11 – Le coconut

Quand je m’assoyais sur le bord de la plage dans le village où j’avais décidé de me poser quelques jours, il avait toujours un petit garçon qui venait s’asseoir près de moi.  Il se couchait sur le sol, la tête dans les mains, et il me dévisageait sans remords, curieux.  Puis, il s’est mis à me parler, à me poser des milliers de questions : d’où je venais, où j’allais, pourquoi j’étais ici, où était le Canada, c’était quoi le Québec, combien coûtait mes souliers, et tout le tra la la.

A l’époque, je voyageais avec des amis, et le petit garçon nous suivait un peu partout.  Sans qu’on lui demande, il était là.  On aurait pu le trouver collant, insistant, et avec toutes ses questions… un peu ignorant…

Et pourtant, il cherchait par tous les moyens en savoir plus sur nous, mais surtout sur le monde, et avec toute cette curiosité, il a saurait bientôt bien plus que nous tous réuni, même s’il ne savait où placer le Canada sur une carte.

Un peu plus tard, j’ai passé pas moins d’une heure à essayer d’enlever la croûte épaisse de la coconut qui était tombé à pied.  Je me suis fais mal aux mains et je me suis un peu coupée.  Quand le garçon m’a vue, il a éclaté d’un grand rire vif! C’est que j’étais en train de peler un coconut pourri!! Voyons, comment j’avais pu faire pour ne pas le voir!! C’était si évident!  En deux temps, trois mouvements, le jeune adolescent avait grimpé l’arbre cueillir une noix fraîche, et de trois coups de machette bien précis à des endroits stratégiques, avait pelé le fruit pour me permettre d’enfin le manger et d’en boire le jus.  Cette fois-ci, il m’avait trouvé vraiment stupide de ne pas savoir comment faire, moi l’adulte qui a parcouru le monde.

Ce que ce coconut m’a fait comprendre, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ignorance, mais plus d’expériences de vie différentes aussi riches les unes que autres, et que du haut de mon grand monde occidental, je n’en sais pas plus que quiconque.  Que les connaissances que j’ai appris à partir de mon lieu de naissance, ne permettraient pas nécessairement de survivre dans un autre environnement, tel que ce coin d’Afrique par exemple.  Aujourd’hui, je ne trouve jamais plus personne ignorant… où peut-être seulement celui qui pense que l’Autre l’est, sans vraiment s’intéresser à lui. 😉

 

6 – Les lianes

Limbe a un des plus impressionnants jardins botaniques que j’ai vu de ma vie! J’ai l’impression que le coeur du Cameroun se retrouve dans cet espace caché à deux pas de la ville, et c’est absolument magnifique.  J’ai vu tellement de paysages arides en Afrique de l’Est, mais la partie du Cameroun où je me retrouve présentement représente absolument le contraire.

Ces arbres géants enfouis sous les dizaines de lianes sont absolument fascinants.  Ce sont des murs faits littéralement de végétation.  C’est vraiment incroyable.  On dirait un autre monde, immuable, tout en vert.

Je suis vraiment heureuse de découvrir, cette forêt miniatures, mais j’ai encore plus hâte de pouvoir découvrir le tout hors d’un parc officiel.  😉  J’ira bientôt avec un trappeur local… ce serait vraiment intéressant!

 

En attendant, ma prochaine sortie dans la jungle, je retourne vers les plages de sable noir de Limbe, j’en avais tellement entendu parler.  Ça me donnera une petite pause, avant d’aller au marché de poisson 🙂

N’arrête jamais d’explorer

J’enfile mon casque de moto et je me dis que tout va être correct.  J’ai déjà fait de la moto en Tanzanie, au Cameroun, en Chine, dans des p’tites rues, sans amortisseurs, parfois à contre-sens dans la circulation.  Je me dis que je connais ça, la moto.  En fait, je m’apprête à traverser États-Unis en moins de deux semaines, de l’Ontario jusqu’en Californie et vraiment, je me sens comme une pro.

