3 – Une leçon de voyage de base

J’ai vraiment envie de pipi.  Durant le trajet d’autobus que je prendrais de Delhi à Bir, le petit village de Himachal Pradesh où je vivrai dans les prochains mois, le chauffeur d’autobus ne s’est arrêté qu’une fois.  En 14 heures de route.

Difficile de communiquer au chauffeur d’autobus qui ne parle que l’Hindi, qu’il faut qu’il s’arrête absolument maintenant, car je n’en peux plus, moi, qui avait envie après deux heures. L’autobus est bondé, de toute manière impossible de me rendre à lui.

Plusieurs heures plus tard, nous nous arrêtons enfin.  Devant un champ vague.  Ouf.  Les filles de mon groupe capotent.  Moi, aussi d’ailleurs.  Je ne comprends pas ce que je suis supposée faire à part restée plantée là.  Je ne comprends pas cette logique, de me demander d’aller à la salle de bain là où il n’y a pas une herbe plus haute que ma cheville.

J’imagine que c’était plus fort que nous, car en l’espace de quelques secondes, je revois dans ma tête cette image indélébile et absolument cocasse où nous, la dizaine de filles du Québec, nous faisons pipi en rond, dos-à-dos chacune des autres, crampées de rire devant les regards tout-à-fait incrédules des passagers Indiens de l’autobus.

Première péripétie saugrenue du voyage!

Revenue dans l’autobus, je retiens tout de suite la première leçon de ce périple :

  • Andy, les transports de voyage ne sont pas toujours confortables, et surtout vessie-friendly ; svp évite de boire un deuxième café avant de prendre l’autobus!  Hi, hi, hi.  Impossible de ne pas dire qu’à partir de ce moment, je n’ai plus jamais oublié cet élément, que j’ai été en Inde, au Népal, au Nicaragua ou en Papoisie, les chauffeurs font leurs chemins et toi, tu suis. 🙂

Et vous, est-ce que vous avez déjà vécu une situation comme celle-ci?

 

 

16 – Les enterrements du ciel et de la terre

J’arrive à Xinning.  Je n’ai qu’une envie, c’est d’aller sur internet faire plus de recherches sur Yushu.  Assise sur un mini banc en plastique dans un café internet un peu crasseux, j’essaie de comprendre où je viens de passer.  L’internet est extrêmement lent.  Comme d’habitude, plusieurs sites sont bloqués par le gouvernement chinois : pas facile d’avoir de l’information.

Au bout d’une demi-heure, ça y est, j’ai trouvé : tremblement de terre.

Et oui.  Tout s’éclairci.  Mon guide de voyage date de l’année précédant l’évènement, voilà pourquoi je n’ai jamais entendu parler de cette situation incroyable.  J’essaie d’en apprendre plus, mais il y a très peu d’information en ligne.  Une chose est sûre, la dévastation que j’ai vue m’a vraiment jeté à terre.

 

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Ce n’est qu’un an plus tard, que j’ai vraiment réalisé où j’étais vraiment allé.  A Montréal, dans une exposition du World Press Photo, je lisais les descriptions reliées aux meilleures photos prises à travers le monde.  Jusqu’à ce que… Oh!  Je vois des images de Yushu!!  Quelle surprise!!

Sur les photos, j’ai vu des allées et des allées de corps étendus prêts pour le rite funéraire traditionnel des Tibétains.  Des dizaines de corps.  Honnêtement, je ne pouvais pas croire que j’étais passée par cette ville, quelques mois après cet événement tristement spectaculaire où tant de personnes étaient décédées si drastiquement.  Il y avait plusieurs photos du «Sky Burial».  Je n’ai pas trouvé de traduction exacte en français de cette pratique, on parle parfois d’enterrement à ciel ouvert ou d’enterrement du ciel et de la terre.

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Durant mon séjour dans l’Ouest de la Chine, j’ai été invité plusieurs fois à observer ce rite à titre de touriste.  Au coeur de la tradition bouddhiste tibétaine, où l’on croit à la réincarnation, on croit aussi que le corps doit être redonné à la terre.  Lors d’un décès, le corps est donc séparé en morceau par un moine et les os et le cerveau sont broyés, puis mélangés à de l’orge pour être ensuite offerts aux vautours.  Il n’y a pas de mise en terre.

Honnêtement, j’ai éprouvé un profond malaise à cet égard ; à l’idée d’observer un «enterrement» d’une personne dont je ne suis pas une proche en échange d’un moment d’argent.  C’est pourquoi j’ai décidé de ne pas assister à ce rite.  Bien que cette pratique ait été sans doute extrêmement intéressante à observer, puisqu’elle est si différente des croyances apprises au sein de ma culture, j’ai pensé que je trouverai complètement irrespectueux que quelqu’un paierait de l’argent pour venir observer ma famille au salon funéraire.  J’ai donc refusé à plusieurs reprises cette opportunité lors de ce voyage.

