Voyage en Afrique de l’Est

 

Un podcast vraiment instructif sur l’Afrique

Je vous présente mon tout premier épisode de podcast en collaboration avec Aventures Illimitées (https://www.facebook.com/aventuresillimitees/)!  Un super podcast d’aventures, 100 % québécois et 100% inspirant!  Je vous invite à aller écouter les derniers épisodes, c’est vraiment très cool!  Le sujet? Le voyage en Afrique de l’Est!

Durant mon dernier voyage au Cameroun!

Durant mon dernier voyage au Cameroun!

 

Il y a quelques années, j’ai traversé l’Afrique de l’Est avec mon sac-à-dos de l’Éthiopie à l’Afrique du Sud et le récit de toutes mes aventures se retrouve sur mon blog et dans un livre.  Toutefois, c’est la première fois que j’ai la chance de partager mes impressions de ce grand continent de vive voix!!! J’ai eu tellement de plaisir à enregistrer le tout et à me rappeler comment ce périple m’a inspiré de grandes réflexions : 

  • Idées préconçues sur ce continent
  • Découverte de dizaines de cultures différentes et unique au monde
  • Chocs culturels : faire confiance à l’Autre, le rythme de vie, etc…
  • Aventures rocambolesques : faire de la moto dans une mangrove, etc…

Pour bien vous préparer à un premier périple de sac-à-dos en Afrique, écouter ce podcast pourrait bien vous aider à vivre cet unique périple au monde.

Transports publics en Éthiopie

Transports publics en Éthiopie

 

Pour l’écouter, c’est par ici!

https://aventuresillimitees.blogspot.com/2018/03/podcast-voyage-en-afrique-avec.html

Pour en savoir plus sur mon dernier voyage au Cameroun, c’est par ici! http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/07/25/voyage-sac-a-dos-en-afrique-de-louest-direction-cameroun/

Au marché à Addis-Abeba

Au marché à Addis-Abeba

 

Pour lire, la version écrite du Podcast, c’est ici!

Bonjour, mon nom est Andréanne Parenteau et je suis l’auteure du blog Plein Air, Voyages et Compagnie, depuis maintenant deux ans.  J’ai voyagé dans plus de 26 pays (34 maintenant!) et je cherche à rendre accessible à tout le monde les voyages sac-à-dos dans des destinations pas toujours très connues comme l’Afrique ou la Papouasie Nouvelle-Guinée.  Chaque semaine sur mon blog, je parle d’une aventure que j’ai vécue à travers le monde.

Dans la vie de tous les jours, je suis enseignante dans le Grand Nord, à Salluit au Nunavik.  Aujourd’hui, j’aimerais partager avec toi, le récit de mon dernier voyage en Afrique de l’Est.

Dans le village d'Umoja au Kenya

Dans le village d’Umoja au Kenya

 

Partir de manière indépendante

Sur le plan de l’aventure et du plein air, cela a vraiment été un voyage complètement fou, mais je pense que ce qui m’a le plus frappé en Afrique, c’est l’aspect humain.  Je n’y allais pas avec un ONG, je n’y allais pas accompagné par un guide non plus.  C’était vraiment moi et les gens avec des cultures tellement différentes de la mienne.  Puis, c’est vraiment cela que je veux partager avec toi, l’aspect humain de ce voyage.  Mon récit sera divisé en quelques parties, qui mettent en valeur comment l’Afrique m’a frappé.  Je vais te faire part un peu de mes émotions, de comme cela s’est passé, et puis surtout de comment j’ai appris de ce voyage-là.

 

Partie 1  Le capotage

Je sais pas du tout ce que je vais y faire, je capote.  Il y a un moment ou ma gorge se serre et je me dit : wow, qu’est-ce que j’ai pensé.  Je suis assise dans le confort d’une divan dans l’aéroport de Burlington aux États-Unis.  Puis, je regarde autour de moi.  Je sais que je comprends tous les codes, tous les fonctionnements, la langue, la culture d’ici.  Je me rends compte que là, je vais à l’autre bout du monde et il se peut très bien que je ne comprenne rien.