Après, je prends l’avion pour l’Australie, puis enfin ma destination ultime… la Papouasie Nouvelle-Guinée.  Ensuite, je reviens à Vancouver pour retraverser le Canada, 5 jours plus tard, je pars pour le Nunavik.  Ça va être tout un trip. Bref, je me sens prête pour l’aventure, drillée par la fatigue et l’adrénaline des préparatifs.

Quelques heures à peine après être partie, je déchante… j’ai tellement froid sur la moto et j’ai toujours peur de perdre mes lunettes qui avec le vent ont l’air d’une brindille face à un ouragan.  Gênée, je finis par écouter les conseils qu’un peu tout le monde m’a donné : porter un bon manteau en cuir et mettre une corde sur mes lunettes… à contre-contre coeur (parce que c’est pas du tout mon style) je me fonds dans le monde de la moto…  et c’est magique!

En fait, sur mon chemin, je rencontre des dizaines de passionnés!! Des hommes (en grande majorité) tatoués de la tête aux pieds, vêtus de jeans et de cuir, avec des bandanas ornés de squelettes et de longues barbes.  Partout, les gens viennent me voir pour m’aider, pour voir comment je vais, où je me dirige et surtout savoir si tout va bien.  Je découvre une famille tissée serrée, une vraie communauté, qui me fait sentir en sécurité partout où je vais… parce que je voyage à moto.  C’est vraiment extraordinaire… et même si j’ai trouvé la transition difficile au début, je suis vraiment heureuse d’avoir fait un court séjour dans ce monde inconnu… j’ai vraiment été inspirée par le sentiment de solidarité entre les motos cyclistes.

Quelques semaines plus tard, en Papouasie Nouvelle-Guinée, j’irai à la chasse aux crocodiles sur la rivière Sepik, une région du pays où la seule façon de se rendre de village en village est par bateau.  Bon, certaines embarcations sont motorisées, mais sur le coup, je suis plutôt dans un mince canot sculpté dans un tronc d’arbre qui n’a pas vraiment de ballant… et c’est la nuit.  En fait, j’ai vraiment peur, je suis convaincue que je vais mourir dévorée par un croco, et je sais pas trop comment expliquer le tout aux chasseurs dans l’embarcation qui sont occupés à affûter leurs harpons.  Heureusement, un poisson volant saute dans ma face et change vraiment le mal de place.  Je finis par me calmer et vivre moment absolument magnifique avec les Papous.  L’homme devant moi fait des blagues à mesure que sa sacoche se remplie de bébés crocodiles.  Quelques jours plus tard, je comprends qu’il n’aurait jamais pu rien m’arriver.  Les Papous se sentent absolument responsable des gens qui les visitent, j’avais toute une famille qui m’attendait à mon retour.  J’ai trouvé cette expérience tellement touchante et ça aussi, ça m’a vraiment inspiré.

En fait, la raison pourquoi ne parle de ces deux anecdotes, c’est que je ne veux pas seulement parler de voyages, mais d’expériences de vie, de rencontres, de nouvelles activités, sports, sorties, cours à l’école, musées, groupes de musique, etc.  La vie est infiniment intéressante et remplie ; il y a tellement choses à apprendre, à explorer, à découvrir.  Mon voyage m’a seulement rappelé à quel point le monde est immensément grand et beau, et rempli de gens différents vivant de manières éclatées, et qu’ici ou ailleurs, c’est souvent dans l’inconfort de l’inconnu (et quand on accepte qu’on ne sait pas tout) qu’on grandi le plus.

1 – Le python


J’ai rencontré Gabin lors d’un souper entre ami.  C’était un conteur.  Un vrai.  Un de ceux-ci t’emporte à l’autre bout du monde avec leurs paroles, leurs récits, leurs histoires.  Assise sur le coin de ma table, j’étais rendue au Cameroun.