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Toutefois, je trouve cette pratique intéressante.  Elle fait réfléchir sur la signification que nous donnons à la vie, à la mort, au corps, à la réalité tangible, à la réincarnation, etc.   C’est pour cela que je voyage : pour  connaître d’autres points de vue, me remettre en question, comprendre le monde et apprendre à voir comment d’autres peuples abordent autrement des concepts et des expériences de vie, à leur manière.  Le tremblement de terre à Yushu aura certainement été pour moi une expérience de vie unique et une occasion formidable de me questionner sur ces sujets.

Et vous, connaissez d’autres pratiques culturelles concernant la mort?  Cela vous a-t-il étonné?

15 – Dévastation à Yushu

Aller à Yushu a représenté un  très grand défi.  Les transports dans l’Ouest de la Chine sont assez rudimentaires en raison des routes très rocailleuses et à flan de montagne!  J’ai toujours eu le mal des transports et j’ai définitivement été servie sur cet aspect dans cette région du monde en raison du réseau routier.  Voyager dans cette partie de la Chine peut être ardu.  Toutefois, c’est un prix minimal à payer pour avoir accès à cette zone très peu connue des Occidentaux et où vivent de nombreuses minorités chinoises.  Pour ma part, les paysages que j’ai pu voir et les rencontres que j’ai pu faire ont largement dépassé l’inconfort que j’ai vécu dans les transports.  J’avais entendu parler de Yushu comme un paradis et un berceau de la culture tibétaine : j’étais vraiment déterminée à y mettre les pieds.  Coûte que coûte, malgré le temps de transport important qu’il me fallait pour découvrir cette ville, je voulais y aller.

C’est donc après une interminable journée de transport que je suis je suis arrivée… dans un camp de réfugiés.

Franchement, je ne comprenais absolument rien et j’étais sous le choc!  Moi qui m’attendais à des temples magnifiques et des femmes en habits tradionnels, je me suis retrouvée au milieu de centaines de tentes bleues!

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Dans le taxi, je sors mon meilleur mandarin pour essayer de trouver un endroit où dormir pour la nuit.  Je pointe à plusieurs reprises les différents hôtels inscrits dans mon guide Lonely Planet, mais le chauffeur, avec qui je suis incapable de réellement communiquer, hoche la tête à chaque nouvel essai et fini par se fâcher après moi.  Bien sûr, je ne comprends pas grand chose à ce qu’il me dit, mais je comprends bien qu’il est en colère!  Incrédule, je me demande bien où je vais passer la nuit… Le chauffeur fini par m’amener au seul bâtiment encore debout dans la ville.

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Les personnes à l’entrée ne comprennent pas ce que je fais ici, moi la touriste.  C’est une situation inconfortable, on me regarde avec interrogation, presque dédain.  On fini par me donner une chambre.  Des femmes très peu habillées circulent autour de moi.  Je me rends qu’il ne s’agit pas exclusivement d’un hôtel… et mon hypothèse se confirme en entrant dans la chambre, en voyant les draps -pas très propres- sur le lit.  Clairement, il s’agit d’un lieu où il y a de la prostitution.

Il se fait tard, je suis fatiguée et je comprends pas vraiment ce qui arrive.  On me dit que je suis bien à Yushu, mais il est évident que Yushu n’est plus le paradis de la culture tibétaine dont j’avais entendu parler.  La tête pleine de questions, je m’enroule dans mon sac de couchage (pas question que je dorme dans les draps collants).  Je décide de repartir de lendemain en autobus.  Je ne peux pas rester dans ce camp.

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Le lendemain matin à l’aurore, je repars, toujours aussi incrédule, qu’à mon arrivée.

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience semblable où vous vous êtes retrouvé dans un endroit où vous ne compreniez pas ce qui se passait?

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14 – Parmi les moines

Me revoici en ville.  Au coeur de la tradition tibétaine.  C’est franchement hyper intéressant de voir comment cette culture prend forme en milieu urbain.  Ganzi est l’endroit idéal pour en apprendre plus!  Aucun doute que l’on est au coeur d’une grande transformation (pour le meilleur?).

D’un côté, il y a les petits chemins de terre et de pierre serrés de petites maisons traditionnelles à la mode tibétaine.

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De l’autre de nouvelles constructions chinoises, avec des toits à la couleur uniforme ; des villages reconstruits au grand complet…  En traversant la région en autobus, on peut voir des villages franblants neufs avec des toits rouges, bleus, jaunes..

