Wow! Tellement d’éléments me fascinent dans ces endroits :  l’abondance d’abord, la grosseur ensuite, mais aussi l’ambiance toujours un peu festive en raison des gens qui négocient serrés leurs achats, et surtout les pêcheurs fiers de leurs plus grandes prises et qui ont toujours des bonnes histoires de pêche à raconter.  Partout autour du monde, la pêche s’effectue de différentes manières : que ce soit en pleine nuit avec une lampe au Malawi : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/12/22/32-peche-traditionnelle-au-malawi/ ou dans de petites embarcations doubles et étroites en Papoisie Nouvelle-Guinée ( j’ai déjà hâte d’écrire mon article sur le sujet!), je raffole de ces histoires toujours intenses.

Tout cela pour dire, que cette fois-ci, j’ai mis les pieds dans mon premier marché de poisson au Cameroun, près de Limbe et je suis gaga.

Je suis toujours impressionnée par les gros poissons et les crabes géants.

Négocier est toujours une expérience un peu étrange.  C’est la tradition dans plusieurs des pays dans lesquels j’ai voyagés, mais je suis toujours un peu perdue au travers des éléments à prendre en considération lorsque je regarde les prix :

  • Dans certains pays, négocier les prix de tous achats est normal, alors que dans d’autres la nourriture ne se négocie pas, c’est un signe d’irrespect pour l’énergie demandée pour amener ce poisson/fruit/légume sur la table.
  • Je dois aussi être consciente que souvent les prix sont gonflés artificiellement pour moi, car je suis une étrangère et la plupart du temps, les gens des communautés que je visitent pensent que mes poches sont pleines à craquer.  En même temps, je dois aussi être consciente que dans d’autres endroits du monde, notamment le Bangladesh ou la Papoisie Nouvelle-Guinée, monter les prix pour moi, étrangère, ne viendrait jamais à l’idée des gens locaux, et essayer de faire baisser le prix de la nourriture pourrait me faire paraître franchement insultante.. pour eux qui me demande un prix tout à fait juste pour leurs produits.

  • Finalement, je dois aussi prendre en considération, que quand je ne négocie pas un prix qui devrait l’être selon les locaux, j’envoie également le message qu’en tant que visiteur, j’ai les moyens de payer ces prix-là et que je suis vraiment très riche.  On s’entend, venant du Canada mon pouvoir d’achat est la plupart du temps plus élevé que celui de gens dans lequel je visite, toutefois, je fais toujours attention de négocier mes prix, afin de d’envoyer le message que oui, j’ai les moyens de voyager, mais non je ne vis dans un château au Canada à manger du crabe des neiges matin, midi, soir.  En fait, j’ai souvent assisté à situation, où des touristes étant inconscients de cette dynamique voyaient un prix absolument dérisoire pour un produit étiqueté de luxe au Canada, par exemple ces crabes géants dans ce marché au Cameroun.  Cela envoie un vraiment un drôle de message aux vendeurs et vendeuses du marché qui pensent maintenant pouvoir demander un prix ridiculement élevé aux étrangers pour un produit local.  A long terme, cela crée un fossé infranchissable entre les populations locales et les touristes autour de l’idée de richesse.

Bref, j’adore les marchés de poissons, ou tous les autres types de marché dans  les pays dans lesquels je voyage.  Je suis une super fan de ce contact avec les gens ; tout le monde doit manger, et la nourriture en dit tellement sur le mode de vie local, les traditions, les goûts, sur les familles qui fréquentent ces marchés.  J’en profite toujours pour faire le plein d’histoires et de conversations, mais je suis toujours aussi consciente de l’impact de mes achats sur la dynamique du marché : j’essaie de payer le prix juste et ma réflexion change de pays en pays selon les traditions locales : ce n’est pas nécessairement un prix durement négocié ou le plus bas possible, ni le plus élevé non plus, aussi parfois il n’est pas négocié, parce qu’il ne négocie tout simplement pas.  C’est le prix qui respecte la personne en face de moi, qui lui envoie le message que je donne de la valeur de son travail, qui reconnaît aussi que je viens d’ailleurs, mais qui en même temps veux donner une idée juste de qui je suis, une voyageuse sac-à-dos qui vit dans un appartement bien normal à Montréal.