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Il m’a raconté comment les hommes de son village chassait le python, partant à dix dans la jungle, jusqu’à la fameuse maison du dit serpent.  Le pied d’un homme au fond du trou, ils attendaient patiemment que l’animal s’enroule autour de la jambe, puisque c’est par asphyxie que ce dernier tue ses proies.  Le pied bien enroulé, on sortait rapidement le serpent de son terrier pour ensuite le tuer.  Et bang, on revenait au village en file avec le piton sur les épaules de 10 hommes.

Les yeux écarquillés, j’ai tout de suite pensé, qu’eh bien… Gabin et moi, on avait pas eu la même enfance!  Entre son village et Pointes-Aux-Trembles.

Pour Gabin, le Cameroun, c’est le plus beau pays du monde.  C’est le bijou de l’Afrique : c’est le tout-inclus des climats et le résumé de la beauté de ce qu’on peut trouver sur ce gigantesque continent : la mer, la jungle, la ville, les villages, les gens.

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Alors quand Gabin m’a demandé si je voulais au Cameroun, eh bien, j’ai capoté de joie, et j’ai acheté mon billet d’avion, parce que ça allait être trou fou aller visiter le plus beau bijou de l’Afrique et le monde rempli d’aventures dont Gabin m’avait tant parlé.

L’Afrique, le futur paradis du voyage sac-à-dos

Il a quelques mois, j’ai eu le plaisir de travailler avec Jennifer du blog «Moi, mes souliers» à l’adresse suivante : http://www.moimessouliers.org

Je vous invite à visiter son blog, afin de me lire sur les 5 plus grands mythes du voyage sac-à-dos en Afrique et pourquoi ce continent sera probablement bientôt, le futur paradis de ce type de voyage.  A bientôt!

C’est par ici : http://www.moimessouliers.org/lafrique-le-futur-paradis-du-voyage-sac-a-dos/

Voyager en sac à dos en Afrique

 

10 – Autour de la chauffrette

Monte, descend, monte, descend, monte, descend.  Le treks de l’Annapurna est composé de milliers et de milliers de marches qui montent à l’infini, puis redescendent toujours plus bas, et plus un tout petit peu plus haut… finalement.  Je le sais, je les ai comptées!  Mes pieds sont remplis d’ampoules et je suis épuisée, mais en focusant sur le nombre de marches, j’avance un peu plus!

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Le paysage est à couper le souffle.

Le soir, je me change directement en arrivant.  J’enlève rapidement mon linge mouillé par la sueur, puis ensuite j’enfile directement mon ensemble du lendemain.  Il n’y a pas de chauffage dans les chambres des refuges et le matin je suis trop gelée pour même penser à enlever une couche de vêtements.  Après quelques jours, je n’ai toujours pris ma douche.  J’hésite encore entre ma propreté et l’eau littéralement glaciale!  Il faut dire que les douches sont rudimentaires.  Bon, je suis habituée à l’habituelle plaque de céramique au sol qui sert de douche, de toilette, de tout en fait.  Mais cette fois-ci, avec le froid, les besoins des gens sont plutôt gelés et collés au sol, donc bizarrement, c’est extrêmement glissant, alors bon, je vais attendre avant de prendre ma douche. 😉

Il y a aussi eu cet endroit ou la toilette n’était un long tunnel à découvert creusé au sol…  Dans cette grande pièce, j’ai cherché les cloisons, la porte à fermer… mais rien.  C’était plutôt..  ouvert comme situation!  J’étais un peu étonnée, mais je n’étais pas la seule apparemment…  d’autres locales étaient aussi bien surprises de me voir aller!  Au milieu des chuchotements et des rires à mon endroit, je pouvais heureusement admirer la vue sans pareille de la toilette.. ah, c’est beau l’Himalaya!