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Heureusement, Ganzi a gardé tout son charme!  La ville, située au coeur de plusieurs montagnes offre une vue imprenable sur la région.

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Ganzi, de par ses scènes de la vie quotidienne, est vraiment fantatique!  Les moines se promènent un peu partout avec leurs beaux chapeaux-casquettes.  Leurs chapeaux me font penser à ceux de la télésérie «La soeur volante».  Dans cet univers tellement différent de chez moi, je me sens complètement dans un autre monde, vivant à un autre rythme, à une autre époque.

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Et c’est sans compter ma traditionnelle visite au marché.  J’y ai trouvé un boucher un peu fatigué!  Couchés dans sa viande, il a manqué une belle vente avec moi! 🙂

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J’ai aussi découvert une nouvelle coupe de viande.  Que j’ai nommé «le derrière de yack».  Et oui, en regardant bien la photo, on voit bien la queue et la forme du derriere du dit animal!  Il parait que c’est très tendre!

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Et c’est compter les magnifiques temples!

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Et vous, avez-vous déjà vu d’aussi beaux temples?

 

 

 

 

12 – Aux portes du Tibet

Et me voilà aux portes du Tibet, à Shangri-la.  Pour moi, c’est un véritable rêve.  J’avais été en Inde, il y a quelques années, passer un mois et demi à Dharamsala.  La culture tibétaire m’avait complètement séduite et j’avais envie d’en savoir plus.  Après avoir passé quelques semaines au sein de la communauté tibétaine en exil, j’avais vraiment envie d’aller en Chine voir un autre visage de ce peuple unique.  J’étais depuis le début de mon voyage, déterminée à visiter l’ouest de la Chine, afin d’accéder à cette tradition.

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Pour plusieurs raisons, j’ai décidé ne pas aller directement au Tibet.  J’avais entendu parler de la surveillance chinoise, et de la difficulté d’entrer dans la région.  A la frontière de cet endroit mythique, j’ai eu la chance de voir le meilleur de deux mondes ; la culture tibétaine certes sous une certaine surveillance, mais bien moins intense qu’au coeur même du Tibet.  Dans les petites étroites et les chemins de pierres, je découvrais une nouvelle culture culinaire (Vive les momos!) et religieuse.

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C’était le début d’une aventure intense et certainement passionnante où j’ai pu observer la culture tibétaire sous un tout autre angle que celui que j’avais vu en Inde.  Les Tibétains portant leurs habits traditonnels, aboraient maintenant des tissus beaucoup plus épais en raison de la température  plus froide.  C’était vraiment intéressant de voir les chupas (robe tranditonnelle tibétaine), maitenant rembourées de fourrures de yack.  J’ai d’ailleurs aussi pu aussi voir ces derniers d’abord en ville, puis dans la steppe.

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Les yeux écarquillés, j’ai pu obserser des traditions plus grandes que nature, comme ce bouddha mesurant littéralement quatre étages!  Des statues véritablement gigantesques.

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Et des temples imposants et magnifiques!  De véritables cités intérieures où des dizaines de moines se promènent et vaguent à leurs occupations.

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J’avais également vu des moulins à prières, mais jamais des aussi immenses que celui-ci!

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Et ce n’était que le début d’une excusion dans un autre monde.  Plus j’avançais vers l’ouest de la Chine plus je découvrais un monde insoupsonné, tellement différent de là d’où je viens.

Et vous, avez-vous déjà été aussi fascinée par une culture?

 

11 – Dans la Gorge du Tigre

S’il y a bien un trek à faire en Chine, c’est celui-ci.  Perché entre ciel et terre, faire le trek de la Gorge du Saut du Tigre, c’est passer quelques jours dans les nuages.

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Parsemée de petits villages, cette randonnée est incroyablement belle.  Une fois la première montée faite, le chemin ne pourrait pas être plus plat et facile. On a donc tout le plaisir d’observer ce paysage à couper le souffle.

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Attention, il faut bien choisir le moment de son départ, car ce trek est somme toute un des plus touristiques du pays.  J’ai moi-même passé une journée coincée entre les marcheurs Koréens d’un groupe organisé!  Bref, ce trek époustouflant est accessible à tous les types de randonneurs, même les plus novices, car des porteurs et des ânes sont disponibles en tout temps pour porter du matériel.  Et pour ceux qui n’aiment pas marcher, la Chine a même construit un route pavée suivant la rivière et permettant d’avoir une vue d’en bas de la fameuse Gorge.

