N’arrête jamais d’explorer

J’enfile mon casque de moto et je me dis que tout va être correct.  J’ai déjà fait de la moto en Tanzanie, au Cameroun, en Chine, dans des p’tites rues, sans amortisseurs, parfois à contre-sens dans la circulation.  Je me dis que je connais ça, la moto.  En fait, je m’apprête à traverser États-Unis en moins de deux semaines, de l’Ontario jusqu’en Californie et vraiment, je me sens comme une pro.

Après, je prends l’avion pour l’Australie, puis enfin ma destination ultime… la Papouasie Nouvelle-Guinée.  Ensuite, je reviens à Vancouver pour retraverser le Canada, 5 jours plus tard, je pars pour le Nunavik.  Ça va être tout un trip. Bref, je me sens prête pour l’aventure, drillée par la fatigue et l’adrénaline des préparatifs.

Quelques heures à peine après être partie, je déchante… j’ai tellement froid sur la moto et j’ai toujours peur de perdre mes lunettes qui avec le vent ont l’air d’une brindille face à un ouragan.  Gênée, je finis par écouter les conseils qu’un peu tout le monde m’a donné : porter un bon manteau en cuir et mettre une corde sur mes lunettes… à contre-contre coeur (parce que c’est pas du tout mon style) je me fonds dans le monde de la moto…  et c’est magique!

En fait, sur mon chemin, je rencontre des dizaines de passionnés!! Des hommes (en grande majorité) tatoués de la tête aux pieds, vêtus de jeans et de cuir, avec des bandanas ornés de squelettes et de longues barbes.  Partout, les gens viennent me voir pour m’aider, pour voir comment je vais, où je me dirige et surtout savoir si tout va bien.  Je découvre une famille tissée serrée, une vraie communauté, qui me fait sentir en sécurité partout où je vais… parce que je voyage à moto.  C’est vraiment extraordinaire… et même si j’ai trouvé la transition difficile au début, je suis vraiment heureuse d’avoir fait un court séjour dans ce monde inconnu… j’ai vraiment été inspirée par le sentiment de solidarité entre les motos cyclistes.

Quelques semaines plus tard, en Papouasie Nouvelle-Guinée, j’irai à la chasse aux crocodiles sur la rivière Sepik, une région du pays où la seule façon de se rendre de village en village est par bateau.  Bon, certaines embarcations sont motorisées, mais sur le coup, je suis plutôt dans un mince canot sculpté dans un tronc d’arbre qui n’a pas vraiment de ballant… et c’est la nuit.  En fait, j’ai vraiment peur, je suis convaincue que je vais mourir dévorée par un croco, et je sais pas trop comment expliquer le tout aux chasseurs dans l’embarcation qui sont occupés à affûter leurs harpons.  Heureusement, un poisson volant saute dans ma face et change vraiment le mal de place.  Je finis par me calmer et vivre moment absolument magnifique avec les Papous.  L’homme devant moi fait des blagues à mesure que sa sacoche se remplie de bébés crocodiles.  Quelques jours plus tard, je comprends qu’il n’aurait jamais pu rien m’arriver.  Les Papous se sentent absolument responsable des gens qui les visitent, j’avais toute une famille qui m’attendait à mon retour.  J’ai trouvé cette expérience tellement touchante et ça aussi, ça m’a vraiment inspiré.

En fait, la raison pourquoi ne parle de ces deux anecdotes, c’est que je ne veux pas seulement parler de voyages, mais d’expériences de vie, de rencontres, de nouvelles activités, sports, sorties, cours à l’école, musées, groupes de musique, etc.  La vie est infiniment intéressante et remplie ; il y a tellement choses à apprendre, à explorer, à découvrir.  Mon voyage m’a seulement rappelé à quel point le monde est immensément grand et beau, et rempli de gens différents vivant de manières éclatées, et qu’ici ou ailleurs, c’est souvent dans l’inconfort de l’inconnu (et quand on accepte qu’on ne sait pas tout) qu’on grandi le plus.

