9 sports d’hiver que tu peux pratiquer à seulement 5 minutes de chez-toi au Nunavik

En collaboration avec Filles du Nord (www.fillesdunord.ca), voici un des aspects qui me plait le plus de la vie au Nord :  l’accessibilité à la nature et aux sports d’hiver à moins de 5 minutes de chez moi!

Je suis une grande fan de la nature, et ici je suis servie!

Pour en savoir plus, je t’invite à visiter leur page, c’est par ici!

9 sports d’hiver que tu peux pratiquer à seulement (!!!!) 5 minutes de chez toi au Nunavik

14 – Andy, la touriste en Inde – du Taj Mahal à la frontière Indo-Pakistanaine

 

C’est parti, je quitte Dharamsala.  Mon stage d’initiation à la coopération internationale tire à sa fin.  Devant moi, une semaine de visites plus «touristiques» dans cet immense pays, aux milles cultures, qu’est l’Inde.  Delhi, Bir, Dharamsala, j’ai maintenant vraiment hâte de découvrir d’autres destinations indiennes.

Tout d’abord, j’ai eu la chance de visiter d’autre villes d’influence tibétaine dans l’Himachal Pradesh.  J’adore les temples, j’aime tellement découvrir comment les gens peuvent faire usage de l’architecture d’une manière totalement différente des normes occidentales, dans la construction des édifices :  temples tibétains, lampes au beurre et bouddhas géants : c’est fabuleux. Toutefois, c ‘est maintenant le temps pour moi de découvrir d’autres traditions!

Le temple d’or, le Fort Rouge et Taj Mahal

Oh, le Taj Mahal : probablement l’image la plus répandue de l’Inde à l’étranger.  Ce que j’y ai le plus apprécié?  Les gens, tout simplement.  Dans cet univers tout blanc qu’impose ce gigantesque mausolée, les femmes indiennes portent leurs plus beaux habits de toutes les couleurs pouvant exister.  Rouge, jaune, vert, pourpre, j’ai adoré le contraste de leurs vêtements avec ce lieu blanc.

J’ai, par la suite, été au Temple d’Or, un important lieu de recueillement de la communauté Sikh.  A l’entrée, les visiteurs doivent absolument enlever leurs souliers et se laver les pieds dans un petit bassin d’eau.  Le bassin était si minuscule et il y avait tant de voyageurs, j’ai rapidement tenté d’esquiver ce rite, afin d’éviter d’attraper quelque chose dans cette eau au contenu… incertain.  Mais c’était impossible.  Rapidement, un garde trois fois plus grand que moi m’a bloqué le passage en me montrant d’un air plus qu’assuré qu’il fallait que je me lave les pieds.  Ah, ah, ah, mes craintes se sont révélées fondées : ça m’a pris des mois me défaire du problème de peau que j’ai attrapé ce jour-là 😉 Dans un autre ordre d’idée, j’ai été charmée par la générosité démontrée entre les murs de ce temple, offert à tous gratuitement dans les typiques assiettes de métal de l’Inde, un repas végétarien (Thali) fait de plusieurs types de Dahl m’a permis de bien terminer ma visite dans ce lieu sacré.

Le Fort Rouge de Delhi, un importante construction d’origine monghole, a été aussi extrêmement impressionnant.  J’ai adoré visiter ces temples plus qu’importants pour la population indienne! Dans le brouhaha intense présent dans la ville d’Agra, d’Amritsar et de Delhi, ces endroits sont vraiment des oasis de calme et de spiritualité!

Frontière Indo-Pakistanaise

Je souviendrais toujours de ce moment frappant où je suis aller au poste de frontière entre l’Inde et le Pakistan.  Je savais depuis bien longtemps qu’il existe de lourdes et profondes tensions entre les deux pays, mais observer en temps réel comment ces tensions se vivent dans le quotidien de la population, c’est bien différent.  De chaque côté de la frontière, de l’Inde, comme du Pakistan, il y avait des gradins comme dans un stade.  Les deux côtés des gradins de chaque côté de la frontière formaient un cercle.  De ce que j’ai pu comprendre en observant la situation, c’est que la frontière était gardée à certains moments de la journée par des gardes indiens, et à d’autres moments de la journée par des gardes pakistanais.  J’arrivais justement durant un changement de garde.  Durant ce moment, les spectateurs Indiens et Pakistanais se criaient à tue-tête des paroles assez raides, voire des insultes, jusqu’à ce que ce changement soit fait.  C’était fou d’être témoin de cette situation.  Apparemment, c’était comme cela à chaque changements de garde.   C’était aussi la première fois de ma vie que j’ai vu des femmes en burka.  Assises patiemment du côté pakistanais, je me suis demandé durant toute la cérémonie quelle était la vie de ces femmes…

