As-tu déjà rêvé de parcourir le monde?!

 

Eh bien!  C’est le grand jour!

J’ai enfin réussi à télécharger sur mon blog le premier vidéo officiel de Plein Air, Voyages et Compagnie!!!  Youppi!  Comme j’habite à Salluit, une communauté Inuite du Nord du Nunavik, un endroit ou l’internet est extrêmement lent, je vous assure que ça relève de l’exploit!

J’espère que vous l’aimerez!  Dans tous les cas, j’ai eu le tellement de plaisir à le monter!  Si vous l’aimez, partagez-le, ça aidera le blog à grandir et je pourrai aller à la rencontre de d’autres passionnés et passionnées du voyage!

Bon visionnement!

6 – Parler culture autour d’un thé au beurre tibétain

En 1950, la Chine a envahi le Tibet.  Deux raisons principales justifiaient alors ce choix.  Premièrement, la Chine proclamait alors que ce territoire lui avait toujours appartenu.  Deuxièmement, que les Tibétains  vivaient dans un système sous-développé culturellement et religieusement arriéré.  «Cette libération» aura donné lieu à une occupation chinoise massive toujours en place aujourd’hui, et l’exil de milliers de Tibétains au Népal et en Inde.

C’est donc dans une de ces familles tibétaines exilées que je me suis retrouvée en Inde.

A l’époque, et encore aujourd’hui, je trouvais cette expérience complètement incroyable.  J’avais la chance de vivre au cœur d’une situation politique intense de manière quotidienne, puisque je partageais la vie de ces gens au jour le jour en habitant avec eux.  Non seulement, j’étais en position d’en apprendre plus sur leur culture, mais également d’en savoir plus sur leur vécu par rapport à la Chine, surtout quant au déplacement auquel ils ont du faire face suite à la perte l’indépendance de leur autrefois dit «pays».

Assise autour d’un thé salé, un thé noir où un large morceau de beurre avait été fondu, je pouvais donc parler à ma mère de famille d’accueil de comment les habitudes culturelles tibétaines s’étaient transformées à travers ces événements tragiques.  Sur le moment, je m’étonnais qu’à des kilomètres du Tibet, on buvait encore ce thé brûlant et calorique avec une température aussi chaude et intense que celle de l’Inde.   Ma mère de famille semblait être très attachée à cette tradition.

13 – Parmi les yacks

Des années plus tard, à la frontière du Tibet, les os alors transis par le froid devant une horde de Tibétains nomades vivant dans des yourtes, j’ai compris pourquoi ce thé gras et salé était extrêmement satisfaisant : il permettait de résister au froid glacial et humide de cet environnement natal unique.   Ce thé, toujours bu maintenant en Inde dans cette famille tibétaine, et que je buvais maintenant avec ma mère de famille symbolisait l’importance la pérennisation de la culture tibétaine malgré la perte de la souveraineté son territoire.

Bref, avec ce thé, j’apprenais à comprendre avec tellement de profondeur, qu’est-ce que qu’avait été l’Exil, comment on fait pour garder sa culture quand elle est massacrée et interdite par l’invasion d’un autre peuple, et appelée à s’adapter dans un autre pays.  Comment on essaie de la garder, et aussi pourquoi quelques fois, on n’y arrive pas.  Dans ce contexte, boire du thé salé au beurre à 40 degrés fait tout à faire du sens : c’était l’idée de préserver son identité par la perpétuation de la tradition.   C’était l’idée de rester soi-même, et de s’en servir comme base pour se rebâtir dans un nouveau milieu.

J’apprenais surtout comment la Culture, fait partie absolument intégrante de l’identité, et comment c’est un outil de résilience central pour survivre aux traumatismes d’événements historiques.  Pas besoin de dire que je me sers constamment de ce savoir dans le cadre de mon travail actuel dans une communauté autochtone.

Et vous, quel est le rôle de la culture dans votre vie?  Croyez-vous que la culture joue un rôle important dans la survie de l’identité tibétaine?

Lonely Planet India (Travel Guide)

Ce que le voyage m’a appris

Aujourd’hui, je partage avec vous un des mes textes les plus personnels, en collaboration avec le blog Fit Hippie.

La somme d’expériences magiques à travers le monde et qui m’ont aidé à faire de moi la jeune adulte que je suis.  🙂

Ce que le voyage m’a appris

Et vous, quelles les leçons que vous avez apprises en voyage?