10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

IMG_5698

Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

IMG_5631

Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

 

 

9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

IMG_5658

Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

IMG_5626

 

Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

IMG_5699

En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

17 – Le mont Hua Shan : l’extrême via ferrata chinoise

Le Mont Hua Shan, est la place en Chine pour vivre des émotions fortes!  Le paysage est sincèrement à couper le souffle!   Au sommet, on se retrouve au milieu de pics aiguisés et de petits temples, puisque la montage est un lieu religieux daoiste depuis plusieurs décennies.

DSC03777DSC03788

DSC03773

DSC03766DSC03774

DSC03794 (1)

Il est possible de grimper pour aller au sommet, mais même prendre le téléphérique est une expérience vraiment impresionnante.  Dans la petite boîte vitrée au milieu de cette immensité, je me sentais tellement petite!

DSC03797

Mais le paysage n’est que le début de la légende, puisque le Mont Hua Shan est connu à travers le monde pour son parcours extrême de via ferrata.  Mettons que les normes de sécurité n’ont rien à voir à ce qui se fait au Québec!

Avec les planches de bois accrochées à même le roc…

DSC03787 DSC03781

Des chaînes..

DSC03780

Et des pics de métals à titre d’escalier!

DSC03779

Franchement, il y a de quoi avoir la frousse!

11 – Dans la George du tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la George du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

DSC03539

Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile.  On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

DSC03527 DSC03528 DSC03513DSC03516 (1)

Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettrant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse george.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été tout à fait impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Et le logement peut être rudimentaire 🙂

J’ai eu cette intéressante expérience de devoir aller dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprennable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

DSC03549 DSC03535 DSC03503DSC03545

D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

DSC03504

Présent dans plusieurs recettes chinoises, il est ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!

DSC03513

Bref, à ne pas manquer!

 

 

Découvrir mon chez moi

Il n’y a rien d’aussi beau que le Québec.  Pour mille raisons je suis fière de venir d’ici.  Ma nature, mon ouverture, ma culture.   J’ai beau avoir visité presque tous les continents, pas une seconde je n’ai douté : je retournerai toujours vivre dans ma province.


Je suis curieuse, oui.  Je ne cesserai jamais de voyager, j’imagine.  J’ai trop besoin de comprendre et découvrir ce dont l’on me parle dans les journaux ou sur internet avec mes propres yeux, à travers mes propres pas.


Après mon dernier voyage, j’ai toutefois compris une chose ; je ne connais pas encore assez mon Québec.  C’est pourquoi à l’automne, je suis partie à Waskaganish, découvrir la Baie James.  Et puis, j’ai regardé plus haut encore…  Je passerai le reste de l’hiver à Salluit au Nunavik, question découvrir une autre facette de notre belle province! 

À une nouvelle aventure!

PS : Aujourd’hui, mon vol n’a pas pu décoller d’Aupaluk en raison d’un blizzard avec des raffales a plus de 100 km/h.  Il faisait environ – 34 degres.   Je vous laisse avec l’evolution de la vison de la maison de l’autre côté de ma rue 🙂

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

Oh quand je suis arrivée en Namibie, j’ai fait le saut!  Moi, qui était habituée d’utiliser les autobus locaux pour me déplacer de ville en ville, j’ai découvert qu’en Namibie, il y avait très peu de ce genre de transport.. encore moins qu’en Zambie!

Je l’avoue, je n’avais jamais fait du pouce avant dans ma vie.  Et par la force des choses, j’ai dû m’y mettre de pied ferme pour me rendre jusqu’en Afrique du Sud!  Alors, je me suis placée sur le bord de l’autoroute avec mon sac-à-dos, et le cœur battant, j’ai attendu au gros soleil!