Retour à Delhi

Je me souviens très bien quand j’ai mis les pieds pour la première fois à Delhi.  Tout me semblait noir, sale, sombre et dangereux.  Je n’arrivais pas à m’orienter, tout me faisait peur.  J’avais le sentiment que j’étais au centre de dizaines de dangers.  Trois mois plus tard, je suis de retour dans le même quartier que celui où je suis arrivée au départ.  Tout a changé, ou plutôt, c’est moi qui ait changé et moi, et, avant tout, mon regard sur les choses.  Tout me semble plus lumineux et ouvert, même sympathique.  Je tends l’oreille à la musique indienne, je contemple les ornements hindous que vendent les petits dépanneurs, je vais m’acheter ma barre de chocolat préférée.  Je me sens en sécurité, je sais où ne pas mettre les pieds et où je suis à l’aise d’aller.  Je me rends compte que c’est fou comment apprendre à connaître un milieu en enlève les peurs.  Ma sensation de peur du départ venait de mon sentiment d’inconnu, tout simplement.

Et vous, avez-vous déjà rêvé de visiter l’Inde, quels coins aimeriez-vous découvrir?

Lonely Planet India (Travel Guide)

 

 

Une famille tissée serrée

En collaboration avec Filles du Nord (www.Fillesdunord.ca), voici un autre aspect que j’adore de la vie au Nord!  L’entraide et solidarité quotidienne entre les gens, afin de partager un quotidien tout-à-fait hors du commun !  L’article juste ici 😉

PS : Filles du Nord est une fantastique plateforme faisant la promotion de la vie en région.  Il y a des articles intéressants chaque semaine sur le sujet, je t’invite à aller y faire un tour!

Saviez-vous que travailler au Nord pouvait créer des liens si forts?  Avez-vous déjà vécu une expérience semble où en voyageant vous avez trouvé une nouvelle famille?

http://fillesdunord.ca/2018/03/13/une-famille-tissee-serree/

 

Nord Québec – Baie-James Eeyou Istchee Nunavik (French Edition)

Le Nunavik, l’aventure au quotidien

Cette semaine, j’ai eu la chance de collaborer avec Filles du Nord (Fillesdunord.ca), un blog fantastique faisant la promotion de la vie en région au Québec!

Chaque mois, je partagerai sur leur plateforme un petit bout de mon quotidien au Nunavik.

Voici donc le récit de mon premier voyage dans le grand Nord!  Le début du grande aventure!

Le Nunavik : l’aventure au quotidien

Est-ce que ce récit vous donne le goût d’aller visiter le Grand Nord?  Avez-vous déjà rêvé d’aller?

 

Nord Québec – Baie-James Eeyou Istchee Nunavik (French Edition)

4 – La famille!

Arrivée à Bir, je rencontre enfin ma famille d’accueil.  Pour le prochain mois et demi, j’aurai une nouvelle mère, une nouvelle sœur et un nouveau petit frère.  Ils me considéreront comme un membre de leur clan et je les suivrais dans tous ce qu’ils font.  L’idée d’aller vivre en famille est simple : en vivant côte à côte au quotidien du réveil à la tombée du jour, j’apprendrais à découvrir en profondeur la culture locale.  Des habitudes de sommeil, à l’alimentation et la consommation d’alcool, j’en apprendrais également plus sur leur habillement, leurs emplois, leurs rites religieux.  La liste de ce que j’ai à apprendre est longue!

A peine arrivée, déjà je remarque tellement de choses qui sont différentes de chez moi.  A l’époque, je me faisais de grandes réflexions!  Je découvrais pour la première fois tellement de choses!

Premièrement, il y avait beaucoup de déchets un peu partout.  Pas de déchets dans les poubelles, mais dans les fossés, les canaux, les rivières, sur le bord des trottoirs.  Beurk!

Dans un deuxième temps, le boucher du village opérait dans un espace entouré de moustiquaire et fait en planches de bois.  J’avais beau regarder et regarder encore, il n’y avait pas de frigo chez le boucher.   D’ailleurs, la coupe de la viande se faisait aussi de manière différente… A chaque client venu, l’homme découpait un large morceau directement de la carcasse suspendue à l’air libre.