Et voilà, je promène un peu partout et je fais mes choix ; c’est que je me prépare un festin.  Juste sur le côté du marché, plusieurs femmes ont des grills et cuisent sur le feu les achats frais du matin des clients.  Je laisse mes réflexions sur la négociation pour goûter pleinement aux saveurs du terroir camerounais.  C’est délicieux!

 

11 – Dans la Gorge du Tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la Gorge du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile. On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse Gorge.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été vraiment impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Le logement peut être rudimentaire, mais encore une fois cela fait partie de l’expérience!  J’ai eu cet intéressant moment dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprenable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!  Je pensais faire une réaction allergique!

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Bref, à ne pas manquer!

Et vous, quels treks à couper le souffle avez-vous fait?

 

 

 

7 – A l’épicerie vietnamienne

Je pourrais parler de la beauté des temples vietnamiens, de leur architecture typique, colorée, vivante, pleine de détails.  Je pourrais aussi parler de cette façon de construire des bâtiments tellement différente de ce que je connais du Canada.

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Je pourais aussi parler des dragons fantastiques qui ornent toutes les entrées de ces endroits magiques.

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Ou encore de ces cloches géantes, bien plus grandes que moi 🙂

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Tant de choses m’impressionnent au Vietnam.

Mais ce qui m’impressionne vraiment… c’est le moment où je dois manger!  Au pays de la pho, cette soupe typique du coin, on raconte que plus les bancs où l’on mange ce repas sont petits, plus la soupe est bonne (et pas chère)!  J’adore donc prendre mon petit déjeuner au coin d’une rue passante, sur un mini banc de plastique avec une table qui va bien plus bas que mes genoux, cette soupe chaude, souvent préparée avec des intestins n’en est que plus savoureuse!

D’ailleurs, aller au marché, goûter de nouveaux plats, manger de la bouffe de rue, c’est ce que je préfère.  L’ambiance, les gens, les saveurs, les bouts de viande étranges (lire : organes comme du cerveau ou de la langue), c’est vraiment vivre l’aventure.

Toutefois,  le Vietnam, ne m’a pas seulement impressionné par ces marchés… mais aussi par ces épiceries!  Car oui, oui, on y trouve des morceaux bien intéressants!  Et surtout bien empaquetés dans de la pellicule transparente et du styromousse…   J’adore ce mélange de culture Nord-Américaine où tout doit être bien propre et tout empaqueté dans du sarrawrap, avec la culture asiatique où tout se mange et tout est savoureux.

Une juteuse tête de poisson.

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Un bébé poulet noir.

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Une alléchante oreille de porc.

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Et de délicieuses queue de cochon.

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Aller, vite à l’auberge de jeunesse, j’ai hâte de cuisiner tout cela!

Et vous, lequel des plats présentés sur la photo auriez-vous testés?

 

1 – Mes premiers pas en Chine!

Je suis arrivée en Chine les mains moites, le sourire fendu jusqu’au oreille, en me demandant qu’est-ce que j’avais fait!

Eh bien, je devais me rendre à l’évidence, j’avais traversé la moitié de la terre pour vivre mon premier voyage sac-à-dos! Le cœur battant, je ne pouvais plus reculer, Beijing m’attendait!

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Dès les premières secondes, mes cours de mandarin m’ont bien servi! C’est que même à l’aéroport, impossible de trouver quelqu’un qui parle anglais. (Se débrouiller en mandarin est assez nécessaire, ici.) Et j’ai vite oublié l’idée de me diriger grâce aux inscriptions…  tout est en caractères chinois! Une vraie immersion culturelle en quelques secondes! Oh oui, c’était déjà l’aventure, la découverte, l’inconnu.

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Le lendemain, je pars pour la Cité Interdite. Le pays n’est ouvert aux étrangers que depuis un peu plus de 40 ans maintenant. Moi qui a étudié en science politique, j’ai bien hâte de découvrir ce qui perdure du communisme, ici…  Je suis tellement avide d’en connaître plus!

