9 sports d’hiver que tu peux pratiquer à seulement 5 minutes de chez-toi au Nunavik

En collaboration avec Filles du Nord (www.fillesdunord.ca), voici un des aspects qui me plait le plus de la vie au Nord :  l’accessibilité à la nature et aux sports d’hiver à moins de 5 minutes de chez moi!

Je suis une grande fan de la nature, et ici je suis servie!

Pour en savoir plus, je t’invite à visiter leur page, c’est par ici!

9 sports d’hiver que tu peux pratiquer à seulement (!!!!) 5 minutes de chez toi au Nunavik

14 – Andy, la touriste en Inde – du Taj Mahal à la frontière Indo-Pakistanaine

 

C’est parti, je quitte Dharamsala.  Mon stage d’initiation à la coopération internationale tire à sa fin.  Devant moi, une semaine de visites plus «touristiques» dans cet immense pays, aux milles cultures, qu’est l’Inde.  Delhi, Bir, Dharamsala, j’ai maintenant vraiment hâte de découvrir d’autres destinations indiennes.

Tout d’abord, j’ai eu la chance de visiter d’autre villes d’influence tibétaine dans l’Himachal Pradesh.  J’adore les temples, j’aime tellement découvrir comment les gens peuvent faire usage de l’architecture d’une manière totalement différente des normes occidentales, dans la construction des édifices :  temples tibétains, lampes au beurre et bouddhas géants : c’est fabuleux. Toutefois, c ‘est maintenant le temps pour moi de découvrir d’autres traditions!

Le temple d’or, le Fort Rouge et Taj Mahal

Oh, le Taj Mahal : probablement l’image la plus répandue de l’Inde à l’étranger.  Ce que j’y ai le plus apprécié?  Les gens, tout simplement.  Dans cet univers tout blanc qu’impose ce gigantesque mausolée, les femmes indiennes portent leurs plus beaux habits de toutes les couleurs pouvant exister.  Rouge, jaune, vert, pourpre, j’ai adoré le contraste de leurs vêtements avec ce lieu blanc.

J’ai, par la suite, été au Temple d’Or, un important lieu de recueillement de la communauté Sikh.  A l’entrée, les visiteurs doivent absolument enlever leurs souliers et se laver les pieds dans un petit bassin d’eau.  Le bassin était si minuscule et il y avait tant de voyageurs, j’ai rapidement tenté d’esquiver ce rite, afin d’éviter d’attraper quelque chose dans cette eau au contenu… incertain.  Mais c’était impossible.  Rapidement, un garde trois fois plus grand que moi m’a bloqué le passage en me montrant d’un air plus qu’assuré qu’il fallait que je me lave les pieds.  Ah, ah, ah, mes craintes se sont révélées fondées : ça m’a pris des mois me défaire du problème de peau que j’ai attrapé ce jour-là 😉 Dans un autre ordre d’idée, j’ai été charmée par la générosité démontrée entre les murs de ce temple, offert à tous gratuitement dans les typiques assiettes de métal de l’Inde, un repas végétarien (Thali) fait de plusieurs types de Dahl m’a permis de bien terminer ma visite dans ce lieu sacré.

Le Fort Rouge de Delhi, un importante construction d’origine monghole, a été aussi extrêmement impressionnant.  J’ai adoré visiter ces temples plus qu’importants pour la population indienne! Dans le brouhaha intense présent dans la ville d’Agra, d’Amritsar et de Delhi, ces endroits sont vraiment des oasis de calme et de spiritualité!

Frontière Indo-Pakistanaise

Je souviendrais toujours de ce moment frappant où je suis aller au poste de frontière entre l’Inde et le Pakistan.  Je savais depuis bien longtemps qu’il existe de lourdes et profondes tensions entre les deux pays, mais observer en temps réel comment ces tensions se vivent dans le quotidien de la population, c’est bien différent.  De chaque côté de la frontière, de l’Inde, comme du Pakistan, il y avait des gradins comme dans un stade.  Les deux côtés des gradins de chaque côté de la frontière formaient un cercle.  De ce que j’ai pu comprendre en observant la situation, c’est que la frontière était gardée à certains moments de la journée par des gardes indiens, et à d’autres moments de la journée par des gardes pakistanais.  J’arrivais justement durant un changement de garde.  Durant ce moment, les spectateurs Indiens et Pakistanais se criaient à tue-tête des paroles assez raides, voire des insultes, jusqu’à ce que ce changement soit fait.  C’était fou d’être témoin de cette situation.  Apparemment, c’était comme cela à chaque changements de garde.   C’était aussi la première fois de ma vie que j’ai vu des femmes en burka.  Assises patiemment du côté pakistanais, je me suis demandé durant toute la cérémonie quelle était la vie de ces femmes…