Ces éléments me choquaient.  Sur le coup, je me disais… ouf! le sens de la propreté est horrible ici et oh mon dieu, je pense que je vais devenir végétarienne!  La viande n’est pas fraîche!  Oui, j’apprenais bel et bien à découvrir le choc culturel!  Tellement de choses de ressemblaient pas à chez moi, et formaient des contradictions dans ma tête.  Sur le coup, je trouvais ça vraiment dégueu!

Au  fil des années, j’ai appris à comprendre que ce qui peut ne faire aucun sens pour moi au début, demande une réflexion plus en profondeur, et que le jugement rapide sur une situation qui apparaît choquante ne sert à rien.

Par exemple, quand je revois ces piles de déchets un peu partout en comparaison à nos belle poubelles d’Occident, je pense aussi aux sommes astronomiques de biens de consommation achetées et formant, par exemple, des montagnes de déchets électroniques chez nous.  Je me dis alors que les gens du village où j’habitais allaient probablement moins consommer dans toutes leurs vies moins que moi au Canada durant quelques années.  Alors qui est vraiment plus propre pour l’environnement?

Et le boucher.  La viande non réfrigérée ne m’a jamais inspirée 😉 Mais j’ai compris par la suite que la viande du boucher est presque toujours fraîche, car il tue les animaux en fonction des besoins du moment et il n’y jamais pas de gaspillage.  Ce n’est pas comme nos supers marchés où tout est disponible tout le temps et où il y a tellement des surplus qui ne sont pas mangés.

Bref, j’étais bel et bien en Inde.  Et grâce, à ce voyage m’a tête bouillonnais de nouvelles réflexions.  D’ailleurs, le choc culturel se pointait déjà le nez!  Et puis, vivant avec ma famille d’accueil, j’étais au meilleur endroit pour en apprendre plus!

Et vous, quelles sont les grandes réflexions que vous avez eu en voyage?  Partagez-vous les miennes?

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3 – Une leçon de voyage de base dans les transports en voyage

J’ai vraiment envie de pipi.  Durant le trajet d’autobus que je prendrais de Delhi à Bir, le petit village de Himachal Pradesh où je vivrai dans les prochains mois, le chauffeur d’autobus ne s’est arrêté qu’une fois.  En 14 heures de route.

Difficile de communiquer au chauffeur d’autobus qui ne parle que l’Hindi, qu’il faut qu’il s’arrête absolument maintenant, car je n’en peux plus, moi, qui avait envie après deux heures. L’autobus est bondé, de toute manière impossible de me rendre à lui.

Plusieurs heures plus tard, nous nous arrêtons enfin.  Devant un champ vague.  Ouf.  Les filles de mon groupe capotent.  Moi, aussi d’ailleurs.  Je ne comprends pas ce que je suis supposée faire à part restée plantée là.  Je ne comprends pas cette logique, de me demander d’aller à la salle de bain là où il n’y a pas une herbe plus haute que ma cheville.

J’imagine que c’était plus fort que nous, car en l’espace de quelques secondes, je revois dans ma tête cette image indélébile et absolument cocasse où nous, la dizaine de filles du Québec, nous faisons pipi en rond, dos-à-dos chacune des autres, crampées de rire devant les regards tout-à-fait incrédules des passagers Indiens de l’autobus.

Première péripétie saugrenue du voyage!

Revenue dans l’autobus, je retiens tout de suite la première leçon de ce périple :

  • Andy, les transports de voyage ne sont pas toujours confortables, et surtout vessie-friendly ; svp évite de boire un deuxième café avant de prendre l’autobus!  Hi, hi, hi.  Impossible de ne pas dire qu’à partir de ce moment, je n’ai plus jamais oublié cet élément, que j’ai été en Inde, au Népal, au Nicaragua ou en Papoisie, les chauffeurs font leurs chemins et toi, tu suis. 🙂

Et vous, est-ce que vous avez déjà vécu une situation comme celle-ci?

 

 

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1 – L’Inde, avec mes grands yeux de 17 ans

Je pars à l’autre bout du monde.  C’est mon premier grand voyage toute seule.  J’ai tout à apprendre.  Je suis si jeune.  Je ne sais encore rien.  Je sais juste que j’ai passé mon enfance à lire des magazine National Geographic, et que c’est maintenant le grand moment.  Je pars en Inde avec un programme offert par mon cégep pendant 3 mois, science humaine, profil monde.  Pas de famille, pas d’amis, pas de copain, il n’y aura que moi et tellement de magnifiques choses à découvrir.  J’étais tellement curieuse de découvrir comment le monde pouvait fonctionner différemment et continuer de fonctionner malgré tout.

