As-tu déjà rêvé de parcourir le monde?!

 

Eh bien!  C’est le grand jour!

J’ai enfin réussi à télécharger sur mon blog le premier vidéo officiel de Plein Air, Voyages et Compagnie!!!  Youppi!  Comme j’habite à Salluit, une communauté Inuite du Nord du Nunavik, un endroit ou l’internet est extrêmement lent, je vous assure que ça relève de l’exploit!

J’espère que vous l’aimerez!  Dans tous les cas, j’ai eu le tellement de plaisir à le monter!  Si vous l’aimez, partagez-le, ça aidera le blog à grandir et je pourrai aller à la rencontre de d’autres passionnés et passionnées du voyage!

Bon visionnement!

11 – Le coconut

Quand je m’assoyais sur le bord de la plage dans le village où j’avais décidé de me poser quelques jours, il avait toujours un petit garçon qui venait s’asseoir près de moi.  Il se couchait sur le sol, la tête dans les mains, et il me dévisageait sans remords, curieux.  Puis, il s’est mis à me parler, à me poser des milliers de questions : d’où je venais, où j’allais, pourquoi j’étais ici, où était le Canada, c’était quoi le Québec, combien coûtait mes souliers, et tout le tra la la.

A l’époque, je voyageais avec des amis, et le petit garçon nous suivait un peu partout.  Sans qu’on lui demande, il était là.  On aurait pu le trouver collant, insistant, et avec toutes ses questions… un peu ignorant…

Et pourtant, il cherchait par tous les moyens en savoir plus sur nous, mais surtout sur le monde, et avec toute cette curiosité, il a saurait bientôt bien plus que nous tous réuni, même s’il ne savait où placer le Canada sur une carte.

Un peu plus tard, j’ai passé pas moins d’une heure à essayer d’enlever la croûte épaisse de la coconut qui était tombé à pied.  Je me suis fais mal aux mains et je me suis un peu coupée.  Quand le garçon m’a vue, il a éclaté d’un grand rire vif! C’est que j’étais en train de peler un coconut pourri!! Voyons, comment j’avais pu faire pour ne pas le voir!! C’était si évident!  En deux temps, trois mouvements, le jeune adolescent avait grimpé l’arbre cueillir une noix fraîche, et de trois coups de machette bien précis à des endroits stratégiques, avait pelé le fruit pour me permettre d’enfin le manger et d’en boire le jus.  Cette fois-ci, il m’avait trouvé vraiment stupide de ne pas savoir comment faire, moi l’adulte qui a parcouru le monde.

Ce que ce coconut m’a fait comprendre, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ignorance, mais plus d’expériences de vie différentes aussi riches les unes que autres, et que du haut de mon grand monde occidental, je n’en sais pas plus que quiconque.  Que les connaissances que j’ai appris à partir de mon lieu de naissance, ne permettraient pas nécessairement de survivre dans un autre environnement, tel que ce coin d’Afrique par exemple.  Aujourd’hui, je ne trouve jamais plus personne ignorant… où peut-être seulement celui qui pense que l’Autre l’est, sans vraiment s’intéresser à lui. 😉

Et vous, avez-vous déjà eu des dizaines de questions de la part d’un enfant en voyage?  Comment avez-vous réagi?

 

Ce que le voyage m’a appris

Aujourd’hui, je partage avec vous un des mes textes les plus personnels, en collaboration avec le blog Fit Hippie.

La somme d’expériences magiques à travers le monde et qui m’ont aidé à faire de moi la jeune adulte que je suis.  🙂

Ce que le voyage m’a appris

Et vous, quelles les leçons que vous avez apprises en voyage?

 

Envie d’en apprendre plus sur les lieux que j’ai eu le plaisir de visiter?  C’est par ici!

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5- La citoyenne du monde

Un jour, quelqu’un m’a dit qu’avec tous mes voyages, j’étais une vraie citoyenne du monde.  Un voyage ici, un voyage-là, je n’appartenais à personne, puisque j’allais partout.  Sur le coup, j’ai été tellement flatée!  Wow, wow, wow, moi la p’tite fille de Pointe-aux-Trembles.. je suis une grande Citoyenne du Monde.  J’avoue que pendant plusieurs années, je me suis enorgueillie de ce charmant titre, un peu trop fière d’ailleurs.  On aurait dit que ça me donnait l’impression de n’avoir peur de rien.