Retour à Delhi

Je me souviens très bien quand j’ai mis les pieds pour la première fois à Delhi.  Tout me semblait noir, sale, sombre et dangereux.  Je n’arrivais pas à m’orienter, tout me faisait peur.  J’avais le sentiment que j’étais au centre de dizaines de dangers.  Trois mois plus tard, je suis de retour dans le même quartier que celui où je suis arrivée au départ.  Tout a changé, ou plutôt, c’est moi qui ait changé et moi, et, avant tout, mon regard sur les choses.  Tout me semble plus lumineux et ouvert, même sympathique.  Je tends l’oreille à la musique indienne, je contemple les ornements hindous que vendent les petits dépanneurs, je vais m’acheter ma barre de chocolat préférée.  Je me sens en sécurité, je sais où ne pas mettre les pieds et où je suis à l’aise d’aller.  Je me rends compte que c’est fou comment apprendre à connaître un milieu en enlève les peurs.  Ma sensation de peur du départ venait de mon sentiment d’inconnu, tout simplement.

Et vous, avez-vous déjà rêvé de visiter l’Inde, quels coins aimeriez-vous découvrir?

Lonely Planet India (Travel Guide)

 

 

Traversée sac-à-dos de l’Afrique de l’Est : mes 5 plus grandes réflexions sur ce magnifique périple!

 

Je vous présente mon tout premier épisode de podcast en collaboration avec Aventures Illimitées (https://www.facebook.com/aventuresillimitees/)!  Un super podcast d’aventures, 100 % québécois!  Je vous invite à aller écouter les derniers épisodes, c’est vraiment très inspirant!

Il y a quelques années, j’ai traversé l’Afrique de l’Est avec mon sac-à-dos de l’Éthiopie à l’Afrique du Sud et le récit de toutes mes aventures se retrouve sur le blog.  Toutefois, c’est la première fois que j’ai la chance de partager mes impressions de ce grand continent de vive voix!!! J’ai eu tellement de plaisir à enregistrer le tout et à me rappeler comment ce périple m’a inspiré de grandes réflexions : 

  • Idées préconçues
  • Découverte de dizaines de cultures différentes
  • Chocs culturels
  • Aventures rocambolesques

Pour l’écouter, c’est par ici!

https://aventuresillimitees.blogspot.ca/2018/03/podcast-voyage-en-afrique-avec.html

Une famille tissée serrée

En collaboration avec Filles du Nord (www.Fillesdunord.ca), voici un autre aspect que j’adore de la vie au Nord!  L’entraide et solidarité quotidienne entre les gens, afin de partager un quotidien tout-à-fait hors du commun !  L’article juste ici 😉

PS : Filles du Nord est une fantastique plateforme faisant la promotion de la vie en région.  Il y a des articles intéressants chaque semaine sur le sujet, je t’invite à aller y faire un tour!

Saviez-vous que travailler au Nord pouvait créer des liens si forts?  Avez-vous déjà vécu une expérience semble où en voyageant vous avez trouvé une nouvelle famille?

http://fillesdunord.ca/2018/03/13/une-famille-tissee-serree/

 

Nord Québec – Baie-James Eeyou Istchee Nunavik (French Edition)

11 – La fois où j’ai été éboueuse en Inde

Je venais d’arriver à Dharamsala, la capitale du gouvernement tibétain en exil.  Quelle ville à la fois effervescente, zen, et ésothérique!  Moi, qui arrivait du fond d’un petit village de l’Inde, j’admirais les tuks-tuks, les touristes, les temples avec leurs moulins à prière, les salons de barbiers indiens, les magasins d’encens et de vêtements colorés de voyageurs, aka de larges pantalons et tuniques à motif bouddhiste.   Mes yeux dévoraient mon environnement.

Et j’admirais tout cela de mon nouveau lieu de travail… le camion de vidange.  Ah, ah ah! Et oui, dans le cadre de mon stage d’initiation à la coopération internationale, c’était mon mandat : être éboueuse et aider à la collecte de déchet.  Sincèrement, j’avais beau revenir puante, les pantalons souillés (je me souviens clairement de la fois où j’ai pilé dans une couche), j’en revenais juste pas de la chance que j’avais ; c’était vraiment une expérience de feu!  Les deux pieds dans la boîte du camion, mon travail était d’attraper au vol les sacs de poubelle que mes collègues me lançaient.  Du haut de ce perchoir inusité, je pouvais tout voir.  Dharamsala est une ville en pente au creux de l’Himalaya et grâce à ce travail j’ai visité toutes les petites rues de la ville! J’ai pu voir de près le quotidien des gens et surtout aller dans des endroits où les touristes n’ont pas accès.  Surtout, j’ai appris une chose, peu importe le travail fait, peu importe la tâche, les gens autour de toi font tellement une différence, et tout peut devenir agréable avec un bonne attitude.  Je travaillais avec une équipe de travail tellement fantastique, toujours le sourire aux lèvres malgré les difficultés de vie locale.