J’avoue que je suis sur un nuage, je marche sur la place Tiananmen. C’est absolument spécial de marcher à cet endroit historique où est affiché cet immense portrait de Mao.  Je marche directement dans l’Histoire avec un grand H!

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Au milieu de ces lieux, beaucoup de touristes chinois. Cela peut sembler étrange à première vue, de réaliser que beaucoup de locaux visitent leurs propres attraits touristiques. Toutefois, cela ne fait que quelques années que les Chinois peuvent voyager dans leur propre pays à travers différentes provinces. Voilà pourquoi la Cité Interdite est aussi populaire auprès de gens provenant des quatre coins de la Chine!

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Plus tard, c’est le temple du paradis qui m’attend. Je goûte pour la première fois de ma vie à l’architecture asiatique. Je n’ai jamais rien vu de tel en Amérique du Nord, c’est franchement impressionnant et tout à fait différent de ce que je connais.  Tellement de détails et de beauté, c’est vraiment un autre sens de l’esthétisme.

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Toutefois, il n’y a pas que cela qui est impressionnant en Chine… Le soir venu, je me dirige vers le marché de nuit de Beijing à la découverte de la fabuleuse culture culinaire chinoise. Ça aussi, ce sera une grande aventure dans ce pays aux milles visages. Mon ouverture aux nouveaux aliments sera mise à rude épreuve! Ah! Ah! Ah!  Moi, qui n’apprécie pas tant les organes, je serai servie!

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Allez, dans le prochain article, je vous emmène manger des scorpions!

Et vous, qu’avez-vous mangé d’étrange en voyage?

 

 

35 – L’aventure humaine

Il y a quelques jours, je suis arrivée en Zambie.  J’ai presque terminé de traverser la côte est africaine avec mon sac-à-dos.  Je dois avouer que je suis un peu épuisée.  Trois mois et demi avec deux chandails, deux paires de pantalons et des sandales… dans le sable, la savane et la brousse, la jungle, ouf!  J’ai roulé ma bosse un peu partout à la recherche d’aventures inoubliables, mais surtout de compréhension.    C’est que l’objectif premier de mon voyage n’était rien de moins que de mieux comprendre le monde!  J’ai beau avoir un baccalauréat en science politique, il me semble que j’avais besoin d’aller dans le vrai monde pour mieux comprendre notre immense planète.

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À travers ce périple, je me suis posé mille questions : les ONG, les grandes organisations internationales, la pauvreté, les différentes cultures, l’impact du tourisme, l’environnement, les modes de vie variés des Africains, l’économie informelle, le micro-crédit.  Dans un autre ordre d’idées, j’ai certainement vécu des aventures complètement folles : courir après une giraffe en Ouganda,

15 – Hell’s Gate National Park – L’unique safari à vélo!

faire de la moto en Ouganda,

22 – Faire de la moto au royaume des Karamojons

traverser une horde d’éléphants au Malawi,

33 – Le paradis se trouve au Malawi

Oui, des poussées d’adrénaline intenses parce que je pouvais même pas croire moi-même ce que j’étais en train de vivre, j’en ai eu!  Et plus d’une!  L’Afrique est remplie d’aventures!

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Mais le plus beau, le plus magnifique, c’est l’aventure humaine.  Ce sont les conversations avec l’homme du stand de chapati (pita) ou avec la femme dont tu tiens le bébé dans l’autobus.  C’est partager une injera (plat traditionnel) avec un Éthiopien qui t’accueilles chez lui, et rire avec ton chauffeur de moto parce qu’il allait trop vite et il a cogné ton genoux sur le truck à côté dans le traffic.  C’est aussi apprendre à négocier les prix avec les marchands au marché de poisson, pis capoter parce qu’un gars à 4 mètres de toi dans le traffic intense de Kampala te demande en mariage!

