Deshydrater legumes et fruits en cinq etapes faciles!

Je poursuis ma serie sur la deshydratation.  Aujourd’hui, c’est le tour des legumes et des fruits!  C’est tres facile et surtout tres nutritif en trek 🙂

1 – Couper le legume en fines lanieres. 


2 – Disposer les tranches sur du papier parchemin.  

  
3 – Mettre le four a 150 degres.

 
4 – Laisser un espace pour passer la vapeur et attendre le resultat dans 7 a 8 heures.

  
5 – Et voila!

   

A repeter encore et encore pour une variete de nutriments lors des randonnees de longues durees!

   
    
  

20 – Hey Muzungu!

Je me souviens d’avoir appelé ma mère en arrivant à Kabong.  Il faillait que je réalise! A travers ses yeux, j’essayais de me réveiller moi-même.  À force d’être dans l’inconnu tous les jours, j’en suis arrivé à me créer une carapace, question de ne pas trop capoter.  Des fois, que ça soit positif ou négatif, c’est juste trop intense d’être les deux pieds dans le voyage, dans quelque chose de si loin de ce que tu connais.  Comprendre, vivre, partager, découvrir, c’est un privilège tellement beau, mais cela prend aussi beaucoup d’énergie aussi.  Au téléphone, je lui ai alors raconté ce récit :

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J’ai eu un choc quand j’ai regardé dans les yeux de cette jeune femme ougandaise.  Elle m’a interpellé machinalement, comme beaucoup de gens font ici.  Les locaux sont curieux de savoir ce que je fais dans leur coin, presqu’aucun touriste ne vient par ici.  Elle m’a dit : «Hey Muzungu!» : «Hey l’Étranger!».

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J’ai ris, elle a rit.  Puis, on s’est regardé, on a essayé de communiquer.  Elle portait une jupe carottée plissée, des sandales faites avec des pneus recyclés, un petit bébé dans son dos et des dizaines de petites scarifications dans son visage.

Elle riait de moi, l’étrangère.  Je rencontrais mon alter-égo ougandaise.  Même âge, même grandeur, même…  mais non…  on ne se ressemble pas finalement.  On ne pouvait pas se parler, puisqu’on ne parlait pas la même langue.  Je me disais : «wow, on est tellement différentes!»

Toi avec ton bébé accroché dans ton dos, moi avec ma contraception, toi avec ton pagne plissé et moi avec mes pantalons, toi avec des scarifications, moi avec mon fond de teint, toi avec ta hutte sur la plaine, moi avec mon appart à Montréal, toi avec ton feu de bois, moi avec mon four en céramique.

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Comment la même planète peut créer des êtres si différents?  C’est capoté, que j’ai dit à ma mère.


Le soir pour décompresser de tout ça, je prends une bière sur grosse roche, près de l’hôtel.  Dans la pénombre , je peux réfléchir.  Le monde est si grand, les cultures si diverses et belles.  Je me sens vraiment privilégiée d’apprendre à en connaître quelques unes en Afrique de l’Est.  J’en savais si peu avant de partir.  Et la réalité est à des années-lumières de l’image que je m’étais faite.

Pendant que je me pose mille questions sur la vie, un homme passe devant moi avec une brouette pleine de chèvres égorgées et sans peau.  Quelle vision suréaliste!  Je soupire.  C’est si magnifique, Kabong.  C’est si brute, le royaume des Karomojongs.

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Et vous, est-ce que le voyage vous a fait réfléchir?  Avez-vous déjà eu le sentiment d’être si différents des gens que vous visitiez?

 

Un petit coup de neige!

L’hiver est arrivé à Waskaganish et je dois dire que c’est tellement beau!  Le paysage est complètement transformé.  Je suis donc aller prendre quelques photos.

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Les motoneiges ont remplacé les quatre-roues et les rues sont devenues des patinoires pour le hockey.  Moi, de mon côté, je planifie une sortie de raquettes pour très bientôt!

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Quelque chose me dit que je ne resterai pas souvent à l’intérieur cet hiver.  J’ai même déjà commencé un igloo dans ma cours!

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A bientôt!

Waskaganish

Rivière Rupert
Rivière Rupert

19 – La panne sèche

J’ai décidé d’aller au parc national de la vallée de Kidepo, dans l’extrême nord de l’Ouganda.  Ce parc étant relativement peu visité par la population locale, j’ai bien vite compris que peu de transports en commun se rendaient jusqu’à cet endroit…  L’aventure recommençait!