IMGP1336

Heureusement, j’ai eu de très bonnes expériences et surtout une très bonne étoile.  Eh oui, en m’achetant un sandwich entre deux déplacements, j’ai rencontré le chauffeur qui emmenait les employés de Sossusvlei, le parc du désert de Namibie, le lieu où je me dirigeais justement! Ni une, ni deux, j’ai sauté dans leur véhicule, un jeep de safari sans fenêtre.  Wow, à 120 km/h sur les routes poussiéreuses du pays, je ne manquais pas d’air, c’est certain!

IMGP1330

Franchement, la route était magnifique!  Des montagnes gigantesques m’entouraient et j’ai même vu des autruches en liberté!  Je me suis demandé si je rêvais tellement ces oiseaux étaient gros! (les points noirs sur la photo à droite)

Arrivée dans le désert, j’ai piqué ma tente et j’ai aussi remarqué que j’allais dormir avec quelques petits amis piquants.. et transparents..  des scorpions. Ah! Ah!

IMGP1339

IMGP1342

Qu’à cela ne tienne, le détour vers le désert de Namibie en valait la peine!  Wow, quel environnement atypique.  Le désert de Namibie, avec son sable rouge foncé et ses souches d’arbres vieilles de dizaines d’années, est un endroit complètement mythique.

Il y a quelque choses de complètement fascinant dans l’idée de marcher à l’infini sur des dunes de sables brûlantes…  C’était fantastique!  C’était la première que je visitais un désert et ce ne sera pas la dernière…. le calme étrange de ce genre d’endroit m’intrigue trop.  Par contre, je vais me rappeler d’y aller avec des souliers fermés!  Le sable était littéralement brûlant et de petites cloques d’eau se sont formées sur mes pieds seulement en essayant de descendre la dune sur laquelle je suis dans la photo!  Ouch!IMGP1361

Et vous, avez-vous déjà visité un désert?  Comme cela s’est-il déroulé?

 

 

 

Les Écogîtes du lac Matagami et le Mont Laurier

Je suis de retour de Matagami et j’ai passé une fin de semaine de rêve !  J’ai eu la chance de séjourner aux Écogîtes du Lac Matagami, et j’ai vraiment vécu une belle expérience.  Le site représente véritablement un bijou de l’économie locale, car l’endroit est sincèrement féerique, et sait mettre en valeur les attraits de la région.

Baie James_18

En effet, les écogîtes du Lac Matagami proposent des petits chalets entièrement équipés où il est possible de se sentir au centre de la nature dans un très grand confort.  Ici, pas de compromis : lits confortables, poêle au bois, articles de cuisine et douche, tout est fourni pour faciliter la détente et oublier ses soucis. Les chalets ont d’ailleurs été construits, afin de s’intégrer à leur environnement : j’ai adoré me réveiller près des immenses baies vitrées à quelques mètres seulement du Lac Matagami.

Et, c’est sans compter l’accès au sauna !  Tout est mis en place pour favoriser la relaxation !

Les écogîtes du Lac Mataagami sont également situés près d’un sentier de randonnée à ne pas manquer sur le territoire de la Baie-James.  Selon moi, il s’agit du duo idéal pour un week-end dans cette petite ville.  Effectivement, le Mont-Laurier offre des points de vue remarquables, à partir du kilomètre 10 de la route de la Baie-James… et donc à deux pas des Écogîtes.

Baie James_21

Les sentiers à flan de falaise et recouverts de neige sont simplement uniques.  En effet, je pratique depuis plusieurs années la randonnée au Québec. Par contre, il y avait longtemps que je n’avais pas parcouru un circuit aussi intéressant.  La forêt est bien différente de celle située du sud de Québec et les points de vue sur les colossaux bassins d’eau de la région feront rêver plusieurs randonneurs aguerris !


Arrivée au sommet, le vent vif et le froid cinglant fouettent mon visage.  Sur mon chemin, j’ai vu un lièvre au pelage blanc et plusieurs perdrix.  La forêt regorge d’animaux peu habitués de voir des humains !  Je suis encore émerveillée par les immenses réservoirs d’eau que je peux apercevoir du sommet du Mont Laurier !