Durant mon stage, j’ai aussi réalisé que ce métier n’était ni le plus payant, ni le mieux perçu dans la société où j’évoluais, en Inde.  Pourtant, le grand coeur des personnes avec qui j’ai travaillé, n’avait d’égal que combien ils étaient travaillant et assidus à cette tâche vraiment exigeante physiquement qu’est-ce métier.  Grâce à eux, je garde un souvenir tellement inoubliable de mes tours de camions de vidanges à Dharamsala, c’était une vraie expérience de terrain 😉

Et vous, avez-vous déjà eu un travail qui vous a fait réalisé la même chose?

Lonely Planet India (Travel Guide)

Le Nunavik, l’aventure au quotidien

Cette semaine, j’ai eu la chance de collaborer avec Filles du Nord (Fillesdunord.ca), un blog fantastique faisant la promotion de la vie en région au Québec!

Chaque mois, je partagerai sur leur plateforme un petit bout de mon quotidien au Nunavik.

Voici donc le récit de mon premier voyage dans le grand Nord!  Le début du grande aventure!

Le Nunavik : l’aventure au quotidien

Est-ce que ce récit vous donne le goût d’aller visiter le Grand Nord?  Avez-vous déjà rêvé d’aller?

 

Nord Québec – Baie-James Eeyou Istchee Nunavik (French Edition)

10 – La vie n’est pas pareille ici: Les 5 plus grandes leçons de mon premier stage d’initiation à la coopération internationale

Cela fait déjà un mois et demi que je suis à Birr et que je vis ma première expérience d’initiation à la coopération internationale. Entre mon travail au Deer Park et la vie avec ma famille d’accueil, j’ai tissé au fil du temps ma petite routine. Comme mentionné un de mes derniers textes, le choc culturel a fait son chemin dans mon quotidien, pour ensuite s’effacer tranquillement pour faire face à une compréhension plus profonde de la culture locale.

La fin de semaine, je vais souvent marcher autour du village. L’endroit où je me trouve au creux des montagnes est absolument magnifique. Je marche et j’admire les bœufs faisant leurs chemins dans les champs et l’évolution des cultures de thé environnantes. C’est vraiment impressionnant de voir le vert des montagnes se transformer au fil des différentes phases d’épanouissement du feuillage. La semaine passée, les feuilles ont été recueillies et tout à changer.

Assise sur mon balcon, je repense à ce que j’ai vu et vécu. Les femmes portant toujours aujourd’hui leurs robes traditionnelles tibétaines : la chuppa. Les vieillards compter inlassablement leurs bracelets de prières. Les gens faisant une priorité de ne jamais tuer le plus petit des êtres vivants suivant l’idée de la réincarnation (qui sait qui pourrait être cette fourmi?). Le système scolaire privilégié par les Tibétains : de grandes écoles prenant la forme de résidences pour enfants où on enseigne aux Tibétains à donner à l’Autre en premier : «Others before self». Je repense combien c’est important pour cette culture de donner à l’Autre, d’être généreux. En riant, je me rappelle aussi comment les vieilles dames du village cachent des momos (dumpling tibétain) dans leur chuppas, sur leur poitrine, dans les fêtes communautaires pour donner à leurs chiens en rentrant à la maison.

J’ai compris que la vie n’est pas pareille ici, mais elle est belle aussi.  J’ai fait le paix avec le choc culturel.

9 – Attention! Choc culturel en cours!

Tant de choses me manquent encore, mais j’ai appris à trouver mes petites plaisirs ici, comme acheter chaque jour un kaki à deux roupies au stand à légumes du village, et le manger en silence sur mon balcon. C’est à moi de trouver et de créer mes joies quotidiennes.

J’ai appris aussi que les gens, oui, ici, vivent plus simplement, du bout des dents je dirais même ici que certains vivent dans la pauvreté. Je vois aussi que pauvreté, tant qu’on peut répondre à ses besoins de base, ne veut pas nécessairement dire malheur. Ne pas posséder, ne veut pas dire rien avoir à partager. Au contraire. J’ai rencontré des gens ici qui avaient tellement à partager avec moi : leur savoir, leurs histoires, leur culture, leur présence, et leurs rires.

J’ai compris que l’observation est mon plus grand atout, que rien de me sert d’agir sans comprendre et que les mots veulent dire peu de choses. Nous, les Occidentaux, les verbo-moteurs, nous pensons que nous savons, car nous savons meubler les conversations. Je sais maintenant que les personnes qui parlent le plus, ne sont pas nécessairement les plus intéressantes. Le silence est d’or, la parole est d’argent, dit-on. Je réalise la force de cette maxime en voyage, après avoir passé plusieurs semaines dans une famille d’accueil avec laquelle il m’était presqu’impossible de communiquer en anglais.

J’ai compris que le mot coopération internationale est un terme bien pompeux et qui flatte bien des égos.  Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard, je travaille toujours dans le domaine ; bien sûr, je suis fascinée par les autres cultures, mais je freine constamment pour revenir à ce que j’ai appris à ce moment-là en Inde : prendre le temps de comprendre et échanger pour mieux agir ensemble.

