4 – Le plus grand marché d’Afrique

 

Le plus grand marché d’Addis-Abeba

Bon, c’est parti je me lance.  Dans mon guide de voyage, on dit que c’est le seul endroit qu’il peut être un peu dangereux à Addis ; le grand marché.  Je prends mon souffle et j’y vais.

J’arrête de respirer.  Mes yeux s’agrandissent.   Est-ce que c’est moi qui a peur, ou c’est le guide de voyage qui m’a fait peur, bon je ne sais plus.  Mes sens deviennent plus alertes.  Tout à coup, j’ai l’impression que je ne peux plus faire confiance à personne.  Il n’y a que moi et ce gigantesque marché.  Je n’ai aucune idée si ma peur est justifiée ou non.  Tout ce que je sais, c’est qu’ici, je ne reconnais rien et qu’aux yeux de tous, je suis différente ; blanche.  J’ai l’impression que tous les regards sont fixés sur moi et se demande de quoi je suis faite.

Dans une église souterraine à Lalibela

Dans une église souterraine à Lalibela

Pour me donner confiance, j’avance.  J’avance à grands pas décidés sans me retourner.  On me croira forte, alors que je tremble de l’intérieur.  Dans ce labyrinthe de ruelles et de tôle, je n’ai aucun repère, je suis perdue.

Aller au marché me fait toujours sentir très vivante

Autour de moi, je vois des quantités de légumes, de ferraille, de plastique, de vêtements et d’épices.  C’est tellement beau, c’est tellement vivant, c’est tellement grisant de découvrir une place comme celle-là.  C’est magnifique ce brouhaha de bruits et d’objets, de tôle et de couvertures tendues sur le sol.

Un éthiopien m'ayant aidé à trouver mon chemin à Addis-Abeba

Un éthiopien m’ayant aidé à trouver mon chemin à Addis-Abeba

Plusieurs ont l’air pauvres et démunis, on ne me regarde pas de la même manière qu’ailleurs à Addis-Abbeba.  Je l’avoue, je ne me sens pas tout à fait en sécurité.  Je n’ai toujours pas repris mon souffle, de peur d’être moins alerte.

Soudain, un grand homme brise mon isolement intérieur.  Il se présente et je ne sais pour quelle raison, je lui fais confiance.  Nous parlons un peu, je n’ai plus peur.  Nous replongeons ensemble au cœur de ce gigantesque marché entre les stands de tôle rouillée.  L’homme m’amène dans les plus petits racoins, là où je ne serai jamais allée seule.  Il me parle du fonctionnement du marché et de l’Éthiopie en général.  Il me fait découvrir sa culture.  Il finit par me faire apprécier l’immense richesse de ce quartier, me redonne du cran et surtout, le goût de l’aventure.  Je respire enfin au milieu de cette tôle.

Dans un des châteaux de Gondar

Dans un des châteaux de Gondar

La richesse de l’Éthiopie se trouve dans l’hospitalité de ses habitants toujours prêts à vous aider lorsque vous êtes dépourvus.

Et vous, avez-vous déjà eu peur en voyageant dans un endroit que vous ne connaissiez pas?


Regard croisé sur l’Éthiopie à la fin de mon voyage

Avec le recul, je trouve ça un peu fou que j’ai eu peur de cet endroit. Honnêtement, il n’y avait rien à craindre, l’Éthiopie est vraiment un pays sécuritaire, surtout qu’il y a toujours quelqu’un de local pour aider s’il y a un pépin.

Pour avoir une meilleure idée du trajet que j’ai planifié durant ce voyage sac-à-dos en Afrique de l’Est, je vous invite à consulter cette carte Google Map 😉

Ethiopie et Djibouti – 1ed (Guide de voyage) (French Edition)

La suite de cette aventure en Éthiopie, c’est ici!

5 – L’amicale ambassade du Kenya

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