Toutefois, tous ces éléments ne devraient pas empêcher tous ceux rêvant de dépaysement culturel de tenter l’expérience.  C’est tout à fait mon cas, et j’ai été vraiment impressionnée par cette randonnée.  En effet, traverser les villages par lesquels passe le chemin est vraiment intéressant!  Le logement peut être rudimentaire, mais encore une fois cela fait partie de l’expérience!  J’ai eu cet intéressant moment dans des toilettes «communes», c’est-à-dire sans cloisons.  En fait, il s’agissait d’une grande pièce fermée où il n’y avait qu’un grand fossé au milieu et où l’on devait mettre ses jambes de chaque côté.  J’avais vraiment une vue imprenable sur les montages à ce moment-là, mais le rire de femmes chinoises à ma vue dans une position gênante…  m’a quand même empêché d’en profiter! 😉

Ce trek reste donc une expérience tout à fait enrichissante au plan du dépaysement!

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D’ailleurs, j’ai pu y trouver ce type de poivre, tout à fait surprenant :

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Présent dans plusieurs recettes chinoises, il ne rend pas la recette plus piquante… il engourdit littéralement la bouche!  Franchement, la première fois, c’est assez paniquant!  Je pensais faire une réaction allergique!

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Bref, à ne pas manquer!

Et vous, quels treks à couper le souffle avez-vous fait?

 

 

 

10 – La mystérieuse côté ouest chinoise

Aujourd’hui, je quitte le Laos dans un petit avion local.  J’ai le coerce qui bat, car je retourne en Chine, un pays que j’avais quitté avec un soupir de soulagement.  Après avoir parcouru la côté Est du pays, j’étais épuisée des mégapoles enfumées et industrielles, moi qui est une grande fan de plein air.

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A la veille de mon retour dans ce pays, j’était gonflée à bloc, prête à mieux apprécier la Chine telle qu’elle est.  J’étais maintenant à l’aise avec les conversations de base en mandarin et avec l’idée de manger presque tous les jours les parties les plus variées d’un animal!  Cette fois-ci, j’étais prête à découvrir l’Ouest du pays.

L’ouest de la Chine s’est révélé être le coup de cœur, des coups de cœur! J’aurais pu me croire dans un autre État.  Littéralement.  Adieu les villes industrielles, bienvenue à l’air frais ; l’Ouest est beaucoup moins développé et touristique que l’Est, et les minorités chinoises beaucoup plus présentes.

A mon arrivée, j’ai eu le bonheur de retrouver les uniques marchés chinois où se chercher un repas reste toujours une aventure!  Bien sur, il avait des fruits à l’odeur vraiment étrange et des concombres boutonneux, mais également de délicieuses anguilles/serpents d’eau et de tendres pattes et visages de vaches.  Miam 🙂  J’étais bien revenue!

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Je me suis retrouvé à Dali, une ville chinoise fan-ta-tis-que.  Située juste sous une grande montagne, il est possible d’y faire un trek d’une journée vraiment super sur la chaîne de montagne environnant la ville!

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La vue du sommet est magnifique et il est possible de croiser toutes les éléments qui rendent les treks en Chine si uniques, comme des cimetières, et des parois de pierres gravées de symboles.

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Dali avait également beaucoup plus à offrir!  En revenant de ma randonnée, j’ai vu les gens préparer d’énormes torches et d’autres vendre des sacs et des sacs de farine.  En quelques heures, les rues se sont remplies de brasiers.  C’était la fête qui se préparait!

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A peine la nuit tombée, les feux se sont allumés, la ville est devenue une folie.  Les torches se sont enflammées à la vitesse de la lumière et la ville de Dali est devenu un foyer géant.  Les gens courraient dans les rues lançant de la farine sur les torches de tous et chacun!

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C’était franchement impressionnant.  Bref, un retour en Chine véritablement à la hauteur de mes attentes!

Et vous, avez-vous déjà eu des appréhensions lorsque vous êtes revenu dans un pays que vous aviez déjà visité?

 

 

9 – Dans la mousson laotienne

Je suis arrivée au Laos en pleine mousson.  Et j’ai adoré.  Toute cette eau a rendu mon voyage magique et bien plus rempli d’aventures!

Je peux garantir que faire de la pirogue dans le Mekong durant la saison des pluies, c’est quelque chose!

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Dans ces petits bâteaux sculptés, au gré des puissants flots, découvrir le Laos et les 4000 îles a pris un autre sens!

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Naviguer les pieds serrés contre sa poitrine entre les arbres presque engloutis par l’eau brune est une expérience unique!

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En plus,  les 4000 îles sont sans aucun doute un endroit à ne pas manquer au Laos!  En louant un vélo, il est possible de parcourir ces petites îles les deux pieds dans la bouette entre les petites maisons sur pilottis.  Le Laos est vraiment magnifique, vert et luxuriant.

