Faire de la plage à la Baie James

Cette fin de semaine, j’ai eu la chance de visiter Nemaska, et d’y découvrir une plage fantastique.  Les pieds dans l’eau, le visage au grand vent, les sandales abandonnées dans le sable, j’étais loin de me douter que je me retrouverais au bord de la plage, ici!

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Le lac Champion, à l’entrée de la communauté, est d’un bleu incroyable!  Il est possible de le contourner par une passerelle en bois bien agréable.

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Près de la communauté, se retrouve le camp de Nemiscau à partir duquel il est possible de monter une «montagne» ou grande colline où l’on peu observer toute la région.  Attention aux ours!  Mes amis en ont rencontré un!  Nous avons aussi vu des traces de loups 🙂

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Voici une vidéo offrant la vue du sommet.  C’est vraiment impressionnant d’observer l’immensité du territoire.  Le Québec est si grand.

La route pour aller à Nemaska est bien différente de celle de Waskaganish.  Moins de forêt de pins, et plus de plaines : le paysage en vaut vraiment le détour!

Et c’est sans parler des couchers de soleil 🙂

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16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

J’avais entendu parler de ce village part l’intermédiaire d’un article dans la Gazette des femmes.  Lorsque je me suis rendue compte que j’étais justement à près de ce lieu, je me suis dis que je devais absolument aller y faire un tour!  Aucun autobus ne s’y rend directement, il faut donc demander aux passagers locaux de vous indiquer l’endroit exact où il faut débarquer.  Aller à ce petit village en soi est une belle aventure est une belle aventure.

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Umoja est un village de femmes Samburu du Nord du Kenya.  L’histoire de la création de cet endroit est bien triste.  On raconte que certaines de ces femmes ont été violées par des soldats britanniques, puis répudiées par leurs maris suivant ces événements, celles-ci étant désormais considérées comme impures.  D’autres encore ont encore vécu de la violence domestique ou un mariage forcé.  Les femmes victimes de ces situations se sont alors regroupées pour assurer leur avenir, sans les hommes.  Un situation extrêmement rare au pays.

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Pour assurer la survie du village, les femmes pratiquent aujourd’hui l’élevage et ont adapté leurs maisons, afin de pouvoir accueillir des touristes et vendre l’artisanat traditionnel.  J’ai beaucoup apprécié découvrir les habitations typiques de ces femmes, de mêmes que leur manière culturelle de s’habiller.  Très colorées, les femmes portent d’épais colliers de perles faits à la main, c’est vraiment magnifique.

Aujourd’hui, les habitantes d’Umoja peuvent avoir des compagnons et ainsi, bâtir une famille. Toutefois, les hommes ne peuvent vivre avec elles et l’éducation des enfants est assurée par l’école du village.  Éventuellement, les enfants mâles quitteront également ce lieu.  La popularité touristique de la communauté, a engendré par le passé certaines tensions avec l’entourage environnant, jaloux des mœurs et de la prospérité y ayant été bâti.

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Comprendre l’histoire d’Umoja est une expérience très intéressante.  J’ai bien fait d’y faire un petit arrêt!

Et vous, avez-vous déjà eu l’occasion de visiter un initiative semblable à travers le monde?

 

 

Randonnée au Mont Laurier et dans la zone récréative du lac Matagami

J’ai découvert, dans la zone récréative du lac Matagamie, une flore magnifique.  Moi qui a toujours prêté attention aux types d’arbres vus durant mes randonnées, je me suis intéressé ici… aux mousses!  Le sol de la forêt est recouvert d’un épais tapis humide formé de mousses et de lichens de toutes les formes et couleurs.  C’est franchement impressionnant.  J’ai rarement prêté autant attention à mes pieds que dans ce sentier! Et c’est sans compter tous les champignons rouges, bruns et beiges!

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La zone récréative du lac Matagami offre plusieurs km de sentiers dans une forêt certainement unique en son genre, avec des entrées aux kilomètres 10, 12 et 18 de l’autoroute de la Baie James.  Je suis allé découvrir les sentiers au km 12.  Le paysage était magique, c’est certain!  En particulier le sommet du Mont Laurier, où les épinettes nageaient dans un épais brouillard.  Wow!  Par contre, je dois avouer que le sentier n’était pas toujours bien indiqué, et qu’il aurait été facile de se perdre à certains endroits.