8 – La Missionnaire

Toutes ces nouvelles leçons en tête, je remercie la vie d’avoir mis cette expérience sur mon chemin. Je pense que je viens de prendre un p’tit coup de maturité. J’ai hâte de vérifier comment je vais servir de ces nouveaux acquis. Demain, un nouveau défi m’attend. Je pars pour Dharamsala, la capitale du gouvernement tibétain en exil, une grande ville perchée du cœur de l’Himalaya pour la deuxième partie de ce stage de coopération internationale.

Et vous, avez-vous déjà fait un stage d’initiation à la coopération internationale?  Quelle conclusions en avez-vous tirées?

Vous aimez ce texte?  Likez-le et partagez-le, cela m’aidera à partager mes aventures avec plus de grands voyageurs comme vous!  Vous voulez en savoir plus sur mes autres expériences autour du monde?  C’est sur mon site : www.pleinairvoyagesetcompagnie.com que vous savourez des dizaines de récits de voyage de l’Océanie à l’Afrique!  C’est un rendez-vous!

9 – Attention! Choc culturel en cours!

 

Tout me fatigue.  Je suis tannée de manger du riz et des bines.  C’est tout le temps la même affaire, ça goûte tout le temps la même affaire, matin, midi, soir.  Je ne trouve plus ça «vraiment cute» les traditions bouddhistes.  Je suis tannée de ne pas pouvoir écraser le plus petit des moustiques qui essaie de me piquer dans ma chambre, parce qu’ici la tradition dit qu’on doit «respecter en tout temps la vie, question de karma».  Je trouve le rythme de vie trop lent et ça me tape sur les nerfs.  Ça prend toujours 20 à 30 minutes avant que les gens arrivent, personne n’est jamais à l’heure.  Je m’ennuie d’une douche chaude!  Je suis tannée de me laver dans seau d’eau!  L’eau est toujours frète, pis il n’y en a jamais assez.  Je peux même pas utiliser mon revitalisant.  Je suis tannée que les gens sachent tout, sur toute ma vie!  Comment ça se fait que tout le monde sait que je m’ennuie vraiment de mon chum.  Ça doit être parce que les gens sont assis sur le balcon le soir à me voir marcher trois à quatre fois semaines pour aller utiliser le téléphone du village pour l’appeler.  Est-ce qu’ils ont juste ça à faire, me regarder?  En plus, je m’ennuie de famille, je suis écœurée du décalage horaire qui fait qu’il y a 8 heures de différence pour pouvoir se parler.

J’ai envie d’aller au cinéma.  De manger de la poutine.  D’aller au centre d’achats.  D’être anonyme dans la grande ville.  D’aller sur Facebook et de pouvoir regarder mon fil d’actualité sans que ça prennent 10 minutes loader la page.

Je.Suis.En.Choc.Culturel.

Ahhhhh.

Ça arrive à tout le monde, même si tant de voyageurs se targuent de ne jamais l’avoir vécu, c’est le choc culturel!  Drôle de bête émotive, c’est une sorte de fatigue, d’intolérance, qui nous attrape le cœur, quelques semaines après avoir été plongée à 100 % dans une nouvelle culture 😊 Ça arrive sans qu’on le sache, lors d’une petite frustration quotidienne, qui devient soudainement virulente pour une raison que rationnellement on ne saurait expliquer.  C’est de l’accumulation.  Comme si notre peau était à vif par rapport aux petits changements quotidiens de la vie dans un autre pays.

Le culturel est un cycle normal de la vie d’un voyageur, un passage obligé qui permet de réellement s’adapter à la vie hors de chez soi, une fois le cycle réalisé au grand complet.

Quand je suis arrivée à Birr, tout était absolument magnifique.  Vraiment.  J’ai tout de suite adoré ma famille d’accueil, l’air pur des montagnes de l’Himalaya, la simplicité de la vie, ici.  Apprécier les petits moments comme l’idée de n’avoir rien à faire le soir, que de s’asseoir sur le balcon pour prendre le temps de réfléchir.

Ça duré quelques semaines.  C’est la phase d’euphorie.  Un espèce de moment de joie intense où toute découverte est magnifique, où la culture d’accueil semble vraiment posséder des valeurs parfaites que tout le monde devrait suivre.  En Inde, je me disais : «Je respire enfin.  Loin des centres d’achats et de Facebook, je retourne à l’essentiel et ça fait du bien!  Tout le monde devrait vivre de cette manière»

C’est le moment où l’on apprécie les différences avec chez-soi, un moment où l’on rejette un peu d’où l’on vient pour glorifier l’endroit où l’on se trouve.

