6 – Travailler dans un autre pays : j’en apprends plus sur les grands et les petits défis de la coopération

Le temps passe vite en République Dominicaine et je dois dire que j’en ai vécu plein aventures depuis!  Pour moi, ça été le sprint final pour tout mettre en place pour le grand jour : mon campamento (camp de jour) dans le barrio (quartier) de Rio Mar, en collaboration avec ma fidèle partenaire locale Yamalie!  J’ai travaillé très fort pour mettre en place une journée de camp de jour sur les thèmes de la communication, de l’hygiene et de la violence,organisée avec les femmes qui travaillent dans les salles d’aide aux devoirs!

De nombreux défis

La langue

Dans ce projet, beaucoup de défis m’attendaient.  D’abord, celui de la langue : en arrivant ici, je ne parlais que très sommairement l’espagnol… et je dois avouer que cela a causé des tensions entre une des facilidadoras (bénévoles locaux) et moi.  Je crois qu’elle ne comprenait pas que je ne pouvais pas parler l’espagnol parfaitement après deux semaines.  Heureusement, nous avons eu une conversation sur le sujet et j’ai pu avoir plus de compréhension!  Apprendre une nouvelle langue n’est jamais facile!  D’ailleurs, ce manque de compréhension rendait la communication beaucoup plus lente : même si j’avais des idées plein la tête, impossible de trouver les mots pour les décrire!  Apprendre la langue locale : un avantage de choix dans le domaine de la coopération!

La connaissance du milieu : un temps d’adaptation nécessaire

Puis, est venu le défi du temps : rassembler toutes les informations nécessaires à la création dun rapport sur le barrio (quartier), faire les inscriptions, trouver des activités adaptées au milieu, acheter le matériel, préparer les activités, l’horaire, les fiches d’inscription, le plan des rencontres…   et tout cela en plus ou moins un mois, dans un nouveau pays!  Je n’ai pas beaucoup relaxé!  En fait, ce qui rendait les choses beaucoup plus lente, c’est que je ne connaissais pas du tout mon environnement de travail lorsque je suis arrivée, j’étais donc loin d’être fonctionnelle!  Bref, comme j’avais appris durant mon dernier stage en Inde, je n’avais aucune envie de poser des actions qui n’on aucun impact, car non-adaptées au milieu de vie.  

Le récit ici : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2018/01/30/8-la-missionnaire/

Bref, même si cela prend beaucoup de temps, je me suis assise pendant des heures avec plusieurs acteurs locaux, afin de bien comprendre ce dont il avait besoin de moi pour éviter que je mette en place ce que moi, je pensais important pour eux.  

L’échange culturel

Ensuite, il y a eu le défi de la culture.  J’avais beau avoir beaucoup d’expérience en animation et en organisation de camp de jour, j’ai appris qu’organiser une journée comme celle-ci ne veut pas dire trouver des jeux de camps de jour du Québec et les transférer ici.  Cela signifie plutôt apprendre a connaitre les problématiques locales afin de bien cerner les activités qui seront adaptées au milieu de vie des enfants de l’endroit.  De plus, ici, le rythme est clairement plus lent et moi qui est habituée d’être dans l’action je trouve cela difficile.  Pourtant, je respecter la culture locale est ma priorité, donc c’est à moi de ralentir le rythme.  

L’horaire chargé et les deadlines

Enfin, l’horaire imposé par la durée du stage.  Même si je dois m’adapter au milieu, mes jours ici sont comptés et je dois tant bien que mal répondre aux attentes de mon organisme, tout en respectant le rythme local.  Parfois, j’ai l’impression de travailler tellement fort et de courir comme une poule sans tête pour tout accomplir, en réalisant toutefois à la fin de la journée que rien n’a avancé, car je ne peux pas avancer plus vite que la roue.  Par exemple, au milieu de toute cette préparation pour le camp de jour, je commence à travailler sur le prochain projet : une semaine de micro-projets sur la sexualité avec des jeunes de 15 a 20 ans.  Bref, j’ai eu du  pain sur la planche, mais la sexualité étant un sujet chaud surtout à l’adolescence : l’atmosphere dans laquelle j’ai travaillé pour monter ces ateliers était vraiment effervescence… les réunions sont drôles, mais pas toujours efficaces!

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