 

Envie d’en apprendre plus sur les lieux que j’ai eu le plaisir de visiter?  C’est par ici!

Markers


Load More

18 – L’armée ensevelie

On raconte, qu’un jour, un fermier ratissant son champs a découvert un trou au sol.  Intrigué, il a creusé, puis creusé encore, pour découvrir une fosse remplie de… soldats ; il venait de découvrir l’armée de terre cuite de l’empereur Qinshihuang ou plutôt son mausolée.

DSC03758 (1)

L’armée découverte ce jour-là est tellement gigantesque qu’une bonne partie de celle-ci reste toujours ensevelie à ce jour.  Et c’est ce que j’ai été visité à Xian.

DSC03757

Des champs et des champs de soldats en terre cuite ensevelis, des chevaux aussi, et différents types de combattants… une véritable nécropole pour homme qui voulait se protéger lors de son passage vers la mort.  Et quel fantasme quand même!  On raconte que les artisants ont été enterrés vivants!

L’attraction est aujourd’hui protégée par de gigantesques domes et est très (très) populaire!  Sur les photos on voit souvent seulement les soldats, mais les foules de touristes sont gigantesques!  Protégé par l’Unesco, ce lieu attire des foules de touristes de partout à travers le monde.

DSC03753

Bref, pour l’expérience mystique, c’est à voir absolument! Mais garre aux hordes de touristes!

Et vous, avez-vous déjà visité un mausolée?  Aimeriez-vous le faire?

17 – Le mont Hua Shan : l’extrême via ferrata chinoise

Le Mont Hua Shan, est La place en Chine pour vivre des émotions fortes!  Le paysage est sincèrement à couper le souffle!   Au sommet, on se retrouve au milieu de pics aiguisés et de petits temples, puisque la montage est un lieu religieux daoîste datant plusieurs décennies.

DSC03777DSC03788

DSC03773

DSC03766DSC03774

DSC03794 (1)

Il est possible de grimper pour aller au sommet, toutefois même prendre le téléphérique est une expérience vraiment impressionnante.  Dans la petite boîte vitrée au milieu de cette immensité, je me sentais tellement petite!

DSC03797

Le paysage n’est que le début de la légende, puisque le Mont Hua Shan est connu à travers le monde pour son parcours extrême de via ferrata.

I-N-T-E-N-S-E

Mettons que les normes de sécurité n’ont rien à voir à ce qui se fait au Québec!

Avec les planches de bois accrochées à même le roc…

DSC03787 DSC03781

Des chaînes..

DSC03780

Et des pics de métals à titre d’escalier!

DSC03779

Franchement, il y a de quoi avoir une vraie de vraie frousse!

Et vous, avez-vous déjà fait de la via ferrata?  Est-ce que cela se comparait au mont Huan Shan?

16 – Les enterrements du ciel et de la terre

J’arrive à Xinning.  Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller sur internet faire plus de recherches sur Yushu.  Assise sur un mini banc en plastique dans un café internet un peu crasseux, j’essaie de comprendre où je viens de passer.  L’internet est extrêmement lent.  Comme d’habitude, plusieurs sites sont bloqués par le gouvernement chinois : pas facile d’avoir de l’information.

Au bout d’une demi-heure, ça y est, j’ai trouvé : tremblement de terre.

Et oui.  Tout s’éclairci.  Mon guide de voyage date de l’année précédant l’évènement, voilà pourquoi je n’ai jamais entendu parler de cette situation incroyable.  J’essaie d’en apprendre plus, mais il y a très peu d’information en ligne.  Une chose est sûre, la dévastation que j’ai vue m’a vraiment jeté à terre.

 

DSC03748

Ce n’est qu’un an plus tard, que j’ai vraiment réalisé où j’étais vraiment allé.  A Montréal, dans une exposition du World Press Photo, je lisais les descriptions reliées aux meilleures photos prises à travers le monde.  Jusqu’à ce que… Oh!  Je vois des images de Yushu!!  Quelle surprise!!

Sur les photos, j’ai vu des allées et des allées de corps étendus prêts pour le rite funéraire traditionnel des Tibétains.  Des dizaines de corps.  Honnêtement, je ne pouvais pas croire que j’étais passée par cette ville, quelques mois après cet événement tristement spectaculaire où tant de personnes étaient décédées si drastiquement.  Il y avait plusieurs photos du «Sky Burial».  Je n’ai pas trouvé de traduction exacte en français de cette pratique, on parle parfois d’enterrement à ciel ouvert ou d’enterrement du ciel et de la terre.