Puis, vient la phase du choc culturel où tout soudainement nous fatigue.  Les choses nouvelles que l’on appréciait tellement au début, deviennent des contraintes lourdes à respecter.  On s’ennuie de la maison, des codes culturels faciles à comprendre.  A un moment donné, j’étais tannée d’essayer de plaire à ma famille d’accueil ou encore d’essayer de comprendre les raisons pourquoi quelques fois, ils étaient fâchés contre moi.  Une fois, j’ai mis mes pieds en direction de la photo du Dalaï-Lama… oh boy, c’était la crise!  Mais comment est-ce que j’étais supposée savoir que les pieds sont impurs et qu’ils ne doivent jamais être positionné vers cette figure importante du bouddhisme tibétain? Arggrrrr

Puis, vient l’état de balance.  Un point dans le temps où l’on comprend que rien n’est parfait.  Ni sa propre culture, ni sa culture d’accueil.  Un moment où l’on comprend que les mondes sont différents et qu’il y a une richesse immense dans cette différence.  Il est possible de s’inspirer personnellement des deux pour se bâtir un monde à soi que l’on aime plus.  On arrive dans un état d’acceptation où l’on est conscient des défauts des deux endroits du monde et on vit avec, tels qu’ils sont.

Pour moi, le choc culturel a été un moment qui m’a permis de mieux apprécier ce que j’avais entre mes mains au Québec et mieux choisir ce que je voulais vraiment.  Parfois, des valeurs nous sont données par notre culture locale et on vit avec ces dernières sans vraiment les questionner.  Au contact de d’autres choses, on apprend à mieux choisir les lignes selon lesquelles on veut vivre notre vie et à mieux voir ce que l’on possède déjà et qui est absolument beau chez nous.

Et vous, avez-vous déjà vécu un choc culturel durant un voyage?  Comment y avez-vous réagi?

5 – A la douche!

Je regarde le seau rempli d’eau froide avec un sourire sarcastique, toute nue dans la salle de bain.  L’eau est vraiment froide, et il y a en peu, mais mon petit seau est plein.  Bon, j’essaie de comprendre la logique de la chose, de savoir comment je vais faire ça, prendre ma douche au seau d’eau.  Ma mère de famille d’accueil a insisté, c’est aujourd’hui que je me lave… et que ça saute, ici, il n’y a pas de gens pas propre, surtout pas sa fille d’accueil!  Elle m’a donné un gros seau, puis un p’tit bol, puis elle a tourné les talons pour retourner à la cuisine.

Je repense à la douche chez mes parents.  L’eau chaude à volonté, le bouton avec lequel tu peux décider de la température.  Le jet d’eau avec une roulette qui tourne, afin que je puisse choisir la forme du jet.  Ouin, ici, c’est un peu différent.  Tranquillement, je m’agenouille sur le sol en céramique, je m’asperge d’eau à grands frissons.  Puis, j’entreprends de me savonner le corps et les cheveux.  L’eau est glacée, je me dis que je ne prendrais pas ma douche souvent ici en levant les yeux vers le ciel.

Oh!

Je-ne-suis-pas-seule!

Je prends ma douche avec une belle grosse araignée poilue grosse comme ma main, dans le coin à droite de la pièce. Ahhhhhh, je déteste les bébittes! Rapidement, je prend mon p’tit bol, le rempli d’eau à grande vitesse et m’asperge à grand jets les cheveux la tête virée par en avant.  L’eau utilisée revient dans le seau, car la quantité est limité.  Soudainement, je n’ai plus vraiment froid.  Hop, hop, de l’eau partout.

Vite, je m’enroule dans ma serviette en micro-fibre et retourne dans ma chambre presqu’en courant.  Oufffff, j’ai pris ma première douche au seau!

Dans les prochaines semaines, je m’habituerais facilement à cette nouvelle manière de me laver et cela me servira dans tous mes futurs voyages.  Dans presque tous les endroits où j’ai voyagé les gens se lavent quotidiennement avec un seau.  Aujourd’hui, je trouve cela tout à fait normal.  A partir de ce moment, j’ai réalisé la quantité astronomique d’eau que j’utilisais chez moi au Québec dans une douche régulière et j’ai cessé de prendre l’accès à cette ressource pour acquis.

Entre temps, l’épeurante araignée est restée dans son coin à m’observer dans mon habit de naissance.  Effrayée, j’en ai économisée de l’eau cet automne-là à avoir peur de me faire manger par l’araignée géante!  Un jour, j’ai été vraiment tannée de la terreur de cet insecte à 8 pattes.  Habillée de la tête au pieds et un filet sur la tête, j’ai pris les grands moyens : je voulais la chasser avec un balai!!! L’adrénaline au bout, je l’ai picossé pour quelle se sauve enfin! Arghhhhh!

Son cadavre mort est alors tombé dans mon seau d’eau.  Beurk!

J’ai pu enfin avoir la paix en pennant ma douche… ou plutôt mon seau!

Avez-vous déjà vécu des aventures avec des insectes en voyage?

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4 – La famille!

Arrivée à Bir, je rencontre enfin ma famille d’accueil.  Pour le prochain mois et demi, j’aurai une nouvelle mère, une nouvelle sœur et un nouveau petit frère.  Ils me considéreront comme un membre de leur clan et je les suivrais dans tous ce qu’ils font.  L’idée d’aller vivre en famille est simple : en vivant côte à côte au quotidien du réveil à la tombée du jour, j’apprendrais à découvrir en profondeur la culture locale.  Des habitudes de sommeil, à l’alimentation et la consommation d’alcool, j’en apprendrais également plus sur leur habillement, leurs emplois, leurs rites religieux.  La liste de ce que j’ai à apprendre est longue!