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Malgré cet élément, cette randonnée est très jolie!  J’ai eu un fun fou à marcher dans les sentiers moussus!

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En plus, j’ai eu la chance de dormir dans un gite fantastique à Matagami : Le gite de la belle rivière.  Des propriétaires bien sympathiques et des lits trop confortables!

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15 – Hell’s Gate National Park – L’unique safari à vélo!

Faire un safari à vélo, c’est possible!  D’ailleurs, c’est une expérience complètement différente d’un safari classique.  Je ne me souviens pas d’avoir été aussi émerveillée de ma vie, car je n’ai jamais été aussi près des animaux sans leur faire peur.  C’était vraiment inoubliable!

Sur mon vélo, mes cheveux aux vents, je pédale vers les… zèbres!  Quel moment incroyable!

Et puis, quelques mètres plus tard,  j’aperçois… une giraffe!  C’est un animal tellement grand!  Sur le coup, je lâche mon vélo et je commence à la suivre. C’est complètement surréel.

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En fait, j’ai choisi de visiter ce parc national, car c’est l’un des moins cher du Kenya.  Et comme je suis un budget, c’est l’endroit idéal pour moi.

Ce parc est unique en son genre, car il est possible de faire ce safari en vélo. L’établissement  ne comporte pas d’animaux dit «prédateur», mais il en vaut quand même vraiment la peine!  Le silence du vélo en comparaison avec un véhicule motorisé en fait toute la différence!  De toute manière, la location d’un jeep était trop dispendieuse pour moi, alors pourquoi ne pas se déplacer en vélo de montagne, avec des selles dures comme la pierre.  🙂

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Pour profiter au maximum de la faune, je suis arrivée tôt et les animaux étaient tous au rendez-vous.  Arriver à l’aurore est la meilleure façon d’entrer en contact avec ces derniers.  

–Allo les zèbres, les antilopes, les phacochères!  C’est moi, Andy! 

Mon vélo file et je n’en crois pas mes yeux!

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À l’entrée, la route de terre débouche directement sur de gigantesques falaises, formées par la lave.  Mon vélo traverse ce paysage.  L’air est si pur.  Je ne sais pas où regarder.  

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Plus tard, vers la fin de ma visite, je reviens sur mes pas, les animaux sont partis, et les jeeps sont arrivés.

Mais, moi j’ai vu tous les animaux!  Ah! Ah! 🙂

Et vous, avez-vous déjà fait un safari?  Comment s’est déroulé votre expérience?

 

 

Cueillir des bleuets à Waskaganish!

J’ai officiellement commencé à découvrir mon nouveau chez moi.  J’avoue que je suis encore étonnée de constater que j’habite si près de la nature!  Presque dans la nature :), puisque des qu’on sort de Washkaganish, la forêt est partout!

Par contre, pour faire du plein air, j’ai dû aussi apprendre à connaître la route!  Le pneu avait une fente d’un pouce de large!  Heureusement, j’ai rencontré des gens bien aimables pour m’aider à régler tout cela 🙂

  

J’ai été vraiment heureuse de me rendre compte qu’au Km 32 de la route d’accès se trouvaient plein de bleuets!

   
 

Après cette cueillette surprise, je me suis rendue au Km 232, de l’autoroute de la Baie-James pour aller faire une petite randonnée à la rivière Broadback.  C’est fascinant de découvrir ce type de forêt avec des mousses de toutes les couleurs et ces étendues de minces épinettes d’un vert profond.

   
    
    
   
Franchement, ce que j’ai vu de la région est vraiment magnifique. Ça vaut le détour!

Aller pour finir, une p’tite photo de la Baie Jame 🙂

  

14 – En route vers le Kenya

4h30 AM. Le taxi m’amène à la grande gare de bus d’Addis-Abbeba. Autour de moi, des bus, des bus et encore des bus. Pas de rang, pas de pancartes, ils sont tous mélangées comme des céréales dans un bol de lait. Il fait encore nuit noire et partout autour de moi des hommes crient à tue-tête des destinations sur la côte est africaine. Une cacophonie matinale où j’entends tout, sauf la destination de mon billet d’autobus.
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Étourdie, je demande alors mon chemin. Un homme arrête de crier et me tire de l’avant! Il marche à toute vitesse dans la gare à la recherche de mon autobus. Il cherche et cherche, mais ne trouve pas. Alors il abandonne et me trouve un autre homme à suivre…

– Moyale! Moyale! Moyale!