DSC03746

Durant mon séjour dans l’Ouest de la Chine, j’ai été invité plusieurs fois à observer ce rite à titre de touriste.  Au coeur de la tradition bouddhiste tibétaine, où l’on croit à la réincarnation, on croit aussi que le corps doit être redonné à la terre.  Lors d’un décès, le corps est donc séparé en morceau par un moine et les os et le cerveau sont broyés, puis mélangés à de l’orge pour être ensuite offerts aux vautours.  Il n’y a pas de mise en terre.

Honnêtement, j’ai éprouvé un profond malaise à cet égard ; à l’idée d’observer un «enterrement» d’une personne dont je ne suis pas une proche en échange d’un moment d’argent.  C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas assister à ce rite.  Bien que cette pratique ait été sans doute extrêmement intéressante à observer, puisqu’elle est si différente des croyances apprises au sein de ma culture, j’ai pensé que je trouverai complètement irrespectueux que quelqu’un paierait de l’argent pour venir observer ma famille au salon funéraire.  J’ai donc refusé à plusieurs reprises cette opportunité lors de ce voyage.

DSC03745

Toutefois, je trouve cette pratique intéressante.  Elle fait réfléchir sur la signification que nous donnons à la vie, à la mort, au corps, à la réalité tangible, à la réincarnation, etc.   C’est pour cela que je voyage : pour  connaître d’autres points de vue, me remettre en question, comprendre le monde et apprendre à voir comment d’autres peuples abordent autrement des concepts et des expériences de vie, à leur manière.  Le tremblement de terre à Yushu aura certainement été pour moi une expérience de vie unique et une occasion formidable de me questionner sur ces sujets.

Et vous, connaissez d’autres pratiques culturelles concernant la mort?  Cela vous a-t-il étonné?

15 – Dévastation à Yushu

Aller à Yushu a représenté un  très grand défi.  Les transports dans l’Ouest de la Chine sont assez rudimentaires en raison des routes très rocailleuses et à flan de montagne!  J’ai toujours eu le mal des transports et j’ai définitivement été servie sur cet aspect dans cette région du monde en raison du réseau routier.  Voyager dans cette partie de la Chine peut être ardu.  Toutefois, c’est un prix minimal à payer pour avoir accès à cette zone très peu connue des Occidentaux et où vivent de nombreuses minorités chinoises.  Pour ma part, les paysages que j’ai pu voir et les rencontres que j’ai pu faire ont largement dépassé l’inconfort que j’ai vécu dans les transports.  J’avais entendu parler de Yushu comme un paradis et un berceau de la culture tibétaine : j’étais vraiment déterminée à y mettre les pieds.  Coûte que coûte, malgré le temps de transport important qu’il me fallait pour découvrir cette ville, je voulais y aller.

C’est donc après une interminable journée de transport que je suis je suis arrivée… dans un camp de réfugiés.

Franchement, je ne comprenais absolument rien et j’étais sous le choc!  Moi qui m’attendais à des temples magnifiques et des femmes en habits tradionnels, je me suis retrouvée au milieu de centaines de tentes bleues!

DSC03739

Dans le taxi, je sors mon meilleur mandarin pour essayer de trouver un endroit où dormir pour la nuit.  Je pointe à plusieurs reprises les différents hôtels inscrits dans mon guide Lonely Planet, mais le chauffeur, avec qui je suis incapable de réellement communiquer, hoche la tête à chaque nouvel essai et fini par se fâcher après moi.  Bien sûr, je ne comprends pas grand chose à ce qu’il me dit, mais je comprends bien qu’il est en colère!  Incrédule, je me demande bien où je vais passer la nuit… Le chauffeur fini par m’amener au seul bâtiment encore debout dans la ville.

DSC03737

Les personnes à l’entrée ne comprennent pas ce que je fais ici, moi la touriste.  C’est une situation inconfortable, on me regarde avec interrogation, presque dédain.  On fini par me donner une chambre.  Des femmes très peu habillées circulent autour de moi.  Je me rends qu’il ne s’agit pas exclusivement d’un hôtel… et mon hypothèse se confirme en entrant dans la chambre, en voyant les draps -pas très propres- sur le lit.  Clairement, il s’agit d’un lieu où il y a de la prostitution.

