As-tu déjà rêvé de parcourir le monde?!

 

Eh bien!  C’est le grand jour!

J’ai enfin réussi à télécharger sur mon blog le premier vidéo officiel de Plein Air, Voyages et Compagnie!!!  Youppi!  Comme j’habite à Salluit, une communauté Inuite du Nord du Nunavik, un endroit ou l’internet est extrêmement lent, je vous assure que ça relève de l’exploit!

J’espère que vous l’aimerez!  Dans tous les cas, j’ai eu le tellement de plaisir à le monter!  Si vous l’aimez, partagez-le, ça aidera le blog à grandir et je pourrai aller à la rencontre de d’autres passionnés et passionnées du voyage!

Bon visionnement!

15 – Quand ça pince en dedans – chronique d’un choc de retour surprise

Dharamsala, Himachal Pradesh, Inde, sur le toit en béton d’un vieil immeuble

J’ai peine à croire que je reviens.  Que ce grand voyage qu’a été l’Inde est maintenant terminé.  Aujourd’hui, j’ai le cœur lourds, parce que je sais que je quitte un univers au grand complet pour longtemps, si ce n’est pas pour toujours.  Quand est-ce que je vais revenir en Inde?  J’en ai aucune idée.  Mon coeur se serre de nostalgie.  J’ai beau avoir été énervée par la certains aspects de la vie de ce pays durant mon choc culturel, je me rends compte qu’il y avait tellement de choses ici que j’ai également appris à aimer et à chérir.

Au Québec, je retrouverai si peu de ces petites joies : impossible l’après-midi d’aller m’acheter un kaki à 2 roupies; ils coûtent 4 $ chacun au supermarché, impossible aussi de faire une pause de deux heures sur l’heure du midi à me faire griller au soleil; le rythme occidental ne permet pas cette fantaisie.

9 – Attention! Choc culturel en cours!

Ce que je trouve le plus bizarre, c’est qu’il y a des soirs où j’ai tellement rêvé de revenir.  Fatiguée d’être à 100% dans un bain culturel autre que le mien, j’ai rêvé de poutine et de parler en français à tout le monde dans la rue.  Toutefois, aujourd’hui, je me sens tellement triste, je réalise que c’est la fin.  Je ne peux que penser à tout ce qui va me manquer et à tout ce que l’Inde m’a appris.  Assise sur le haut du bloc appartement où j’habite, je contemple l’Himalaya et je pense.

  • J’ai appris à prendre ma douche avec un seau d’eau, aka tellement mois d’eau que ce que j’utilisais dans ma belle province.

5 – A la douche!

  • J’ai appris que je pouvais survivre avec 3 chandails, 2 paires de pantalons, 4 bobettes et un chandail chaud et ne jamais ressentir le manque de vêtements.
  • J’ai appris que je pouvais laver mon linge à la main et que ça pouvait être relaxant.

  • J’ai appris que je n’avais pas à manger de la viande tous les jours pour me sentir remplie et en santé.

Bref, j’ai appris que je pouvais vivre avec presque rien et toujours m’arranger.  Que les ressources dont je dispose pour vivre une vie «normale» au Québec son IMMENSES!  L’Inde m’aura appris à être plus vraie, moins matérialiste, plus simple, plus consciente de ce que je possède.

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Montréal, Québec, Canada (prise entre 10 paniers poussés par des clients pressés un samedi matin dans un grand supermarché)

OH BOY! La PREMIÈRE CHOSE que m’a mère m’a amené faire quand je suis revenue de l’Inde, c’est la commande.

AYOYE!  Je me revoie zen sur mon vieil immeuble en Inde.  Le choc est intense.  Tout me frappe comme si je ne connaissais pas cette réalité, mais c’est faux.  Je suis venue des dizaines et des dizaines de fois dans cette grande surface avant d’aller en Inde, j’ai été élevée dans cet environnement depuis que je suis petite.  Par contre, là, c’est pas pareil.  Je me dis : «Ça me fait peur, des rangées larges pour 3 paniers géants, avec des dizaines de femmes et d’hommes pressés de remplir leurs grandes cabane en banlieue d’objets qu’ils n’ont pas besoin, de bouffe en quantité industrielle…. Ouf!»

Bang, c’était le choc de retour.

A mon retour de l’Inde, j’ai passé 3 mois à laver à la main mon linge devant le regard tout-à-fait consterné de ma mère.  C’était une situation intense.  A la vue de mon grand seau d’eau dans ma chambre à coucher, elle me disait que j’avais changé depuis mon retour.  Je répondais «Ben oui!» avec un certain dégoût.  Je ne pouvais pas croire dans quel environnement de surconsommation je vivais, je maudissais une grande partie de ma culture, j’étais devenue allergique au gaspillage alimentaire, j’avais honte de la grandeur de mon garde-robe, je hurlais devant la richesse de mon mode de vie.  Im-po-ssi-ble pour moi de retourner dans toute grande surfaces remplies d’objets à bas prix.  J’écoutais en boucle de la musique tibétaine ou indienne et surtout j’évitais d’acheter tout élément Made in China pour soutenir la cause des Tibétains en exil, chasséa de leur Tibet natal par les Chinois.  Bref, ça allait pas bien.

Ça a duré 3 mois.  Trois mois de rejet intense, de hargne, de colère, d’incompréhension.  Trois mois où j’ai été absolument incapable de mélanger les deux univers, de faire la faire la part des choses, de comprendre que tout n’est pas parfait partout et que l’Occident n’est pas seulement un univers diabolique de consommation.  On m’avait bien parlé du choc culturel durant ma formation avant mon départ pour ce stage d’initiation à la coopération internationale, mais le choc du retour, ouf… j’ai dû me former moi-même, et à la dure.

Mon choc de retour a duré 3 mois et mon voyage en Inde a duré 3 mois.  C’est pour vous dire combien j’avais de la misère à m’expliquer qu’il peut exister sur la même planète des mondes si différents avec des enjeux et des modes de vie tout aussi opposés.  3 mois pour comprendre également comment ces enjeux sont inter reliés, comment ces mondes peuvent apparaître complètement déconnectés l’un de l’autre, et surtout comment on peut aisément se construire des belles vies sans réaliser qu’elles ont un impact à l’autre bout de la terre, mais également localement.  Aussi, réaliser que les êtres humains ne sont pas égaux, car ils n’ont pas accès aux mêmes opportunités.  Surtout, réaliser aussi que la solution n’est ni le rejet total ou ni la glorification d’un milieu, mais bien la mise en place de petits gestes quotidiens appelés à avoir un impact à long terme sur des dynamiques globales, tels qu’une prise de conscience de nos modes de consommation, l’achat local ou encore équitable par exemple… Depuis, j’ai recommencé à aller dans les grandes surfaces 😉

Bref, le voyage, ça peut faire mal, surtout durant le choc de retour. Par contre, c’est dans ces moyens les plus difficiles, où l’on se sent le plus perdus, qu’on apprend les plus grandes leçons de vie.

Et vous, avez-vous déjà vécu un choc de retour?

 

Lonely Planet India (Travel Guide)

14 – Andy, la touriste en Inde – du Taj Mahal à la frontière Indo-Pakistanaine

 

C’est parti, je quitte Dharamsala.  Mon stage d’initiation à la coopération internationale tire à sa fin.  Devant moi, une semaine de visites plus «touristiques» dans cet immense pays, aux milles cultures, qu’est l’Inde.  Delhi, Bir, Dharamsala, j’ai maintenant vraiment hâte de découvrir d’autres destinations indiennes.