Je me revois à 17 ans.  Le coeur et la tête dans les nuages, rêveuse, passionnée.  Je repense à cette jeune fille naïve et tellement heureuse d’enfin partir découvrir le monde!  Ça me fait tellement sourire.

Je ne pense pas que j’avais une idée de comment ce voyage allait changer ma vie.  Car il l’a fait.  Mon voyage en Inde a créé en moi une passion dévorante pour le voyage, pour ce qui est différent, pour la découverte de nouvelles cultures autre que la mienne.  Ce voyage a forgé ma personnalité et la façon dont je vois la vie.  Grâce à ce saut dans le vide (encadré par mon cégep bien sûr) , je n’ai pas eu si peur que ça, des années plus tard, d’acheter un billet pour l’Éthiopie ou pour la Chine pour continuer mon chemin.

D’ailleurs, c’est probablement grâce à ce voyage que je travaille aujourd’hui comme enseignante dans une communauté Inuite du Nunavik, le grand Nord.  Chaque jour, je me sers quotidiennement des outils que j’ai appris de ce premier voyage ; lorsque j’ai appris à laisser de côté mes lunettes culturelles pour apprendre à mieux écouter pour mieux comprendre.

Aujourd’hui, je vous invite à revisiter avec moi mon voyage dans ce pays énigmatique qu’est l’Inde, avec mes yeux de jeune adulte de 17 ans.  Ces tous premiers moments de réflexion, où je me suis questionné sur la pauvreté, les pays dits «en développement», les inégalités sociales, la colonisation et la coopération internationale, et surtout où j’ai appris mes plus grandes leçons de vie.

Et vous, avez-vous un voyage qui vous a marqué de cette manière?

 

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7 – Négocier serré

Je suis vraiment une passionnée des marchés de poissons!  Chaque fois que j’en vois un sur mon chemin, je fais fit de l’odeur, et je me fais un plaisir d’y passer des heures!  J’en ai visité en Afrique, en Asie, en Europe et en Papoisie Nouvelle-Guinée, et chaque fois je suis absolument impressionnée par les couleurs, les formes, les grandeurs de ces habitants de l’océan.  Il y a toujours un poisson que je n’ai jamais vu de ma vie!

Voici mon dernier article sur le marché de poisson que j’avais visité en Tanzanie 😉

http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/11/25/poisson-geant-et-poulet-tandoori/

Au Québec, les fruits coûtent tellement chers, j’en mange donc rarement… alors j’en profite à fond en voyage pour me remplir la panse de pieuvre, calmars et poissons frits! Wow! Tellement d’éléments me fascinent dans ces endroits :  l’abondance d’abord, la grosseur ensuite, mais aussi l’ambiance toujours un peu festive en raison des gens qui négocient serrés leurs achats, et surtout les pêcheurs fiers de leurs plus grandes prises et qui ont toujours des bonnes histoires de pêche à raconter.  Partout autour du monde, la pêche s’effectue de différentes manières : que ce soit en pleine nuit avec une lampe au Malawi : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/12/22/32-peche-traditionnelle-au-malawi/ ou dans de petites embarcations doubles et étroites en Papoisie Nouvelle-Guinée ( j’ai déjà hâte d’écrire mon article sur le sujet!), je raffole de ces histoires toujours intenses.

Tout cela pour dire, que cette fois-ci, j’ai mis les pieds dans mon premier marché de poisson au Cameroun, près de Limbe et je suis gaga.

Je suis toujours impressionnée par les gros poissons et les crabes géants.

Négocier est toujours une expérience un peu étrange.  C’est la tradition dans plusieurs des pays dans lesquels j’ai voyagés, mais je suis toujours un peu perdue au travers des éléments à prendre en considération lorsque je regarde les prix :

  • Dans certains pays, négocier les prix de tous achats est normal, alors que dans d’autres la nourriture ne se négocie pas, c’est un signe d’irrespect pour l’énergie demandée pour amener ce poisson/fruit/légume sur la table.
  • Je dois aussi être consciente que souvent les prix sont gonflés artificiellement pour moi, car je suis une étrangère et la plupart du temps, les gens des communautés que je visitent pensent que mes poches sont pleines à craquer.  En même temps, je dois aussi être consciente que dans d’autres endroits du monde, notamment le Bangladesh ou la Papoisie Nouvelle-Guinée, monter les prix pour moi, étrangère, ne viendrait jamais à l’idée des gens locaux, et essayer de faire baisser le prix de la nourriture pourrait me faire paraître franchement insultante.. pour eux qui me demande un prix tout à fait juste pour leurs produits.