A peine arrivée, déjà je remarque tellement de choses qui sont différentes de chez moi.  A l’époque, je me faisais de grandes réflexions!  Je découvrais pour la première fois tellement de choses!

Premièrement, il y avait beaucoup de déchets un peu partout.  Pas de déchets dans les poubelles, mais dans les fossés, les canaux, les rivières, sur le bord des trottoirs.  Beurk!

Dans un deuxième temps, le boucher du village opérait dans un espace entouré de moustiquaire et fait en planches de bois.  J’avais beau regarder et regarder encore, il n’y avait pas de frigo chez le boucher.   D’ailleurs, la coupe de la viande se faisait aussi de manière différente… A chaque client venu, l’homme découpait un large morceau directement de la carcasse suspendue à l’air libre.

Ces éléments me choquaient.  Sur le coup, je me disais… ouf! le sens de la propreté est horrible ici et oh mon dieu, je pense que je vais devenir végétarienne!  La viande n’est pas fraîche!  Oui, j’apprenais bel et bien à découvrir le choc culturel!  Tellement de choses de ressemblaient pas à chez moi, et formaient des contradictions dans ma tête.  Sur le coup, je trouvais ça vraiment dégueu!

Au  fil des années, j’ai appris à comprendre que ce qui peut ne faire aucun sens pour moi au début, demande une réflexion plus en profondeur, et que le jugement rapide sur une situation qui apparaît choquante ne sert à rien.

Par exemple, quand je revois ces piles de déchets un peu partout en comparaison à nos belle poubelles d’Occident, je pense aussi aux sommes astronomiques de biens de consommation achetées et formant, par exemple, des montagnes de déchets électroniques chez nous.  Je me dis alors que les gens du village où j’habitais allaient probablement moins consommer dans toutes leurs vies moins que moi au Canada durant quelques années.  Alors qui est vraiment plus propre pour l’environnement?

Et le boucher.  La viande non réfrigérée ne m’a jamais inspirée 😉 Mais j’ai compris par la suite que la viande du boucher est presque toujours fraîche, car il tue les animaux en fonction des besoins du moment et il n’y jamais pas de gaspillage.  Ce n’est pas comme nos supers marchés où tout est disponible tout le temps et où il y a tellement des surplus qui ne sont pas mangés.

Bref, j’étais bel et bien en Inde.  Et grâce, à ce voyage m’a tête bouillonnais de nouvelles réflexions.  D’ailleurs, le choc culturel se pointait déjà le nez!  Et puis, vivant avec ma famille d’accueil, j’étais au meilleur endroit pour en apprendre plus!

Et vous, quelles sont les grandes réflexions que vous avez eu en voyage?  Partagez-vous les miennes?

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3 – Une leçon de voyage de base dans les transports en voyage

J’ai vraiment envie de pipi.  Durant le trajet d’autobus que je prendrais de Delhi à Bir, le petit village de Himachal Pradesh où je vivrai dans les prochains mois, le chauffeur d’autobus ne s’est arrêté qu’une fois.  En 14 heures de route.

Difficile de communiquer au chauffeur d’autobus qui ne parle que l’Hindi, qu’il faut qu’il s’arrête absolument maintenant, car je n’en peux plus, moi, qui avait envie après deux heures. L’autobus est bondé, de toute manière impossible de me rendre à lui.

Plusieurs heures plus tard, nous nous arrêtons enfin.  Devant un champ vague.  Ouf.  Les filles de mon groupe capotent.  Moi, aussi d’ailleurs.  Je ne comprends pas ce que je suis supposée faire à part restée plantée là.  Je ne comprends pas cette logique, de me demander d’aller à la salle de bain là où il n’y a pas une herbe plus haute que ma cheville.

J’imagine que c’était plus fort que nous, car en l’espace de quelques secondes, je revois dans ma tête cette image indélébile et absolument cocasse où nous, la dizaine de filles du Québec, nous faisons pipi en rond, dos-à-dos chacune des autres, crampées de rire devant les regards tout-à-fait incrédules des passagers Indiens de l’autobus.

Première péripétie saugrenue du voyage!

Revenue dans l’autobus, je retiens tout de suite la première leçon de ce périple :

  • Andy, les transports de voyage ne sont pas toujours confortables, et surtout vessie-friendly ; svp évite de boire un deuxième café avant de prendre l’autobus!  Hi, hi, hi.  Impossible de ne pas dire qu’à partir de ce moment, je n’ai plus jamais oublié cet élément, que j’ai été en Inde, au Népal, au Nicaragua ou en Papoisie, les chauffeurs font leurs chemins et toi, tu suis. 🙂

Et vous, est-ce que vous avez déjà vécu une situation comme celle-ci?