Il se fait tard, je suis fatiguée et je comprends pas vraiment ce qui arrive.  On me dit que je suis bien à Yushu, mais il est évident que Yushu n’est plus le paradis de la culture tibétaine dont j’avais entendu parler.  La tête pleine de questions, je m’enroule dans mon sac de couchage (pas question que je dorme dans les draps collants).  Je décide de repartir de lendemain en autobus.  Je ne peux pas rester dans ce camp.

DSC03736

Le lendemain matin à l’aurore, je repars, toujours aussi incrédule, qu’à mon arrivée.

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience semblable où vous vous êtes retrouvé dans un endroit où vous ne compreniez pas ce qui se passait?

DSC03738

14 – Parmi les moines

Me revoici en ville.  Au coeur de la tradition tibétaine.  C’est franchement hyper intéressant de voir comment cette culture prend forme en milieu urbain.  Ganzi est l’endroit idéal pour en apprendre plus!  Aucun doute que l’on est au coeur d’une grande transformation (pour le meilleur?).

D’un côté, il y a les petits chemins de terre et de pierre serrés de petites maisons traditionnelles à la mode tibétaine.

DSC03705 (1)DSC03709

De l’autre de nouvelles constructions chinoises, avec des toits à la couleur uniforme ; des villages reconstruits au grand complet…  En traversant la région en autobus, on peut voir des villages franblants neufs avec des toits rouges, bleus, jaunes..

DSC03703 (1)

Heureusement, Ganzi a gardé tout son charme!  La ville, située au coeur de plusieurs montagnes offre une vue imprenable sur la région.

DSC03726 DSC03723

Ganzi, de par ses scènes de la vie quotidienne, est vraiment fantatique!  Les moines se promènent un peu partout avec leurs beaux chapeaux-casquettes.  Leurs chapeaux me font penser à ceux de la télésérie «La soeur volante».  Dans cet univers tellement différent de chez moi, je me sens complètement dans un autre monde, vivant à un autre rythme, à une autre époque.

DSC03728

Et c’est sans compter ma traditionnelle visite au marché.  J’y ai trouvé un boucher un peu fatigué!  Couchés dans sa viande, il a manqué une belle vente avec moi! 🙂

DSC03719

J’ai aussi découvert une nouvelle coupe de viande.  Que j’ai nommé «le derrière de yack».  Et oui, en regardant bien la photo, on voit bien la queue et la forme du derriere du dit animal!  Il parait que c’est très tendre!

DSC03720

Et c’est compter les magnifiques temples!

DSC03715

Et vous, avez-vous déjà vu d’aussi beaux temples?

 

 

 

 

12 – Aux portes du Tibet

Et me voilà aux portes du Tibet, à Shangri-la.  Pour moi, c’est un véritable rêve.  J’avais été en Inde, il y a quelques années, passer un mois et demi à Dharamsala.  La culture tibétaire m’avait complètement séduite et j’avais envie d’en savoir plus.  Après avoir passé quelques semaines au sein de la communauté tibétaine en exil, j’avais vraiment envie d’aller en Chine voir un autre visage de ce peuple unique.  J’étais depuis le début de mon voyage, déterminée à visiter l’ouest de la Chine, afin d’accéder à cette tradition.

DSC03579

 

Pour plusieurs raisons, j’ai décidé ne pas aller directement au Tibet.  J’avais entendu parler de la surveillance chinoise, et de la difficulté d’entrer dans la région.  A la frontière de cet endroit mythique, j’ai eu la chance de voir le meilleur de deux mondes ; la culture tibétaine certes sous une certaine surveillance, mais bien moins intense qu’au coeur même du Tibet.  Dans les petites étroites et les chemins de pierres, je découvrais une nouvelle culture culinaire (Vive les momos!) et religieuse.

DSC03581

C’était le début d’une aventure intense et certainement passionnante où j’ai pu observer la culture tibétaire sous un tout autre angle que celui que j’avais vu en Inde.  Les Tibétains portant leurs habits traditonnels, aboraient maintenant des tissus beaucoup plus épais en raison de la température  plus froide.  C’était vraiment intéressant de voir les chupas (robe tranditonnelle tibétaine), maitenant rembourées de fourrures de yack.  J’ai d’ailleurs aussi pu aussi voir ces derniers d’abord en ville, puis dans la steppe.