  • Finalement, je dois aussi prendre en considération, que quand je ne négocie pas un prix qui devrait l’être selon les locaux, j’envoie également le message qu’en tant que visiteur, j’ai les moyens de payer ces prix-là et que je suis vraiment très riche.  On s’entend, venant du Canada mon pouvoir d’achat est la plupart du temps plus élevé que celui de gens dans lequel je visite, toutefois, je fais toujours attention de négocier mes prix, afin de d’envoyer le message que oui, j’ai les moyens de voyager, mais non je ne vis dans un château au Canada à manger du crabe des neiges matin, midi, soir.  En fait, j’ai souvent assisté à situation, où des touristes étant inconscients de cette dynamique voyaient un prix absolument dérisoire pour un produit étiqueté de luxe au Canada, par exemple ces crabes géants dans ce marché au Cameroun.  Cela envoie un vraiment un drôle de message aux vendeurs et vendeuses du marché qui pensent maintenant pouvoir demander un prix ridiculement élevé aux étrangers pour un produit local.  A long terme, cela crée un fossé infranchissable entre les populations locales et les touristes autour de l’idée de richesse.

Bref, j’adore les marchés de poissons, ou tous les autres types de marché dans  les pays dans lesquels je voyage.  Je suis une super fan de ce contact avec les gens ; tout le monde doit manger, et la nourriture en dit tellement sur le mode de vie local, les traditions, les goûts, sur les familles qui fréquentent ces marchés.  J’en profite toujours pour faire le plein d’histoires et de conversations, mais je suis toujours aussi consciente de l’impact de mes achats sur la dynamique du marché : j’essaie de payer le prix juste et ma réflexion change de pays en pays selon les traditions locales : ce n’est pas nécessairement un prix durement négocié ou le plus bas possible, ni le plus élevé non plus, aussi parfois il n’est pas négocié, parce qu’il ne négocie tout simplement pas.  C’est le prix qui respecte la personne en face de moi, qui lui envoie le message que je donne de la valeur de son travail, qui reconnaît aussi que je viens d’ailleurs, mais qui en même temps veux donner une idée juste de qui je suis, une voyageuse sac-à-dos qui vit dans un appartement bien normal à Montréal.

Et voilà, je promène un peu partout et je fais mes choix ; c’est que je me prépare un festin.  Juste sur le côté du marché, plusieurs femmes ont des grills et cuisent sur le feu les achats frais du matin des clients.  Je laisse mes réflexions sur la négociation pour goûter pleinement aux saveurs du terroir camerounais.  C’est délicieux!

Et vous, quelle est votre vision éthique de la négociation en voyage?  Pensez-vous comme moi?

 

5 – Les piscines vides

Je suis assise sur le bord d’une piscine à Limbe, à quelques heures de Douala. Sortir de la grande ville seulement, m’a pris plus de deux heures, pare-choc à pare-choc.  Douala a grandi a une vitesse fulgurante et les infrastructures n’ont pas suivi le rythme effréné du développement économique du pays.  Sur le chemin, une forêt luxuriante, mais aussi des kilomètres et des kilomètres de plantations destinées à la culture de l’huile de palme, de grands champs bien ordonnés, et franchement très beaux, mais qui coûte cher à la protection de la faune et de la flore du pays.

Pensive, je m’assoie sur la bord de la piscine.  C’est définitivement la première fois que j’en vois une en Afrique, à part une fois peut-être en Afrique du Sud.  J’ai visité tant de régions sur ce continent, où l’eau était comptée, puisée à la main.  Ça me donne une impression d’anachronisme.  