Tout d’abord, j’ai eu la chance de visiter d’autre villes d’influence tibétaine dans l’Himachal Pradesh.  J’adore les temples, j’aime tellement découvrir comment les gens peuvent faire usage de l’architecture d’une manière totalement différente des normes occidentales, dans la construction des édifices :  temples tibétains, lampes au beurre et bouddhas géants : c’est fabuleux. Toutefois, c ‘est maintenant le temps pour moi de découvrir d’autres traditions!

Le temple d’or, le Fort Rouge et Taj Mahal

Oh, le Taj Mahal : probablement l’image la plus répandue de l’Inde à l’étranger.  Ce que j’y ai le plus apprécié?  Les gens, tout simplement.  Dans cet univers tout blanc qu’impose ce gigantesque mausolée, les femmes indiennes portent leurs plus beaux habits de toutes les couleurs pouvant exister.  Rouge, jaune, vert, pourpre, j’ai adoré le contraste de leurs vêtements avec ce lieu blanc.

J’ai, par la suite, été au Temple d’Or, un important lieu de recueillement de la communauté Sikh.  A l’entrée, les visiteurs doivent absolument enlever leurs souliers et se laver les pieds dans un petit bassin d’eau.  Le bassin était si minuscule et il y avait tant de voyageurs, j’ai rapidement tenté d’esquiver ce rite, afin d’éviter d’attraper quelque chose dans cette eau au contenu… incertain.  Mais c’était impossible.  Rapidement, un garde trois fois plus grand que moi m’a bloqué le passage en me montrant d’un air plus qu’assuré qu’il fallait que je me lave les pieds.  Ah, ah, ah, mes craintes se sont révélées fondées : ça m’a pris des mois me défaire du problème de peau que j’ai attrapé ce jour-là 😉 Dans un autre ordre d’idée, j’ai été charmée par la générosité démontrée entre les murs de ce temple, offert à tous gratuitement dans les typiques assiettes de métal de l’Inde, un repas végétarien (Thali) fait de plusieurs types de Dahl m’a permis de bien terminer ma visite dans ce lieu sacré.

Le Fort Rouge de Delhi, un importante construction d’origine monghole, a été aussi extrêmement impressionnant.  J’ai adoré visiter ces temples plus qu’importants pour la population indienne! Dans le brouhaha intense présent dans la ville d’Agra, d’Amritsar et de Delhi, ces endroits sont vraiment des oasis de calme et de spiritualité!

Frontière Indo-Pakistanaise

Je souviendrais toujours de ce moment frappant où je suis aller au poste de frontière entre l’Inde et le Pakistan.  Je savais depuis bien longtemps qu’il existe de lourdes et profondes tensions entre les deux pays, mais observer en temps réel comment ces tensions se vivent dans le quotidien de la population, c’est bien différent.  De chaque côté de la frontière, de l’Inde, comme du Pakistan, il y avait des gradins comme dans un stade.  Les deux côtés des gradins de chaque côté de la frontière formaient un cercle.  De ce que j’ai pu comprendre en observant la situation, c’est que la frontière était gardée à certains moments de la journée par des gardes indiens, et à d’autres moments de la journée par des gardes pakistanais.  J’arrivais justement durant un changement de garde.  Durant ce moment, les spectateurs Indiens et Pakistanais se criaient à tue-tête des paroles assez raides, voire des insultes, jusqu’à ce que ce changement soit fait.  C’était fou d’être témoin de cette situation.  Apparemment, c’était comme cela à chaque changements de garde.   C’était aussi la première fois de ma vie que j’ai vu des femmes en burka.  Assises patiemment du côté pakistanais, je me suis demandé durant toute la cérémonie quelle était la vie de ces femmes…

Retour à Delhi

Je me souviens très bien quand j’ai mis les pieds pour la première fois à Delhi.  Tout me semblait noir, sale, sombre et dangereux.  Je n’arrivais pas à m’orienter, tout me faisait peur.  J’avais le sentiment que j’étais au centre de dizaines de dangers.  Trois mois plus tard, je suis de retour dans le même quartier que celui où je suis arrivée au départ.  Tout a changé, ou plutôt, c’est moi qui ait changé et moi, et, avant tout, mon regard sur les choses.  Tout me semble plus lumineux et ouvert, même sympathique.  Je tends l’oreille à la musique indienne, je contemple les ornements hindous que vendent les petits dépanneurs, je vais m’acheter ma barre de chocolat préférée.  Je me sens en sécurité, je sais où ne pas mettre les pieds et où je suis à l’aise d’aller.  Je me rends compte que c’est fou comment apprendre à connaître un milieu en enlève les peurs.  Ma sensation de peur du départ venait de mon sentiment d’inconnu, tout simplement.

Et vous, avez-vous déjà rêvé de visiter l’Inde, quels coins aimeriez-vous découvrir?

Lonely Planet India (Travel Guide)

 

 

13 – A la rencontre des Tibétains de McLoad Ganj

Juste avant de partir pour l’Inde, j’ai reçu un livre sur Dharamasala.  A l’intérieur, aucune mention du meilleur café en ville ou du plus bel endroit pour aller voir le coucher de soleil.  C’était plutôt un livre recueillant les portraits de certains habitants à Mc Load Ganj, le quartier de la ville de Dharamsala où s’étaient établis une grande population de Tibétains suite à leur exil de la Chine. 

Nouvellement arrivée dans ce petit Tibet, j’ai décidé de prendre ce livre comme un guide et d’aller à la rencontre de tous ces gens et de toutes leurs histoires, leurs récits et leurs vies.  Cette idée a littéralement transformé mon séjour dans cette ville.  En marchant dans les rues de Mc Load Ganj, il est facile de se faire une idée de cet endroit assez mythique de l’Inde.  Beaucoup de touristes en quête de spiritualité et zen viennent y passer plusieurs jours.  Cours de yoga ou de cuisine tibétaine, magasins d’artéfacts bouddhistes et de linge de style «hippy, petits cafés vendant des chaïs lattés délicieux… le quartier a tout pour plaire, surtout avec sa vue imprenable sur l’Himalaya.  Ces éléments forment des souvenirs indélébiles dans ma mémoire, mais pas aussi forts que les gens extraordinaires qui ont été nommés dans le livre.

Après avoir lu son portrait, j’ai espionné dans sa librairie un grand activiste du mouvement de révolution tibétain, un vieil à qui j’ai eu le courage d’aller serrer la main après une demi-heure à moisir derrière une pile de livre.  Après avoir lu son histoire et le rôle qu’il avait joué dans la résistance tibétaine, j’étais complètement fasciné par cet homme.  

J’ai rencontré les fameux JJI Brothers, un groupe plutôt rock de musiciens tibétains.  Assise dans le bar à les regarder, je suis devenue une vraie groupie et j’ai tellement écouter leur CD.  Écouter leur musique, chants de l’exil. 

C’est sans compte le nombre d’heure incalculable que j’ai passé à la maison avec ma famille d’accueil à échanger sur la vie, sans vraiment utiliser des mots, car nous communiquions difficilement en anglais.   En observant, leurs habitudes de vie, j’ai beaucoup appris et partagé avec eux.  Ma vieille grand-mère grincheuse faisant tourner sans relâche du matin au soir son moulin à prière, mon petit frère de famille qui fouillait sans relâche dans mes affaires et ma mère de famille qui pris le temps d’aller avec moi au marché me faire fabriquer une chuppa (robe traditionnelle tibétaine). 