La pluie a aussi mené mes pas à la grotte de Kong Lor, un trésor très bien gardé du Laos.  Au coeur d’une vallée, les montagnes environnantes sont simplement à couper le souffle.  Dans cette vie paysanne, il n’y a que les beuglements des vaches pour perturber le calme de cet endroit.  J’étais venue pour la grotte, mais franchement, ce paradis vaut la peine d’être découvert par tous, même sans cet attrait!

Ce paysage enchanteur cachait pourtant bien des aventures.  J’ai passé trois jours à attendre que l’eau à l’entrée de la grotte baisse.  Oui! Oui! Il a tellement plu qu’il était impossible d’aller dans la grotte en pirogue sans se heurter le coco à son entrée!

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Moi qui est vraiment clautrophobe, ce  n’était pas ma tasse de thé!  Penser que je pouvais être prise dans la grotte, car le niveau de l’eau avait trop monté m’effrayait vraiment.

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Après le troisième jour d’attente, j’ai finalement fait mon sac-à-dos pour repartir en ville.  J’étais un peu déçu de ne pas avoir vu la grotte, mais je manquais de temps et je devais aller jusqu’à ma prochaine destination.  J’allais partir quand un Laotien est venu à ma rencontre en courant, me disant que le niveau de l’eau avait juste assez baissé pour me laisser entrer dans la grotte!  C’est peu dire que j’ai vraiment hésiter avant d’accepter, mais l’aventure m’appelait!

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Et quand j’ai vu les pirogues remplies d’eau… j’ai continué à hésiter!  Aie, aie, aie!  En plus d’être claustrophobic, je n’avais pas du tout envie de me noyer.  On m’a vite expliquée que les pirogues étaient remplies d’eau de pluie et non d’eau de la rivière, elles n’avaient donc pas de trou.  Ouf!  J’ai donc tenté le coup et j’étais repartie… Oui, le petit trou noir au fond de la photo, c’était bien l’entrée.

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Et cette grotte était magnifique!  Des plafonds gigantesques, des stalactites en en plus finir.  J’était bien contente d’avoir vaincu ma peur.  La grotte était incroyable et débouchait… plus d’un kilomètre plus loin sur ce paysage où se trouvait un tout petit village isolé par la grotte.

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Franchement, je retournerais n’importe quand au Laos durant la saison des pluies.  Vive la mousson!

Et vous, avez-vous déjà visité une grotte?  Dans quel pays?

8 – Les mythiques temples d’Angkor

Bienvenue au Cambodge!!

Directement arrivée à Phnom Penh, j’ai eu la chance de visiter de magnifiques temples  et bâtiments gouvernementaux à l’architecture si typique du pays : toits dorés et coins recourbés, c’est tout à fait unique! Cette jolie et vivante capitale vaut la peine d’y faire un tour!  Entre les tuk-tuks et les cafés d’inspiration française dus à la colonisation, j’ai été surprise de voir… un gros éléphant traverser la rue, tout en buvant un excellent café!  Wow, ces moments cocasses me font sentir à l’autre bout de la terre!

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Au pays des savoureux currys, j’ai pris le bus jusqu’à l’endroit le plus mythique du pays : les temples d’Angkor!  Franchement, même si le lieu devient de plus en plus touristique, le charme unique de cet endroit est vraiment envoûtant.  En louant un tuk-tuk pour la journée, il est possible d’aller visiter les temples les plus reculés et d’être seul au fond de la forêt.  Pour ma part, c’est le plus intéressant, loin des foules, il est plus facile de profiter au maximum de l’esprit de ces magnifiques temples.

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En fait, marcher au milieu de cet endroit de prédilection des Kherms est complètement fascinant.  Des visages géants sculptés à même la roche aux  femmes aux seins nus dansant sur les murs, je n’ai rien vu de pareil en Asie, ou d’ailleurs dans le monde.  Ce sont des designs uniques au Kmers.

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Ce qui rend l’expérience encore plus mythique, c’est clairement la nature qui reprend peu à peu sa place sur ces vestiges.  Des arbres géants mangent un peu partout les temples.  Il est même difficile de dire si les lianes brisent les temples ou si elles les retiennent de s’écouler.

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Dans tous les cas, visiter les temples d’Anghor relève de la grande aventure.  Grimper un peu partout dans ces différents lieux donne l’impression de parcourir un terrain de jeux géant pour adultes.  Les motifs gravés ou façonnés dans les murs sont tout à fascinants.

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Bref, les temples d’Angkor, à visiter absolument au Cambodge!

Et vous, quels sont les temples les plus impressionnants que vous avez visités?