 

Aller vers l’inconnu

En fait, ça fait depuis longtemps que je veux aller en Afrique.  Pourtant, dès que j’ai commencé à planifier ce voyage-là, il y a eu beaucoup de réactions autour de moi.  On me disait, ben là l’Afrique c’est pauvre, c’est dangereux, ne va pas là.  Tu ne sais pas ce qui va t’arriver.  Finalement, j’ai décidé quand même d’y aller, mais ça ne veut pas dire que je n’avais pas peur.  J’avais déjà fait quelques pays en Asie, mais j’ai rarement rencontré des voyageurs qui ont fait l’Afrique de l’Est.  Puis là, j’y allais par moi-même.

Je me disais, et je pense que c’est la clé dans les voyages -pas de pression de performance, si je n’aime pas ça, je reviens quand je veux, ça ne sera pas un échec, ça sera une expérience de vie.  Donc, c’était ça mon mindset lorsque j’ai été en Afrique.  Juste de découvrir et d’être prête à revenir si je trouvais cela trop difficile.

Durant un safari au Kenya

Durant un safari au Kenya

 

Partie 2 Mon arrivée

La famine.  C’est le mot qui revenait constamment quand je parlais aux gens que j’allais en Éthiopie.

  • Hey, tu vas voir des enfants avec des gros ventres!  Fais attention pour ne pas mourir de faim!

Aie, aie, aie, je ne savais pas trop quoi faire de tous ces commentaires.  Dès que je suis arrivée en Éthiopie, la première question que je me suis posée, c’est ou j’allais dormir, ou j’allais manger.  J’avais l’impression que je ne savais rien.  Quand je suis arrivée, je me suis sentie vraiment ridicule.  Addis-Abeba, c’est une ville en plein essor.  C’est là que j’ai réalisé à quel point j’étais ignorante de ce qui se passait dans cette partie du monde.  Tout le monde me disait Welcome!  Bienvenue!  J’avais plein de conversations avec les gens, et ce qui ressortait c’était toujours le même message.

  • Nous sommes pauvres, mais on a tout pour s’en sortir, il y a tellement d’espoir ici.  Ça s’en vient.

La dernière fois que j’avais vu des gens aussi accueillants, c’était quand j’avais été au Bangladesh.  C’est pour cela que l’Éthiopie a été l’un de mes plus grands coups de cœur.

Le mythique café éthiopien

Le mythique café éthiopien

 

Une première journée qui permet de reprendre son souffle

Après la première journée, je me suis toujours sentie en confiance.  Il n’y a rien à craindre en Éthiopie.  Addis-Abeba c’est comme un curieux mélange de béton, de tôle.  Il y a des dizaines de cafés extrêmement bons, car il y a eu l’occupation italienne.  Croyez-le ou non, il y a plein de machines à expresso dans ce pays-là.  C’est absolument surprenant.  Oui, il y a quelques mendiants, mais rien comme ce qu’on aurait pu voir à la télé en parlant de l’Éthiopie.  Il y a avait aussi de gigantesques grues chinoises en train de construire de dizaines de bâtiments partout sur les montagnes, les églises et les mosquées.  Franchement, il y avait encore plus de grues qu’à Montréal.  C’était vraiment une ville en développement.

A Addis, alors que j’avais peur de la famine.  C’est le pays ou j’ai le mieux mangé en Afrique.  Le plat traditionnel est l’injera, c’est une grande crêpe faite de farine de tef.  C’est délicieux et ça ne coûte rien.  Ce n’est vraiment pas dans ce pays-là que je suis morte de faim, comme on me l’avait dit par chez nous.

 

Partie 3 Hey muzungu

Donc, je suis partie de l’Éthiopie, j’ai traversé le Kenya, je suis maintenant en Ouganda.  Tout se passe bien, je me suis maintenant adaptée au rythme africain.  Je suis toujours aussi fascinée par toutes les cultures que je vois sur mon chemin.  Puis, maintenant, je suis en Ouganda et j’arrive à Kabong.

