40 – Épilogue de cette épopée africaine

Voilà, c’est fait!  J’ai traversé l’Afrique avec mon sac-à-dos!  C’est incroyable!  C’était magique, éreintant, magnifique, surprenant, drôle, inusité et très accueillant.

  • J’ai dormi parmi les singes en Éthiopie.

6 – Siemens Mountains – Partie 1

-J’ai rencontré les femmes Samburu d’Umoja au Kenya.

16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

-J’ai traversé le terres de Karamojons en moto en Ouganda

22 – Faire de la moto au royaume des Karamojons

-Je me suis perdue dans les mangroves en Tanzanie

29 – La plage secrète

-J’ai été réveillée par une horde d’éléphants au Malawi

33 – Le paradis se trouve au Malawi

-J’ai admiré les magnifiques chutes Victoria en Zambie

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

-J’ai fait du pouce vers le désert de Namibie

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

-Et j’ai grimpé la montagne de la Table en Afrique du Sud

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Une chose est sûre, j’ai appris sur moi et sur les autres.

A l’heure où beaucoup m’ont dit que ce voyage était impossible, dangereux, inaccessible et fou, je suis fière de ne pas avoir écouté les peurs des autres… et les miennes.

Le lendemain de mon retour à Montréal, j’écrivais ce texte un peu brut, le fruit d’un mélange de mes derniers voyages, de beaucoup de fatigue, de chocs et de belles découvertes culturelles et, surtout d’un besoin insatiable de compréhension du monde complexe dans lequel nous vivons.

Le voici :

«Des fois, il faut que tu partes si loin pour te trouver.  Loin de tes propres normes sociales, tu découvres enfin tes propres vérités.  Loin de ton grand confort, tu casses tes attentes irréalistes pour apprécier les choses simples, comme un lit, un bol de riz, de l’eau chaude pour te laver.  Des fois, j’ai l’impression que la ouatte dans laquelle nous sommes élevés nous empêche de penser.  Elle nous bouche les oreilles.  Trop habitués à nos propres standards, on en oublie qu’il existe d’autres manière de fonctionner et que la vie, c’est pas un chemin bien tapé, mais bien un fabuleux labyrinthe, avec bien des options et bien des culs-de-sacs.  Des fois, j’ai l’impression que la société nous enseigne qu’il y a un bon chemin.  Que si tu veux réussir dans la vie, c’est celui-là que tu dois choisir.  Après le primaire, c’est le secondaire, puis le cégep, l’université.  Et puis là, tu te retrouves avec un diplôme en poche et peut-être un job.  Mais ton diplôme et ta job, ils te rendent pas nécessairement heureux.  Et tu te retrouves dans la vie.  Tu sais pas trop comment faire, mais on te dit que là, tu es un adulte…

Bon, là tu hésites.  Tu te dis, c’est ça la vie?  Puis, tu pars en voyage et tu te rends compte que :

-Tu ne sais pas comment négocier un taxi en Inde.

-Tu ne parles pas assez de langues pour communiquer avec tous les humains de la terre, dont les gens du Laos.

-Tu es fasciné par les minorités tibétaines, alors que tu en connais si peu sur les autochtones du Québec.

-Tu danses la bacchata en République Dominicaine, alrs que tu ne danses jamais la danse en ligne au Québec.

– Tu pensais que faire de la moto c’est dangeureux, alors que c’est capoté en faire au Vietnam.

-Tu pensais que toutes les capitales des différents pays du monde sont organisées, alors que tu as vu un éléphant traverser la ville à Phon pen au Cambodge.

-Tu pensais que la distance normale entre deux être humains qui ne se connaissent pas est deux mètres, alors qu’au Bangladesh, c’est plutôt 5 cm.  

-Tu pensais que les insectes ça ne se mangeait pas, alors que tu as avalé un scorpion en Chine.

-Tu pensais que l’enfance était faite pour jouer, alors que tu as vu des enfants sniffer de l’essence à Katmandou.  

Et tu te rends compte que tu sais rien.  Rien de rien.  Et que la vie, c’est fait pour apprendre, pour remettre en question, pour se tromper et pour apprendre encore.
Donc, va donc voir ailleurs si tu y es, peut-être que oui, finalement.  »

 

Aller!  Sur ces sages paroles, je serai de retour la semaine prochaine, avec le récit de mon dernier voyage en Chine 🙂

 

 

 

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