11 – La vie Kyrgyz : une vie simple loin de la grande consommation

Le matin après m’être réveillée sur le bord du Lac Issyk-Kul, je reprends la route.  Comme à l’habitude au Kyrgyzstan, il n’y a pas vraiment de restaurant dans lequel il est possible de manger, mais je retrouve rapidement une yourte ou une famille Kyrgyz semble s’affairer.  J’en profite, car même si j’ai des cannes de thon dans mes sacoches de vélo, c’est toujours l’fun de manger autre chose… et c’est ce que j’ai mangé hier soir.

Rapidement, la mère de la famille m’indique que oui, ils ont tout pour servir des repas et m’inviter à entrer dans la yourte.  C’est tout une expérience en soi!  Jusqu’à maintenant, j’ai acheté des collations et les gens me servir ce que j’avais acheté de l’extérieur, je suis donc agréablement surprise par cette découverte!

 

La yourte est belle et a l’air extrêmement solide!  Je passe plusieurs minutes à découvrir comment elle est construite.  D’abord, le pourtour est fait de bâtons de bois formant un panneau extensible.  Puis, un grand cercle de bois très solide soutient un autre système de bâton de bois ajusté au premier.  Finalement, des peaux et du tissus forment la toile extérieure.

Je suis vraiment impressionnée par la solidité de la construction et surtout sa grandeur.  La yourte joue le rôle de petit restaurant et il y a même 4 tables pouvant accueillir au total 12 personnes.  Wow!

Bref, je prends mon petit déjeuner, une souper de légume avec des nouilles.  Puis, je démarre de nouveau mon périple à vélo avant après avoir fait le plein d’eau pour la journée.

Sur mon chemin, même si nous sommes loin de la capitale et dans un endroit assez isolée, je suis encore toujours étonnée de voir des vestiges du communisme.  Des années après la chute de ce système, ces signes restent toujours aussi présents.

La route continue

Continue…

Continue…

Jusqu’à ce que j’arrive enfin à Bokonbayevo!  Quel nom de ville!  Je vais m’arrêter ici pour quelques jours question de faire autre chose que du vélo durant mon voyage… le vélo est fantastique, mais il y a également plein d’autres activités à faire au Kyrgyzstan.  J’ai hâte de donner une pause à mon popotin et d’aller trekker et… faire du cheval!

A Bokonbayevo, j’ai pu remarquer que comme dans la plusieurs des ménages Kygyzs, la ville est rempli de petits jardins extérieures.  Les cours arrière sont de véritables garde-manger local et chaque famille possède au moins un ou deux animaux : (chèvres, poulets, chevaux, vaches) qui serviront un peu plus tard pour leur viande.  C’est vraiment agréable de se promener dans grande ville et de voir autant de jardins : encore une fois j’admire le monde de vie des Kyrgyzs qui s’approche de l’auto-subsistance et s’éloigne de la consommation.  Cultiver un petit lopin de terre pour nourrir sa famille fait activement partie de la route alimentaire ici.

D’ailleurs, il n’y a pas de grands magasins avec des marques et rien ne porte les habitants à consommes plus qu’il n’en faut.  J’avais moi-même besoin d’un rasoir lors de mon voyage, mais je n’étais pas prête à acheter le paquets de rasoir Bic que le vendeur me proposait.  Aussi dit, aussi tôt fait : le plus normalement du monde, il a ouvert le paquet pour me vendre un seul unité.  J’ai donc acheté seulement ce dont j’ai besoin.

Au Kyrgyzstan, on dirait aussi que le pays s’est arrêté dans le temps après l’ère soviétique.  Il n’y a que très très peu de nouveaux véhicules et cela donne la même impression que lorsqu’on va à Cuba.  Les vieilles autos sont sans cesse réparées et cela donne la drôle impression d’un retour dans le temps.

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