Un jour, dans un souper, je ne me souviens plus quand, ni où, quelqu’un a bien ri de cette expression.  Je me souviens pas non plus d’où la personne venait, mais elle m’a dit ceci, et je ne l’ai jamais oublié.

Elle m’a dit :

«Sté Andy, te rends-tu compte que tu peux dire cela seulement parce que tu es privilégiée?  Toi, tu es née avec la nationalité canadienne, avec ton passeport, tu passes partout, sans question, ni regard.  Toi, tu peux.  Tu peux bien être fière de te définir de cette manière, tu es née avec la possibilité de voyager, de traverser les frontières.  Bien des personnes rêveraient de le faire aussi, mais c’est impossible.  Et ce sont souvent les gens chez qui tu voyages.  Tu trouves leurs cultures fascinantes, tu peux les comparer, essayer de les comprendre, mais combien des personnes que tu as rencontré pourraient vraiment faire comme toi?  Ce n’est pas vrai que tout le monde peut être un citoyen du monde, Andy.  Et le fait que tu te décrives de cette manière ne fait que démontrer comment tu ne réalises pas tes privilèges.  Certains ne peuvent pas.»

Ne me méprenez pas, je crois dans le pouvoir de la détermination personnelle.  Que quand on veut, on peut… et tout le tralala.  Mais peut-être que pour moi, ça été plus facile d’amasser les outils pour voyager, parce que j’avais accès à internet, au crédit, à la possibilité d’ouvrir un compte bancaire, à la possibilité d’avoir un emploi, une éducation…  et je passe l’électricité et l’eau courante, la nourriture pour mettre sur la table.

Depuis, je ne me suis plus jamais définie de cette manière.  Et je suis aussi beaucoup plus consciente du signal que j’envoie quand je mets les pieds dans un pays… moi qui vient d’ailleurs et qui a le pouvoir d’achat et le pouvoir politique de voyager.  Je suis pas une citoyenne du monde après tout, je suis une québécoise qui a vraiment beaucoup, beaucoup de chance de voyager.

Que pensez-vous de cette réflexion?  Êtes-vous d’accord avec cette dernière

 

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3 – Au village

Je suis arrivée dans ce tout petit village avec de magnifiques personnes.  Mes pieds foulent les chemins de terre tapée, et se tracent un chemin entre poulets et chèvres.  Les animaux sont partout, sortent des racoins puis disparaissent à nouveau.  Je me demande bêtement comment ils retournent à la bonne maison le soir, puisqu’ils se mélangent inlassement au village durant la journée.  On me répond qu’ils retrouvent tous le soir, le chemin de leurs maîtres.  Je ne savais pas, moi, qui vient de la ville.

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La plupart des grands bâtiments sont faits de béton, mais beaucoup de maisons sont faîtes de panneaux de feuilles.  Ces minces murs m’impressionnent beaucoup, j’imagine que je n’ai pas la même perception d’être à l’intérieur ou à l’extérieur d’une habitation.  Je suis tout autant impressionnée lorsque je vois ces hommes casser à la main le grain du riz qu’ils ont récolté.  Quel travail!!!

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Le Bangladesh, n’est pas un pays touristique.  Il n’y a d’ailleurs que très peu de «lieu» à visiter à l’exeption de quelques temples.

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Ce sont les gens et la vie quotidienne qui est si impressoinnante.  Les femmes dans leurs habits multicolores et les hommes en lungis, les enfants qui jouent, le rythme de la culture du riz qui change constamment le paysage.

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Un soir, j’ai été invité à souper dans une famille du village.  Un vrai honneur.  Assise à la petite table, la femme me sert le repas, puis l’homme vient vers nous souhaiter bon appétit.  Le couple s’en va.  Sur le moment, je trouve la pratique tout à fait bizarre, mais je ne dis rien.  J’apprends bien vite qu’ici, on ne partage pas le souper avec ses invités par respect.  C’est une coutume à laquelle je ne suis pas habituée, mais je comprends bien vite que c’est rempli de bonnes intentions.

Il y a tant de belle choses à apprendre au Bangladesh.  J’ai d’ailleurs pu admirer le plus charmant des autobus scolaires  🙂

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Et vous, avez-vous déjà visité un village dans un autre pays?  Avez-vous aimé votre expérience?