 

 

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1 – L’Inde, avec mes grands yeux de 17 ans

Je pars à l’autre bout du monde.  C’est mon premier grand voyage toute seule.  J’ai tout à apprendre.  Je suis si jeune.  Je ne sais encore rien.  Je sais juste que j’ai passé mon enfance à lire des magazine National Geographic, et que c’est maintenant le grand moment.  Je pars en Inde avec un programme offert par mon cégep pendant 3 mois, science humaine, profil monde.  Pas de famille, pas d’amis, pas de copain, il n’y aura que moi et tellement de magnifiques choses à découvrir.  J’étais tellement curieuse de découvrir comment le monde pouvait fonctionner différemment et continuer de fonctionner malgré tout.

Je me revois à 17 ans.  Le coeur et la tête dans les nuages, rêveuse, passionnée.  Je repense à cette jeune fille naïve et tellement heureuse d’enfin partir découvrir le monde!  Ça me fait tellement sourire.

Je ne pense pas que j’avais une idée de comment ce voyage allait changer ma vie.  Car il l’a fait.  Mon voyage en Inde a créé en moi une passion dévorante pour le voyage, pour ce qui est différent, pour la découverte de nouvelles cultures autre que la mienne.  Ce voyage a forgé ma personnalité et la façon dont je vois la vie.  Grâce à ce saut dans le vide (encadré par mon cégep bien sûr) , je n’ai pas eu si peur que ça, des années plus tard, d’acheter un billet pour l’Éthiopie ou pour la Chine pour continuer mon chemin.

D’ailleurs, c’est probablement grâce à ce voyage que je travaille aujourd’hui comme enseignante dans une communauté Inuite du Nunavik, le grand Nord.  Chaque jour, je me sers quotidiennement des outils que j’ai appris de ce premier voyage ; lorsque j’ai appris à laisser de côté mes lunettes culturelles pour apprendre à mieux écouter pour mieux comprendre.

Aujourd’hui, je vous invite à revisiter avec moi mon voyage dans ce pays énigmatique qu’est l’Inde, avec mes yeux de jeune adulte de 17 ans.  Ces tous premiers moments de réflexion, où je me suis questionné sur la pauvreté, les pays dits «en développement», les inégalités sociales, la colonisation et la coopération internationale, et surtout où j’ai appris mes plus grandes leçons de vie.

Et vous, avez-vous un voyage qui vous a marqué de cette manière?

 

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13 – Trésors de bronze

Je suis toujours à Bafoussam au marché.  Je regarde les couleurs et les gens…  j’adore ces endroits!  J’adore me promener entre les stands faits de bâtons de bois et de tôle, dans les allées infinies de terre battues.  Le marché sent la terre mouillée, il vient de pleuvoir.  Et puis, je vois quelque chose que je n’ai jamais de ma vie… de géantes statues de bronze.

Rapidement, un homme vient me parler et commence à me parler avec tant de fierté de sa fabrique.  Il me montre le charbon avec lequel il alimente le feu à haute température faisant fondre le métal.


 

Puis, l’endroit où le feu est fait.

Enfin, il n’emmène où sont les moules en terre cuite à l’intérieur desquels le métal liquide est inséré et prendra ensuite la forme voulue.

Ensuite, il me montre le résultat fini, juste après le démoulage.

Puis, finalement, les différentes pièces de bronze, suite au polissage.

La fabrique est un endroit un peu étrange et tellement chaud.. partout de grandes et de petites statues en forme d’humain, de chats, d’oiseaux me font face.  A travers cet art, j’en découvre un peu plus sur le folklore camerounais, les histoires et les contes de ce fabuleux endroit du monde, et une fois de plus, je suis tellement d’en connaître plus sur la richesse de cette culture. Je suis totalement fasciné par le processus de fabrication ces statuts et par l’expertise des travailleurs de la fabrique.   C’est magique!

Et vous, avez-vous déjà visité un fabrique comme celle-ci? Où cette fabrique se trouvait-elle?

12 – Histoires oubliées du Cameroun

Me voici dans l’Ouest du Cameroun, une partie du pays du pays complètement différente de celles que j’avais visitées.  Ici, les gens sont majoritairement de confession musulmane et parlent principalement anglais.  Je savoure ce nouveau paysage et cet autre visage de la culture camerounaise.

D’abord, je me réhabitue au son de la première prière, célébrée vers 4h00 du matin et entendue dans toute la ville à partir des minarets de la mosquée.  J’avais déjà vécu cette expérience au Bangladesh et chaque fois, je suis fascinée par cette voix grave qui donne une ambiance mythique aux réveils.

Tôt le matin, je m’oriente vers le marché où j’admire les couleurs des vêtements des femmes.  Elles portent fièrement leurs boubous, des grandes robes fabriquées à la main par des couturières locales.  Inspirée, je me fais moi-même faire un habit!  J’avais déjà tenté l’expérience dans plusieurs pays, comme au Vietnam, au Cambodge ou en Inde; les vêtements locaux sont de toutes évidences les mieux adaptés à la culture locale, et c’est l’occasion idéale de se faire faire des vêtements sur mesure tout en encourageant l’économie du coin.