Je me souviens d’avoir appelé ma mère en arrivant la-bas, il fallait que je réalise.  A travers ses yeux, j’essayais de me réveiller moi-même.  A force d’être dans l’inconnu à tous les jours, j’en étais arrivée à me créer une carapace, question de ne pas trop capoter.  Des fois que ce soit positif ou négatif, c’est juste intense d’être les deux pieds dans le voyage, dans quelque chose de si loin de ce qu’on connait. Comprendre, vivre, partager, découvrir, c’est un privilège tellement beau, mais ça prend aussi beaucoup d’énergie, et c’est ce que je réalisais après quelques semaines en Afrique.

J’étais rendue en Ouganda, un pays dessiné par ses frontières, mais aussi un pays remplis de différentes tribus.  J’étais maintenant à Kabong, chez les Karamojons.  Alors que je marchais dans la rue, j’ai rencontré une femme.

La femme ougandaise que j'ai rencontrée

La femme ougandaise que j’ai rencontrée

 

Le choc

J’ai eu un choc quand j’ai regardé dans les yeux de cette jeune femme ougandaise, elle m’a interpellée machinalement, comme beaucoup de gens font ici d’ailleurs.  Les locaux sont curieux de savoir ce que je fais dans le coin, il y a rarement des touristes par ici.  Elle m’a dit :

  • Hey muzungu!

Ca veut dire : Hey l’étranger.  J’ai ri, elle a rit aussi.  On s’est regardé, on a essayé de communiquer.  Elle portait une jupe carottée, plissée, des sandales faites avec des pneus recyclés, un p’tit bébé dans son dos, et des dizaines et des dizaines de scarifications sur son visage.  Elle riait de moi, l’étrangère, mais elle riait vraiment.  C’était vraiment bizarre comme moment, c’était vraiment comme si je rencontrais mon alter-égo ougandaise.

Même âge, même grandeur, même… même… on se ressemblait pas tant que ça finalement.  On ne pouvait pas se parler parce qu’on ne parlait pas la même langue, puis physiquement on se ressemblait pas du tout.  Je me disais, toi tu as un bébé accroché dans le dos, moi j’ai la contraception, toi tu as un pagne plissé, moi j’ai des pantalons de plein air.  Toi tu as des scarifications, puis moi, même en Afrique, je ne me défais pas de mon eye liner.  Tu habites dans une hutte. pis moi j’ai mon appart à Montréal.  Tu cuisines au feu de bois, pis moi sur mon four en céramique.

Les chèvres du restaurant

Les chèvres du restaurant

 

Des êtres différents

Sur le coup, ça été l’un de mes plus grands chocs en Afrique.  Je me disais comment la planète peut créer des êtres si différents.  J’ai dit à ma mère sur le coup :

  • Mom, c’est capoté!

Le soir, j’ai été un peu décompresser de cette expérience-là.  Je réfléchissais à tout ça, et je me disais : le monde est tellement grand, les cultures sont tellement belles et diverses.  En réalité, je suis vraiment privilégie d’être en Afrique de l’Est.  C’est vraiment à des années-lumières de l’image que je m’étais faite.  Que ce soit en Éthiopie, qui n’était pas du tout dans l’image de famine que j’avais dans ma tête, ou en Ouganda, ou j’ai rencontré des tribus très différentes partout ou j’étais.  Je trouve ça brut et beau.

 

Prise de conscience au restaurant

Le lendemain matin, je vais au resto.  Une femme me tend le menu et je commande de la chèvre.  Je ne comprends pas trop pourquoi, mais quand je dis ça, la femme me fait une grimace.  Quelques minutes plus tard, j’entends des cris.  Je comprends un peu ce qui se passe maintenant.  C’est que la femme est en train de tuer la chèvre, de la vider, de la découper et de la faire frire.  Elle coupe les patates, elle les fait frire également.

Vue sur un village en Ouganda

Vue sur un village en Ouganda

La chèvre

En fait, cette journée-là, je vais manger deux heures et demi plus tard, parce que il y avait tout ce travail la derrière la préparation de mon repas.  Sur le coup, ça me fait vraiment rire.  Je me rends compte que j’apprends avec l’expérience.  Ici, les menus ne servent vraiment à rien.  En fait, l’accès aux aliments dépend de bien des facteurs, dont le menu ne fait pas partie.  Comme la viande provient des animaux tués sur place et que Le restaurateur n’est jamais vraiment certain du nombre de clients qui se présenteront.  C’est certain qu’un animal est tué à la fois pour rentabiliser la viande.