L’aventure humaine, c’est aussi le plus difficile. Quand tu arrives à voir la beauté des gens, des différentes cultures, langues, coutumes en prenant le tuk-tuk local et en mangeant ce que les gens aussi mangent eux-mêmes, tu voies aussi le quotidien… Et aussi les conséquences du tourisme de luxe, le culte omniprésent des gens qui ont la peau blanche, l’impact de l’économie mondiale, sur les petits réseaux locaux ou encore les effets parfois mitigés de la présence d’ONG internationaux.  Il y a bien des soirs où je me suis endormie la tête pleine, lourde de questions sans réponse, parce que rien dans ma vie d’occidentale, ne m’avait préparé à comprendre les enjeux relatifs à ce voyage, même pas mon baccalauréat en science politique, plutôt de gauche de l’UQAM.

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Par exemple, quand je suis arrivée en Zambie, je me suis dis Ouf!  Ici, c’est plus industrialisé, je vais pouvoir faire le point.  Je vais aller m’asseoir dans un Mc Do, et en mangeant exactement les mêmes croquettes de poulet que je mangerais à Montréal, je vais prendre une p’tite pause et essayer de comprendre ce que je viens de vivre.

Mais le reste de mon voyage ne s’est pas passé comme cela.  En Zambie, en Namibie et en Afrique du Sud, j’ai vu des réalités complètement différentes de ce que j’avais vécu en Afrique de l’Est.  J’ai vu des pays déchirés par les inégalités sociales, engendrant des situations de violence et d’insécurité.  Et la roue de mes questions s’est complexifiée, parce que dans la même journée, j’ai pris les deux photos suivantes (ci-bas), et pour la première fois de mon voyage, je me suis fait volé… dans un beau grand centre d’achat flambant neuf! Avant, je n’avais jamais eu peur de cela.  Oui, j’ai vu de la pauvreté en Afrique de l’Est, mais je n’ai jamais eu vraiment de me faire voler, alors que c’était le contraire dans un pays où la qualité de vie était plus élevée…  pourquoi?

Loin de moi l’idée de généraliser sur ces pays.  Ils sont tous magnifiques et j’y ai vécu d’autres aventures rocambolesques, c’est certain!  Mais j’avoue que le centre d’achat géant que j’ai visité à Lusaka m’a fait bien réfléchir!

Et vous, quels genres de réflexion le voyage vous a-t-il apporté?  Avez-vous déjà été bouleversé à la suite d’un voyage?

 

 

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

Je suis maintenant en Zambie, à quelques mètres du Zimbabwe : les chutes Victoria se situant à la frontière des deux pays.  Le paysage est magnifique, mais je suis arrivée ici bien par hasard!  C’est que je ne pensais pas visiter la Zambie!

Avec le temps qui file, j’avais évalué mes options pour arriver à temps pour mon vol en Afrique du Sud dans à peine quelques jours!  Aussi, je me suis renseignée au Malawi, afin de savoir le prix des billets d’avion.  En parlant à la dame au comptoir, j’avais négocié un prix en dollars US, confiante que bien qu’un peu serrée, j’allais arriver à entrer dans mon budget.

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Le prix fixé, la tête libre, je suis alors préparée ma dernière fin de semaine de trek au Malawi.  J’avais dans l’idée de revenir le lendemain matin réserver mon billet d’avion avant de partir en randonnée.

Seulement, une fois revenue le lendemain… la dame me rappelle que je n’ai pas négocié en dollars US, mais bien en Kwacha, la monnaie locale.  Eh bien, eh bien… le prix du billet passe maintenant du simple ou double!!  Je suis sous le choc.  Cela dépasse largement ce que j’avais discuté avec mon porte-feuille 🙂

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Alors, je décide que non… c’est trop!  J’étais déjà réticente à dépenser autant d’argent pour me déplacer rapidement.  C’est décidé, adieu mon dernier trek au Malawi, je retraverserai aujourd’hui le pays pour me rendre en autobus en Afrique du Sud… ce qui sera nettement moins cher!  Et hop, il y a toujours des imprévus en voyage, et une erreur de compréhension est si vite arrivée  🙂

En deux temps, trois mouvements, je retourne à mon hôtel, défait mon sac de trek et remballe mes choses et mon passeport pour traverser la frontière avec la Zambie.  Comme je n’étais pas supposée y mettre les pieds, je ne connais rien ce que pays, mais qu’à cela ne tienne j’irai.  Et me voilà déjà dans l’autobus, les genoux renfoncés vers ma poitrine, un autre bébé sur les genoux!

