Voyage en sac-à-dos : Se donner des objectifs pour faire face à ses peurs

Comment vivre une p’tite fille de banlieue comme moi a pu y arriver?

Quand je parle à certaines personnes de mes voyages autour de monde, quelques-uns me demande comment j’ai fait.  Comment une p’tite fille d’une banlieue tranquille de Montréal a réussi à amener son sac-à-dos en Ouganda parmi la tribu des Karamojongs, en Papouasie Nouvelle-Guinée à la chasse au crocodile ou en terre de feu en Argentine.  Le tout avec un petit salaire provenant du secteur communautaire.

Durant mon dernier voyage en Espagne! Quel pays magnifique!

Durant mon dernier voyage en Espagne! Quel pays magnifique!

Ma première réaction quand j’entends cette question est de ne pas me reconnaître.  Sérieux, est-ce que j’ai vraiment fait cela?  Est-ce que je suis vraiment cette fille-là?!  Même moi, quelques fois, je n’y crois pas.

Ce que je veux dire c’est que malgré le fait que j’en suis maintenant à 28 pays autour du monde, j’ai toujours de la misère à me reconnaître dans ces grands exploits, parce je suis loin de me croire invincible ou capable de tout faire… et, c’est ce qui me motive à toujours me dépasser.

 

Prendre une décision malgré la peur

A chaque fois que j’ai pris une décision dans ma vie, que ce soit à propos d’un emploi, d’un défi physique ou d’un voyage, je me suis toujours assurée d’être absolument certaine d’être incapable d’accomplir cet objectif!  Pétrifiée par la peur, accrochée à une plus ou moins bonne estime de moi, ignorante de connaissances de base sur le sujet choisi, je fonce toujours vers ce que je ne connais pas.  Pourquoi?

Au Parc National Tierra Del Fuego en Argentine!

Au Parc National Tierra Del Fuego en Argentine!

C’est simple, parce que me mettre dans une situation dont je ne possède pas les outils pour la traverser me force à apprendre et à grandir!  Me mettre devant l’inconnu est la meilleure manière d’aller de l’avant.  Et surtout parce que je veux réaliser les rêves qui m’inspirent le plus, les rêves qui me passionnent moi!  Même s’ils sont épeurant quelques fois!

 

Chaque fois la même histoire!

  • Quand je suis partie pour le Nunavik, j’ai d’abord été engagée pour être en charge d’un programme de musique auprès de jeunes du Nord.  Je ne connaissais pas vraiment le sujet, à part quelques cours de piano quand j’étais jeune.  Le lundi après mon arrivée je commençais à donner des ateliers de guitare et à découvrir le Nunavik.  Me mettre dans cette situation impossible m’a permis d’apprendre en deux temps, trois mouvements le ukulele et la guitare, en plus de me permettre de rejouer du piano.  J’ai organisé mon premier spectacle à vie et appris comment mixer un peu de musique, en plus d’en apprendre plus sur la culture Inuite!
Moi qui prend une photo devant la baie glacée de Salluit au Nunavik!

Moi qui prend une photo devant la baie glacée de Salluit au Nunavik!

  • Quand je me suis inscrite à ma première course, j’ai choisi un triathlon, le triathlon de Verdun.  Je n’avais jamais couru, ni nagé, ni fait du vélo pour m’entraîner.   Le matin même, lorsque je me suis jetée dans le fleuve, j’ai eu peur de me noyer parmi les autres filles, nageuses de différentes équipes universitaires!  Ouf! J’étais la seule qui n’avais pas un maillot collant, et juste un t-shirt ben normal.  J’étais surtout la seule avec un lourd vélo hybride et non de vélo route pour la course!  Je suis arrivée parmi les dernières ce jour-là… mais j’ai fait un triathlon!  Le lendemain, je m’inscrivais à mon premier demi-marathon et je commençais à courir pour la première fois de ma vie.  Et ben, je l’ai fait mon demi-marathon!
  • Quand je suis partie pour l’Afrique… omg j’avais peur!  J’avais beau avoir fait au moins 7 pays d’Asie, j’avais le syndrome de l’imposteur x 1000!!!!  Qu’est-ce que je faisais là moi, Andy?  Est-ce que vraiment j’avais l’étoffe d’une grande voyageuse?! Qu’est-ce que j’allais faire là-bas?!  J’allais surement avoir une bulle de stresse et exploser en pleine rue!  Et puis, je l’ai fait ma traversée de l’Afrique.

