Voyager avec un bébé, c’est comment?

 

Ma fille va bientôt avoir 1 ans et je peux maintenant tirer des conclusions sur les voyages que j’ai faits avec elle durant ses premiers mois.  Durant sa première année, on a été faire quelques tours dans le Grand Nord, un p’tit saut au Honduras, aux États-Unis et un plus long voyage en Nouvelle-Zélande et en Gaspésie, alors j’ai pu expérimenter en masse 😉  Alors, voici Comment voyager avec un bébé autour du monde!

En tant que nouvelle maman, j’avais envie d’emmener mon bébé partout et de garder le même rythme de croisière, autant que possible.  Voici mes conclusions sur le sujet… et mes anecdotes comiques!

A Roturoa en Nouvelle-Zélande

A Roturoa en Nouvelle-Zélande

 

1 – Planifier ou ne pas planifier, telle est la questions

Je n’ai jamais vraiment planifié à l’avance mes voyages.  J’ai toujours acheté un guide de voyage,  et lu à propos des lieux à ne pas manquer.  Je ne pense pas à ce jour avoir réservé dans un hotel à l’avance, plus que la première nuit que j’ai faite dans un pays.  En tant que jeune adulte, cette manière de faire m’a presque toujours bien servie… je n’ai pas couru de trop de grands risques (à par les quelques fois ou je me suis retrouvé dans des bordels en Chine, en Éthiopie et au Mexique, hi, hi, hi) et cela m’a permis de visiter des lieux formidables souvent hors des sentiers battus.

Bon, maintenant que j’attendais mon premier bébé, je me demandais vraiment comment mes habitudes de planification allaient changer.  Est-ce que je devais devenir le genre de mom qui planifiait tout au quart de tour avec un horaire d’activité serré? Um… c’est certain que  je ne me reconnaissais pas vraiment là-dedans, mais en même temps je voulais le meilleur pour ma fille.  Et c’est comme ça que j’ai tout réservé à l’avance pour mon trip en Gaspésie et que j’avais tout planifié jour par jour mon voyage en Nouvelle-Zélande…

Chloé avec son premier guide de voyage

Chloé avec son premier guide de voyage

La réalité, c’est qu’on a presque rien fait de ce que j’avais planifié… j’ai appris que les enfants sont bien imprévisibles, et que les circonstances de voyage aussi… Souvent des attraits impromptus étaient tellement plus beaux que ceux indiqués dans le guide de voyage ET d’autres fois on était si près d’un lieu inestimable… mais bébé était fâché et voulait dormir.

Ma conclusion?  C’est tellement bizarre être parent… il faut que tu penses à tout.  Les couches, le linge de rechange, les biberons, la nourriture, le lieu confortable et adapté ou ton enfant va dormir et… au dernier moment tu dois être prêt à tout laisser tomber pour t’adapter aux besoins de ton petit.  Il y a des journées ou tout va bien et tu fais tellement plus que ce que tu avais prévu et des journées ou finalement… bon, la piscine de l’auberge était juste parfaite pour une p’tite journée tranquille.

En fait, en Gaspésie, j’ai aimé découvrir les Airbnb que j’avais réservés à l’avance, mais je suis passée à côté de plein de petits motels super pittoresques.  En Nouvelle-Zélande, j’avais tout planifié un itinéraire de rêve!  Pourtant, on a tout changé dernière minute, car c’était simplement trop beau dans une direction que l’on avait prise à l’improviste… On a eu la chance de traverser en bateau de l’île du Nord à l’île du Sud en Nouvelle-Zélande, et ça c’était simplement à couper le souffle.

Donc planifier ou ne pas planifier?  Les deux… selon le confort de chaque parent.  Il faut être équipé pour tout et accepter la beauté des imprévus.  Le bébé ne s’en rend pas compte d’une journée de grandes découvertes ou pas, tant que ses besoins sont répondus.  Il est heureux dans l’herbe au parc ou en randonnée sur la montagne.  C’est plus simple que l’on pense comment voyager avec un bébé autour du monde.