DSC03562

Les yeux écarquillés, j’ai pu obserser des traditions plus grandes que nature, comme ce bouddha mesurant littéralement quatre étages!  Des statues véritablement gigantesques.

DSC03593

Et des temples imposants et magnifiques!  De véritables cités intérieures où des dizaines de moines se promènent et vaguent à leurs occupations.

DSC03596

DSC03592<

J’avais également vu des moulins à prières, mais jamais des aussi immenses que celui-ci!

DSC03571 (1) DSC03574

Et ce n’était que le début d’une excusion dans un autre monde.  Plus j’avançais vers l’ouest de la Chine plus je découvrais un monde insoupsonné, tellement différent de là d’où je viens.

Et vous, avez-vous déjà été aussi fascinée par une culture?

 

11 – Dans la Gorge du Tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la Gorge du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

DSC03539

Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile. On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

DSC03527 DSC03528 DSC03513DSC03516 (1)

Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse Gorge.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été vraiment impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Le logement peut être rudimentaire, mais encore une fois cela fait partie de l’expérience!  J’ai eu cet intéressant moment dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprenable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

DSC03549 DSC03535 DSC03503DSC03545

D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

DSC03504

Présent dans plusieurs recettes chinoises, il ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!  Je pensais faire une réaction allergique!

DSC03513

Bref, à ne pas manquer!

Et vous, quels treks à couper le souffle avez-vous fait?

 

 

 

10 – La mystérieuse côté ouest chinoise

Aujourd’hui, je quitte le Laos dans un petit avion local.  J’ai le coerce qui bat, car je retourne en Chine, un pays que j’avais quitté avec un soupir de soulagement.  Après avoir parcouru la côté Est du pays, j’étais épuisée des mégapoles enfumées et industrielles, moi qui est une grande fan de plein air.

DSC03299 (1)

 

A la veille de mon retour dans ce pays, j’était gonflée à bloc, prête à mieux apprécier la Chine telle qu’elle est.  J’étais maintenant à l’aise avec les conversations de base en mandarin et avec l’idée de manger presque tous les jours les parties les plus variées d’un animal!  Cette fois-ci, j’étais prête à découvrir l’Ouest du pays.

L’ouest de la Chine s’est révélé être le coup de cœur, des coups de cœur! J’aurais pu me croire dans un autre État.  Littéralement.  Adieu les villes industrielles, bienvenue à l’air frais ; l’Ouest est beaucoup moins développé et touristique que l’Est, et les minorités chinoises beaucoup plus présentes.

A mon arrivée, j’ai eu le bonheur de retrouver les uniques marchés chinois où se chercher un repas reste toujours une aventure!  Bien sur, il avait des fruits à l’odeur vraiment étrange et des concombres boutonneux, mais également de délicieuses anguilles/serpents d’eau et de tendres pattes et visages de vaches.  Miam 🙂  J’étais bien revenue!

DSC03351 DSC03322 DSC03343 DSC03327

Je me suis retrouvé à Dali, une ville chinoise fan-ta-tis-que.  Située juste sous une grande montagne, il est possible d’y faire un trek d’une journée vraiment super sur la chaîne de montagne environnant la ville!

DSC03455 DSC03381 (1)

La vue du sommet est magnifique et il est possible de croiser toutes les éléments qui rendent les treks en Chine si uniques, comme des cimetières, et des parois de pierres gravées de symboles.

DSC03377 DSC03403

DSC03380 DSC03373

Dali avait également beaucoup plus à offrir!  En revenant de ma randonnée, j’ai vu les gens préparer d’énormes torches et d’autres vendre des sacs et des sacs de farine.  En quelques heures, les rues se sont remplies de brasiers.  C’était la fête qui se préparait!

DSC03412

A peine la nuit tombée, les feux se sont allumés, la ville est devenue une folie.  Les torches se sont enflammées à la vitesse de la lumière et la ville de Dali est devenu un foyer géant.  Les gens courraient dans les rues lançant de la farine sur les torches de tous et chacun!

DSC03450

DSC03441

C’était franchement impressionnant.  Bref, un retour en Chine véritablement à la hauteur de mes attentes!

Et vous, avez-vous déjà eu des appréhensions lorsque vous êtes revenu dans un pays que vous aviez déjà visité?