 

 

6 – La frousse dans la jungle vietnamienne

J’avais décidé de faire un trek sur l’île de Catba.  On m’avait dit de prendre un guide, un tour organisé…  J’ai plutôt choisi de faire du pouce jusqu’à destination!  Quelques kilomètres de marche plus tard, je rencontre un autobus local et hop, je me suis retrouvé dans la luxurieuse (et très vivante) jungle vietnamienne, avec le bruit complètement assourdissant des cigales géantes! zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

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Je ne saurais jamais si j’ai pris le bon chemin, car j’avoue que parmi les milles-pattes géants, les lianes et les araignées plus grandes que nature, j’aurai eu ma dose d’aventures durant ces 14 kilomètres.  L’intensité du sentier était tellement incroyable que je doute que les tours organisés y mettent les pieds.  J’avais beaucoup plus l’impression d’avoir pris un vieux chemin local. 😉

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Dès que je suis entrée dans cette forêt sombre, j’ai commencé à entendre des bruits dans le feuillage qui n’étaient pas très rassurants.. Toute de suite, j’ai pensé à des serpents, en me demandant vraiment ce que je faisais là!  Ce n’était pas très rassurant de penser que dans les herbes cachant mes pieds des crocs venimeux allaient peut-être me rendre visite!  Toutefois, à ma grande surprise, il s’agissait plutôt de centaines de crabes rouge vif sortant de la terre à tout moment.  Normalement, je n’ai pas du tout peur pas des crabes, mais comme ils étaient aussi gros que mes pieds et qu’ils prenaient ces derniers comme d’autre obstacles à franchir sur leur chemin.. j’étais quand même effrayée de servir de tapis vivant!

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Je suis même tombée dans un trou.. dans lequel j’ai pensé rester.  A partir des parois boueuses, j’ai essayé de grimer sans relâche vers la sortie, mais rien n’y faisait.  Je sentais la panique monter en moi, prise au piège dans ce trou.  Je suais à grosse goutte tentant de m’agripper n’importe où sans logique précise.   J’avais l’impression d’avoir perdu la boule.

Épuisée, j’ai quand même réussi à m’en sortir.  Par contre, sans les nombreuses lianes.. je n’aurais pas su quoi faire…  Surtout qu’il ne me restait ni nourriture, ni eau.

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Dans toute cette aventure, j’ai même eu droit à une magnifique grotte remplie de chauve-souris!

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C’était franchement incroyable!

Bref, je ne suis encore pas certaine d’avoir pris le bon chemin, du moins celui montré aux touristes!  J’ai plutôt eu l’impression de parcourir un vieux sentier oublié se refermant sur lui-même avec les années.  Un sentier où la nature (lire : les crabes, les cigales et multiples autres bibittes) a repris sa place!

Heureusement, au moment où j’étais exténuée, le sentier s’est soudainement ouvert sur un des paysages typiques de l’Île de Catba.  Et j’ai pu reprendre mon souffle en pensant que c’était simplement magnifique.

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Ça valait un 14 km de frousse!

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience de trek qui vous a donné la frousse autant que moi?

5 – Les villes vertes

Après la côte est de la Chine, Yanshuo et Guilin, c’est un peu comme le paradis.  Soudainement, les bâtiments deviennent moins gros, la température moins étouffante, l’air plus frais.  Enfin!  Finis, les villes gigantesques avec des gens portant des masques aux intersections passantes!

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C’est que ces deux villes sont construites au milieu de pythons rocheux couverts de végétation.  Un paysage unique en Chine.

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A quelque part entre les rues qui s’entremêlent, il est donc possible de grimper ces parois rocheuses!  C’est comme s’il y avais des minis montagnes à grimper à tous les coins rues!

Moi, qui aime le plein air, j’ai été servie!  Comme je l’ai dit plus tôt, j’ai cherché de tout mon cœur des montagnes à conquérir dans l’Est de la Chine, mais les barrières physiques, les gardiens et le coût exorbitant du billet d’entrée m’ont finalement fait éviter ce genre d’endroit… malheureusement.

Alors, Yanshuo, j’ai adoré.  Je me suis gavée de verdure comme jamais dans ce pays!

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Et en plus, il y a des grottes magnifiques avec des gravures anciennes!

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Bref, pour les voyageurs en quête d’air frais, Yashuo et Guilin sont de vrais paradis!

Et vous, avez-vous déjà visité un pays où l’accès à la nature était difficile?  Si oui, lequel?

 

 

 

4 – Bienvenue chez les Dongs!

Ça y est, j’ai enfin trouvé un peu de verdure en Chine!  Ouf, je dois avouer que cela n’a pas été facile!  Dans ce pays industriel où les villes abritent des millers d’habitants vivant au rythme effréné des usines et des commerces ouverts à toutes heures, il n’est pas toujours évident de respirer un peu d’air frais!