 

2 – Des responsabilités quand même vraiment plus importante qu’avant…

Quand je suis allée en Gaspésie avec ma mini-croquette, elle avait 3 mois.  C’était LE voyage que j’attendais depuis si longtemps, celui ou j’allais aller à l’aventure avec mon babe!  J’en avais rêvé toute ma grossesse!  J’étais fière et déterminée à faire du camping dans le fin fond de tous les parcs nationaux que j’allais croiser sur mon chemin.  Je veux dire – j’avais pris ma carte SEPAQ – et j’entendais la rentabiliser!  Par exemple, j’avais loué le camping le plus au fond du Parc de la Jacques Cartier, celui le plus loin dans le parc et bien sûr non accessible en auto!

Juste avec de partir pour notre premier voyage sac-à-dos en famille!

Juste avec de partir pour notre premier voyage sac-à-dos en famille!

Eh bien, ma croquette dans le porte-bébé, j’en ai fait (et mon partenaire aussi!) des allers-retours jusqu’à notre véhicule pour débarquer, le stock de camping, la bouffe, la tente… mais aussi… ses biberons, son linge, sa formule, sa casserole pour faire bouillir ses bouteilles, et toutes les couvertures que j’avais emmenées, en plus des sacs de couchage pour la garder au chaud.  Ouf!

Finalement, on a campé sous la pluie et on a gelé toute la nuit.

J’ai pas fermé l’œil parce que si j’avais froid, elle avait froid.  Et moi j’étais sa maman qui devait la protéger en -toutes- circonstances dans -toutes- les situations ou je choisissais de la mettre.  Ouin… ça été une longue nuit.  Le lendemain on a décampé assez vite, même si on avait loué pour une deuxième nuit, j’ai re-remplie mon auto et j’ai appelé la Sépaq en panique pour savoir s’il leur restait encore des tentes Hutopia à partir du motel le plus proche du Parc de la Jacques Cartier, que j’ai trouvé… Big Fail.

Morale de cette histoire?  Je vais toujours avoir des idées de grandeur côté aventure avec mes enfants.  Toutefois, je peux pas les mettre dans des situations ou je ne peux pas garantir absolument qu’ils vont être au chaud, en santé, logés, nourris.  Même si je veux les emmener à l’autre bout de la terre, je serai la première à me juger sévèrement s’il je ne pouvais pas faire cela, alors j’aime mieux jouer safe maintenant… et peut-être viser les camping accessible en auto jusqu’à temps qu’ils peuvent marcher 😉 Bref, voyager avec un bébé… c’est définitivement plus de responsabilités.

 

3 – Un contact inestimable avec les gens locaux

Ça, c’est mon plus grand coup de coeur.  Vraiment.  J’ai toujours recherché le contact le plus authentique possible avec les peuples locaux que j’ai visités.  L’étiquette de touriste reste souvent toujours présente, même si en tant que voyageur on veut avoir accès à l’expérience la plus vraie possible.

Souvent quand on voyage, on a une apparence différente de la personne en face de nous, que ce soit simplement en raison du physique, des vêtements ou de la manière de parler ou de se comporter.  Mais… j’ai découvert qu’il y a une expérience qui nous uni tous.

Être parent.

Être parent, c’est s’émerveiller devant les premiers sourires de son enfant, ses premiers balbutiements.  C’est simple, on devient gaga.  C’est aussi, ne pas manger en paix, car ton enfant reverse de l’eau sur la table ou vomit son lait sur ton chandail, être fatigués par une nuit blanche et passer de longues minutes dans les toilettes à changer ton enfant sur tes genoux, car il n’y a pas de table à langer partout.  Tous les parents à travers le monde vivent ça.

Sur une magnifique plage près d'Auckland en Nouvelle-Zélande

Sur une magnifique plage près d’Auckland en Nouvelle-Zélande. Une belle occasion de comprendre comment voyager avec un bébé autour du monde

Que ce soit à Salluit, dans le Grand Nord, au Honduras ou en Nouvelle-Zélande, tous ont souris, ris et voulu prendre ma fille quand elle riait et leur faisait des tatas.  Parce qu’elle n’était pas gênée, elle, d’aller à la rencontre de l’Autre, même si c’est un inconnu, de chez l’inconnu.