Ça me rappelle une fois en Tanzanie, j’avais vu une machine à crème glacée molle.  Importée dans les années 50, les gens du village était loin d’avoir un courant électrique assez puissant pour la faire fonctionner régulièrement.  Une fois de temps en temps, on l’allumait donc, puis une fois quelques cornets faits, on les mettait au congélateur, question d’avoir de la crème glacée dure de temps en temps. 😉

Bref, je suis sur le bord de cette piscine à Limbe, au loin il y a cette station pétrolière.   A part, mes amis avec qui je voyage, je suis seule.  Il n’y a pas d’autres touristes.  Ni dans cet hôtel, ni dans les autres que j’ai croisé.  La chambre m’a coûté 50 $.  Ouch.  Je pense que c’est cela qui me rend si pensive… le prix.

L’Afrique n’est pas l’Asie… une région du monde où mon budget par jour est autour de 30 $.   A mon grand regret, j’ai du me rendre compte, qu’ici au Cameroun, mais aussi dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Est, que le tourisme est développé bien différemment.  Le continent est absolument magnifique et riche d’aventures, de chemins touchés, de personnes incroyables ; il y a tellement à apprendre ici.  Comme je l’avais mentionné dans un de mes derniers articles : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2017/05/25/lafrique-le-futur-paradis-du-voyage-sac-dos/ , l’Afrique est pour moi le futur paradis du voyage sac-à-dos.  Toutefois, le prix de parcourir un chemin intouché est souvent dispendieux.  Je me souviens avoir passé littéralement des heures durant mon passage en Afrique de l’Est à me questionner sur le prix élevé du voyage dans la région, alors que les populations locales vivent avec si peu.  Aujourd’hui, au Cameroun, je me retrouverais au coeur du même débat.

Au fil du temps, j’en ai conclu que le tourisme sur le continent s’est surtout développé autour d’une industrie de luxe, accueillant des étrangers avec de très grands moyens.  Les infrastructures touristiques sont donc localisées autour de grands centres, tels que la Kilimanjaro par exemple.  Les droits très élevés de ces grands parcs nationaux retournent au gouvernement.  Gérés par des tours opérateurs, très peu des profits amassés dans la cadre de ce commerce sont remis aux populations locales.  Ces dernières gardent donc constamment en tête que l’étranger est très riche, puisqu’évidemment c’est le seul type de touristes avec lesquelles celles-ci sont en contact.  Des raisons politiques, notamment  l’impact de la colonisation explique également cette opinion répandue.

Pour moi, cette situation représente un cercle vicieux pour les voyageurs comme moi, qui veulent en apprendre plus sur la culture locale et sur l’histoire de ses régions du monde, cela avec des moyens disons… de base.  Il y a rarement de l’hébergement intermédiaire ou d’auberges de jeunesse, qui pourtant pourrait apporter beaucoup à l’économie du pays et pourraient favoriser l’échange… et comme l’hébergement est rare, le prix est souvent élevé, ce qui peut être décourageant pour quelqu’un voulant partir à la découverte de cette région peu explorée.

Dans tous les cas, j’adore voyager en Afrique.  C’est un continent aux milles facettes, possédant une histoire très complexe et des enjeux actuels qui méritent d’être compris et explorés.  Assise sur le bord de la piscine, je suis heureuse d’avoir fait le choix de venir ici, afin de mieux comprendre, même si je suis consciente que le contexte politique, économique et touristique, rend cette expérience un peu plus chère, puisqu’elle est si riche d’apprentissages.

Que pensez-vous de cette réflexion sur le tourisme en Afrique.  Êtes-vous d’accord avec moi?

4 – Les parapluies camerounais

Il vient de pleuvoir, l’asphalte est un peu glissante.  Il y a une odeur de terre et surtout celle de la bouffe de rue ; les petits stands sont pleins.  Des avocats murs, du pain, des petites tomates, du poisson grillé dans un épais fond d’huile sur le bord de la rue : la pluie ne change pas grand chose au rythme bien rodé de Douala.

Malgré la pluie, les motos filent de partout avec…. leurs parapluies!  J’avais vu quelque chose d’un peu semblable au Vietnam, un espèce de grand imperméable couvrant la moto et ses passagers.  Au Cameroun, on fait dans le plus concis ; le parapluie 🙂