J’ai bien essayé de faire quelques treks, mais la plupart des montagnes dans l’Est de la Chine sont soumises à des règles d’accès très strictes et l’entrée coûte assez cher..  La nature est donc un bien privilégié, ici, et seuls les plus aisés peuvent en profiter.  D’ailleurs, j’ai été assez surprise de comparer mon look de plein air à celui des Chinoises!  Je pense que nous ne devions pas avoir la même définition de ce qu’est un bon soulier de randonnée, car j’ai vu beaucoup, sinon la majorité, de Chinoises en talons hauts!  Du style à toute altitude!

Mais trève de bavardage, je vois pour la première vie, un paysage complètement extraordinaire : des rizières en terasse!  J’en avais entendu parlé, mais franchement, il n’y a rien de comparable dans le monde!  Des terres de plantations creusées à même les montagnes, c’est une vue unique!

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C’est que je suis arrivée chez les Dongs, une minorité chinoise bien sympathique et très accueillante.  Leurs habits traditionnels sont magnifiques.

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C’est sans compter leur manière particulière de construire leurs villages.  Aucune maison n’a de clous, il s’agit plutôt d’un système d’engouvetage plutôt complexe!

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La vue de ces villages à partir des montagnes environnantes est vraiment spéciale et rend ce trek (dont on entend très peu parler dans les guides de voyage) vraiment hors du commun.

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Et comme c’est un environnement très humide… eh bien, faut faire de la place à de nouveaux amis, aka les araignées et les milles pattes géants 😉

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Franchement, une visite chez les Dongs s’impose pour tout voyageur qui traverse la Chine, il n’y a rien de comparable ailleurs dans le pays, et la randonnée est vraiment ma-gni-fi-que!

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Et vous, avez-vous déjà visité des rizières en terrasse?  Dans quel pays?

 

 

3 – Contrastes chinois

La Chine… ou les Chines? Chacun de mes pas m’amène à découvrir un pays toujours plus complexe et diversifié.

Un pays de contrastes.

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Entre la ville et la campagne, l’Est et l’Ouest du pays, il y des mondes… qui ne se touchent pas vraiment. Un Chinois étant né en campagne peut difficilement obtenir un permis pour aller vivre en ville, par exemple, à moins d’être sans papier.  Cela occasionne un nombre de situations irrégulières pas toujours évidentes, notamment au niveau de l’emploi et du logement dans les grandes villes. Difficile de décrire un pays vivant autant de transformations à la fois.

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Je fais mon chemin dans des mégapoles, des villes gigantesques, des labyrinthes impossibles de traverser à pied. Je marche à l’infini croissant sur la même rue des marchés colorés, des Prada et Gucci vendant des sacs-à-main à prix exorbitants, des stands de bouffe de rue à quelques yuans, des McDonald et des Poulets Frits Kentuky.  C’est que le niveau de vie de certains Chinois augmente à une vitesse impressionnante depuis l’ouverture du pays… mais pas pour tous, bien sûr.

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Et entre tous ces commerces, poussent des temples, des ponts, des lions géants, des statues représentant le communisme. L’image est forte, le contraste avec la réalité aussi.

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En regardant bien derrière la façade, en portant vraiment attention, on voit aussi les usines, les serres, la fumée, la pollution. La Chine, c’est également ces villes où l’on se promènent avec des masques tellement le smog est intense.

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En même temps, ces villes regorgent de parcs où les personnes plus âgées vont faire du Tai Chi et faire de l’exercice dans des gyms extérieurs.  Des visions certainement opposées l’une de l’autre.

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Dans ce brouhaha de découvertes, je voyage maintenant plus vite que je ne l’ai jamais fait, dans le TGV Beijing-Shanghai, j’ai déjà hâte à ma prochaine découverte.

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Et vous, avez-vous déjà visité un pays vivant de telles transformations?  Si oui, lequel et pourquoi selon vous?

 

 

2 – En mangeant un scorpion

Et l’aventure ne faisait que commencer!  En cherchant à découvrir Beijing, j’ai également découvert son immense métro!  Franchement, à côté de celui-ci, le métro de Montréal avait l’air bien minuscule.  Des dizaines de tunnels et de wagons, de la publicité électronique apparaissant entre sur les murs entre les stations…  Le métro, ici, c’est un autre monde!

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Parmi les centaines de personnes qui vont travailler, je me faufille pour aller à la station Shilliuzhuang… ou était-ce Pingguoyuan.  Ouf, tous les noms chinois se bousculent dans ma tête et en quelques minutes, je suis perdue!  Et oui, je viens de faire 1h15 de métro dans la mauvaise direction, faute de me souvenir exactement du nom.  Ah! Ah!