Je pense que ce que je veux dire et que j’ai appris avec ce livre, c’est que ce sont les gens, les liens tissés, et les rencontres qui rendent les endroits merveilleux.  Les lieux sont beaux, souvent magnifiques comme Dharamsala, mais ce sont les gens qui les transforment en expériences mémorables et de qui l’ont apprend le plus. 

Et vous, avez-vous déjà vécu des rencontres vraiment intéressantes en voyage?

12 – Comment je me suis trouvé à 10 pieds du Dalaï-Lama

Un jour normal de la semaine, un jour sans histoire à Dharamsala, j’ai vu soudainement cette ville du Nord de l’Inde se transformer.  Tout à coup, la capitale du gouvernement tibétain en exil était en pleine ébullition, presqu’en train d’exploser de joie.  Partout, les gens nettoyaient les rues, l’avaient les allées, étendaient des drapeaux de prières.  A 15h00, une foule incroyable s’était amassée sur le bord de la rue principale de Mc Load Ganj.  Trois larges rangées de gens dans leurs plus beaux habits épaississaient maintenant les côtés de la route.

Incrédule, je regardais les gens autour de moi.  Qu’est-ce qui se passait?

Eh bien, eh bien, après un voyage en Occident, le Dalaï-Lama, leader suprême du bouddhisme tibétain, revenait au bercail.  Et oui!

Comme plusieurs Occidentaux, je connaissais de nom ce chef spirituel, connu à travers le monde!  Une vraie légende dans le monde de la spiritualité! D’ailleurs, il avait fait une entrée assez fracassante dans ma vie lorsque j’étais arrivée en ville!  A l’époque, j’avais à peine déroulé mon sac de couchage, quelques minutes après avoir rencontré ma nouvelle famille d’accueil, que ma mère de famille d’accueil m’avait vivement conseillé de changer la façon dont je dormais dans la chambre qui m’avait été assignée!  C’est que ma famille me faisait dormir dans la seule chambre fermée de leur appartement, soit la salle de prière.  Couchée dans la petite pièce de béton sans chauffage sur un meuble en bois recouvert d’un tapis sans matelas, j’avais commis l’erreur suprême! Effectivement, j’avais mis mes pieds du côté de l’hôtel où les prières prenaient lieu chaque jour! Pour la néophyte de la tradition tibétaine que j’étais, j’avais malheureusement commis une grande erreur!  Ouf, j’ai rapidement changé ma tête d’oreiller de bord et j’ai appris sur le champ que je ne devais plus jamais porter mes pieds dans sa direction!

 

Bref, j’ai compris rapidement l’importance de ce grand homme pour ma famille d’accueil et cela expliquait pourquoi la ville de Dharamsala faisait son grand ménage de printemps pour son arrivée!  Devant tant d’effervescence, j’étais moi-même vraiment enthousiaste par rapport à sa venue en ville!  J’avais lu son livre, et je dois dire que même si je ne me réclame d’aucune tradition religieuse, j’avais beaucoup aimé son approche de la vie.

7 – Comment le Dalai-Lama a changé ma vie

Quelques secondes plus tard, un large convoi de voitures emplissait les rues, les gens, le sourire aux lèvres, entouraient de très près la file de voiture.  Tous, sans exception, allaient écouter le mot d’arrivée du Dalaï-Lama.  Tout étant fermé en ville, j’ai rapidement suivi le flot de la foule pour me retrouver presque nez à nez avec le Dalaï!  Quelqu’un a pris ma main, puis un autre, puis sans m’en rendre compte, on m’avait amené dans la section réservée aux étrangers à quelques pas seulement du leader spirituel!  Oh boy!  Nous étions une vingtaine tout au plus.

Encore aujourd’hui, j’ai de la difficulté à décrire l’ambiance de ce moment, entourée de centaines de personne buvant les paroles d’un seul homme dans un respectueux silence de prière.  C’était à la fois fou de voir une foule aussi fervente (des gens écoutaient le mots de bienvenue jusque bien loin dans la rue) et de voir cet homme de mes propres yeux, alors que j’avais tellement lu sur le rôle politique qu’il avait eu lors de l’exil du peuple tibétain du Tibet.

Ouf, quelle expérience unique!

Et vous, avez-vous déjà rencontré un personnage célèbre comme le Dalaï-Lama?

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11 – La fois où j’ai été éboueuse en Inde

Je venais d’arriver à Dharamsala, la capitale du gouvernement tibétain en exil.  Quelle ville à la fois effervescente, zen, et ésothérique!  Moi, qui arrivait du fond d’un petit village de l’Inde, j’admirais les tuks-tuks, les touristes, les temples avec leurs moulins à prière, les salons de barbiers indiens, les magasins d’encens et de vêtements colorés de voyageurs, aka de larges pantalons et tuniques à motif bouddhiste.   Mes yeux dévoraient mon environnement.

Et j’admirais tout cela de mon nouveau lieu de travail… le camion de vidange.  Ah, ah ah! Et oui, dans le cadre de mon stage d’initiation à la coopération internationale, c’était mon mandat : être éboueuse et aider à la collecte de déchet.  Sincèrement, j’avais beau revenir puante, les pantalons souillés (je me souviens clairement de la fois où j’ai pilé dans une couche), j’en revenais juste pas de la chance que j’avais ; c’était vraiment une expérience de feu!  Les deux pieds dans la boîte du camion, mon travail était d’attraper au vol les sacs de poubelle que mes collègues me lançaient.  Du haut de ce perchoir inusité, je pouvais tout voir.  Dharamsala est une ville en pente au creux de l’Himalaya et grâce à ce travail j’ai visité toutes les petites rues de la ville! J’ai pu voir de près le quotidien des gens et surtout aller dans des endroits où les touristes n’ont pas accès.  Surtout, j’ai appris une chose, peu importe le travail fait, peu importe la tâche, les gens autour de toi font tellement une différence, et tout peut devenir agréable avec un bonne attitude.  Je travaillais avec une équipe de travail tellement fantastique, toujours le sourire aux lèvres malgré les difficultés de vie locale.

Durant mon stage, j’ai aussi réalisé que ce métier n’était ni le plus payant, ni le mieux perçu dans la société où j’évoluais, en Inde.  Pourtant, le grand coeur des personnes avec qui j’ai travaillé, n’avait d’égal que combien ils étaient travaillant et assidus à cette tâche vraiment exigeante physiquement qu’est-ce métier.  Grâce à eux, je garde un souvenir tellement inoubliable de mes tours de camions de vidanges à Dharamsala, c’était une vraie expérience de terrain 😉

Et vous, avez-vous déjà eu un travail qui vous a fait réalisé la même chose?

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10 – La vie n’est pas pareille ici, mais elle est belle aussi : Les 7 plus grandes leçons de mon premier stage d’initiation à la coopération internationale

Cela fait déjà un mois et demi que je suis à Birr et que je vis ma première expérience d’initiation à la coopération internationale. Entre mon travail au Deer Park et la vie avec ma famille d’accueil, j’ai tissé au fil du temps ma petite routine. Comme mentionné un de mes derniers textes, le choc culturel a fait son chemin dans mon quotidien, pour ensuite s’effacer tranquillement pour faire face à une compréhension plus profonde de la culture locale.

9 – Attention! Choc culturel en cours!