Et avec la moto à Douala, on ne niaise pas!! J’y ai fait un des tours les plus rocambolesques de toute ma vie!  Assise derrière une moto taxi, l’homme roule, file, dépasssseee, et me scratche les deux genoux, un sur une autre moto dont on est allé trop proche, l’autre sur la partie avant d’une auto, bien communément appelé son «bumper».  Après la deuxième égratignure, c’est exactement le moment où je me dis : «aie, aie, aie, qu’est-ce que ma mère dirait!!».  J’enlève rapidement, mes cheveux étampés sur mon visage par la pluie, parce qu’en fait, l’homme me fait visiter Douala à vitesse grand V et c’est absolument unique.  A contre-sens, dans le traffic inverse à notre direction, juste avant de monter sur le terre-plein en évitant bien sûr, les kiosques de bouffe de rue de toutes sortes, il joue habilement du frein et de l’accélérateur dans le traffic monstre de cette capitale!   Je ris, mais j’ai aussi un peu mal au coeur 😉  Je pense que la moto aurait peut-être besoin de nouveaux amortisseurs.  Bref, j’ai le gros sourire aux lèvres, à découvrir le quotidien de cette métropole africaine…  Mon ami camerounais me disait que quand il avait quitté le pays 10 ans plus tôt, il n’y avait aucune moto.  Aujourd’hui, au coeur de ce hub en grand développement, comme de dizaines d’autres grandes villes africaines, elle se faufile partout, sans aucune restriction routière, à part l’espace minime entre les véhicules pris dans le traffic monstre de cette grande ville.

Demain, c’est le grand départ pour Kribi.  J’ai hâte de voir l’un des autres visages du Cameroun.

Et vous, avez-vous déjà fait de la moto dans un autre pays?  Comment s’est déroulé votre expérience?

 

3 – Histoire de viande

Je le regarde, il me regarde aussi.  Nous sommes face à face.  Je détourne le regarde, mais lui non.  C’est le duel.

Je viens d’arriver à Douala, et j’ai eu l’accueil le plus chaleureux de ma vie dans une famille camerounaise.  Tout le monde est là, heureux, me répétant par dizaine de fois de me sentir comme à la maison.  Je suis vraiment touchée, ils partagent tout avec moi, maison, lit, repas.  Je me sens tellement bien accueillie, parce qu’en plus de m’avoir cuisiné le repas, on me dit chaleureusement qu’on m’a fabriqué un plat tout spécial et typique seulement pour moi.

Alors, les joues rouges de surprise, je fais face au… rat.

Et je me sens tellement mal…. parce que vraiment, je pense que je vais avoir de la misère à le manger, ce plat cuisiné avec tant d’attention et de bonté.  Ouf!

En fait, cette situation m’est arrivée plusieurs fois en voyage…  et chaque fois, je me questionne sur la chance que j’ai eu d’avoir été élevé au paradis du steak, des coupes de viandes bien définies.  A force d’avoir été habituée à manger de bons gros morceaux de protéine provenant de type d’animaux bien spécifique (principalement boeuf, poulet, porc) je me sens toujours un peu mal de ne pas être capable d’apprécier à leur juste valeur des plats vraiment bien cuisinés, issues de la culture typique de l’endroit où je voyage.  Des coeurs de poulet et pattes de porc dans les soupes chinoises, au organes bien juteux dans certains pays africains, au castor chez les Cris, j’éprouve toujours un certain malaise à mon incapacité de m’adapter à ce que les gens mangent normalement, surtout que ces mets typiques traduisent toujours l’adaptation au territoire et le désir de ne rien gaspiller, et de respecter l’environnement et les ressources disponibles.  D’ailleurs, les étrangers ont souvent la réputation de ne manger «que les bonnes parties», laissant plusieurs morceaux de viande et cartilage sur les os.  Et puisque, j’avoue que je n’aime pas le gaspillage… je pourrais vraiment m’améliorer de ce côté là.

Donc, chaque fois, j’essaie vraiment fort d’aller au-delà de cette barrière, même si franchement, une des choses avec lesquelles j’ai le plus de difficulté quand je voyage.  Je retourne donc dans cette famille super accueillante et cette fois, je vais essayer le groin de porc.

Et vous, avez-vous déjà vécu une situation où le mets servi a été difficile a avaler?

 

N’arrête jamais d’explorer

J’enfile mon casque de moto et je me dis que tout va être correct.  J’ai déjà fait de la moto en Tanzanie, au Cameroun, en Chine, dans des p’tites rues, sans amortisseurs, parfois à contre-sens dans la circulation.  Je me dis que je connais ça, la moto.  En fait, je m’apprête à traverser États-Unis en moins de deux semaines, de l’Ontario jusqu’en Californie et vraiment, je me sens comme une pro.