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Après cette épopée souterraine, la journée se termine déjà… J’attendais ce moment avec impatience, car je m’en vais au marché de nuit de Beijing!

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Une immersion culturelle totale dans ce qui sera ma première expérience de la culture culinaire chinoise!  Et quelle première expérience.  Côté dépaysement, j’ai été définitivement servie!  Ohhhh et ce ne sera que le début de toutes mes péripéties alimentaires en Chine.  En effet, un proverbe chinois dit, qu’ici, tout ce qui a quatre pattes se mange… sauf les tables!  Ah! Ah! Cela représente bien ce que j’ai vécu en ici!

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Alors je rentre dans le marché.  Il fait chaud, ça fume, ça cuit, ça frit.  Il y a de tout, pour tous les goûts, et des épices en masse!  Et il y a aussi beaucoup d’insectes 😉  Au bout de quelques minutes d’observation, je me décide à manger celui que je trouve le moins pire… entre l’araignée et la coquerelle, j’y vais pour une sage…  scorpion!

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Une fois acheté, j’ai dû passer 10 minutes à regarder droit dans les yeux cette petite bête avant de la manger… mettons que c’était un peu hors de ma zone de confort alimentaire! Ouf!

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Au milieu de tout ce brouahah, je découvre la bouffe de rue chinoise.  Pas chère, savoureuse, et bien épicée.  Je pense que si je m’habitue à manger des trippes, je devrais en avoir pour mon compte!

PS : Il n’y a pas seulement au marché que j’ai fait quelques découvertes 🙂  A l’épicerie du coin, j’ai aussi trouvé du pain poilu 🙂 Miam!

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Et vous, avez-vous déjà mangé des insectes?  Auriez-vous mangé ce scorpion?

1 – Mes premiers pas en Chine!

Je suis arrivée en Chine les mains moites, le sourire fendu jusqu’au oreille, en me demandant qu’est-ce que j’avais fait!

Eh bien, je devais me rendre à l’évidence, j’avais traversé la moitié de la terre pour vivre mon premier voyage sac-à-dos! Le cœur battant, je ne pouvais plus reculer, Beijing m’attendait!

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Dès les premières secondes, mes cours de mandarin m’ont bien servi! C’est que même à l’aéroport, impossible de trouver quelqu’un qui parle anglais. (Se débrouiller en mandarin est assez nécessaire, ici.) Et j’ai vite oublié l’idée de me diriger grâce aux inscriptions…  tout est en caractères chinois! Une vraie immersion culturelle en quelques secondes! Oh oui, c’était déjà l’aventure, la découverte, l’inconnu.

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Le lendemain, je pars pour la Cité Interdite. Le pays n’est ouvert aux étrangers que depuis un peu plus de 40 ans maintenant. Moi qui a étudié en science politique, j’ai bien hâte de découvrir ce qui perdure du communisme, ici…  Je suis tellement avide d’en connaître plus!

J’avoue que je suis sur un nuage, je marche sur la place Tiananmen. C’est absolument spécial de marcher à cet endroit historique où est affiché cet immense portrait de Mao.  Je marche directement dans l’Histoire avec un grand H!

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Au milieu de ces lieux, beaucoup de touristes chinois. Cela peut sembler étrange à première vue, de réaliser que beaucoup de locaux visitent leurs propres attraits touristiques. Toutefois, cela ne fait que quelques années que les Chinois peuvent voyager dans leur propre pays à travers différentes provinces. Voilà pourquoi la Cité Interdite est aussi populaire auprès de gens provenant des quatre coins de la Chine!

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Plus tard, c’est le temple du paradis qui m’attend. Je goûte pour la première fois de ma vie à l’architecture asiatique. Je n’ai jamais rien vu de tel en Amérique du Nord, c’est franchement impressionnant et tout à fait différent de ce que je connais.  Tellement de détails et de beauté, c’est vraiment un autre sens de l’esthétisme.

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Toutefois, il n’y a pas que cela qui est impressionnant en Chine… Le soir venu, je me dirige vers le marché de nuit de Beijing à la découverte de la fabuleuse culture culinaire chinoise. Ça aussi, ce sera une grande aventure dans ce pays aux milles visages. Mon ouverture aux nouveaux aliments sera mise à rude épreuve! Ah! Ah! Ah!  Moi, qui n’apprécie pas tant les organes, je serai servie!

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Allez, dans le prochain article, je vous emmène manger des scorpions!

Et vous, qu’avez-vous mangé d’étrange en voyage?