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Heureusement, le soir, sous de grandes tables centrales, des petites chauffrettes sont installées partout.  Alors, on a beau avoir un peu froid, on fait le tour du monde toute la soirée.  Entourée d’autres trekkeurs, c’est la grande conversation : Italiens, Coréens, Israeliens, on passe les soirées à discuter autour de nos gourdes en mangeant du riz, et c’est la belle vie!

 

 

9 – Dans le ventre de l’Himalaya

L’Annapurna, c’est un des géants de l’Himalaya.  Un colosse de plusieurs sommets allant jusqu’à plus de 8 000 d’altitude.

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Le permis de trekking obtenu à Katmandou en main, j’arrive à Pokhara, une ville bercée par le vent frais des montagnes.  Après les rues remplies et vivantes de la capitale, je suis vraiment heureuse d’y être arrivée.

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Dès mon arrivée, je prépare pour cette randonnée quelques jours, car je pars le lendemain matin.  J’ai un sac-à-dos de 60 litres, une bonne paires de souliers de marche et quelques sous-vêtements.  Comme je vais porter mes bagages, j’essaie de faire dans le léger 😉  Apparemment, ce n’était pas la technique adoptée par mes collègues Coréens qui, équipés de la tête aux pieds de vêtements synthétiques, partagent le chemin de randonnée avec moi!  Ils ont de petits sacs-à-dos bien sûr, mais également… plusieurs géants sacs ressemblant à des poches de hockeys!!  Je plains les porteurs qu’ils ont payés!!!!  Heureusement, le soir venu, complètement gelée parce qu’il n’y avait pas de chauffage dans les petites habitations fournies aux randonneurs, j’ai eu de la chance de goûter à de la pieuvre séchée  gracieusement offerte par ces derniers!  Je pense que c’était la dernière chose que j’avais pu penser manger ici 😉  Je comprends maintenant pourquoi leurs poches étaient si lourdes, ils ont apporté tout leurs repas!

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En fait, la nourriture sera plus chère à mesure que j’avancerais dans ce trek.  Tout étant porté à bras, plus j’étais loin, plus le prix du repas était élevé.  C’est normal.

Le lendemain, je quitte mes amis Coréens et reprends la route.  Je traverse plusieurs villages et la vue est absolument magnifique.  Je gravis la montagne, monte et monte encore des centaines de marches, arrivée au sommet je jubile, pour ensuite me rendre compte que je dois tout redescendre!  Le trek de l’Annapurna est tellement particulier sur ce point, souvent, si l’on regarde directement devant soi, on dirait qu’on pourrait atteindre le prochain sommet à vol d’oiseau en 5 min de marche, mais il faut monter et redescendre chacune des falaises de montagne qui forme une longue chaîne.  Heureusement que c’est magnifique, car c’est aussi interminable 😉

17 – Le mont Hua Shan : l’extrême via ferrata chinoise

Le Mont Hua Shan, est la place en Chine pour vivre des émotions fortes!  Le paysage est sincèrement à couper le souffle!   Au sommet, on se retrouve au milieu de pics aiguisés et de petits temples, puisque la montage est un lieu religieux daoiste depuis plusieurs décennies.

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Il est possible de grimper pour aller au sommet, mais même prendre le téléphérique est une expérience vraiment impresionnante.  Dans la petite boîte vitrée au milieu de cette immensité, je me sentais tellement petite!

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Mais le paysage n’est que le début de la légende, puisque le Mont Hua Shan est connu à travers le monde pour son parcours extrême de via ferrata.  Mettons que les normes de sécurité n’ont rien à voir à ce qui se fait au Québec!

Avec les planches de bois accrochées à même le roc…

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Des chaînes..

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Et des pics de métals à titre d’escalier!

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Franchement, il y a de quoi avoir la frousse!

11 – Dans la George du tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la George du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile.  On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettrant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse george.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été tout à fait impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Et le logement peut être rudimentaire 🙂

J’ai eu cette intéressante expérience de devoir aller dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprennable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il est ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!