La fin de semaine, je vais souvent marcher autour du village. L’endroit où je me trouve au creux des montagnes est absolument magnifique. Je marche et j’admire les bœufs faisant leurs chemins dans les champs et l’évolution des cultures de thé environnantes. C’est vraiment impressionnant de voir le vert des montagnes se transformer au fil des différentes phases d’épanouissement du feuillage. La semaine passée, les feuilles ont été recueillies et tout à changer.

Assise sur mon balcon, je repense à ce que j’ai vu et vécu. Les femmes portant toujours aujourd’hui leurs robes traditionnelles tibétaines : la chuppa. Les vieillards compter inlassablement leurs bracelets de prières. Les gens faisant une priorité de ne jamais tuer le plus petit des êtres vivants suivant l’idée de la réincarnation (qui sait qui pourrait être cette fourmi?). Le système scolaire privilégié par les Tibétains : de grandes écoles prenant la forme de résidences pour enfants où on enseigne aux Tibétains à donner à l’Autre en premier : «Others before self». Je repense combien c’est important pour cette culture de donner à l’Autre, d’être généreux. En riant, je me rappelle aussi comment les vieilles dames du village cachent des momos (dumpling tibétain) dans leur chuppas, sur leur poitrine, dans les fêtes communautaires pour donner à leurs chiens en rentrant à la maison.

J’ai compris que la vie n’est pas pareille ici, mais elle est belle aussi. J’ai fait le paix avec le choc culturel.Tant de choses me manquent encore, mais j’ai appris à trouver mes petites plaisirs ici, comme acheter chaque jour un kaki à deux roupies au stand à légumes du village, et le manger en silence sur mon balcon. C’est à moi de trouver et de créer mes joies quotidiennes.

J’ai appris aussi que les gens, oui, ici, vivent plus simplement, du bout des dents je dirais même ici que certains vivent dans la pauvreté. Je vois aussi que pauvreté, tant qu’on peut répondre à ses besoins de base, ne veut pas nécessairement dire malheur. Ne pas posséder, ne veut pas dire rien avoir à partager. Au contraire. J’ai rencontré des gens ici qui avaient tellement à partager avec moi : leur savoir, leurs histoires, leur culture, leur présence, et leurs rires.

J’ai compris que l’observation est mon plus grand atout, que rien de me sert d’agir sans comprendre et que les mots veulent dire peu de choses. Nous, les Occidentaux, les verbo-moteurs, nous pensons que nous savons, car nous savons meubler les conversations. Je sais maintenant que les personnes qui parlent le plus, ne sont pas nécessairement les plus intéressantes. Le silence est d’or, la parole est d’argent, dit-on. Je réalise la force de cette maxime en voyage, après avoir passé plusieurs semaines dans une famille d’accueil avec laquelle il m’était presqu’impossible de communiquer en anglais.

J’ai compris que le mot coopération internationale est un terme bien pompeux et qui flatte bien des égos. Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard, je travaille toujours dans le domaine.  Je suis toujours aussi fascinée par les autres cultures, mais je me freine constamment pour revenir à ce que j’ai appris à ce moment-là en Inde : prendre le temps de comprendre et échanger pour mieux agir ensemble dans le respect de la culture de l’Autre.

Finalement, j’ai compris que j’étais plus qu’extrêmement privilégiée, que j’avais le droit à l’éducation, à un pouvoir d’achat incroyable en comparaison à un grand nombre de gens à travers le monde.  Que je ne prendrai plus jamais pour acquis la diversité de ce que je peux trouver à l’épicerie, ni l’eau potable qui coule sur ma vaisselle chaque jour au Québec.  J’ai aussi compris que je Devais être une alliée, c’est-à-dire une personne consciente des obstacles supplémentaires auxquels d’autre personnes doivent faire face, afin d’atteindre les mêmes objectifs, et ce en raison de plusieurs inégalités sociales.  Que je ne serai jamais plus la même après ce voyage.  J’ai compris combien j’étais née dans la ouate de mes privilèges, et que maintenant que j’en avais pris conscience, j’étais responsable d’essayer de rendre le monde plus égal jour après jour, à ma manière, afin que plus de gens aient accès aux mêmes possibilités que moi.

8 – La Missionnaire

5- La citoyenne du monde

Toutes ces nouvelles leçons en tête, je remercie la vie d’avoir mis cette expérience sur mon chemin. A 17 ans, je pense que je venais de prendre un p’tit coup de maturité qui changera pour toujours ma vision du monde. Je suis toujours aussi reconnaissante que des organismes de coopérations internationales, tels que celui avec lequel j’ai voyagé, offre à des jeunes l’opportunité d’aller tester leurs valeurs à l’étranger et d’approfondir leurs connaissances sur le monde.  Je pense que je suis vraiment devenue une citoyenne ce jour-là.

Maintenant, j’ai hâte de vérifier comment je vais servir de ces nouveaux acquis. Demain, un nouveau défi m’attend. Je pars pour Dharamsala, la capitale du gouvernement tibétain en exil, une grande ville perchée du cœur de l’Himalaya pour la deuxième partie de ce stage de coopération internationale.

Et vous, avez-vous déjà fait un stage d’initiation à la coopération internationale? Quelle conclusions en avez-vous tirées?

Vous aimez ce texte? Likez-le et partagez-le, cela m’aidera à partager mes aventures avec plus de grands voyageurs comme vous! Vous voulez en savoir plus sur mes autres expériences autour du monde? C’est sur mon site : www.pleinairvoyagesetcompagnie.com que vous savourez des dizaines de récits de voyage de l’Océanie à l’Afrique! C’est un rendez-vous!

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10 – La vie n’est pas pareille ici: Les 5 plus grandes leçons de mon premier stage d’initiation à la coopération internationale

Cela fait déjà un mois et demi que je suis à Birr et que je vis ma première expérience d’initiation à la coopération internationale. Entre mon travail au Deer Park et la vie avec ma famille d’accueil, j’ai tissé au fil du temps ma petite routine. Comme mentionné un de mes derniers textes, le choc culturel a fait son chemin dans mon quotidien, pour ensuite s’effacer tranquillement pour faire face à une compréhension plus profonde de la culture locale.

La fin de semaine, je vais souvent marcher autour du village. L’endroit où je me trouve au creux des montagnes est absolument magnifique. Je marche et j’admire les bœufs faisant leurs chemins dans les champs et l’évolution des cultures de thé environnantes. C’est vraiment impressionnant de voir le vert des montagnes se transformer au fil des différentes phases d’épanouissement du feuillage. La semaine passée, les feuilles ont été recueillies et tout à changer.

Assise sur mon balcon, je repense à ce que j’ai vu et vécu. Les femmes portant toujours aujourd’hui leurs robes traditionnelles tibétaines : la chuppa. Les vieillards compter inlassablement leurs bracelets de prières. Les gens faisant une priorité de ne jamais tuer le plus petit des êtres vivants suivant l’idée de la réincarnation (qui sait qui pourrait être cette fourmi?). Le système scolaire privilégié par les Tibétains : de grandes écoles prenant la forme de résidences pour enfants où on enseigne aux Tibétains à donner à l’Autre en premier : «Others before self». Je repense combien c’est important pour cette culture de donner à l’Autre, d’être généreux. En riant, je me rappelle aussi comment les vieilles dames du village cachent des momos (dumpling tibétain) dans leur chuppas, sur leur poitrine, dans les fêtes communautaires pour donner à leurs chiens en rentrant à la maison.

