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10 – La mystérieuse côté ouest chinoise

Aujourd’hui, je quitte le Laos dans un petit avion local.  J’ai le coeur qui bat, car je retourne en Chine, un pays que j’avais quitté avec un soupir de soulagement.  Après avoir parcouru la côté Est du pays, j’étais épuisée des mégapoles enfumées et industrielles, moi qui est une grande fan de plein air.

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A la veille de mon retour dans ce pays, j’était gonflée à bloc, prête à mieux apprécier la Chine telle qu’elle est.  J’étais maintenant à l’aise avec les conversations de base en mandarin et avec l’idée de manger presque tous les jours les parties les plus variées d’un animal!

L’ouest de la Chine s’est révélé être le coup de coeur des coups de coeur!  J’aurais pu me croire dans un autre pays.  Littéralement.  Adieu les villes industrielles, bienvenue à l’air frais ; l’ouest est beaucoup moins développé et touristique que l’est.

A mon arrivée, j’ai eu le bonheur de retrouver les uniques marchés chinois où se chercher un repas reste toujours une aventure!  Bien sur, il avait des fruits à l’odeur vraiment étrange et des cocombres boutonneux, mais également de décieuses anguilles/serpents d’eau et de tendres pattes et visages de vaches.  Miam 🙂

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Je me suis retrouvé à Dali, une ville chinoise fan-ta-tis-que.  Située juste sous une grande montagne, il est possible d’y faire un trek d’une journée vraiment super!

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La vue du sommet est magnifique et il est possible de croiser toutes les éléments qui rendent les treks en Chine si uniques, comme des cimetières, des parois de pierres gravées de symboles.

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Dali avait également beaucoup plus à offrir!  En revenant de ma randonnée, j’ai vu les gens préparer d’énormes torches et d’autres vendre des sacs et des sacs de farine.  En quelques heures, les rues se sont remplies de brasiers.

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A plein la nuit tombée, les feux se sont allumés, la ville est devenue folie.  Les torches se sont emflammées à la vitesse de la lumière et la ville de Dali est devenu un foyer géant.  Les gens courraient dans les rues lancant de la farine sur les torches de tout et chacun!

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C’était franchement impressionnant.  Bref, un retour à Chine véritablement à la hauteur de mes attentes!

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9 – Dans la mousson laotienne

Je suis arrivée au Laos en pleine mousson.  Et j’ai adoré.  Toute cette eau a rendu mon voyage magique et bien plus rempli d’aventures!

Je peux garantir que faire de la pirogue dans le Mekong durant la saison des pluies, c’est quelque chose!

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Dans ces petits bâteaux sculptés, au gré des puissants flots, découvrir le Laos et les 4000 îles a pris un autre sens!

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Naviguer les pieds serrrés contre sa poitrine entre les arbres presque engloutis par est une expérience unique!

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En plus,  les 4000 îles sont sans aucun doute un endroit à ne pas manquer au Laos!  En louant un vélo, il est possible de parcourir ces petites îles les deux pieds dans la bouette entre les petites maisons sur pilottis.  Le Laos est vraiment magnifique, vert et luxuriant.

La pluie a aussi mené mes pas à la grotte de Kong Lor, un trésor très bien gardé du Laos.  Au coeur d’une vallée, les montagnes environnantes sont simplement à couper le souffle.  Au coeur de la vie paysanne, il n’y a que les beuglements des vaches pour perturber le calme de cet endroit.  J’étais venue pour la grotte, mais franchement, ce paradis vaut la peine d’être découvert par tous!

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Ce paysage enchanteur cachait pourtant bien des aventures.  J’ai passé trois jours à attendre que l’eau à l’entrée de la grotte baisse.  Oui! Oui! Il a tellement plu qu’il était impossible d’aller dans la grotte en pirogue sans se heurter le coco à son entrée!

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Moi qui est vraiment clautrophobe, ce  n’était pas ma tasse de thé!  Penser que je pouvais être prise dans la grotte, car le niveau de l’eau avait trop monté m’effrayait vraiment.

