3 – Et si je mourrai de faim ou être tout fait ridicule.

La famine.  C’est le mot qui revenait constamment quand je parlais aux gens de l’Éthiopie.  -Eille, tu vas voir des enfants avec des gros ventres!  -Fais attention pour pas mourir de faim!

Bon, alors, par où je commence?  Je suis arrivée à Addis-Abbaba sur le gros nerd!  Moi qui n’avait fait que quelques pays en Asie, je me disais que j’allais sortir de l’avion, avoir peur et courir au Canada.  Où j’allais dormir?  Où j’allais manger?  Comment j’allais me déplacer!  Il parait qu’il n’y a rien à manger en Éthiopie, merde…

En arrivant, je me suis trouvée ridicule.  Dans la ville en plein essor qu’est Addis-Abeba, j’ai pu mesurer l’étendue de mon manque de connaissance sur ce pays. Je partais de loin!  Si tu le perds un Éthiopien s’empressera de te le redonner.

-ce que je rêve ou les gens nous disent welcome dans la rue!  Les Éthiopiens, c’est vraiment des gens sympas, souvent certains marchaient dans la rue avec nous pour nous connaître et nous parler.  Partout on nous souhaitait la bienvenue!  Partout, les gens nous disent – On est pauvre, mais on fait tout pour s’en sortir, bienvenue en Éthiopie!  J’avais jamais vu ça, sauf au Bangladesh.

Après la première journée, je me suis sentie vraiment en confiance dans cette ville. Franchement, il n’y a rien à craindre, ici!  Addis-Abeba est un curieux mélange de béton et de tôle, de dizaines de cafés issus de l’occupation italienne il y a maintenant plusieurs années.  Certains cafés ont des vieilles machines à expresso, d’autres broient le café à la main dans une jarre en terre cuite.  Mmmm..

Ici et là quelques hommes mendiants regardent, à coup de longues journées, les grues chinoises construire des bâtiments plus hauts que les montagnes, les églises et les mosqués.  Oui, oui, Addis-Abeba est en plein essor et les Chinois ont compris ça!  Ils sont partout ; c’est eux qui gèrent les chantiers.  Quand je compte les grues géantes d’Addis-Abbaba et j’en dénombre plus qu’à Montréal, je mesure l’ampleur de mon ignorance face au développement fulgurant de ce pays.

En plus, j’adore manger ici!  La délicieuse injera est partout.  Le plat national est servi en ville, comme en campagne.  C’est une gigantesque crêpe fait avec de la farine de teff. C’est dé-li-ci-eux, servi avec un peu de viande de chèvre.  Et un bonus, pas besoin d’ustensile ; on mange avec la main droite!

J’adore l’Éthiopie, ce voyage commence de manière fantastique.  Ça bouge partout, ça grouille partout et il y a de l’excellent café!  Je suis dans mon élément!

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