J’ai compris que la vie n’est pas pareille ici, mais elle est belle aussi.  J’ai fait le paix avec le choc culturel.

9 – Attention! Choc culturel en cours!

Tant de choses me manquent encore, mais j’ai appris à trouver mes petites plaisirs ici, comme acheter chaque jour un kaki à deux roupies au stand à légumes du village, et le manger en silence sur mon balcon. C’est à moi de trouver et de créer mes joies quotidiennes.

J’ai appris aussi que les gens, oui, ici, vivent plus simplement, du bout des dents je dirais même ici que certains vivent dans la pauvreté. Je vois aussi que pauvreté, tant qu’on peut répondre à ses besoins de base, ne veut pas nécessairement dire malheur. Ne pas posséder, ne veut pas dire rien avoir à partager. Au contraire. J’ai rencontré des gens ici qui avaient tellement à partager avec moi : leur savoir, leurs histoires, leur culture, leur présence, et leurs rires.

J’ai compris que l’observation est mon plus grand atout, que rien de me sert d’agir sans comprendre et que les mots veulent dire peu de choses. Nous, les Occidentaux, les verbo-moteurs, nous pensons que nous savons, car nous savons meubler les conversations. Je sais maintenant que les personnes qui parlent le plus, ne sont pas nécessairement les plus intéressantes. Le silence est d’or, la parole est d’argent, dit-on. Je réalise la force de cette maxime en voyage, après avoir passé plusieurs semaines dans une famille d’accueil avec laquelle il m’était presqu’impossible de communiquer en anglais.

J’ai compris que le mot coopération internationale est un terme bien pompeux et qui flatte bien des égos.  Aujourd’hui, plus de 10 ans plus tard, je travaille toujours dans le domaine ; bien sûr, je suis fascinée par les autres cultures, mais je freine constamment pour revenir à ce que j’ai appris à ce moment-là en Inde : prendre le temps de comprendre et échanger pour mieux agir ensemble.

8 – La Missionnaire

Toutes ces nouvelles leçons en tête, je remercie la vie d’avoir mis cette expérience sur mon chemin. Je pense que je viens de prendre un p’tit coup de maturité. J’ai hâte de vérifier comment je vais servir de ces nouveaux acquis. Demain, un nouveau défi m’attend. Je pars pour Dharamsala, la capitale du gouvernement tibétain en exil, une grande ville perchée du cœur de l’Himalaya pour la deuxième partie de ce stage de coopération internationale.

Et vous, avez-vous déjà fait un stage d’initiation à la coopération internationale?  Quelle conclusions en avez-vous tirées?

Vous aimez ce texte?  Likez-le et partagez-le, cela m’aidera à partager mes aventures avec plus de grands voyageurs comme vous!  Vous voulez en savoir plus sur mes autres expériences autour du monde?  C’est sur mon site : www.pleinairvoyagesetcompagnie.com que vous savourez des dizaines de récits de voyage de l’Océanie à l’Afrique!  C’est un rendez-vous!

9 – Attention! Choc culturel en cours!

 

Tout me fatigue.  Je suis tannée de manger du riz et des bines.  C’est tout le temps la même affaire, ça goûte tout le temps la même affaire, matin, midi, soir.  Je ne trouve plus ça «vraiment cute» les traditions bouddhistes.  Je suis tannée de ne pas pouvoir écraser le plus petit des moustiques qui essaie de me piquer dans ma chambre, parce qu’ici la tradition dit qu’on doit «respecter en tout temps la vie, question de karma».  Je trouve le rythme de vie trop lent et ça me tape sur les nerfs.  Ça prend toujours 20 à 30 minutes avant que les gens arrivent, personne n’est jamais à l’heure.  Je m’ennuie d’une douche chaude!  Je suis tannée de me laver dans seau d’eau!  L’eau est toujours frète, pis il n’y en a jamais assez.  Je peux même pas utiliser mon revitalisant.  Je suis tannée que les gens sachent tout, sur toute ma vie!  Comment ça se fait que tout le monde sait que je m’ennuie vraiment de mon chum.  Ça doit être parce que les gens sont assis sur le balcon le soir à me voir marcher trois à quatre fois semaines pour aller utiliser le téléphone du village pour l’appeler.  Est-ce qu’ils ont juste ça à faire, me regarder?  En plus, je m’ennuie de famille, je suis écœurée du décalage horaire qui fait qu’il y a 8 heures de différence pour pouvoir se parler.

J’ai envie d’aller au cinéma.  De manger de la poutine.  D’aller au centre d’achats.  D’être anonyme dans la grande ville.  D’aller sur Facebook et de pouvoir regarder mon fil d’actualité sans que ça prennent 10 minutes loader la page.

Je.Suis.En.Choc.Culturel.

Ahhhhh.

Ça arrive à tout le monde, même si tant de voyageurs se targuent de ne jamais l’avoir vécu, c’est le choc culturel!  Drôle de bête émotive, c’est une sorte de fatigue, d’intolérance, qui nous attrape le cœur, quelques semaines après avoir été plongée à 100 % dans une nouvelle culture 😊 Ça arrive sans qu’on le sache, lors d’une petite frustration quotidienne, qui devient soudainement virulente pour une raison que rationnellement on ne saurait expliquer.  C’est de l’accumulation.  Comme si notre peau était à vif par rapport aux petits changements quotidiens de la vie dans un autre pays.

Le culturel est un cycle normal de la vie d’un voyageur, un passage obligé qui permet de réellement s’adapter à la vie hors de chez soi, une fois le cycle réalisé au grand complet.

Quand je suis arrivée à Birr, tout était absolument magnifique.  Vraiment.  J’ai tout de suite adoré ma famille d’accueil, l’air pur des montagnes de l’Himalaya, la simplicité de la vie, ici.  Apprécier les petits moments comme l’idée de n’avoir rien à faire le soir, que de s’asseoir sur le balcon pour prendre le temps de réfléchir.

Ça duré quelques semaines.  C’est la phase d’euphorie.  Un espèce de moment de joie intense où toute découverte est magnifique, où la culture d’accueil semble vraiment posséder des valeurs parfaites que tout le monde devrait suivre.  En Inde, je me disais : «Je respire enfin.  Loin des centres d’achats et de Facebook, je retourne à l’essentiel et ça fait du bien!  Tout le monde devrait vivre de cette manière»

C’est le moment où l’on apprécie les différences avec chez-soi, un moment où l’on rejette un peu d’où l’on vient pour glorifier l’endroit où l’on se trouve.

Puis, vient la phase du choc culturel où tout soudainement nous fatigue.  Les choses nouvelles que l’on appréciait tellement au début, deviennent des contraintes lourdes à respecter.  On s’ennuie de la maison, des codes culturels faciles à comprendre.  A un moment donné, j’étais tannée d’essayer de plaire à ma famille d’accueil ou encore d’essayer de comprendre les raisons pourquoi quelques fois, ils étaient fâchés contre moi.  Une fois, j’ai mis mes pieds en direction de la photo du Dalaï-Lama… oh boy, c’était la crise!  Mais comment est-ce que j’étais supposée savoir que les pieds sont impurs et qu’ils ne doivent jamais être positionné vers cette figure importante du bouddhisme tibétain? Arggrrrr

Puis, vient l’état de balance.  Un point dans le temps où l’on comprend que rien n’est parfait.  Ni sa propre culture, ni sa culture d’accueil.  Un moment où l’on comprend que les mondes sont différents et qu’il y a une richesse immense dans cette différence.  Il est possible de s’inspirer personnellement des deux pour se bâtir un monde à soi que l’on aime plus.  On arrive dans un état d’acceptation où l’on est conscient des défauts des deux endroits du monde et on vit avec, tels qu’ils sont.

