Comment j’ai réussi à voyager dans 28 pays avant mes 30 ans!  4 conseils qui te permettront d’aller au bout de tes rêves!

  1. Être soi-même et croire en soi

J’ai toujours voulu voyager.  Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours été intéressée par découvrir chaque parcelle inconnue de notre magnifique terre.   Assise sur le divan du salon de mes parents, j’ai passé des heures et des heures à feuilleter les magazines National Geographic quand j’étais petite, à être fascinée par comment les paysages et les gens pouvaient être différents à travers le monde.  A travers les articles, milles questions sont venues habiter mon esprit : pourquoi il y avait des gens pauvres et des gens riches, comment la vie pouvait être différente ailleurs.

C’était mon rêve.  A moi.  Découvrir le monde.

Je pense que je n’ai pas besoin de dire comment voyager autour du monde ne fait pas partie du parcours typique de la Québécoise moyenne : maison, enfants, job stable, c’est ce qu’on rêvait pour moi.  Je ne compte plus les gens qui ont essayés de me décourager de partir pour ces grands périples ou qui m’ont demandé quand j’allais enfin arrêter de voyager!!  Il y a des gens qui se sont fait un point de me dire que, franchement, je dépensais tellement d’argent là-dedans, que j’étais partie tout le temps, que je manquais tout, que je faisais ça pour flasher, que j’avais pas le corps pour faire ça (!?), ou que j’allais mourir à l’étranger en laissant ma famille en peine.  J’ai même déjà entendu que si j’avais pour projet de voyager avec mes enfants, ceux-ci allaient manquer de socialisation! Ouf!

La vérité, c’est que je n’ai pas toujours eu la force, ni le courage de défendre mes rêves.  Ces commentaires m’ont toujours affecté et m’ont fait souvent occasionnés des remises en question.  Est-ce que je fais la bonne affaire?  Est-ce que je réussis ma vie?

En vérité, je ne suis pas le genre de personne qui pense que le voyage est la panacée.  Honnêtement, je comprends que ce n’est pas l’objectif de tous de vivre d’un sac-à-dos et de se déplacer chaque jour.   C’est correct, je respecte ça 😊

Mais je comprends aussi que chaque personne devrait aller au bout de ses rêves, peu importe ce que c’est, parce que le sentiment intense et incroyable de sentir qu’on se réalise, qu’on est à la bonne place au bon moment, et qu’on utilise ses forces personnelles pour être heureux, chaque personne devrait le vivre!

Bref, ça m’a pris du temps, mais du haut de mes 29 ans, aujourd’hui, j’ai appris à me foutre foncièrement de ses commentaires-là, à être moi-même et c’est tout.  Surtout, j’ai compris avec le temps que la vaste majorité de ces commentaires-là provenaient souvent d’un sentiment d’envie, d’impuissance et de peur.

Bref, truc no. 1 : Sois toi-même et crois en toi!  Il n’y a personne d’autres toi qui peut te dicter qui sont tes rêves, et rien ne te rendra plus heureuse que réaliser tes plus grands idéaux!  Ne vis pas pour faire plaisir aux autres!

Arbre du Cameroun

Arbre du Cameroun

  1. Viser toujours plus haut, et s’appuyer sur ses acquis pour sortir de sa zone de confort

Lorsque je suis partie en Chine pour la première fois, j’avais une grosse boule de peur dans le ventre.  Je me demandais vraiment comment est-ce que j’allais faire faire pour réaliser cet objectif qui me semblait alors impossible.  C’était mon premier voyage sac-à-dos.  Toutefois, j’avais déjà voyagé et même si j’avais des milliers de questions en tête, je savais que je pouvais m’appuyer sur cette expérience.

Puis, je l’ai fait, et je me suis dit : ouf, j’ai eu la chienne mais maintenant je sais que je suis capable de faire un voyage sac-à-dos.

Lorsque je suis partie pour l’Afrique, j’avais une grosse boule de peur dans le ventre.  Je me demandais vraiment comment est-ce que j’allais faire faire pour réaliser cet objectif qui me semblait alors impossible.  C’était mon premier voyage sur ce continent, mais j’avais déjà fait un voyage sac-à-dos, et même si j’avais de milliers de questions en tête, je savais que je pouvais m’appuyer sur cette expérience.

Puis, je l’ai fait, et je me suis dit : ouf, j’ai eu la chienne mais maintenant je sais comment voyager en Afrique.