L’homme marche encore plus vite. J’ai peine à le suivre, je cours, je cours. Puis, il s’arrête, découragé, ne trouvant pas ma destination. Cinq hommes se relaient de cette manière auprès de moi sans jamais trouver mon autobus. L’heure de mon départ se rapproche, et je commence à stresser.

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Puis, quelqu’un m’aggripe par le bras, et me prend ma main… Je refuse, il s’en fou et m’emmène au pas de course dans les bureaux de la gare. Là-bas, en voyant mon billet on me dit aussitôt de rester là. J’attends hébétée, perdue au milieu de tant d’action… Et là, hop, c’est reparti, on me met un autre billet de bus dans les mains et on me tire une fois de plus!

-Yabello?

Je n’ai pas le temps de finir ma phrase que je suis dans le bus, sans savoir où est la ville de Yabelo. L’homme est parti, le l’autobus démarre et moi, j’ouvre mon guide de voyage pour découvrir où se trouve Yabelo.

Je me rends rapidement compte que je me dirige vers une ville proche de la frontière, la liaison de bus qui me mène le plus près possible de ma destination au Kenya!  Un chance que les gens étaient là pour m’aider!

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15 heures plus tard, j’arrive. Le soleil est couché depuis longtemps.  L’hôtel devant lequel le bus m’a laissé est plein et les quatre suivants aussi. Il fait nuit et j’entre finalement dans un bar, à la recherche d’un lit. Voyant notre situation, une jeune femme en hoodie se lève sans hésiter et m’amène plus loin de la rue principale. Je lui fais confiance. Quoi faire d’autre dans ce genre de situation. Elle  m’emmène à plusieurs adresses sans succès. Puis, elle finit par pousser une lourde porte de fer. J’ai enfin un lit.

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Je me couche épuisée, il est beaucoup trop tard pour souper maintenant, tout est fermé. Je réfléchie.  Aujourd’hui, j’ai vécu une autre journée rocambolesque, certes, mais je n’aurai jamais réussi à me rendre jusqu’ici sans l’aide des gens autour de moi. Tous ont passé plusieurs minutes à essayer de trouver une solution à mes problèmes sans rien demander en échange, même tôt le matin, même tard le soir.  Je pousse un soupir, je suis vraiment reconnaissante.  Même au coeur des ruelles sombres, je me suis toujours sentie en sécurité, ici, et j’ai toujours trouvé quelqu’un pour m’aider.

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Quel bonheur! Je suis maintenant arrivée à la frontière de l’Éthiopie et du Kenya! Les Éthiopiens nous souhaitent un chaleureux au revoir et les Kenyans un joyeux bienvenue! C’est avec un sentiment d’accomplissement que je traverse le pont détruit qui sépare les deux pays. Il n’y a plus qu’une mince couche de ciment qui construit le parcours entre les deux États.  N’appartement à personne, ce bout de chemin en destruction représente littéralement la frontière entre les deux pays.  Demain, j’arrive à Marsabit!

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5h00 AM Je remet mon sac à dos sur mes épaules. Il pleut, le sol rouge crée une boue orangée. Le bus démarre. La route est si mauvaise que je dois tenir mon siège à deux mains pour rester en place. Je saute tellement que je me cogne la tête au plafond. Un femme fait de même, et se met à saigner abondamment du nez. La route entre Moyale et Marsabit est célèbre, tous les voyageurs la connaissent comme étant une des pires de la région!  Mais croyez-moi, ici les routes sont aussi mauvaises que les gens sont chaleureux.

Et vous quelles frontière avez-vous traversé à la marche?  Comment s’est déroulé cette expérience?

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Arrivée à Waskaganish!

Après avoir vu un aigle, un loup et des centaines de km d’épinettes, me voilà arrivée à Waskaganish!  A la vue de ces immenses étendues de conifères, je suis vraiment heureuse d’avoir fait le choix d’aller vivre pour quelques mois sur le territoire de la Baie James.  Il me semble que j’aurai tellement à découvrir!  Ce paysage sauvage ne ressemble à rien de ce que j’ai connu jusqu’à maintenant au Québec.  Wow, ça vait vraiment le 15 heures de route depuis Montréal!