Baie James_24

Le soleil commence à se coucher et la forêt prend maintenant une teinte de rose.  J’ai fait une randonnée marquante ; je suis maintenant prête à revenir boire un bon thé brûlant dans le confort de mon écogîte !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

IMGP2456

Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

IMGP2463

Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

IMGP2466

En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

IMGP2491

À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

IMGP2504

Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

IMGP2530

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

Roadtrip au coeur de la Baie-James

Il existe un Québec méconnu des Québécois.  Un Québec traversé par de profondes forêts et transpercé par des kilomètres d’eau.  Un Québec, qu’en tant que passionnée du plein air, je voulais absolument découvrir. J’ai donc entrepris de traverser la Baie-James.  J’avais un objectif : aller jusqu’au bout des 620 kilomètres de la route traversant la région.

À mesure que la distance s’accumule, je réalise à peine que je me rendrai au bout de la route la plus au nord du Québec.  Je suis trop occupée à observer l’ampleur du territoire, rempli de maigres arbres d’un vert profond et d’un jaune serein.

En portant attention aux multiples paysages différents, il est possible de lire l’histoire de ces lieux : feux de forêt, détournements de rivières, froids hors du commun.  L’espace est marqué par le climat.

La nature semble indubitablement toujours reprendre sa place.  En effet, même si cette région a été transformée par la main de l’Homme en raison de plusieurs barrages hydroélectriques, il semble que les mousses multicolores, les rivières, les torrents et les rapides continuent de forger cet environnement atypique.

Baie James_5

Loin de tout, la préparation est importante pour ce type de périple : repérage préalable des stations-services et ajout de couvertures, de nourriture et d’eau aux baguages sont des éléments nécessaires et essentiels pour une traversée en toute sécurité.

Baie James_7

En définitive, traverser la Baie-James en voiture est un périple absolument unique.  La route de la Baie-James livre une expérience intense au cœur de la nature.  Chaque halte routière offre un point de vue particulier sur les nombreux cours d’eau qui sillonnent le territoire.  D’ailleurs, le paysage s’est révélé être tout à fait différent de ce que j’ai connu dans le sud du Québec.  La Baie-James est un endroit mythique et je recommande cette destination à tous les passionnés du plein air québécois !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

Je suis maintenant en Zambie, à quelques mètres du Zimbabwe : les chutes Victoria se situant à la frontière des deux pays.  Le paysage est magnifique, mais je suis arrivée ici bien par hasard!  C’est que je ne pensais pas visiter la Zambie!

Avec le temps qui file, j’avais évalué mes options pour arriver à temps pour mon vol en Afrique du Sud dans à peine quelques jours!  Aussi, je me suis renseignée au Malawi, afin de savoir le prix des billets d’avion.  En parlant à la dame au comptoir, j’avais négocié un prix en dollars US, confiante que bien qu’un peu serrée, j’allais arriver à entrer dans mon budget.

IMGP1252

Le prix fixé, la tête libre, je suis alors préparée ma dernière fin de semaine de trek au Malawi.  J’avais dans l’idée de revenir le lendemain matin réserver mon billet d’avion avant de partir en randonnée.

Seulement, une fois revenue le lendemain… la dame me rappelle que je n’ai pas négocié en dollars US, mais bien en Kwacha, la monnaie locale.  Eh bien, eh bien… le prix du billet passe maintenant du simple ou double!!  Je suis sous le choc.  Cela dépasse largement ce que j’avais discuté avec mon porte-feuille 🙂

IMGP1310

Alors, je décide que non… c’est trop!  J’étais déjà réticente à dépenser autant d’argent pour me déplacer rapidement.  C’est décidé, adieu mon dernier trek au Malawi, je retraverserai aujourd’hui le pays pour me rendre en autobus en Afrique du Sud… ce qui sera nettement moins cher!  Et hop, il y a toujours des imprévus en voyage, et une erreur de compréhension est si vite arrivée  🙂

En deux temps, trois mouvements, je retourne à mon hôtel, défait mon sac de trek et remballe mes choses et mon passeport pour traverser la frontière avec la Zambie.  Comme je n’étais pas supposée y mettre les pieds, je ne connais rien ce que pays, mais qu’à cela ne tienne j’irai.  Et me voilà déjà dans l’autobus, les genoux renfoncés vers ma poitrine, un autre bébé sur les genoux!