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Le visage collé sur la vitre sale de l’autobus, je ris.  Franchement, quelle prise de décision intense!  Le temps est maintenant compté, dans quelques jours à peine, je dois prendre un avion à Cape Town pour retourner au Canada.  Toutes mes sorties touristiques sont maintenant numérotée en terme de temps, et doivent en vraiment valoir la peine!  Et les chutes Victoria en font partie!

Comme bien des Canadiennes, j’ai eu la chance d’aller visiter les chutes Niagara, mais là… Wow!  Les chutes Victoria sont sans pareil!  Gigantesques, magnifiques…  et mouillées!  Ici, impossible de rester au sec!  L’air est carrément de l’eau!

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Et la végétation est si belle!  Dans une zone aussi humide, la couleur de la flore est à la hauteur des attentes de n’importe quel voyageur!

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Finalement, je suis bien heureuse d’avoir mal compris la dame au sujet du prix du billet d’avion, je visiterai la Zambie et je me rappellerai pour toujours des chutes Victoria!

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Pour voir la vidéo :

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Et vous, avez-vous déjà eu un changement de plan aussi drastique en voyage?

 

32 -Pêche traditionnelle au Malawi

Après ma dernière péripétie à la frontière du Malawi, je peux enfin me reposer près du magnifique lac du même nom!  Le lac Malawi est immense, et bien qu’il ne représente pas la mer, il peut toutefois aisément en avoir l’air.  Présent de long en large du pays, il représente un endroit de repos de choix durant toute la traversée de cet État!  Le Malawi s’annonce être un pays particulièrement magnifique, grâce à lui.

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J’ai bien vite remarqué, qu’ici, il y a très peu de voitures, et de véhicules motorisés en général.  C’est bien différents du reste des États africains que j’ai traversé, où les transports en commun locaux sont réguliers et abondants, puisque la population elle-même doit se déplacer de manière efficace.  Ici, au Malawi, il existe une plus petite population, les matatus sont donc moins présents.  J’ai donc dû prendre un vélo-taxi pour me rendre jusqu’à ma destination!  J’avais bien peur d’être trop lourde pour l’homme qui me transportait!  Et c’est ce qui est arrivé 🙂  A la première montée, mon chauffeur , le visage mouillé de grosses gouttes de sueurs m’a dit qu’il préférait me remettre mon argent plutôt que de continuer son chemin.  Ouf, un petit coup pour l’orgueil!

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Arrivée à destination, j’ai pu partager la plage avec quelques vaches..

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et quelques pêcheurs bien musclés!  Je les observais de loin tirer leurs filets géants à partir du rivage, jusqu’à ce qu’ils me demandent de prendre une photo avec moi. En riant, j’ai dit oui, mais je ne me doutais pas qu’il allait en profiter pour -tous- me pincer les fesses!  J’imagine que c’est pour cette raison qu’ils ont l’air si heureux sur la photo!

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Dans tous les cas, après cette aventure, je ne suis pas prêt d’oublier la façon dont s’exerce la pêche traditionnelle au Malawi!

Et vous, êtes-vous fan de pêche en voyage?  J’avoue que chaque fois que j’ai l’occasion d’en faire, je saute sur l’occasion!  Et vous?

 

31 – Entre la Tanzanie et le Malawi

-Andréanne?  Andréanne!

Et voilà, bam, je gis sur le sol, entre la Tanzanie et le Malawi. Évanouie.  Mon passeport tombe de mes mains et je me frappe la tête contre le comptoir, heureusement mon sac-à-dos a pu amortir ma chute.  Qu’est-ce qui arrive?  Mes mains sont moites, je me sens faible.  Ça fait trois jours que j’essaie de me rendre à frontière du Malawi, mais chaque fois, je suis trop malade pour continuer à faire le trajet d’autobus.