J’ai eu la chance immense de pouvoir parler à des madames qui vendaient des souvenirs sur le bord de la rue au Honduras, parce qu’elles ne pouvaient s’empêcher de prendre ma fille dans leur bras en disant – Que linda!

Oh combien de mots d’encouragement j’ai eu de d’autres parents durant mon vol pour la Nouvelle-Zélande lorsque ma fille ne dormait pas.  Tous comprenaient.

Tellement de serveurs et de serveuses dans les restaurants ont ris de bon coeur devant tous les vomis qu’ils ont vu sur moi.

A Salluit, j’ai reçu tellement d’amour en amenant ma fille au Nord.  Tellement d’amour.  C’est difficile à décrire combien j’ai reçu d’amour à Salluit.

Ces rapprochements ne seraient jamais arrivés si je n’avais pas eu ma fille avec moi.  C’était magique de pouvoir me rapprocher des gens de manière si authentique en un instant, simplement parce que je trimbalais ma minie avec moi.

 

4 – Partager qui je suis

Ok, ok, voyager avec un enfant n’est pas de tout repos…  en plus de la fatigue normale relative à un voyage ou l’on change souvent d’endroit ou dormir, il y a certainement des moments ou rendu 11h30 le bébé ne dort pas encore ou se réveille à 3h00 du matin, à 4h00… puis à 5h00 et ne se rendors plus.  J’ai aussi du faire le deuil des vols ultra-longs qui traversent la terre ou l’on se perd à moitié endormi à regarder des films en rafale sur l’écran du banc en avant…  Ah,  Ah, Ah, non, non, mon bébé était bien réveillé tout le vol d’Auckland jusqu’à Vancouver… et moi aussi!

Bref, je suis la première à avouer que voyager avec des plus petits n’est pas une cure de repos.  Pourtant, voyager fait partie de moi… c’est moi.  Je n’ai pas changé depuis que je suis devenue maman, je suis toujours moi…  même si j’ai moins de temps pour faire ce que j’aime.  Emmener ma fille partout et partager avec elle qui je suis, même si c’est pas parfait, même si ça demande beaucoup d’énergie… c’est énergisant, littéralement.  C’est une si belle façon de lui transmettre mes valeurs et de lui faire découvrir mon monde.  J’ai découvert que je n’ai pas besoin d’être la maman qui planifie le tout, tout le temps.  Je peux m’assurer qu’elle soit en sécurité Et partager des beaux moments en déplacement autour de la terre avec elle.

Sur le traversier traversant l'île du Nord vers l'Île du Sud en Nouvelle-Zélande

Sur le traversier traversant l’île du Nord vers l’Île du Sud en Nouvelle-Zélande

 

5 – Accompagner mon enfant dans ses plus petites et grandes découvertes

Avoir un bébé en voyage, mais aussi avoir un bébé chez soi tout simplement, dans son salon, dans sa cours, c’est tout redécouvrir.  Ma fille m’a fait réaliser que les plus petites choses sont souvent les plus belles, les plus précieuses.

Chloé qui découvre sa première cocotte de pin!

Chloé qui découvre sa première cocotte de pin!

Bref, c’est vraiment l’fun voyager avec son bébé! (Même si ça prend plus d’énergie :P)  Voici donc comment voyager avec un bébé autour du monde!

Envie d’en connaître plus sur mon rapport à la maternité?  C’est par ici!

andreanneparenteau

Bonjour! Bienvenue sur mon blog! Ici, vous trouverez plusieurs articles sur ma passion pour le plein air et les voyages. J'occupe tous mes temps libres à découvrir le Québec et ses environs à travers différents sports. Dès que j'ai l"occasion j'attrape les occasion de voyager avec mon sac-à-dos. Voici les pays que j'ai visités : Chine, Vietnam, Laos, Cambodge, Népal, Bangladesh, Ethiopie, Ouganda, Malawi, Kenya, Tanzanie, Namibie, Zambie, Afrique du Sud, Nicaragua, République Dominicaine, Inde et le Cameroun. Cet automne, je serai à Waskaganish!

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