Au Kenya, avec des femmes Samburus, dans leur village composé exclusivement de femmes!

Au Kenya, avec des femmes Samburus, dans leur village composé exclusivement de femmes!

1 – Le capotage : mon premier voyage sac-à-dos en Afrique

 

Faire face à ses craintes et foncer : le premier pas est toujours le plus difficile!

Au final, me mettre directement en face de mes plus grandes peurs et me donner des objectifs tellement grands que ce que je me croyais capable de faire a fait de moi la fille que je suis, la fille qui a traversé 28 pays avec son sac-à-dos!

Avec le temps, j’ai juste compris la simple vérité suivante :

Même si ça fait peur, je vais me débrouiller!!  Je vais trouver mon chemin, je vais regarder des tutoriels sur youtube, je vais poser des questions, pis je vais y arriver!

Sur un cap, à la Baie James au Québec!

Sur un cap, à la Baie James au Québec!

En me mettant des objectifs plus grands que mes peurs, je m’arrange pour ne pas avoir le choix d’apprendre, et ma vie quotidienne devient ma course personnelle pour rassembler toutes les connaissances dont j’ai besoin pour accomplir mon prochain grand défi.  C’est ce qui rend la vie si intéressante à mon avis!

Mon prochain défi!

D’ailleurs, c’est quoi mon prochain grand défi?

Je pars à vélo au Kyrgyzstan.

Est-ce que j’ai déjà fait un voyage à vélo? Non.

Est-ce que j’ai déjà changé un pneu de vélo? Non.

Juste avant une expédition de skidoo dans le village d'Umiujaq au Nunavik!

Juste avant une expédition de skidoo dans le village d’Umiujaq au Nunavik!

Est-ce que je sais comment mettre un vélo dans un avion?  Non.

Est-ce que j’ai peur d’être prise dans le milieu de nulle part avec une crevaison, manquer, d’eau, de bouffe? Oui.

Est-ce que je vais le faire pareil?  Oui.

 

Une fille bien ordinaire… avec de grands rêves!

Je ne prétendrais jamais être la fille qui n’a jamais peur.  Ni l’aventurière, hyper sportive qui connaît tout parce qu’elle a traversé l’Afrique! Non, c’est pas moi.

Je suis juste la fille à côté de toi qui va te dire que ça va être correct, pis que ton grand rêve de visiter tous les pays de la terre ou n’importe quel rêve qui t’inspire, que ce soit jouer dans une pièce de théâtre ou courir ton premier 5 km, ben, il y est possible.

Même si des fois tu te sens petite,

Même si des fois tu te sens comme une imposteure,

Même si des fois tu manques d’assurance pis que tu as peur,

Moi aussi je suis cette fille-là. 😊

Durant mon dernier voyage à vélo au Kyrgyzstan avec un bébé cheval!

Durant mon dernier voyage à vélo au Kyrgyzstan avec un bébé cheval!

Alors, comment voyager partout autour du monde en 1 étape facile : en affrontant ses peurs et en se donnant la chance de se donner des défis qui nous font grandir.


Envie d’en savoir plus sur mon dernier voyage au Kyrgyzstan et comment cela s’est déroulé finalement?  C’est par ici!

1 – Du Nunavik au Kyrgyzstan : planifier un voyage lorsqu’on est déjà en voyage

Lonely Planet Central Asia 7th Ed.: 7th Edition

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