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Le douanier ne comprend pas trop.  Il envoie un homme me relever.  Il s’en fou.  Le visage en bouilli, il prend ma photo et mes empreintes digitales.  C’est parti, je viens de m’évanouir devant le douanier, mais qu’importe si j’ai un virulent parasite, on me laisser passer!  Au suivant!

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Fatiguée, mon passeport étampé, je décide de retourner en Tanzanie, idée de m’acheter un jus, car je ne peux plus avancer.  Un peu plus tard, incognito, je retraverse la frontière sans passer par les douanes sans que personne ne m’interpelle.  Mon esprit est dans la brume, mais je ris quand même : voici un poste douanier bien efficace 🙂

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Quelle entrée triomphante au Malawi!  C’est que j’ai bu de l’eau contaminée sur l’Île de la Mafia, et mon antibiotique universel peine à faire effet…  heureusement, je me remettrai rapidement suite à ce passage de frontière cocasse!

C’est partie pour une nouvelle aventure!

Et vous, l’eau bue en voyage vous a-t-elle déjà rendu malade?

 

 

30 – Le monde sous l’eau

Oh, c’est à l’Ile de la Mafia que j’ai eu ma première expérience d’apnée!  Wow, et quelle excusion!

Franchement, la faune et la flore aquatique est incroyable ici!  Nager dans tant de couleurs, de coraux et de poissons, c’est absolument fascinant.

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Des coraux fascinants et des poissons de toutes les couleurs!

Bref, une journée fantastique!  Pourtant, je crois que ce que j’ai préféré, c’est aller visiter une toute petite île avec des maisons en terre battue et des toits en paille, entourées de grands baobabs.  Au milieu de ce petit village tranquille, je ne m’attendais pas du tout à entendre crier des hommes écoutant le soccer sur une télévision plasma! Une passion mondiale, jusqu’au bout de la terre, et surtout jusque sur une petite île dans l’océan indien !

Et vous, où avez-vous réalisé votre plus belle expérience de snorkeling?

 

 

29 – La plage secrète

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Comment je me suis retrouvée captive dans une mangrove avec une moto, l’eau montant jusqu’à mes chevilles?

J’avais entendu parler d’une plage secrète.  Pas de route pour s’y rendre, il fallait traverser la mangrove.  Et hop, il ne m’en fallait pas plus pour y aller.

Ma moto tangue à travers l’île de la Mafia.  C’est que le sable est partout et il est mou.  La moto verse souvent.  Vram, vram, le moteur force… et je m’accroche!  Ah oui, c’est vrai, les amortisseurs de mon transport sont finis 🙂

Puis, enfin la mangrove!  C’est la première fois que je traverse cet environnement, touffu, humide, rempli de racines et de crabes rouges comme le sang.  C’est magnifique, unique.

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Et la moto capote dans toutes ces racines, elle va dans tous les sens. Et moi je ris, parce que franchement, qui ferait de la moto ici?

J’arrive à la plage et c’est carrément au dessus de mes attentes!  C’est fou d’être seule ici, au milieu de tant de beauté!  Le bord de l’eau est infini, le sable extrêmement fin.

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Mais ce moment de pur bonheur se termine rapidement ; le soleil commence à se coucher et je dois retraverser la mangrove.  Le hic, c’est que parmi toute cette végétation, je ne retrouve plus mon chemin.  Les sentiers que j’ai empruntés pour venir se remplissent peu à peu d’eau.  Tout se ressemble.   Au bout de 1h30, je me rends compte que je suis perdue.  L’eau est toujours plus haute et la moto peine maintenant à traverser les racines et le flot continu de la mer.  Je suis assoiffée et j’ai oublié d’apporter de l’eau…

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Heureusement, par un pur hasard, quelqu’un arrive à notre rencontre, il a entendu au loin le son de la moto.  Il m’indique le chemin le plus rapide pour sortir.  Ouf, le pire est évité. Sauf que j’ai affreusement soif.  Il y a bien longtemps que j’ai terminé mes réserves d’eau maintenant.  Au loin, je vois un puits et je fais ce qu’aucune voyageuse ne devrait faire.  Je bois l’eau sans la traiter… ce qui aura de lourdes conséquences.