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Nul besoin de dire que le paysage changea drastiquement!  Des grandes étendues vertes de Sipi Falls, je me retrouvais littéralement au Far West!  Ainsi, j’ai pris un bus, puis un autre, pour enfin me retrouver bloquée…  Il était 6h00 de l’après-midi et je ne pouvais plus continuer mon chemin, car aucun transport n’allait plus loin pour la journée. J’attendais sur le bord de la route depuis déjà 1h30, je devais me rendre à l’évidence…  je n’irai pas plus loin ce soir.

Je me suis alors mis à chercher un hôtel, ce que j’ai rapidement trouvé.  Le soir, je me couchais tôt espérant trouver un autobus pour le lendemain…

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Dès le levé du soleil… je me réveille en sursaut!!  J’entends le klaxon d’un gigantesque autobus voyageur devant ma porte de chambre!  Il est 6h00 du matin, je n’en crois pas mes oreilles!!

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Je m’habille rapidement et je ris!  Et oui, toute la petite ville où je suis s’est passé le mot : des étrangers sont arrivés et ils cherchent un transport pour aller au Nord!  Cette situation est surréelle.  Malheureusement, je n’ai pas réglé la chambre et mes baguages ne sont pas faits, je laisse donc passer cette opportunité organisée à ma grande surprise par la ville. 🙂

Réveillée, je ramasse donc mes choses et j’entreprends d’aller déjeuner.  A peine assise, on me propose un nouveau transport : c’est vraiment officiel, tout le monde sait maintenant que des étrangers sont ici!  Les gens sont gentils, tous veulent m’aider.  J’avale rapidement mon repas et je suis repartie dans l’auto d’un homme rencontré au restaurant.

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Me voici repartie… dans le Far West! C’est sec, je n’ai jamais vu quelque chose comme cela.  Le sol est rouge, les arbres cactus sont partout!  L’homme m’informe rapidement que la région est à sec d’essence et qu’il se peut que nous ayons des problèmes.

Après 3 heures de route, nous sommes effectivement à sec ; c’est la panne. Nous arrivons dans une petite ville, mais il n’y a plus d’essence à la station service locale.  Je dois avouer que cela ne m’est jamais arrivé : faire un arrêt dans une station n’ayant plus d’essence… Après avoir parlé à plusieurs personnes, mon conducteur achète un litre d’essence à gros prix à un Ougandais qui avait déjà fait des réserves pour faire un profit plus tard.

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Après  une autre heure et demie de route, c’est une fois de plus la panne sèche.  Nous poussons la voiture sous la grande chaleur de cette étendue désertique, mais ce sera impossible de l’amener jusqu’à la prochaine ville, vu la distance.  Épuisée de m’assoie sous un arbre cactus.  Pour me faire rire, l’homme me fait goûter à de l’aloès ; il y a des plants vraiment gigantesques partout.  C’est définitivement l’aliment le plus astringent que j’ai goûté de ma vie!  Il m’explique que cette plante est couramment utilisée pour les coups de soleil, ici.  C’est une chose que j’admire toujours des peuples rencontrés en voyage, tous utilisent leur environnement rapprochés pour diverses utilités quotidiennes, sans avoir recours à des produits transformés, j’admire cette manière de fonctionner.

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Deux heures sont maintenant passée dans le calme le plus plat, la chaleur est intense, notre groupe laisse le temps passer patiemment.  Soudain, quelqu’un en moto vient nous porter de l’essence.  C’est un miracle!  Je commence à comprendre la solidarité africaine : tout le monde s’entraide face aux pépins de la vie.  🙂  Je n’ai aucun idée comme le message de notre panne s’est rendue jusqu’au prochain village, mais nous avons bel et bien en notre possession le désiré liquide.

Je rembarque dans l’auto et j’arrive maintenant à Kabong : le pays des Karamojongs…. Plusieurs Ougandais m’avaient dit de ne pas m’aventurer jusqu’ici.  On disait bien des choses sur ce peuple, et j’étais maintenant prête à découvrir si toutes ces rumeurs étaient vraies… A suivre!

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Et vous, avez-vous déjà été en panne lors d’un voyage, comment cela s’est-il déroulé?

 

Déshydration 101 : Comment déshydrater du poulet

Pour les randonnées de longue durée ou en autonomie totale, la deshydratation est un essentiel. 🙂 J’ai commencé à utiliser cette technique lorsque j’ai traversé les Monts Groulx ; une randonnée de cinq jours sans point de ravitaillement.

Avec la tente, le sac de couchage, le matelas de sol, les vêtements chauds et tout le tralala, je n’avais plus beaucoup de place pour l’essentiel… La nourriture! :). La déshydratation permet donc d’emmener avec soi des élements très nutritifs, sans le poids y étant associé.  Voici donc la technique pour le poulet, une collation facile à préparer et remplie de protéines!

