2 – Arrivée à Nagua : un vent d’inspiration!

 

La vie quotidienne dominicaine, loin des touristes

Je dois l’avouer, la vie, ici, dans une famille dominicaine et dans un milieu où il n’y a aucun touriste est très impressionnante.  De nombreuses anecdotes se glissent dans mes cahiers de travail! 

D’abord, la ville de Nagua est extrêmement vivante : premier constat, les motos sont partout et en grande majorité par rapport au nombre d’autos.  Les rues sont remplies et achalandées et les fruits frais sont à vendre partout : j’habite vraiment en ville!  Le soir, tout comme le matin, et le matin des camions passent dans les rues avec d’énormes hauts-parleurs en criant à tout tête des chants religieux ou de la publicité.  Je m’habitue à cette joyeuse et tonitruante cacophonie!

 

Rencontre de l’organisme partenaire

Cette semaine, j’ai enfin rencontré les membres de la Fondation Maximo Gomez ; l’organisme avec lequel je vais travailler tout l’été.  C’est une organisation vraiment inspirante et une initiative unique en son genre en République Dominicaine.  Formée en 2000, la Fondation a été mise sur pied dans le but de pallier au manque de ressources pour les jeunes.  En effet, les organisations présentes dans la communauté offraient des services principalement destinés aux femmes et aux agriculteurs.  En ce sens, les cinq fondateurs ont voulu créer un espace de dialogue et de création rassemblant toutes les visions possibles dans le but d’amener les jeunes de la ville de Nagua à prendre en charge leur futur, tout en les sensibilisant aux enjeux sociaux imprégnant leur quotidien.  Ils ont donc établi une méthodologie permettant à ceux-ci de participer à des tables de consultations et des assemblées, afin de leur permettre d’être capables par eux-mêmes de présenter des projets aux autorités locales.  


 
Concrètement, depuis sa création, l’organisme a touché plus de 35 000 personnes et rassemble aujourd’hui 200 jeunes dans dix quartiers différents de la ville.  Ils aident autant à la construction d’aqueducs et de routes, qu’à la sensibilisation locale sur des sujets tels que l’environnement, la violence ou une saine sexualité.  De même, ils ont mis en place des salles d’aide aux devoirs visant les enfants ayant des difficultés scolaires dans plusieurs quartiers défavorisé de la ville.

 

Apprentissage de la langue : Vite, il faut que j’apprenne l’espagnol!

Je suis impressionnée de pouvoir participer à une telle initiative, clairement liée à l’empowerment des jeunes!  Cela m’inspire beaucoup!  Toutefois, je ne dois pas rester assise sur mes lauriers : depuis le début tout se passe en Espagnol et si je peux capter tout ce qui se passe autour de moi, j’ai intérêt à apprendre la langue rapidement pour être capable de me débrouiller!  Comme mon espagnol est actuellement assez rocailleux, je lis donc activement les journaux locaux et je prépare un cours de français avec mon groupe pour les gens de la communauté!  Au programme un cours pour adulte et enfant : pronom, verbe avoir, être et aimer, les directions dans la ville, les animaux, les fruits et des jeux pour mettre en application les connaissances acquises.  En plus, chaque jour, j’écris mon journal personnel que je traduis religieusement en espagnol à la fin de chaque séance : mon cerveau chauffe!


La semaine prochaine, notre groupe commencera également à planifier des journées de camps de jour dans différents quartiers de la ville : participer à la vie quotidienne dans cet organisme est clairement inspirant.

Anecdote de la semaine : il y avait une araignée grande comme la paume de ma main sur le mur de ma chambre!  Ça me rappelle mon expérience en Inde!  Le récit ici : 

5 – A la douche!

 

République dominicaine – 2ed (Guide de voyage) (French Edition)

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