Vous voyez la boucle.  On a tous des expériences sur lesquelles s’appuyer pour grandir.  Il faut se faire confiance et jamais ne cesser de se donner des objectifs plus grands que ce dont on se pense capable.  C’est ce qui nous fait grandir et accomplir des choses extraordinaires, un petit pas à la fois.

Marchant de pain au Cameroun

Marchant de pain au Cameroun

  1. Organiser sa vie en fonction de ses objectifs et diviser sa vie en petites étapes

Je ne me suis jamais dis : oh, quand je vais avoir de l’argent, je vais voyager.

Sincèrement, dans la vie moderne, c’est presque impossible de faire métro-boulot-dodo et de réaliser que Pouf! l’argent s’accumule miraculeusement dans ton compte de banque.  La vie arrive, l’auto brise, tu veux une nouvelle robe pour le mariage de ton amie, l’électricité est un peu plus cher ce mois-ci.  Bref, il y a toujours quelque chose.

Mon argument n’est pas nécessairement financier ici, il est pratique.

Je ne vis pas ma vie pour ensuite atteindre des objectifs éventuellement.  Je me donne un objectif avec une date, un but et un montant d’argent.  Après, j’organise ma vie en conséquence pour être absolument certaine qu’à cette date précise, tout est prêt pour le grand départ.  Le plupart du temps (je comprends qu’il y a des circonstances de vie ou c’est impossible), tout est une questions d’organisation, de sacrifices et de choix.

Aussi, ce n’est pas parce qu’on a aucune idée de comment se rendre à la destination qu’il faut ne pas se donner un objectif un peu fou.  Le prochain petit pas n’est pas si grand que ça, il faut juste prendre le temps de figurer quel est ce petit pas.

Par exemple, mon premier voyage à vélo au Kyrgyzstan m’a souvent semblé absolument impossible.  Comment est-ce que je pouvais même prétendre aller à l’autre bout de la terre faire des kilomètres sur un vélo, alors que je ne suis jamais partie plus d’une fin de semaine avec mon vélo?  Eh bien, la première chose que j’ai fait c’est regarder sur youtube comment changer un pneu de vélo.  Et voilà.  J’étais déjà plus proche de mon objectif.

Mosquée à l'Ouest du Cameroun

Mosquée à l’Ouest du Cameroun

  1. Fake it, until you make it!

Finalement, après avoir passé par-dessus l’opinion des gens qui ne t’encouragent pas, le syndrome de l’imposteure, la peur de partir de partir pour des destinations inconnues, l’argent, le temps, le manque de connaissances techniques, la lourde logistique de l’organisation d’un voyage, quel sera ton plus grand défi?

Toi.

Je manque de mots pour décrire à quel point mon discours intérieur envers moi-même a souvent été extrêmement négatif.  Comment j’ai écouté des messages provenant du monde autour du moi et comment je l’ai intégré à un tel point que c’est devenu presque ma propre pensée.  Des pensées me disant comment, voyons je pouvais pas faire ça partir en Afrique …  C’mon, je suis pas capable de réparer un vélo, un canot, une auto…  ben là, ça se fait pas être loin de ma famille, ben là, t’es ben trop grosse pour faire un trek même!

Ben là quoi?

J’ai de la compassion pour toutes les filles qui vivent des défis avec leurs estimes d’elles-mêmes, dont moi-même.  Il faut changer la manière dont on se perçoit, se forcer à penser qu’on est capable et foncer.

Fake it until you make it?  Cette phrase est tellement vraie.  J’ai jamais pensé que je pouvais traverser l’Afrique jusqu’à temps que je me rende à Cape Town, et même là sur le haut de la Table Mountain, je me demandais si je l’avais vraiment fait.  Il y a tellement de moment dans ma vie ou je n’avais aucune idée de ce que je faisais, pis je l’ai fait pareil.  Une fois mon objectif atteint, j’avais la preuve que j’étais capable… même si j’avais fait semblant de penser que j’étais capable de le faire au départ.

Trek du camp de base de l'Annapurna au Népal

Trek du camp de base de l’Annapurna au Népal

Bref, comment j’ai réussi à voyager dans 28 pays avant mes 30 ans?  Je n’ai jamais mis de côté des rêves et j’ai appris à me faire confiance.

C’est sûr qu’il y a eu beaucoup de défis et de doutes.  Je suis souvent demandé si je faisais les bons choix, mais j’ai toujours écouté la voix au fond de moi qui me disait de suivre qui je suis.

Suivre ses rêves, ce n’est pas toujours facile.  C’est souvent aller à contre-courant ce que les autres veulent pour toi, mais je pense que c’est aussi ça, réussir sa vie.

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