1 – S’assurer que les ustentiles utilisés sont bien lavés, pour éviter tous types de contamination.

  

2 -Couper le poulet en très fines lanières.

  

3 – S’assurer que les plaques du four sont bien espacées.

  

4 – Étendre du papier pachemin sur chacune des plaques à biscuits utilisées.  Le papier aluminum ou le papier ciré ne fonctionnent pas.

  

5 –   Disposer les lanières de poulet sur les plaques sans que celles-ci ne se touchent.

  
  
6 – Fermer le four et laisser un espace pour laisser passer la vapeur d’eau durant la déshydratation.

    

7 – Laisser le four déshydrater durant 7 à 8 heures à une temperature de 150 degrés ou jusqu’à le poulet ait une texture croustillante et sèche.

  
 

8.  Conserver le poulet dans un endroit sec pour une conservation de 4 mois ou au congélateur pour une conservatiom de 8 à 12 mois.

  
Voilà! 🙂 Tout est prêt pour votre prochaine randonnée!

18 – Bienvenue en Ouganda!

Bienvenue en Ouganda!  Après avoir traversé ma première frontière en moto, me voici à Sipi Falls.  Et c’est magnifique!

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Après les paysages secs du Kenya et de l’Éthiopie, je me retrouve dans un environnement complètement nouveau.. et humide.  La végétation verdoyante côtoie les petites plantations de cafés, de bananes et de plantains que les gens font pousser derrière leurs maisons.  Les cours arrières sont ici de vrais garde-mangers.

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De bon matin, je pars donc à pied découvrir la région.  C’est tellement beau.  Je croise des enfants en uniforme aller à l’école et des femmes faisant la lessive dans la rivière.

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Puis, plus tard, je monte découvrir les fameuses «Sipi Falls».  J’ai rarement vue des chutes aussi impressionnantes.  Gigantesques, elles se jettent sur des rochers moussus et couverts d’une épaisse couche de végétation.

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Franchement, c’est un coup de coeur.  Tant de beauté et de nature, l’Ouganda s’annonce être un pays fantastique!

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Et vous, avez-vous déjà visiter des chutes aussi magnifiques?  Où était-elle situées?

Pêcher à la Rivière Broadback

Et je me suis finalement lancée!  La canne à pêche à la main, j’ai regardé sur youtube comment faire le noeud pour attacher un <<leader>> .  15 minutes plus tard, j’ai mis l’hameçon, un gigantesque hameçon, provenant du vieux coffre à pêche au fond de ma valise d’auto.  J’étais heureuse : j’allais pêcher!

  
  
Ah la grande aventure!  Il n’y avait que moi, la rivière immense, et la roche sur laquelle je pêchais.  C’etait bien beau!

  

  

Une belle journée au grand air! 

 Bon, je n’ai rien péché, mais quand même, je me suis consolée en faisant griller des saucisses 🙂
  
Et je vous raconte pas les couchers de soleils du la route du retour.  Ça aussi, ça fait partie d’une belle journée de pêche!

  

17 – Kisumu et son fabuleux marché

Pour accéder facilement à la culture locale, il n’y rien comme un bonne visite au marché!  Ici, c’est la vraie vie : les gens viennent y acheter les légumes, les fruits et les épices du coin quotidiennement, et discuter des dernières nouvelles du village derrière leurs kiosques.  Personne n’y passe inaperçu et on dirait à chaque fois que tout le monde se connait.  Au menu, des couleurs, des odeurs et beaucoup de culture!

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Le marché de Kisumu a été l’un de mes préférés dans tout mon voyage en Afrique de l’Est.  Un coin pour les légumes, un autre pour les épices, un pour la viande.. plein de grosses pièces de viande.  Ici, tout est en vrac et on enveloppe nos achats dans du papier journal.  C’est toujours en voyageant que je me rends compte que notre manière de faire notre épicerie n’est pas écologique du tout!

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Il y a aussi les marchés extérieurs où le sol est tellement piétiné qu’on dirait du ciment! On y vend de tout : souliers, plats, matériel de cuisine, vêtements, tout y est 🙂  En plus, avec les parasols, tout le monde est protégé du soleil.  IMGP0267

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J’adore faire les marchés en voyage, c’est un moyen direct de vivre le quotidien des gens et d’encourager l’économie locale.  En plus, c’est une activité tout à fait gratuite et parfaite pour les voyages de type sac-à-dos, un vrai musée vivant des habitudes locales!  J’ai déjà hâte à mon prochain marché pour faire le plein d’épices.  🙂

Et vous, allez-vous dans les marchés quand vous voyager?  Quel a été votre marché préféré?