 

 

5 – Les villes vertes

Après la côte est de la Chine, Yanshuo et Guilin, c’est un peu comme le paradis.  Soudainement, les bâtiments deviennent moins gros, la température moins étouffante, l’air plus frais.  Enfin!  Finis, les villes gigantesques avec des gens portant des masques aux intersections passantes!

Picture Chine 087

C’est que ces deux villes sont construites au milieu de pythons rocheux couverts de végétation.  Un paysage unique en Chine.

DSC02618 (1)

A quelque part entre les rues qui s’entremêlent, il est donc possible de grimper ces parois rocheuses!  C’est comme s’il y avais des minis montagnes à grimper à tous les coins rues!

Moi, qui aime le plein air, j’ai été servie!  Comme je l’ai dit plus tôt, j’ai cherché de tout mon cœur des montagnes à conquérir dans l’Est de la Chine, mais les barrières physiques, les gardiens et le coût exorbitant du billet d’entrée m’ont finalement fait éviter ce genre d’endroit… malheureusement.

Alors, Yanshuo, j’ai adoré.  Je me suis gavée de verdure comme jamais dans ce pays!

DSC02644

DSC02663 (1)

Et en plus, il y a des grottes magnifiques avec des gravures anciennes!

DSC02682 (1)

DSC02671

Bref, pour les voyageurs en quête d’air frais, Yashuo et Guilin sont de vrais paradis!

Et vous, avez-vous déjà visité un pays où l’accès à la nature était difficile?  Si oui, lequel?

 

 

 

4 – Bienvenue chez les Dongs!

Ça y est, j’ai enfin trouvé un peu de verdure en Chine!  Ouf, je dois avouer que cela n’a pas été facile!  Dans ce pays industriel où les villes abritent des millers d’habitants vivant au rythme effréné des usines et des commerces ouverts à toutes heures, il n’est pas toujours évident de respirer un peu d’air frais!

J’ai bien essayé de faire quelques treks, mais la plupart des montagnes dans l’Est de la Chine sont soumises à des règles d’accès très strictes et l’entrée coûte assez cher..  La nature est donc un bien privilégié, ici, et seuls les plus aisés peuvent en profiter.  D’ailleurs, j’ai été assez surprise de comparer mon look de plein air à celui des Chinoises!  Je pense que nous ne devions pas avoir la même définition de ce qu’est un bon soulier de randonnée, car j’ai vu beaucoup, sinon la majorité, de Chinoises en talons hauts!  Du style à toute altitude!

Mais trève de bavardage, je vois pour la première vie, un paysage complètement extraordinaire : des rizières en terasse!  J’en avais entendu parlé, mais franchement, il n’y a rien de comparable dans le monde!  Des terres de plantations creusées à même les montagnes, c’est une vue unique!

DSC02819 DSC02829

C’est que je suis arrivée chez les Dongs, une minorité chinoise bien sympathique et très accueillante.  Leurs habits traditionnels sont magnifiques.

Picture Chine 107 (1)

C’est sans compter leur manière particulière de construire leurs villages.  Aucune maison n’a de clous, il s’agit plutôt d’un système d’engouvetage plutôt complexe!

DSC02822 (1)

La vue de ces villages à partir des montagnes environnantes est vraiment spéciale et rend ce trek (dont on entend très peu parler dans les guides de voyage) vraiment hors du commun.

DSC02814 - Copie

Et comme c’est un environnement très humide… eh bien, faut faire de la place à de nouveaux amis, aka les araignées et les milles pattes géants 😉

DSC02834

DSC02842

Franchement, une visite chez les Dongs s’impose pour tout voyageur qui traverse la Chine, il n’y a rien de comparable ailleurs dans le pays, et la randonnée est vraiment ma-gni-fi-que!

DSC02836

Et vous, avez-vous déjà visité des rizières en terrasse?  Dans quel pays?

 

 

3 – Contrastes chinois

La Chine… ou les Chines? Chacun de mes pas m’amène à découvrir un pays toujours plus complexe et diversifié.

Un pays de contrastes.

Picture Chine 003

Entre la ville et la campagne, l’Est et l’Ouest du pays, il y des mondes… qui ne se touchent pas vraiment. Un Chinois étant né en campagne peut difficilement obtenir un permis pour aller vivre en ville, par exemple, à moins d’être sans papier.  Cela occasionne un nombre de situations irrégulières pas toujours évidentes, notamment au niveau de l’emploi et du logement dans les grandes villes. Difficile de décrire un pays vivant autant de transformations à la fois.

