Roadtrip au coeur de la Baie-James

Il existe un Québec méconnu des Québécois.  Un Québec traversé par de profondes forêts et transpercé par des kilomètres d’eau.  Un Québec, qu’en tant que passionnée du plein air, je voulais absolument découvrir. J’ai donc entrepris de traverser la Baie-James.  J’avais un objectif : aller jusqu’au bout des 620 kilomètres de la route traversant la région.

À mesure que la distance s’accumule, je réalise à peine que je me rendrai au bout de la route la plus au nord du Québec.  Je suis trop occupée à observer l’ampleur du territoire, rempli de maigres arbres d’un vert profond et d’un jaune serein.

En portant attention aux multiples paysages différents, il est possible de lire l’histoire de ces lieux : feux de forêt, détournements de rivières, froids hors du commun.  L’espace est marqué par le climat.

La nature semble indubitablement toujours reprendre sa place.  En effet, même si cette région a été transformée par la main de l’Homme en raison de plusieurs barrages hydroélectriques, il semble que les mousses multicolores, les rivières, les torrents et les rapides continuent de forger cet environnement atypique.

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Loin de tout, la préparation est importante pour ce type de périple : repérage préalable des stations-services et ajout de couvertures, de nourriture et d’eau aux baguages sont des éléments nécessaires et essentiels pour une traversée en toute sécurité.

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En définitive, traverser la Baie-James en voiture est un périple absolument unique.  La route de la Baie-James livre une expérience intense au cœur de la nature.  Chaque halte routière offre un point de vue particulier sur les nombreux cours d’eau qui sillonnent le territoire.  D’ailleurs, le paysage s’est révélé être tout à fait différent de ce que j’ai connu dans le sud du Québec.  La Baie-James est un endroit mythique et je recommande cette destination à tous les passionnés du plein air québécois !

Article écrit en collaboration avec Tourisme Baie-James

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

Je suis maintenant en Zambie, à quelques mètres du Zimbabwe : les chutes Victoria se situant à la frontière des deux pays.  Le paysage est magnifique, mais je suis arrivée ici bien par hasard!  C’est que je ne pensais pas visiter la Zambie!

Avec le temps qui file, j’avais évalué mes options pour arriver à temps pour mon vol en Afrique du Sud dans à peine quelques jours!  Aussi, je me suis renseignée au Malawi, afin de savoir le prix des billets d’avion.  En parlant à la dame au comptoir, j’avais négocié un prix en dollars US, confiante que bien qu’un peu serrée, j’allais arriver à entrer dans mon budget.

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Le prix fixé, la tête libre, je suis alors préparée ma dernière fin de semaine de trek au Malawi.  J’avais dans l’idée de revenir le lendemain matin réserver mon billet d’avion avant de partir en randonnée.

Seulement, une fois revenue le lendemain… la dame me rappelle que je n’ai pas négocié en dollars US, mais bien en Kwacha, la monnaie locale.  Eh bien, eh bien… le prix du billet passe maintenant du simple ou double!!  Je suis sous le choc.  Cela dépasse largement ce que j’avais discuté avec mon porte-feuille 🙂

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Alors, je décide que non… c’est trop!  J’étais déjà réticente à dépenser autant d’argent pour me déplacer rapidement.  C’est décidé, adieu mon dernier trek au Malawi, je retraverserai aujourd’hui le pays pour me rendre en autobus en Afrique du Sud… ce qui sera nettement moins cher!  Et hop, il y a toujours des imprévus en voyage, et une erreur de compréhension est si vite arrivée  🙂

En deux temps, trois mouvements, je retourne à mon hôtel, défait mon sac de trek et remballe mes choses et mon passeport pour traverser la frontière avec la Zambie.  Comme je n’étais pas supposée y mettre les pieds, je ne connais rien ce que pays, mais qu’à cela ne tienne j’irai.  Et me voilà déjà dans l’autobus, les genoux renfoncés vers ma poitrine, un autre bébé sur les genoux!

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Le visage collé sur la vitre sale de l’autobus, je ris.  Franchement, quelle prise de décision intense!  Le temps est maintenant compté, dans quelques jours à peine, je dois prendre un avion à Cape Town pour retourner au Canada.  Toutes mes sorties touristiques sont maintenant numérotée en terme de temps, et doivent en vraiment valoir la peine!  Et les chutes Victoria en font partie!