IMGP1285

Le visage collé sur la vitre sale de l’autobus, je ris.  Franchement, quelle prise de décision intense!  Le temps est maintenant compté, dans quelques jours à peine, je dois prendre un avion à Cape Town pour retourner au Canada.  Toutes mes sorties touristiques sont maintenant numérotée en terme de temps, et doivent en vraiment valoir la peine!  Et les chutes Victoria en font partie!

Comme bien des Canadiennes, j’ai eu la chance d’aller visiter les chutes Niagara, mais là… Wow!  Les chutes Victoria sont sans pareil!  Gigantesques, magnifiques…  et mouillées!  Ici, impossible de rester au sec!  L’air est carrément de l’eau!

IMGP1263

Et la végétation est si belle!  Dans une zone aussi humide, la couleur de la flore est à la hauteur des attentes de n’importe quel voyageur!

IMGP1316IMGP1293

Finalement, je suis bien heureuse d’avoir mal compris la dame au sujet du prix du billet d’avion, je visiterai la Zambie et je me rappellerai pour toujours des chutes Victoria!

IMGP1307

Pour voir la vidéo :

http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/wp-content/uploads/2016/01/IMGP1253.mov

IMGP1299

Et vous, avez-vous déjà eu un changement de plan aussi drastique en voyage?

 

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

Pêcher à la Rivière Broadback

Et je me suis finalement lancée!  La canne à pêche à la main, j’ai regardé sur youtube comment faire le noeud pour attacher un <<leader>> .  15 minutes plus tard, j’ai mis l’hameçon, un gigantesque hameçon, provenant du vieux coffre à pêche au fond de ma valise d’auto.  J’étais heureuse : j’allais pêcher!

  
  
Ah la grande aventure!  Il n’y avait que moi, la rivière immense, et la roche sur laquelle je pêchais.  C’etait bien beau!

  

  

Une belle journée au grand air! 

 Bon, je n’ai rien péché, mais quand même, je me suis consolée en faisant griller des saucisses 🙂
  
Et je vous raconte pas les couchers de soleils du la route du retour.  Ça aussi, ça fait partie d’une belle journée de pêche!

  

Faire de la plage à la Baie James

Cette fin de semaine, j’ai eu la chance de visiter Nemaska, et d’y découvrir une plage fantastique.  Les pieds dans l’eau, le visage au grand vent, les sandales abandonnées dans le sable, j’étais loin de me douter que je me retrouverais au bord de la plage, ici!

IMGP2433

IMGP2436

Le lac Champion, à l’entrée de la communauté, est d’un bleu incroyable!  Il est possible de le contourner par une passerelle en bois bien agréable.

IMGP2448

IMGP2442

IMGP2418

Près de la communauté, se retrouve le camp de Nemiscau à partir duquel il est possible de monter une «montagne» ou grande colline où l’on peu observer toute la région.  Attention aux ours!  Mes amis en ont rencontré un!  Nous avons aussi vu des traces de loups 🙂

IMGP2384

IMGP2403

Voici une vidéo offrant la vue du sommet.  C’est vraiment impressionnant d’observer l’immensité du territoire.  Le Québec est si grand.

La route pour aller à Nemaska est bien différente de celle de Waskaganish.  Moins de forêt de pins, et plus de plaines : le paysage en vaut vraiment le détour!

Et c’est sans parler des couchers de soleil 🙂

IMGP2413