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Bref, à ne pas manquer!

 

 

1 – Mes premiers pas en Chine!

Je suis arrivée en Chine les mains moites, le sourire fendu jusqu’au oreille, en me demandant qu’est-ce que j’avais fait!

Eh bien, je devais me rendre à l’évidence, j’avais traversé la moitié de la terre pour vivre mon premier voyage sac-à-dos! Le cœur battant, je ne pouvais plus reculer, Beijing m’attendait!

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Dès les premières secondes, mes cours de mandarin m’ont bien servi! C’est que même à l’aéroport, impossible de trouver quelqu’un qui parle anglais. (Se débrouiller en mandarin est assez nécessaire, ici.) Et j’ai vite oublié l’idée de me diriger grâce aux inscriptions…  tout est en caractères chinois! Une vraie immersion culturelle en quelques secondes! Oh oui, c’était déjà l’aventure, la découverte, l’inconnu.

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Le lendemain, je pars pour la Cité Interdite. Le pays n’est ouvert aux étrangers que depuis un peu plus de 40 ans maintenant. Moi qui a étudié en science politique, j’ai bien hâte de découvrir ce qui perdure du communisme, ici…  Je suis tellement avide d’en connaître plus!

J’avoue que je suis sur un nuage, je marche sur la place Tiananmen. C’est absolument spécial de marcher à cet endroit historique où est affiché cet immense portrait de Mao.  Je marche directement dans l’Histoire avec un grand H!

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Au milieu de ces lieux, beaucoup de touristes chinois. Cela peut sembler étrange à première vue, de réaliser que beaucoup de locaux visitent leurs propres attraits touristiques. Toutefois, cela ne fait que quelques années que les Chinois peuvent voyager dans leur propre pays à travers différentes provinces. Voilà pourquoi la Cité Interdite est aussi populaire auprès de gens provenant des quatre coins de la Chine!

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Plus tard, c’est le temple du paradis qui m’attend. Je goûte pour la première fois de ma vie à l’architecture asiatique. Je n’ai jamais rien vu de tel en Amérique du Nord, c’est franchement impressionnant et tout à fait différent de ce que je connais.  Tellement de détails et de beauté, c’est vraiment un autre sens de l’esthétisme.

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Toutefois, il n’y a pas que cela qui est impressionnant en Chine… Le soir venu, je me dirige vers le marché de nuit de Beijing à la découverte de la fabuleuse culture culinaire chinoise. Ça aussi, ce sera une grande aventure dans ce pays aux milles visages. Mon ouverture aux nouveaux aliments sera mise à rude épreuve! Ah! Ah! Ah!  Moi, qui n’apprécie pas tant les organes, je serai servie!

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Allez, dans le prochain article, je vous emmène manger des scorpions!

Et vous, qu’avez-vous mangé d’étrange en voyage?

 

 

Découvrir mon chez moi

Il n’y a rien d’aussi beau que le Québec.  Pour mille raisons je suis fière de venir d’ici.  Ma nature, mon ouverture, ma culture.   J’ai beau avoir visité presque tous les continents, pas une seconde je n’ai douté : je retournerai toujours vivre dans ma province.


Je suis curieuse, oui.  Je ne cesserai jamais de voyager, j’imagine.  J’ai trop besoin de comprendre et découvrir ce dont l’on me parle dans les journaux ou sur internet avec mes propres yeux, à travers mes propres pas.


Après mon dernier voyage, j’ai toutefois compris une chose ; je ne connais pas encore assez mon Québec.  C’est pourquoi à l’automne, je suis partie à Waskaganish, découvrir la Baie James.  Et puis, j’ai regardé plus haut encore…  Je passerai le reste de l’hiver à Salluit au Nunavik, question découvrir une autre facette de notre belle province! 

À une nouvelle aventure!