Picture Chine 052

Je fais mon chemin dans des mégapoles, des villes gigantesques, des labyrinthes impossibles de traverser à pied. Je marche à l’infini croissant sur la même rue des marchés colorés, des Prada et Gucci vendant des sacs-à-main à prix exorbitants, des stands de bouffe de rue à quelques yuans, des McDonald et des Poulets Frits Kentuky.  C’est que le niveau de vie de certains Chinois augmente à une vitesse impressionnante depuis l’ouverture du pays… mais pas pour tous, bien sûr.

Picture Chine 008

Et entre tous ces commerces, poussent des temples, des ponts, des lions géants, des statues représentant le communisme. L’image est forte, le contraste avec la réalité aussi.

DSC02460 Picture Chine 025

En regardant bien derrière la façade, en portant vraiment attention, on voit aussi les usines, les serres, la fumée, la pollution. La Chine, c’est également ces villes où l’on se promènent avec des masques tellement le smog est intense.

Picture Chine 028 Picture Chine 026

En même temps, ces villes regorgent de parcs où les personnes plus âgées vont faire du Tai Chi et faire de l’exercice dans des gyms extérieurs.  Des visions certainement opposées l’une de l’autre.

DSC02505

Dans ce brouhaha de découvertes, je voyage maintenant plus vite que je ne l’ai jamais fait, dans le TGV Beijing-Shanghai, j’ai déjà hâte à ma prochaine découverte.

DSC02556

Et vous, avez-vous déjà visité un pays vivant de telles transformations?  Si oui, lequel et pourquoi selon vous?

 

 

2 – En mangeant un scorpion

Et l’aventure ne faisait que commencer!  En cherchant à découvrir Beijing, j’ai également découvert son immense métro!  Franchement, à côté de celui-ci, le métro de Montréal avait l’air bien minuscule.  Des dizaines de tunnels et de wagons, de la publicité électronique apparaissant entre sur les murs entre les stations…  Le métro, ici, c’est un autre monde!

beijingmetro

Parmi les centaines de personnes qui vont travailler, je me faufille pour aller à la station Shilliuzhuang… ou était-ce Pingguoyuan.  Ouf, tous les noms chinois se bousculent dans ma tête et en quelques minutes, je suis perdue!  Et oui, je viens de faire 1h15 de métro dans la mauvaise direction, faute de me souvenir exactement du nom.  Ah! Ah!

Picture Chine 005

Après cette épopée souterraine, la journée se termine déjà… J’attendais ce moment avec impatience, car je m’en vais au marché de nuit de Beijing!

DSC02508

Une immersion culturelle totale dans ce qui sera ma première expérience de la culture culinaire chinoise!  Et quelle première expérience.  Côté dépaysement, j’ai été définitivement servie!  Ohhhh et ce ne sera que le début de toutes mes péripéties alimentaires en Chine.  En effet, un proverbe chinois dit, qu’ici, tout ce qui a quatre pattes se mange… sauf les tables!  Ah! Ah! Cela représente bien ce que j’ai vécu en ici!

DSC02512

Alors je rentre dans le marché.  Il fait chaud, ça fume, ça cuit, ça frit.  Il y a de tout, pour tous les goûts, et des épices en masse!  Et il y a aussi beaucoup d’insectes 😉  Au bout de quelques minutes d’observation, je me décide à manger celui que je trouve le moins pire… entre l’araignée et la coquerelle, j’y vais pour une sage…  scorpion!

DSC02516 (1)

Une fois acheté, j’ai dû passer 10 minutes à regarder droit dans les yeux cette petite bête avant de la manger… mettons que c’était un peu hors de ma zone de confort alimentaire! Ouf!

DSC02510

Au milieu de tout ce brouahah, je découvre la bouffe de rue chinoise.  Pas chère, savoureuse, et bien épicée.  Je pense que si je m’habitue à manger des trippes, je devrais en avoir pour mon compte!

PS : Il n’y a pas seulement au marché que j’ai fait quelques découvertes 🙂  A l’épicerie du coin, j’ai aussi trouvé du pain poilu 🙂 Miam!

Picture Chine 019

Et vous, avez-vous déjà mangé des insectes?  Auriez-vous mangé ce scorpion?