Comme bien des Canadiennes, j’ai eu la chance d’aller visiter les chutes Niagara, mais là… Wow!  Les chutes Victoria sont sans pareil!  Gigantesques, magnifiques…  et mouillées!  Ici, impossible de rester au sec!  L’air est carrément de l’eau!

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Et la végétation est si belle!  Dans une zone aussi humide, la couleur de la flore est à la hauteur des attentes de n’importe quel voyageur!

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Finalement, je suis bien heureuse d’avoir mal compris la dame au sujet du prix du billet d’avion, je visiterai la Zambie et je me rappellerai pour toujours des chutes Victoria!

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Pour voir la vidéo :

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Et vous, avez-vous déjà eu un changement de plan aussi drastique en voyage?

 

Rooster Comb et Lower Wolfjaw

J’adore faire de la randonnée!  J’en ai fait beaucoup au Québec, mais je dois avouer que les monts Adirondacks, à la frontière des États-Unis, offrent un mélange d’intensité et de dépaysement très intéressant à seulement deux heures de Montréal.

 Je suis donc partie vendredi soir pour le très joli village de Keen, afin d’être en mesure de commencer tôt la randonnée du lendemain, un bon 16 km.  J’ai eu la chance de dormir au Brookside Motor Inn, une auberge idéale pour son rapport qualité-prix.  En plus, chaque chambre a sa cuisinette, ce qui permet de préparer ses repas soi-même.

Je ne prends jamais une randonnée dans les Adirondacks à la légère.  Les montées sont intenses et souvent à flan de falaises.  Une bonne préparation n’est jamais à négliger, surtout l’hiver où certaines parties des sentiers sont recouvertes de glace.  En effet, faire de la randonnée durant cette saison nécessite d’être bien équipé : raquettes, crampons, bâtons de marche, plusieurs couches de vêtements respirants et pouvant être enlevés et remis facilement, et nourriture en qualité suffisante sont nécessaires.   La température varie de manière importante de la base de la montagne jusqu’à son sommet, il faut donc prévoir plusieurs types de température.

 Toutefois, le jeu en vaut la chandelle.  La beauté des sentiers enneigés, le sentier d’être au coeur des nuages et la vue des gigantesques arbres remplis de neige rendent cette randonnée magique.
  
  

Bref, Rooster Comb et Lower Wolfjaw sont à découvrir!

33 – Le paradis se trouve au Malawi

-Ewe! Ewe! Ewe!

Au milieu de la nuit, j’entends des enfants crier… Réveillée en sursaut, je me demande vraiment ce qui se passe!  C’est que ces enfants sont bien occupés!  Ils ont pour mission de protéger les champs de maïs des éléphants qui se délectent de cette nourriture sucrée.  Et en leur criant «Toi! Toi! Toi», ils essaient de leur faire peur pour protéger leur récolte!  Toute une tâche pour des enfants entre 5 et 10 ans!

Bon, mon enfance était clairement à mille lieux de la leur!

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Je me trouve au Parc National de Liwonde, et l’endroit où je dors est situé à l’intérieur de l’enceinte du parc.  Le soir, en soupant, j’entends des phacochères se promener derrière moi… C’est surréel, les animaux sont partout!

Après avoir visité plusieurs pays d’Afrique, je dois dire que les safaris du Malawi sont vraiment incroyables.  Le coût est vraiment plus raisonnable qu’ailleurs et les animaux sont autant au rendez-vous!  La savane, c’est simplement trop beau.

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Devant ces bêtes incroyables, je me sens vraiment à des kilomètres du Québec!  Est-ce que je suis vraiment en train de regarder une horde d’éléphants, avec des petits bébés au milieu?  Et le lézard-là, il doit faire au moins deux pieds de long… Woah!  Je savoure ma chance!

Après avoir traversé le parc, je prends le bateau et je me dirige vers les hippopotames.  Le petit bâteau dans lequel je suis ne s’approche pas trop de ces mammifères géants : c’est qu’apparemment, c’est la deuxième cause de mort en Afrique, les hippos agressifs!! Ça doit être l’une des journées les plus intenses de ma vie!  Ces animaux sont gigantesques…  et sous un coucher de soleil magnifique, j’apprécie leurs grands cris rauques, en espérant qu’ils ne me mangeront pas!

Je vous laisse avec le vidéo.  Le paradis se trouve vraiment au Malawi…

Et vous, quel animal rêvez-vous le plus de voir?

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