Pour moi, le choc culturel a été un moment qui m’a permis de mieux apprécier ce que j’avais entre mes mains au Québec et mieux choisir ce que je voulais vraiment.  Parfois, des valeurs nous sont données par notre culture locale et on vit avec ces dernières sans vraiment les questionner.  Au contact de d’autres choses, on apprend à mieux choisir les lignes selon lesquelles on veut vivre notre vie et à mieux voir ce que l’on possède déjà et qui est absolument beau chez nous.

Et vous, avez-vous déjà vécu un choc culturel durant un voyage?  Comment y avez-vous réagi?

8 – La Missionnaire

Ça y est, après quelques jours d’adaptation dans ma communauté d’accueil, j’ai commencé à travailler : je suis volontaire pour le Deer Park, un monastère bouddhiste qui reçoit des touristes cherchant à faire des retraites spirituelles. Mon objectif donner par mon superviseur de stage : sensibiliser les gens du village où j’habite au respect de l’environnement. Je me sens importante, je sens que je vais faire la différence!

Je suis hyper motivée, j’ai plein d’idées! Il y a tellement d’initiatives à prendre! On pourrait faire imprimer des affiches, organiser un évènement, faire des rencontres avec les gens de la communauté! En fait, j’ai vu beaucoup de gens jeter plusieurs types de déchets (canettes, bouteilles et sacs de plastique, sac de chips, différents types de produits chimiques) directement dans les fossés un peu partout. Il y a tellement à faire!! Franchement, pourquoi les gens ne jettent-ils pas leurs déchets dans les poubelles!

Le lendemain de bon matin, je cherche un endroit où imprimer les affiches «Recycle! Keep our river clean!», mais il n’y en a pas. Il n’y a qu’un petit magasin qui vend quelques crayons, mais aucun marqueur. D’ailleurs, avoir du papier de la grandeur d’une affiche relève aussi du défi. Il paraît qu’il provient de la ville et que la personne de l’approvisionnement n’est pas passé depuis longtemps, la route est vraiment mauvaise pour aller jusqu’à Birr. Sur le coup, je n’en reviens pas que je ne peux même pas trouver du matériel qu’on retrouve au Dollorama chez nous. Je me retrouve à faire des affiches à la main avec des petits crayons, comme quand j’allais à l’école au primaire.

En après-midi, je les affiche dans mon lieu de travail, mais je me rends rapidement compte que personne n’y passe. Mon superviseur de stage me dit alors d’essayer de trouver les lieux significatifs où les gens du village passent leur temps. Je lui avoue que je ne sais pas… il me propose d’aller au petit restaurant du village. Ce que je fais sur le champ.

Deux semaines après, les affiches commencent à perdre de la couleur et de toute évidence tout le monde continue à mettre ses déchets dans la rivière. Les affiches font pratiquement partie du mur maintenant. Elles sont couvertes de la suie du restaurant. D’ailleurs, personne ne les lie vraiment. Les gens parlent anglais approximativement, je ne sais pas s’ils lisent cette langue. J’aurais dû y penser… faire les affiches dans la langue locale du pays où je travaille. En fait, je suis un peu découragée, mes efforts pour rendre ce village plus vert n’ont pas donné aucun effet, vraiment aucun. J’ai l’impression que malgré toute l’énergie que j’ai donnée, rien ne s’est passé. Ouf.

Quelques semaines plus tard, dans un autre village, la situation se répètera. J’organiserais une activité où les gens seront invités à ramasser les déchets dans le fossé à la place de les brûler directement. J’ai fait des affiches que j’ai mis encore une fois dans les restaurants. Quelques personnes sont venues m’aider, mais le lendemain on aurait dit que rien ne s’était passé : des gens ont jeté des déchets dans le fossé et il y a presqu’autant qu’avant.

Assise sur le balcon de la maison où j’habite, je me rends compte que je ne suis vraiment pas au pays de l’évènement Facebook «Ma ville, ma santé : ensemble pour une ruelle verte!» et du hashtag #vivrevert, #jesuisminimaliste, et même si j’avais les même moyens qu’au Québec, les gens n’ont pas tendance à écouter quelqu’un qui vient de débarquer chez eux par le dernier avion. J’aurais dû faire porter mon message par une personne significative pour la communauté.

D’ailleurs, je ne sais même pas si je réponds à un problème si important que ça finalement. Je sais, le fossé est sale, mais en parlant avec ma mère de famille, je me rends bien compte qu’elle a d’autres préoccupations comme amasser assez d’argent pour faire le paiement pour l’école de ses enfants. Elle me mentionne que oui les sacs de chips jonchent le fossé, mais les couches d’enfants aussi! Et c’est ce qui va dans l’eau! Il faudrait faire une collecte de déchets, oui, mais qui va payer les gens? Elle me demande également pourquoi j’ai choisi de travailler sur les déchets dans le fossé. Est-ce que j’ai pris le temps de demander aux gens du village ce qu’ils pensent vraiment des éléments à changer au sujet de l’environnement? Bon, je me sens un peu stupide et je me rends compte que changer des habitudes de vie est beaucoup plus complexe que ce que je pensais.
Finalement, j’apprends surtout à prendre mon temps pour comprendre le milieu où j’arrive.
A observer, avant d’agir.
A intégrer que ma perception initiale des choses ne colle jamais vraiment avec la réalité de ce que les gens locaux perçoivent d’eux-mêmes. J’apprends aussi que sans expérience du milieu où je débarque, je ne possède pas la savoir nécessaire, ni les connaissances pour trouver des solutions adaptées aux défis et moyens locaux.
La vérité, c’est que moi la nouvelle touriste de 17 ans arrivée depuis deux semaines, je ne vais pas changer les choses, je n’ai aucune crédibilité. C’est impossible pour moi d’arriver dans un village et de changer comment les choses fonctionnent depuis des années en un instant. Les gens du village sont les propres acteurs des changements qu’ils voudront eux-mêmes intégrer dans leurs propres modes de vie. A titre de coopérante, je ne suis peut-être que la personne qui va créer certaines opportunités pour les gens de se parler, de discuter de réfléchir sur leur qui peut et doit être fait selon eux dans leurs villages.
Et à travers tout cela, je vais surtout apprendre à me changer.
Je me rends compte que c’est ça finalement un stage d’initiation à la coopération internationale. C’est prendre conscience de sa propre petitesse par rapport aux réalités étrangères et avaler une très bonne dose d’humilité, finalement je ne pense pas que c’est à propos de changer le monde. 😉

Et vous, qu’avez-vous appris en voyage?  Tirez-vous les mêmes conclusions que moi?

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7 – Comment le Dalai-Lama a changé ma vie

Quand je suis partie pour l’Inde, quelqu’un m’a donné le livre «The Art of Happiness» écrit par «His Holiness The Dalaï-Lama».  A l’époque, je ne connaissais pas grand-chose de la tradition bouddhiste, encore moins de la tradition bouddhiste tibétaine.  A 17 ans, en fait, je savais, seulement que j’étais née au Québec dans un cadre de vie assez confortable et qu’éventuellement j’allais aller à l’université pour avoir un emploi stable et me permettant d’avoir un revenu me permettant de vivre normalement.

