12 – Histoires oubliées du Cameroun

Me voici dans l’Ouest du Cameroun, une partie du pays du pays complètement différente de celles que j’avais visitées.  Ici, les gens sont majoritairement de confession musulmane et parlent principalement anglais.  Je savoure ce nouveau paysage et cet autre visage de la culture camerounaise.

D’abord, je me réhabitue au son de la première prière, célébrée vers 4h00 du matin et entendue dans toute la ville à partir des minarets de la mosquée.  J’avais déjà vécu cette expérience au Bangladesh et chaque fois, je suis fascinée par cette voix grave qui donne une ambiance mythique aux réveils.

Tôt le matin, je m’oriente vers le marché où j’admire les couleurs des vêtements des femmes.  Elles portent fièrement leurs boubous, des grandes robes fabriquées à la main par des couturières locales.  Inspirée, je me fais moi-même faire un habit!  J’avais déjà tenté l’expérience dans plusieurs pays, comme au Vietnam, au Cambodge ou en Inde; les vêtements locaux sont de toutes évidences les mieux adaptés à la culture locale, et c’est l’occasion idéale de se faire faire des vêtements sur mesure tout en encourageant l’économie du coin.

Le marché de Bafoussam est l’un des plus beaux que j’ai vu.  On peut y trouver une variété extrêmement impressionnante d’épices fraîches récoltées dans les environs.  D’ailleurs, j’en profite pour faire le plein, afinremplir les armoires de mon appartement à Montréal.  La femme à qui j’achète toutes ces épices a de grands yeux ronds voyant tout ce que je prenais, je sais qu’en lui achetant directement ses produits, j’investie dans sa famille et son commerce.

Puis, je me dirige vers le point culminant de la ville…  le château!  Sincèrement, c’est la deuxième fois que je tombe sur le telle construction en Afrique.  C’est absolument magnifique.  Je suis toujours étonnée de constater à quel point j’en sais peu sur l’histoire du continent avant la colonisation.  Devant cet imposant bâtiment, dont un géante fresque de céramique décrit l’évolution et les personnes y ayant séjourné, j’ai le même sentiment que lorsque j’avais découvert un autre château en Éthiopie : http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2015/08/11/gundar-la-magnifique/.

Je découvre avec surprise toute l’histoire de la communauté Bamoune et sa descendance sur le trône.  La visite est très bien organisée par des guides locaux passionnés par le partage de leur savoir.

Mon ignorance me fend le cœur et j’en reviens à même conclusion que je m’étais faite lors de mon précédent voyage en Afrique de l’Est : l’Afrique est remplie de si multiples richesses, personnes, histoires et savoirs…   http://pleinairvoyagesetcompagnie.com/2016/03/12/40-epilogue-de-cette-epopee-africaine/

Je suis toujours aussi choquée de constater à quel point le reflet de ce qui nous est transmis en Occident concerne simplement la pauvreté et/ou les conflits présents dans certaines régions, alors que des villes dynamiques comme Bafoussam sont si belles et ont tellement à offrir aux voyageurs.  L’industrie du voyage sac-à-dos est inexistence dans cette partie du monde pour plusieurs raisons, mais entre autre pour cette dernière, l’image erronée transmises de ces lieux ou le manque de médias donnant accès à de telles informations.  Bref, je suis tout à fait enchantée d’avoir mis les pieds dans cette partie du Cameroun, d’avoir pu en savoir plus sur cette partie fascinante du pays.

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