5 – Le grand départ : klaxons et chaleur extrême!

 

Le vrai de vrai départ : un grand sentiment de trac!

Là, c’est le vrai test.  Je ne peux plus reculer.  C’est le moment  ou je me lance sur mon vélo sans regarder en arrière pour aller cette fois-ci… droit vers l’inconnu.  C’est que j’ai très peu d’images de l’Asie Centrale dans ma tête.  Quand je suis partie au Vietnam, je pensais aux chapeaux pointus, quand je suis partie en Chine, je pensais à manger avec des baguettes.  Bien souvent, ces idées préconçues était extrêmement limitées ou erronées par rapport à ce que je découvrais dans le dit pays, mais j’avais des idées!  Pour le Kyrgyzstan… rien vraiment…

Vue sur les magnifiques montagnes du Kyrgyzstan!

Vue sur les magnifiques montagnes du Kyrgyzstan!

Le seul élément qui me venait à l’esprit, c’est que je me souviens avoir déjà eu une collègue provenant du Kazakhstan et m’être dit que ses traits étaient vraiment uniques.  Je n’avais jamais vraiment vu un tel mélange entre des traits caucasiens et asiatiques dans son visage, mais c’est tout ce que j’avais comme référence.  D’ailleurs, la capitale du Kyrgyzstan, Bishkek m’a semblé tellement plus cosmopolite que ce que je me l’imaginais!  Un mélange étrange de vieux bâtiments délabrés post-soviétiques, mais surtout et de loin quelques grandes rues remplies de café hors de prix!

Y aller et ne pas regarder en arrière

Bref, j’ai enfourché en vélo et je me suis dit qu’une fois de plus, même si j’avais encore la peur au ventre, il ne fallait que faire la prochaine étape, c’est-là-dire pousser la pédale de droite avec pieds droits et vice versa avec le gauche.  La seule manière de passer à travers ce sentiment d’inconnu était de faire rouler mon vélo vers l’avant!

Arrêt près d'une rivière : le moment idéal pour prendre un douche et faire sa lessive!

Arrêt près d’une rivière : le moment idéal pour prendre un douche et faire sa lessive!

Ce n’est qu’après quelques coups de pédale que je me suis rendue compte à quel point mon aventure allait être un peu plus périlleuse que ce que je le pensais!  La route pour sortir de la capitale, assez rocailleuse et enfumée, était surtout remplie de chauffeurs pressés d’aller un point à l’autre!  OUF!!

En fait, j’ai découvert très vite qu’il n’y a pas de limite de vitesse ici!!!  Les routes aussi belles que les gens aiment aller le plus vite possible d’un endroit à l’autre et ils ne niaisent pas avec la puck!  Bref, ici, moi et mon vélo, on est clairement une nuisance!  Dans le feu de l’action du départ jusqu’à la fin de mon périple, j’ai donc du m’habituer à partager la route avec des chauffeurs enthousiastes autant dans le bon sens, que dans le mauvais sens.  Hé oui!  Sois-je  me faisais klaxonner par les chauffeurs pressés qui trouvaient vraiment fatiguant que je leur prenne un deux pouces de route, sois d’autres (et ils étaient vraiment nombreux au Kyrgyzstan) me faisait du klaxon intense pour m’encourager à pédaler parce que franchement pour les locaux, c’est vraiment trop bizarre que quelqu’un veuille traverser le pays à deux roues!

Sur la route au Kyrgyzstan

Sur la route au Kyrgyzstan

Le regard surpris des Kyrgyzs!

Pourquoi c’est trop bizarre faire du vélo au Kyrgyzstan!?  Bon, c’est vrai, le vélo n’est pas un moyen de transport très commun ici, et j’avoue cela doit être spécial pour les gens de voir des touristes arriver avec leurs sacoches hi-techs et leurs cuissards bien saillants.  Toutefois, ce n’est pas pour cette raison que les gens me trouvaient si étranger… c’était la suivante…

J’ai beau avoir mis des photos magnifiques sur Instagram, je peux vous dire en toute franchise que je les ai prises à la sueur de mon front!!!!!!!  La seule expression qui exprime vraiment ce que j’ai pensé de la température ici est la suivante :

DES-FOIS-IL-FAISAIT-50-DEGRÉS!!!!!!!!

OMG sincèrement je capotais!  Je me considère vraiment comme une personne qui tolère bien la chaleur, mais ici, franchement, être au soleil, c’est comme être dans un four!  Et la réalité est la suivante : le Kyrgyzstan est absolument magnifique, surtout en dehors des villes, le pays est couvert à 80% de gigantesques montagnes toutes plus phénoménales les unes que les autres… je veux dire, c’est littéralement le paradis de la photographie, mais dans toute cette chaleur, il y a vraisemblablement peu d’arbres au Kyrgyzstan!  ahahah

Un des vues imprenables que j'ai vues sur mon vélo

Un des vues imprenables que j’ai vues sur mon vélo

Aie, aie, aie… la chaleur!

J’aurai trouvé ce fait tout-à-fait anodin si je n’avais pas été sur mon vélo, mais-là j’y étais, c’est pourquoi après avoir apprivoisé les sons de klaxons constants autour de moi (la route entre Tokmok et Bishkek est assez passante et les véhicules sont nombreux), j’ai aussi passé près de 3 heures sous cet arbre à attendre entre que le soleil descende un peu!

La vraie anecdote, c’est que l’arbre sur la photo est quand même gros, mais j’ai déjà passé plus de 5 heures sous un tout mini-arbuste de moins de 3 pieds  avec des pics et des fourmis pour me sauver de la chaleur infernale du pays!

Quelques grands arbres, mais surtout de la plaine au Kyrgyzstan

Quelques grands arbres, mais surtout de la plaine au Kyrgyzstan

Bref, j’ai pu finalement arriver à ma première destination Tokmok, mais dès le lendemain j’ai changé du tout au tout mon horaire de route.  Ma nouvelle devise : partir tôt, arrêter à 11h00, reprendre à 16h00 et pédaler juqu’à ma destination!

Arrivée à Tokmok! Ouf!

Arrivée à Tokmok! Ouf!

Lonely Planet Central Asia 7th Ed.: 7th Edition

La suite de cette première journée de vélo, ici :

6 – Cuisine Kyrgyz 101

 

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