Normalement.

Depuis mon arrivée en Inde, je me demandais bien ce que pouvait bien dire le mot : « vivre normalement ».  A l’époque, j’étais probablement en train de vivre en choc culturel, même si je ne voulais pas me l’avouer.  Normalement, normalement, est-ce que ce mot voulait vraiment dire quelque chose?

Depuis mon arrivée,

  • j’avais cessé de prendre ma douche avec un pommeau de douche m’offrant une quantité illimitée d’eau,
  • ma capacité à avoir accès à une variété de légumes frais avait complètement disparu et mon alimentation se limitait maintenant à du riz et des bines,

  • la maison dans laquelle je dormais n’avait pas de chauffage et était franchement bouillante le jour et franchement humide et froide la nuit,

  • j’avais commencé à laver mon linge à la main, car la famille d’accueil où j’étais n’avais pas de laveuse et de sécheuse.

Autour de moi, je voyais bien que les gens ne vivaient pas de la même manière que chez moi, et surtout qu’ils n’avaient pas tous accès aux mêmes services, ressources… et rêves que moi.  Je réalisais peu à peu que le plan de tout le monde n’était pas : «aller à l’université pour avoir un emploi stable et me permettant d’avoir un revenu permettant de vivre normalement».  Ça m’a frappé.

Pour des membres du groupe avec lequel nous vivions, les situations nommées ci-haut provoquaient de grandes frustrations.  Et c’était normal… c’est vrai que la vie était «plus dure», ici.

Au même moment, je lisais ce livre du Dalaï-Lama.  Un passage surtout parlait de la perception des choses, de la manière dont on peut contrôler son esprit, afin de voir autrement ce qui est face de nous.  Le Dalaï-Lama disait que nous avons, au final, peu de contrôle sur les choses, et que c’est notre manière de voir ces dernières qui fait réellement une différence.  Il parlait d’apprécier ce qui est là tel quel, même si c’est vraiment imparfait.  D’y trouver de la joie, la beauté.

Bref, malgré les nombreux irritants de ce voyage, j’ai cessé de percevoir que la vie «devait» être comme «cela».  J’ai surtout compris que je venais d’un milieu absolument privilégié comparé à de très nombreux endroits dans le monde et que franchement je devrais vraiment apprendre à baisser mes standards et à transformer ma perception des choses, à me trouver chanceuse d’avoir ce que j’ai.

Grâce à cette philosophie, j’ai réalisé un voyage extraordinaire où j’ai arrêté de comparer ce que je vivais avez chez nous et j’ai appris à apprécier ce qui était franchement différent, ici.  Je me souviens de moments tout à fait magiques sur le toit de l’immeuble où j’habitais à Dharamsala.  Mes soirées préférées étaient les instants où je faisais mon lavage à la main!  Perchée sur ce troisième étage au cœur de l’Himalaya, je contemplais les montagnes et franchement je ne me suis jamais ennuyée de ma laveuse là-bas!   Question de perception!

Que pensez-vous des pensées du Dalaï-Lama?  Êtes-vous d’accord avec lui?

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6 – Parler culture autour d’un thé au beurre tibétain

En 1950, la Chine a envahi le Tibet.  Deux raisons principales justifiaient alors ce choix.  Premièrement, la Chine proclamait alors que ce territoire lui avait toujours appartenu.  Deuxièmement, que les Tibétains  vivaient dans un système sous-développé culturellement et religieusement arriéré.  «Cette libération» aura donné lieu à une occupation chinoise massive toujours en place aujourd’hui, et l’exil de milliers de Tibétains au Népal et en Inde.

C’est donc dans une de ces familles tibétaines exilées que je me suis retrouvée en Inde.

A l’époque, et encore aujourd’hui, je trouvais cette expérience complètement incroyable.  J’avais la chance de vivre au cœur d’une situation politique intense de manière quotidienne, puisque je partageais la vie de ces gens au jour le jour en habitant avec eux.  Non seulement, j’étais en position d’en apprendre plus sur leur culture, mais également d’en savoir plus sur leur vécu par rapport à la Chine, surtout quant au déplacement auquel ils ont du faire face suite à la perte l’indépendance de leur autrefois dit «pays».

Assise autour d’un thé salé, un thé noir où un large morceau de beurre avait été fondu, je pouvais donc parler à ma mère de famille d’accueil de comment les habitudes culturelles tibétaines s’étaient transformées à travers ces événements tragiques.  Sur le moment, je m’étonnais qu’à des kilomètres du Tibet, on buvait encore ce thé brûlant et calorique avec une température aussi chaude et intense que celle de l’Inde.   Ma mère de famille semblait être très attachée à cette tradition.

13 – Parmi les yacks

Des années plus tard, à la frontière du Tibet, les os alors transis par le froid devant une horde de Tibétains nomades vivant dans des yourtes, j’ai compris pourquoi ce thé gras et salé était extrêmement satisfaisant : il permettait de résister au froid glacial et humide de cet environnement natal unique.   Ce thé, toujours bu maintenant en Inde dans cette famille tibétaine, et que je buvais maintenant avec ma mère de famille symbolisait l’importance la pérennisation de la culture tibétaine malgré la perte de la souveraineté son territoire.

Bref, avec ce thé, j’apprenais à comprendre avec tellement de profondeur, qu’est-ce que qu’avait été l’Exil, comment on fait pour garder sa culture quand elle est massacrée et interdite par l’invasion d’un autre peuple, et appelée à s’adapter dans un autre pays.  Comment on essaie de la garder, et aussi pourquoi quelques fois, on n’y arrive pas.  Dans ce contexte, boire du thé salé au beurre à 40 degrés fait tout à faire du sens : c’était l’idée de préserver son identité par la perpétuation de la tradition.   C’était l’idée de rester soi-même, et de s’en servir comme base pour se rebâtir dans un nouveau milieu.

J’apprenais surtout comment la Culture, fait partie absolument intégrante de l’identité, et comment c’est un outil de résilience central pour survivre aux traumatismes d’événements historiques.  Pas besoin de dire que je me sers constamment de ce savoir dans le cadre de mon travail actuel dans une communauté autochtone.

Et vous, quel est le rôle de la culture dans votre vie?  Croyez-vous que la culture joue un rôle important dans la survie de l’identité tibétaine?

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5 – A la douche!

Je regarde le seau rempli d’eau froide avec un sourire sarcastique, toute nue dans la salle de bain.  L’eau est vraiment froide, et il y a en peu, mais mon petit seau est plein.  Bon, j’essaie de comprendre la logique de la chose, de savoir comment je vais faire ça, prendre ma douche au seau d’eau.  Ma mère de famille d’accueil a insisté, c’est aujourd’hui que je me lave… et que ça saute, ici, il n’y a pas de gens pas propre, surtout pas sa fille d’accueil!  Elle m’a donné un gros seau, puis un p’tit bol, puis elle a tourné les talons pour retourner à la cuisine.

Je repense à la douche chez mes parents.  L’eau chaude à volonté, le bouton avec lequel tu peux décider de la température.  Le jet d’eau avec une roulette qui tourne, afin que je puisse choisir la forme du jet.  Ouin, ici, c’est un peu différent.  Tranquillement, je m’agenouille sur le sol en céramique, je m’asperge d’eau à grands frissons.  Puis, j’entreprends de me savonner le corps et les cheveux.  L’eau est glacée, je me dis que je ne prendrais pas ma douche souvent ici en levant les yeux vers le ciel.