Le marché de Bafoussam est l’un des plus beaux que j’ai vu.  On peut y trouver une variété extrêmement impressionnante d’épices fraîches récoltées dans les environs.  D’ailleurs, j’en profite pour faire le plein, afinremplir les armoires de mon appartement à Montréal.  La femme à qui j’achète toutes ces épices a de grands yeux ronds voyant tout ce que je prenais, je sais qu’en lui achetant directement ses produits, j’investie dans sa famille et son commerce.

Puis, je me dirige vers le point culminant de la ville…  le château!  Sincèrement, c’est la deuxième fois que je tombe sur le telle construction en Afrique.  C’est absolument magnifique.  Je suis toujours étonnée de constater à quel point j’en sais peu sur l’histoire du continent avant la colonisation.  Devant cet imposant bâtiment, dont un géante fresque de céramique décrit l’évolution et les personnes y ayant séjourné, j’ai le même sentiment que lorsque j’avais découvert un autre château en Éthiopie : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/08/11/gundar-la-magnifique/.

Je découvre avec surprise toute l’histoire de la communauté Bamoune et sa descendance sur le trône.  La visite est très bien organisée par des guides locaux passionnés par le partage de leur savoir.

Mon ignorance me fend le cœur et j’en reviens à même conclusion que je m’étais faite lors de mon précédent voyage en Afrique de l’Est : l’Afrique est remplie de si multiples richesses, personnes, histoires et savoirs…   http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2016/03/12/40-epilogue-de-cette-epopee-africaine/

Je suis toujours aussi choquée de constater à quel point le reflet de ce qui nous est transmis en Occident concerne simplement la pauvreté et/ou les conflits présents dans certaines régions, alors que des villes dynamiques comme Bafoussam sont si belles et ont tellement à offrir aux voyageurs.  L’industrie du voyage sac-à-dos est inexistence dans cette partie du monde pour plusieurs raisons, mais entre autre pour cette dernière, l’image erronée transmises de ces lieux ou le manque de médias donnant accès à de telles informations.  Bref, je suis tout à fait enchantée d’avoir mis les pieds dans cette partie du Cameroun, d’avoir pu en savoir plus sur cette partie fascinante du pays.

Et vous, saviez-vous qu’un tel château existait au Cameroun?  Avez-vous déjà fait ce genre de découverte dans un pays où vous ne vous y attendiez pas?

11 – Le coconut

Quand je m’assoyais sur le bord de la plage dans le village où j’avais décidé de me poser quelques jours, il avait toujours un petit garçon qui venait s’asseoir près de moi.  Il se couchait sur le sol, la tête dans les mains, et il me dévisageait sans remords, curieux.  Puis, il s’est mis à me parler, à me poser des milliers de questions : d’où je venais, où j’allais, pourquoi j’étais ici, où était le Canada, c’était quoi le Québec, combien coûtait mes souliers, et tout le tra la la.

A l’époque, je voyageais avec des amis, et le petit garçon nous suivait un peu partout.  Sans qu’on lui demande, il était là.  On aurait pu le trouver collant, insistant, et avec toutes ses questions… un peu ignorant…

Et pourtant, il cherchait par tous les moyens en savoir plus sur nous, mais surtout sur le monde, et avec toute cette curiosité, il a saurait bientôt bien plus que nous tous réuni, même s’il ne savait où placer le Canada sur une carte.

Un peu plus tard, j’ai passé pas moins d’une heure à essayer d’enlever la croûte épaisse de la coconut qui était tombé à pied.  Je me suis fais mal aux mains et je me suis un peu coupée.  Quand le garçon m’a vue, il a éclaté d’un grand rire vif! C’est que j’étais en train de peler un coconut pourri!! Voyons, comment j’avais pu faire pour ne pas le voir!! C’était si évident!  En deux temps, trois mouvements, le jeune adolescent avait grimpé l’arbre cueillir une noix fraîche, et de trois coups de machette bien précis à des endroits stratégiques, avait pelé le fruit pour me permettre d’enfin le manger et d’en boire le jus.  Cette fois-ci, il m’avait trouvé vraiment stupide de ne pas savoir comment faire, moi l’adulte qui a parcouru le monde.

Ce que ce coconut m’a fait comprendre, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ignorance, mais plus d’expériences de vie différentes aussi riches les unes que autres, et que du haut de mon grand monde occidental, je n’en sais pas plus que quiconque.  Que les connaissances que j’ai appris à partir de mon lieu de naissance, ne permettraient pas nécessairement de survivre dans un autre environnement, tel que ce coin d’Afrique par exemple.  Aujourd’hui, je ne trouve jamais plus personne ignorant… où peut-être seulement celui qui pense que l’Autre l’est, sans vraiment s’intéresser à lui. 😉

Et vous, avez-vous déjà eu des dizaines de questions de la part d’un enfant en voyage?  Comment avez-vous réagi?