  
  

13 – 5 raisons de voyager en Éthiopie avec son sac-à-dos

1 – Un café local absolument savoureux!

L’Éthiopie, est un expresso brûlant.  Dans ce pays, on sert un café fort et fier comme ses habitants, un café aussi intense que l’action dans les rues le jour, et dans les bars de la capitale la nuit.  

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2 – Un pays en plein changements

A Addis-Abbeba, où que tu sois, un café t’attend.  Et des rencontres aussi.  La ville est vibrante, la jeunesse est partout.  La capitale de l’Éthiopie se nourrit à la caféine en attendant son heure de gloire.  La tôle est là, mais rapidement, des chantiers de construction dirigés par des Chinois émergent.  Certains mendient, alors que les universités et les cafés sont pleins.  L’Éthiopie est remplie de contrastes.  Quand tu seras épuisé de faire ton chemin parmi les chèvres, les camions d’ONG, les ânes et les minis-bus, tu pourras aller prendre un café avec un Éthiopien qui te souhaite la bienvenue, car ils sont vraiment très accueillants.

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3 – Une culture et une histoire absolument unique et fascinante

L’histoire de l’Éthiopie est riche, bien plus riche que les traditionnels récits de famine véhiculés en Occident.  Les musées sont remplis de fresques aux personnages ayant des yeux ronds comme des billes, décrivant des scènes de la vie quotidienne, de grandes conquêtes ou encore les moments cruciaux du Christianisme.  Les Éthiopiens sont beaux, cherchant constamment, lorsque leur bourse leur permet, à orner leurs corps de bijoux faits dans toutes sortes de matériaux.  

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Monarchie, régime communiste, occupation italienne.  Il me semble que l’on a mis bien peu de cette histoire en valeur dans ma propre éducation.  La réalité est tout autre. Les Églises sont remplies de reliques et les cimetières de gigantesques pierres tombales.  Ça vaut la peine d’être vu!

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4 – La découverte d’une vie à un autre rythme

En Éthiopie, le soir, il fait vraiment noir.  N’essaie pas de voir deux pouces devant toi ; c’est impossible!  Comme peu de gens ont l’électricité à l’extérieur d’Addis-Abbeba, souvent rien ne vient briser le voile de la nuit.  Au départ, je considérais cela dommage. Je me disais, wow, pas de four, pas de micro-onde, pas de frigo, pas de laveuse à linge ; c’est assez limité en terme de commodité!  Pourtant, j’ai rapidement compris que les gens vivaient à un rythme complètement différent de l’Occident et que je me trompais royalement. Avec toute les services avec lesquels nous vivions, on en vient à croire qu’ils sont essentiels à notre vie, alors qu’au final ce n’est pas le cas ; les gens se débrouillent très bien et cela fait du bien de partager ce rythme plus lent.  

5 – Des montagnes magnifiques

Durant mon séjour dans ce pays, j’ai eu la chance de visiter les Simens Mountains ; un des plus treks de ma vie.  Crevasses gigantesques, troupeaux d’animaux et villages de berger rendent cette expérience absolument extraordinaire.

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Voici trois articles décrivant cette fascinante expérience :

6 – Fanta, le fantastique et son AK-47

7 – Trekker pour mieux s’accepter

8 – Les singes géants

En résumé

Bref, l’Éthiopie est un pays fantastique!  C’est un très bon point d’entrée pour l’Afrique.  Une culture riche, un pays sécuritaire et économique, une nourriture délicieuse et des gens très accueillants!  

Par contre, je n’y ai vu que des tours organisés et le voyage sac-à-dos y est bien peu développé.  Pourtant, il y a presque toujours des petits hôtels et restaurants qui rendent ce type de voyage absolument possible.   Pour cette raison, cela vaut vraiment la peine de s’éloigner des sentiers battus, tu seras alors complètement seul : il y a très peu de backpackers dans le pays.

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J’ai beaucoup apprécié ce pays vivant et plein d’espoir ; l’Éthiopie a été mon pays préféré de toute l’Afrique de l’Est.  Les transports sont un peu chaotiques, c’est vrai, mais cet inconfort en vaut totalement la peine pour toutes les découvertes à faire et surtout, pour les gens à rencontrer.

Et puis, est-ce que je vous ai donné le goût de visiter ce fabuleux et mythique pays?