Après, je prends l’avion pour l’Australie, puis enfin ma destination ultime… la Papouasie Nouvelle-Guinée.  Ensuite, je reviens à Vancouver pour retraverser le Canada, 5 jours plus tard, je pars pour le Nunavik.  Ça va être tout un trip. Bref, je me sens prête pour l’aventure, drillée par la fatigue et l’adrénaline des préparatifs.

Quelques heures à peine après être partie, je déchante… j’ai tellement froid sur la moto et j’ai toujours peur de perdre mes lunettes qui avec le vent ont l’air d’une brindille face à un ouragan.  Gênée, je finis par écouter les conseils qu’un peu tout le monde m’a donné : porter un bon manteau en cuir et mettre une corde sur mes lunettes… à contre-contre coeur (parce que c’est pas du tout mon style) je me fonds dans le monde de la moto…  et c’est magique!

En fait, sur mon chemin, je rencontre des dizaines de passionnés!! Des hommes (en grande majorité) tatoués de la tête aux pieds, vêtus de jeans et de cuir, avec des bandanas ornés de squelettes et de longues barbes.  Partout, les gens viennent me voir pour m’aider, pour voir comment je vais, où je me dirige et surtout savoir si tout va bien.  Je découvre une famille tissée serrée, une vraie communauté, qui me fait sentir en sécurité partout où je vais… parce que je voyage à moto.  C’est vraiment extraordinaire… et même si j’ai trouvé la transition difficile au début, je suis vraiment heureuse d’avoir fait un court séjour dans ce monde inconnu… j’ai vraiment été inspirée par le sentiment de solidarité entre les motos cyclistes.

Quelques semaines plus tard, en Papouasie Nouvelle-Guinée, j’irai à la chasse aux crocodiles sur la rivière Sepik, une région du pays où la seule façon de se rendre de village en village est par bateau.  Bon, certaines embarcations sont motorisées, mais sur le coup, je suis plutôt dans un mince canot sculpté dans un tronc d’arbre qui n’a pas vraiment de ballant… et c’est la nuit.  En fait, j’ai vraiment peur, je suis convaincue que je vais mourir dévorée par un croco, et je sais pas trop comment expliquer le tout aux chasseurs dans l’embarcation qui sont occupés à affûter leurs harpons.  Heureusement, un poisson volant saute dans ma face et change vraiment le mal de place.  Je finis par me calmer et vivre moment absolument magnifique avec les Papous.  L’homme devant moi fait des blagues à mesure que sa sacoche se remplie de bébés crocodiles.  Quelques jours plus tard, je comprends qu’il n’aurait jamais pu rien m’arriver.  Les Papous se sentent absolument responsable des gens qui les visitent, j’avais toute une famille qui m’attendait à mon retour.  J’ai trouvé cette expérience tellement touchante et ça aussi, ça m’a vraiment inspiré.

En fait, la raison pourquoi ne parle de ces deux anecdotes, c’est que je ne veux pas seulement parler de voyages, mais d’expériences de vie, de rencontres, de nouvelles activités, sports, sorties, cours à l’école, musées, groupes de musique, etc.  La vie est infiniment intéressante et remplie ; il y a tellement choses à apprendre, à explorer, à découvrir.  Mon voyage m’a seulement rappelé à quel point le monde est immensément grand et beau, et rempli de gens différents vivant de manières éclatées, et qu’ici ou ailleurs, c’est souvent dans l’inconfort de l’inconnu (et quand on accepte qu’on ne sait pas tout) qu’on grandi le plus.

Et vous, partagez-vous le même sentiment?  Si oui, quelle sera votre prochaine destination?

Pour plus de détails sur les destinations que j’ai visitées et qui m’inspirent tant de passion sur le voyage, voici la cartes des destinations que j’ai eu la chance de découvrir!

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Ce que le voyage m’a appris

Aujourd’hui, je partage avec vous un des mes textes les plus personnels, en collaboration avec le blog Fit Hippie.

La somme d’expériences magiques à travers le monde et qui m’ont aidé à faire de moi la jeune adulte que je suis.  🙂

Ce que le voyage m’a appris

Et vous, quelles les leçons que vous avez apprises en voyage?

 

Envie d’en apprendre plus sur les lieux que j’ai eu le plaisir de visiter?  C’est par ici!

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10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

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Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

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Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

Et vous, avez-vous eu déjà très froid en faisant du trek?  Quel était ce trek?

 

 

 

9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

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Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

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Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

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En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

Et vous, quel est le plus beau trek que vous avez fait dans votre vie?