PS : Aujourd’hui, mon vol n’a pas pu décoller d’Aupaluk en raison d’un blizzard avec des raffales a plus de 100 km/h.  Il faisait environ – 34 degres.   Je vous laisse avec l’evolution de la vison de la maison de l’autre côté de ma rue 🙂

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

Oh quand je suis arrivée en Namibie, j’ai fait le saut!  Moi, qui était habituée d’utiliser les autobus locaux pour me déplacer de ville en ville, j’ai découvert qu’en Namibie, il y avait très peu de ce genre de transport.. encore moins qu’en Zambie!

Je l’avoue, je n’avais jamais fait du pouce avant dans ma vie.  Et par la force des choses, j’ai dû m’y mettre de pied ferme pour me rendre jusqu’en Afrique du Sud!  Alors, je me suis placée sur le bord de l’autoroute avec mon sac-à-dos, et le cœur battant, j’ai attendu au gros soleil!

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Heureusement, j’ai eu de très bonnes expériences et surtout une très bonne étoile.  Eh oui, en m’achetant un sandwich entre deux déplacements, j’ai rencontré le chauffeur qui emmenait les employés de Sossusvlei, le parc du désert de Namibie, le lieu où je me dirigeais justement! Ni une, ni deux, j’ai sauté dans leur véhicule, un jeep de safari sans fenêtre.  Wow, à 120 km/h sur les routes poussiéreuses du pays, je ne manquais pas d’air, c’est certain!

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Franchement, la route était magnifique!  Des montagnes gigantesques m’entouraient et j’ai même vu des autruches en liberté!  Je me suis demandé si je rêvais tellement ces oiseaux étaient gros! (les points noirs sur la photo à droite)

Arrivée dans le désert, j’ai piqué ma tente et j’ai aussi remarqué que j’allais dormir avec quelques petits amis piquants.. et transparents..  des scorpions. Ah! Ah!

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Qu’à cela ne tienne, le détour vers le désert de Namibie en valait la peine!  Wow, quel environnement atypique.  Le désert de Namibie, avec son sable rouge foncé et ses souches d’arbres vieilles de dizaines d’années, est un endroit complètement mythique.

Il y a quelque choses de complètement fascinant dans l’idée de marcher à l’infini sur des dunes de sables brûlantes…  C’était fantastique!  C’était la première que je visitais un désert et ce ne sera pas la dernière…. le calme étrange de ce genre d’endroit m’intrigue trop.  Par contre, je vais me rappeler d’y aller avec des souliers fermés!  Le sable était littéralement brûlant et de petites cloques d’eau se sont formées sur mes pieds seulement en essayant de descendre la dune sur laquelle je suis dans la photo!  Ouch!IMGP1361

Et vous, avez-vous déjà visité un désert?  Comme cela s’est-il déroulé?

 

 

 

Les Écogîtes du lac Matagami et le Mont Laurier

Je suis de retour de Matagami et j’ai passé une fin de semaine de rêve !  J’ai eu la chance de séjourner aux Écogîtes du Lac Matagami, et j’ai vraiment vécu une belle expérience.  Le site représente véritablement un bijou de l’économie locale, car l’endroit est sincèrement féerique, et sait mettre en valeur les attraits de la région.

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En effet, les écogîtes du Lac Matagami proposent des petits chalets entièrement équipés où il est possible de se sentir au centre de la nature dans un très grand confort.  Ici, pas de compromis : lits confortables, poêle au bois, articles de cuisine et douche, tout est fourni pour faciliter la détente et oublier ses soucis. Les chalets ont d’ailleurs été construits, afin de s’intégrer à leur environnement : j’ai adoré me réveiller près des immenses baies vitrées à quelques mètres seulement du Lac Matagami.

Et, c’est sans compter l’accès au sauna !  Tout est mis en place pour favoriser la relaxation !