Sur le coup, j’ai vraiment réalisé que j’aurai pu être beaucoup plus attentive au langage non verbal de la madame.  J’aurai juste pu comprendre que ce qu’elle me pointait sur le menu, c’est seulement ce plat-là, qu’elle avait.  Si j’avais été plus attentive j’aurai plus manger plus tôt.

Un autre choc

Après mon repas, je m’en vais sur la rue principale.  Je suis toujours à Kabong.  Autour du moi, il y a du béton, des kiosques qui vendent des crédits pour téléphoner, du riz, de l’huile.  Puis, tout à coup, mon compagnon de voyage me dit : Hey, j’ai vu l’os.  L’os de quoi? Je lui réponds.  L’os du petit gars.

Wow!  C’était une plaie infectée qui avait été trop loin.  Wow, c’est fou!

  • On continue à se promener?

C’est une conversation qui a l’air tellement simple, mais ça représente bien mon voyage en Afrique.  Des petits chocs, constamment, tout le temps, des moments qui ébranlent ta vision du monde.  Quand tu te rends compte qu’il y a des enfants avec des plaies ouvertes, dont on voit l’os.  -Je ne pense pas que ça reflète nécessairement la réalité africaine.-  Mais je pense que dans certains coins, oui, l’accès au soin de santé est vraiment minimal, et là je venais de le réaliser.

Kabong, tout simplement

Kabong, tout simplement

 

Partie 4 L’aventure humaine

Donc, là je suis rendue un peu plus au Sud de l’Afrique, j’ai fait déjà plusieurs pays.  J’ai fait le Kenya, l’Ouganda, l’Éthiopie, le Malawi, puis je suis rendue en Zambie.  Dans tous ces pays, le niveau de vie était assez semblable. Puis, de toute évidence, je me suis sentie à tout moment en sécurité.  Ça été plein de surprises, plein d’apprentissages, mais je me suis toujours sentie à ma place, bienvenue et accueillie.

Arrivée à Kabong

Là, je suis arrivée en Zambie, puis le climat a un peu changé.  Même si mon voyage s’est bien passé, je suis quand même un peu épuisée.  Ça fait déjà trois mois que je voyage avec mon sac-à-dos, puis avec mes deux chandails, mes deux paires de pantalons, mes sandales qui ont été dans la savane, la brousse, la jungle.  Ouf, je commence à sentir que j’ai hâte d’avoir un peu plus de confort.  J’ai roulé ma bosse à la recherche d’aventure inoubliables, mais surtout de compréhension (l’objectif de mon voyage).  On dirait que même si j’ai traversé tous ces pays là, et que j’ai un bacc.  en science politique, wow je me rends compte que la terre est immense et que je ne  comprends pas tout.

A travers mon périple, je me suis posé tellement de questions : les ONG, les grandes organisations internationales, la pauvreté, les cultures, le tourisme, l’environnement, les modes de vie variés des africains, l’économie informelle, le micro-crédit.  J’ai traversé plein de pays et j’ai encore plus de questions qu’avant.  On dirait que j’ai encore mois de réponses.

Au coeur de Kampala

Au coeur de Kampala

 

Aller à la rencontre des gens, le plus beau des cadeaux

J’ai vécu plein d’aventures.  J’ai fait de la moto en Ouganda, j’ai vu une horde d’éléphants au Malawi, j’ai eu des poussées d’adrénaline incroyables, car ce que je voyais je ne pouvais pas réaliser comment c’était intense.  Mais, je pense que ce que j’ai trouvé le plus intense dans mon voyage c’est l’aventure humaine.

C’est quand t’arrive à voir la beauté des gens, des langues, des coutumes en pennant les transports locaux, comme les tuk-tuks.  En vivant ces expériences-là, tu te rends comptes des conséquences du tourismes de luxe en Afrique, du culte omniprésent des personnes à la peau blanche, de l’impact de l’économie mondiale sur des petits villages de pêcheurs ou de l’impact un peu mitigé des ONG internationales présentes sur place.  Il y a des soirs ou je me suis endormie la tête pleine, lourdes de questions sans réponse, que m’avait donné les connaissances que j’avais acquises en Occident.