Et vous, quelle est la plus belle plage que vous ayez visité?

 

 

28 – Quand vomir fait réfléchir

On dit en Tanzanie, que Zanzibar, c’est LA place.  Tu veux te faire bronzer la marboulette, boire un délicieux mojito, rencontrer d’autres touristes sur le party : Zanzibar, est tout indiqué!  De mon côté, j’avais d’autres projets en tête, et peu moins d’argent à dépenser 🙂

Aller, je repars.  C’est le moment où je saute dans un matatu (bus local), les genoux pliés sur ma poitrine, le poulet me picorant les mollets, et c’est parti quelques heures de transport : je vais à l’Île de la Mafia (Mafia Island).

Très peu de gens de rendent à l’Île de la Mafia, ou s’il y vont, c’est en avion privé.  C’est que le chemin pour s’y rendre n’est pas de tout repos.  Arrivée au village où je dois prendre le bateau, je dois chercher un endroit où dormir, car il n’y a pas d’auberge.  Les gens sont bien étonnés de me voir arriver!  Heureusement, plusieurs personnes m’aident et une mission catholique accepte que je dorme dans leurs locaux.

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Le lendemain matin, c’est le grand départ et mon bateau m’attend. Les passagers s’entassent rapidement sur le plancher ; notre transport est définitivement plein!

Dès le départ, j’ai mal au coeur. Les vagues sont hautes et…Ouuuuuu, j’ai vraiment mal au coeur, ouuuuu, une chance que je suis assise sur le bord, ouuuu. En quelques minutes, le corps à moité par dessus bord, je vomis tout ce que j’ai.  Autour de moi, je n’entends que des rires!  Les gens rient de bon coeur…

-Mais qu’est-ce qu’une étrangère fait ici!  Elle devrait être dans l’avion comme les autres!  Elle a l’argent après tout! Elle n’est pas fait pour les bâteaux que les locaux prennent.

J’ai l’estomac en bouillie, mais je réfléchi en même temps.  A force de prendre des transports différents des gens locaux, les touristes passent pour des faibles ne pouvant tolérer les conditions de vie habituelles des gens d’ici. Comme il y a un réseau de transport entièrement parallèle à ce qui est déjà en place, et beaucoup plus dispendieux, cela donne sans aucun doute l’image que les étrangers sont très riches.  Loin de moi l’idée de revendiquer que tous devrait prendre un bateau comme je l’ai fait pour aller à l’Île de Mafia!  Pourtant, cela me fait penser à la manière dont le tourisme se déroule, ici en Afrique de l’Est, et comment les populations locales perçoivent cette activité.  Il y a très peu de voyageurs sac-à-dos et beaucoup de tours opérateurs de luxe.  Des milliers de dollars sont dépensés à la semaine dans le cadre de type de tourisme, toutefois les populations locales ne pas impliquées dans ces activités, et regardent de loin et avec envies les sommes dépensées..

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Trève de bavardage, après quelques heures sur l’Océan Indien, je suis arrivée sur l’Île de la Mafia!  Quel voyage et le débarquement s’annonce.. bien drôle!  J’embarque sur un plus petit bateau pour rejoindre la plage.  Des hommes me proposent de me transporter sur leurs épaules pour que je ne mouille pas mes vêtements, moi l’étrangère.  Je ris et le sac-à-dos au bout de mes bras, je saute dans l’eau.  Voilà, je suis aussi trempée qu’eux!

Les deux pieds sur la terre ferme, je regarde le large, et ce gigantesque pont.  Probablement construit pour un grand projet de développement économique, les gens locaux ne peuvent pas l’utiliser, car leurs bateaux sont trop petits pour ce pont leur soit utile.

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L’île de la Mafia est un vrai bijoux sur la terre.  Des plages immaculées, des palmiers gigantesques, et des résidents extrêmement sympathiques et avenants.

Aujourd’hui, je me suis fait croqué les mollets par des poulets, j’ai vomi dans l’océan indien et je ne boirai pas de mojito…  mais les deux pieds dans le sable brûlant, j’aurai compris des choses.