Oh!

Je-ne-suis-pas-seule!

Je prends ma douche avec une belle grosse araignée poilue grosse comme ma main, dans le coin à droite de la pièce. Ahhhhhh, je déteste les bébittes! Rapidement, je prend mon p’tit bol, le rempli d’eau à grande vitesse et m’asperge à grand jets les cheveux la tête virée par en avant.  L’eau utilisée revient dans le seau, car la quantité est limité.  Soudainement, je n’ai plus vraiment froid.  Hop, hop, de l’eau partout.

Vite, je m’enroule dans ma serviette en micro-fibre et retourne dans ma chambre presqu’en courant.  Oufffff, j’ai pris ma première douche au seau!

Dans les prochaines semaines, je m’habituerais facilement à cette nouvelle manière de me laver et cela me servira dans tous mes futurs voyages.  Dans presque tous les endroits où j’ai voyagé les gens se lavent quotidiennement avec un seau.  Aujourd’hui, je trouve cela tout à fait normal.  A partir de ce moment, j’ai réalisé la quantité astronomique d’eau que j’utilisais chez moi au Québec dans une douche régulière et j’ai cessé de prendre l’accès à cette ressource pour acquis.

Entre temps, l’épeurante araignée est restée dans son coin à m’observer dans mon habit de naissance.  Effrayée, j’en ai économisée de l’eau cet automne-là à avoir peur de me faire manger par l’araignée géante!  Un jour, j’ai été vraiment tannée de la terreur de cet insecte à 8 pattes.  Habillée de la tête au pieds et un filet sur la tête, j’ai pris les grands moyens : je voulais la chasser avec un balai!!! L’adrénaline au bout, je l’ai picossé pour quelle se sauve enfin! Arghhhhh!

Son cadavre mort est alors tombé dans mon seau d’eau.  Beurk!

J’ai pu enfin avoir la paix en pennant ma douche… ou plutôt mon seau!

Avez-vous déjà vécu des aventures avec des insectes en voyage?

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4 – La famille!

Arrivée à Bir, je rencontre enfin ma famille d’accueil.  Pour le prochain mois et demi, j’aurai une nouvelle mère, une nouvelle sœur et un nouveau petit frère.  Ils me considéreront comme un membre de leur clan et je les suivrais dans tous ce qu’ils font.  L’idée d’aller vivre en famille est simple : en vivant côte à côte au quotidien du réveil à la tombée du jour, j’apprendrais à découvrir en profondeur la culture locale.  Des habitudes de sommeil, à l’alimentation et la consommation d’alcool, j’en apprendrais également plus sur leur habillement, leurs emplois, leurs rites religieux.  La liste de ce que j’ai à apprendre est longue!

A peine arrivée, déjà je remarque tellement de choses qui sont différentes de chez moi.  A l’époque, je me faisais de grandes réflexions!  Je découvrais pour la première fois tellement de choses!

Premièrement, il y avait beaucoup de déchets un peu partout.  Pas de déchets dans les poubelles, mais dans les fossés, les canaux, les rivières, sur le bord des trottoirs.  Beurk!

Dans un deuxième temps, le boucher du village opérait dans un espace entouré de moustiquaire et fait en planches de bois.  J’avais beau regarder et regarder encore, il n’y avait pas de frigo chez le boucher.   D’ailleurs, la coupe de la viande se faisait aussi de manière différente… A chaque client venu, l’homme découpait un large morceau directement de la carcasse suspendue à l’air libre.

Ces éléments me choquaient.  Sur le coup, je me disais… ouf! le sens de la propreté est horrible ici et oh mon dieu, je pense que je vais devenir végétarienne!  La viande n’est pas fraîche!  Oui, j’apprenais bel et bien à découvrir le choc culturel!  Tellement de choses de ressemblaient pas à chez moi, et formaient des contradictions dans ma tête.  Sur le coup, je trouvais ça vraiment dégueu!

Au  fil des années, j’ai appris à comprendre que ce qui peut ne faire aucun sens pour moi au début, demande une réflexion plus en profondeur, et que le jugement rapide sur une situation qui apparaît choquante ne sert à rien.

Par exemple, quand je revois ces piles de déchets un peu partout en comparaison à nos belle poubelles d’Occident, je pense aussi aux sommes astronomiques de biens de consommation achetées et formant, par exemple, des montagnes de déchets électroniques chez nous.  Je me dis alors que les gens du village où j’habitais allaient probablement moins consommer dans toutes leurs vies moins que moi au Canada durant quelques années.  Alors qui est vraiment plus propre pour l’environnement?

Et le boucher.  La viande non réfrigérée ne m’a jamais inspirée 😉 Mais j’ai compris par la suite que la viande du boucher est presque toujours fraîche, car il tue les animaux en fonction des besoins du moment et il n’y jamais pas de gaspillage.  Ce n’est pas comme nos supers marchés où tout est disponible tout le temps et où il y a tellement des surplus qui ne sont pas mangés.

Bref, j’étais bel et bien en Inde.  Et grâce, à ce voyage m’a tête bouillonnais de nouvelles réflexions.  D’ailleurs, le choc culturel se pointait déjà le nez!  Et puis, vivant avec ma famille d’accueil, j’étais au meilleur endroit pour en apprendre plus!

Et vous, quelles sont les grandes réflexions que vous avez eu en voyage?  Partagez-vous les miennes?

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3 – Une leçon de voyage de base dans les transports en voyage

J’ai vraiment envie de pipi.  Durant le trajet d’autobus que je prendrais de Delhi à Bir, le petit village de Himachal Pradesh où je vivrai dans les prochains mois, le chauffeur d’autobus ne s’est arrêté qu’une fois.  En 14 heures de route.

Difficile de communiquer au chauffeur d’autobus qui ne parle que l’Hindi, qu’il faut qu’il s’arrête absolument maintenant, car je n’en peux plus, moi, qui avait envie après deux heures. L’autobus est bondé, de toute manière impossible de me rendre à lui.

Plusieurs heures plus tard, nous nous arrêtons enfin.  Devant un champ vague.  Ouf.  Les filles de mon groupe capotent.  Moi, aussi d’ailleurs.  Je ne comprends pas ce que je suis supposée faire à part restée plantée là.  Je ne comprends pas cette logique, de me demander d’aller à la salle de bain là où il n’y a pas une herbe plus haute que ma cheville.

J’imagine que c’était plus fort que nous, car en l’espace de quelques secondes, je revois dans ma tête cette image indélébile et absolument cocasse où nous, la dizaine de filles du Québec, nous faisons pipi en rond, dos-à-dos chacune des autres, crampées de rire devant les regards tout-à-fait incrédules des passagers Indiens de l’autobus.

Première péripétie saugrenue du voyage!

Revenue dans l’autobus, je retiens tout de suite la première leçon de ce périple :

  • Andy, les transports de voyage ne sont pas toujours confortables, et surtout vessie-friendly ; svp évite de boire un deuxième café avant de prendre l’autobus!  Hi, hi, hi.  Impossible de ne pas dire qu’à partir de ce moment, je n’ai plus jamais oublié cet élément, que j’ai été en Inde, au Népal, au Nicaragua ou en Papoisie, les chauffeurs font leurs chemins et toi, tu suis. 🙂

Et vous, est-ce que vous avez déjà vécu une situation comme celle-ci?

 

 

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