Dans un marché africain

Dans un marché africain

 

Ouf, être témoin des grandes inégalités sociales

Et là, j’étais arrivée en Zambie, et le contexte avait complètement changé.  Ici, le pays était plus industrialisé.  Puis à la frontière, alors que j’avais vu des huttes, ben là, j’étais assise dans un McDo et je mangeais les mêmes croquettes de poulettes que j’aurai mangées à Montréal.  Le reste de mon voyage de la Zambie, à la Namibie et l’Afrique du Sud, ça été vraiment différent de ce que j,ai vécu en Afrique de l’Est.  J’ai vu des pays déchirés par les inégalités sociales, j’ai vu des situations de violences et d’insécurité dans les endroits ou je pensais me sentir plus à l’aise, parce que c’était des pays un peu plus développés.  Je pensai qu’après trois mois dans la brousse, j’allais pouvoir relaxer un peu.  Mais non.

Réaliser l’impact des différents niveaux de vie

On aurait dit que je préférais vivre dans des pays ou le niveau de vie est moins élevé, mais ou les gens étaient plus égaux.  Ça donnait moins de tension sociale et je me sentais plus en sécurité moi aussi.  Il n’y avait pas de barres de fer entre les magasins, il y avait pas de chiens qui les gardaient.  La Zambie, la Namibie, l’Afrique du Sud, ça été quand même des gros chocs pour moi.

Même si ma fin de voyage a été un peu plus difficile, je suis quand même arrivée en Afrique du Sud en un seul morceau.  Pis je trouvais ça complètement fou.  Je me disais :

  • Wow j’ai traversé l’Afrique avec mon sac-à-dos!

Pis au final, je me pose encore plus de questions que quand je suis partie.  Parce qu’une des seules choses que j’ai appris c’est que plus on en sait, plus on sait que l’on ne sait pas.  J’étais fière d’avoir fait ce voyage-là.

En Afrique du Sud

En Afrique du Sud

 

Vivre ses rêves malgré tout

Au moment ou tout le monde me disait que c’était impossible, dangereux, inaccessible, fou, que j’allais mourir de faim.  Ben je l’avais fait, pis j’avais tellement appris.  Appris qu’au final je ne connaissais pas grand chose de l’Afrique et que l’image que j’avais de ce continent était complètement erronée.  Que c’était un continent en plein développement, que les communautés indiennes et chinoises avait vraiment compris et étaient des entrepreneurs sur le continent, bien plus que les Occidentaux.

J’avais aussi appris que l’Afrique n’est pas du tout un continent difficile à voyager.  Au contraire, ce sont des gens qui se visitent beaucoup dans la famille, et il y a tout ce qu’il faut pour faire un voyage sac-à-dos :  il y a des auberges partout, de la bonne nourriture aussi.  Ce qui est le plus difficile, c’est sur le plan humain.  Quand je suis arrivée à Montréal le lendemain j’ai écris ce petit texte.

Aller loin pour se redécouvrir

Des fois il faut que tu partes si loin pour te trouver.  Loin de tes normes sociales, tu découvres enfin tes propres vérités, loin de tes grands conforts, tu casses tes attentes irréalistes pour apprécier les choses simples comme un bol de riz ou de l’eau pour te laver.  Des fois, j’ai eu l’impression en Afrique que la ouate dans laquelle on est élevée nous empêche de penser.  Elle bouche nos oreilles.

En voyage, face à des réalités si loin de la tienne, tu te rends compte comment tu ne sais rien et que la vie c’est fait pour apprendre, pour remettre en question, pour se tromper et pour apprendre encore.  Je me suis dit que j’ai bien fait d’aller ailleurs pour vérifier si j’y étais, parce que oui finalement.  J’avais appris tellement de mon voyage en Afrique de l’Est.

Sur les dunes du désert de Namibie

Sur les dunes du désert de Namibie

Départ éminent en Afrique, direction le Cameroun!

Le guide de mon voyage

Le guide de mon voyage

Lonely Planet Africa 14th Ed.: 14th Edition

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