Les écogîtes du Lac Mataagami sont également situés près d’un sentier de randonnée à ne pas manquer sur le territoire de la Baie-James.  Selon moi, il s’agit du duo idéal pour un week-end dans cette petite ville.  Effectivement, le Mont-Laurier offre des points de vue remarquables, à partir du kilomètre 10 de la route de la Baie-James… et donc à deux pas des Écogîtes.

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Les sentiers à flan de falaise et recouverts de neige sont simplement uniques.  En effet, je pratique depuis plusieurs années la randonnée au Québec. Par contre, il y avait longtemps que je n’avais pas parcouru un circuit aussi intéressant.  La forêt est bien différente de celle située du sud de Québec et les points de vue sur les colossaux bassins d’eau de la région feront rêver plusieurs randonneurs aguerris !


Arrivée au sommet, le vent vif et le froid cinglant fouettent mon visage.  Sur mon chemin, j’ai vu un lièvre au pelage blanc et plusieurs perdrix.  La forêt regorge d’animaux peu habitués de voir des humains !  Je suis encore émerveillée par les immenses réservoirs d’eau que je peux apercevoir du sommet du Mont Laurier !

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Le soleil commence à se coucher et la forêt prend maintenant une teinte de rose.  J’ai fait une randonnée marquante ; je suis maintenant prête à revenir boire un bon thé brûlant dans le confort de mon écogîte !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

À la découverte du 53e parallèle

Wow, je suis enfin arrivée à destination !  Après avoir traversé les 620 kilomètres de la route de la Baie-James en entier, je me retrouve à Radisson, la seule ville non-autochtone au nord du 53e parallèle.  Les paysages étaient à couper le souffle et j’ai déjà hâte d’en voir plus sur cette région incontournable du Québec !  De bon matin, je vais donc marcher au sentier Hudson.

Nous sommes à la mi-octobre et déjà une petite neige accompagne cette randonnée.  Les sentiers et les caps rocheux, déjà remplis de mousses et de lichens de différents tons de rouge, de jaune et de vert, n’en sont que plus beaux maintenant !

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Avec l’arrivée des couleurs dans la région, le sentier Hudson offre une vue imprenable sur Radisson et les alentours.

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Au travers de ce nouvel environnement, j’en profite pour regarder ce qui se trouve autour de moi, et je suis toujours impressionnée.  Il est facile de qualifier la flore de minimaliste…  un contraste avec l’immensité du territoire !  C’est justement dans les détails que se trouvent les plus belles prises de vues.    Comme cette écorce d’arbre ou ce bouquet rouge dans la mousse blanche.

En fait, avant de voir le froid arriver sur la Baie-James, je pensais que les forêts vertes foncées   allaient traverser l’hiver sans aucune altération.  Comme les feuillus sont situés plus au sud, j’envisageais ne pas voir les couleurs cette année.  Toutefois, c’est en faisant la traversée de la région que j’ai réalisé à quel point je me trompais : une grande partie des arbres se sont colorés d’un jaune vif !

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En somme, le sentier Hudson est certainement un attrait à ne pas manquer de Radisson.   Près de la ville et de la nature, il permet d’aller au cœur de la forêt typique de cette partie de la province.

J’ai aussi profité de mon séjour dans le nord pour aller observer l’immensité du réservoir Robert-Bourassa.  Je ne me souviens pas avoir vu une étendue d’eau aussi importante, à part l’océan, bien sûr !  C’est franchement extrêmement impressionnant.

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À la fin de la journée, c’était déjà pour moi le temps de repartir pour Waskaganish.  La route de la Baie-James m’attend, mais je ne pouvais pas passer par ce coin de pays, sans faire un arrêt par Chisasibi, la dernière communauté Crie pouvant être visitée par la route.  Sur le bord de l’eau, de grands canots m’attendaient.

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Finalement, sur le chemin de mon retour, j’ai pu découvrir d’autres magnifiques paysages.    Le brouillard et la découverte de nouvelles rivières et lacs allaient faire de ma rentrée à la maison un parcours encore une fois mémorable.

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Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James