Et vous qu’auriez-vous choisi, Zanzibar ou l’Île de la Mafia?

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27 – Poisson géant et poulet Tandoori

J’adore les marchés de fruits et de légumes, mais les marchés de viande et de poissons ont un côté brut et graphique qui rend leur traversée complètement incroyable.

À commencer par l’odeur.  🙂

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A Dar Es Salam, le marché au poisson est immense et rempli de milles et une variété de poissons colorés, grands ou petits.  Ils semblent nous regarder droit dans les yeux!

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Ici, magasiner est un jeu et marchander est de mise!  Les marchands étendent la récolte des pêcheurs sur une grande table et c’est au plus fort la poche!  On parle fort, on rit, on jase…  Près des plateformes gluantes, des balances et des bateaux accostés, on crée des liens au marché de poisson.  C’est le poisson le plus qu’on peut trouver.

Acheter directement au marché est l’idéal, la même prise au restaurant coûtera 3 ou 4 fois le prix!

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Un peu de poulpe?  C’est la spécialité ici.  Dans de gigantesque woks, les Tanzaniens, le font bouillir à grand feu, puis y ajoute une sauce carrément intensément piquante.  C’est un vrai spectacle de voir la préparation de ce mets qui traverse la ville.  Une fois cuit des vendeurs sillonnent les rues pour offrir le poulpe à tous!  Plus le poulpe est acheté proche du marché, plus il est encore chaud!

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Bref, l’expérience d’aller se «dealer» un poisson fait définitivement partie des incontournables de Dar Es Salem, une ville incroyablement intéressante, pour la variété des traditions culinaires qui y sont présentes.  Quoi de mieux après un bon poison grillé, qu’un poulet Tandoori servi dans la rue!  Dar Es Salam compte une importante communauté indienne et ce soir, j’apprécie d’avoir pu goûter à deux cultures dans la même ville!  Mon ventre est plein et rond!

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Et vous, avez-vous déjà été marchander un poisson au marché?  Quelle a été votre expérience?

 

 

26 – Le titanic tanzanien

Après la grande aventure en canot, je peux maintenant relaxer sur le bord de l’eau, les deux pieds sur la terre ferme.  Je mange du poisson grillé en regardant les pêcheurs locaux faire sécher leur récolte du jour.  D’ailleurs, la façon dont le poisson est séché ici est vraiment intéressante!  Ah, l’arrivée en Tanzanie se passe plutôt bien!

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Le sable est blanc et fin, la plage est à quelques pas.  Bukoba est franchement un bel endroit.  Une ville assez calme en comparaison à ce que j’ai vu ailleurs en Ouganda.

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La plage de Bukoba

Je m’apprête à traverser, cette nuit, le lac Victoria avec le ferry se rendant à Mwanza. Un excellent moyen de se sauver de la route et d’une journée complète de transport, puisque le trajet se fait de nuit!  Arrivée sur le quai, je constate que le bâteau transporte une charge impressionnante de bananes!

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Ce bâteau ressemble en tout point au Titanic, en plus petit format bien sûr! C’est bien beau tout cela, j’ai une cabine très jolie, mais cela veut également dire que les passagers en 3e classe sont confinés au sous-sol et qu’ils ne peuvent partager l’espace réservé aux gens de 1er classe…. Ouf! Quelle inégalité!  Je me sens vraiment comme dans le film Titanic, et je n’aime pas ça…  Je n’ai aperçu pas de fenêtres dans cet espace, et il n’y a pas de lits.  J’ai bien l’impression que ces gens vont passer une très mauvaise nuit. Franchement, je me sens mal de vivre dans ce confort!

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Malgré ce malaise, la nuit se passe très bien (pour moi) et je me réveille à la vue des bateaux de pêche traditionnels du coin.  Comme dans les films, leurs larges voiles triangulaires filent au vent!

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C’est une vue imprenable sur le lac Victoria.  C’est parti, j’amorce maintenant la traversée de la Tanzanie!

Et vous, avez-vous déjà pris un ferry pour traverser une longue distance en voyage?  Dans quelle région?