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Après le troisième jour d’attente, j’ai finalement fait mon sac-à-dos pour repartir en ville.  J’allais partir quand un Laotien est venu à ma rencontre en courant, me disant que le niveau de l’eau avait juste assez baissé pour me laisser entrer dans la grotte!  C’est peu dire que j’ai vraiment hésiter avant d’accepter, mais l’aventure m’appelait!

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Et quand j’ai vu les pirogues remplies d’eau… j’ai continué à hésiter!  Aie, aie, aie!  Mais j’ai tenté le coup et j’étais repartie… Oui, le petit trou noir au fond de la photo, c’était bien l’entrée.

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Et cette grotte était magnifique!  J’était bien contente d’avoir vaincu ma peur.  La grotte était incroyable et débouchait… plus d’un kilomètre plus loin sur ce paysage.

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Franchement, je retournerais n’importe quand au Laos durant la saison des pluies.  Vive la mousson!

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8 – Les mythiques temples d’Angkor

Bienvenue au Cambodge!

Directement arrivée à Phnom Penh, j’ai eu la chance de visiter de magnifiques temples  et bâtiments gouvernetaux à l’architecture si typique du coin.  Cette jolie et vivante capitale vaut la peine d’y faire un tour!  Entre les tuk-tuks et les cafés d’inspiration française dûs à la colonisation, j’ai été surprise de voir… un gros éléphant traverser la rue!  Wow, ces moments cocasses me font sentir à l’autre bout de la terre!

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Au pays des savoureux currys, j’ai pris le bus jusqu’à un endroit mythique du pays : les temples d’Angkor!  Franchement, même si le lieu devient de plus en plus touristique, le charme unique de cet endroit est vraiment envoutant.  En louant un tuk-tuk pour la journée, il est possible d’aller vister les temples les plus reculés et d’être seul au fond de la forêt.

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Marcher au milieu de cet endroit de prédilection des Kherms est complètement fascinant.  Les visages géants sculptés à même la roche ou ces femmes aux seins nus dansant sur les murs, je n’ai rien vu de pareil en Asie.  Ce sont des design uniques au Kmers.

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Ce qui rend l’expérience entre plus mythique, est clairement la nature qui reprend peu à peu sa place sur ces vestiges.  Des arbres géants mangent un peu partout les temples.  Il est même difficile de dire si les lianes brisent les temples ou si elles les retiennent de s’écouler.

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Dans tous les cas, visiter les temples d’Anghor relève de la grande aventure.  Grimper un peu partour dans ces différents lieux donne l’impression de parcourir un terrain de jeux géant pou adultes.  Les motifs gravés ou façonnés dans les murs sont tout à fascinants.

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Bref, les temples d’Angkor, à visite absolument au Cambodge!

 

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7 – A l’épicerie vietnamienne

Je pourrais parler de la beauté des temples vietnamiens, de leur architecture typique, colorée, vivante, pleine de détails.  Je pourrais parler de cette façon de construire des bâtiments tellement différente de ce que je connais du Canada.

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Je pourais aussi parler des dragons fantastiques qui ornent toutes les entrées de ces endroits magiques.

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Ou encore de ces cloches géantes, bien plus grandes que moi 🙂

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Tant de choses m’impressionnent au Vietnam.

Mais ce qui m’impressionne vraiment… c’est le moment où je dois manger!  Au pays de la pho, cette soupe typique du coin, on raconte que plus les bancs où l’on mange ce repas sont petits, plus la soupe est bonne (et pas chère)!

Aller au marché, goûter de nouveaux plats, manger de la bouffe de rue, c’est ce que je préfère.  L’ambiance, les gens, les saveurs, manger ces bouts de viande étranges (lire : organes comme du cerveau ou de la langue), c’est vraiment l’aventure.

Mais le Vietnam, ne m’a pas seulement impressionné par ces marchés… mais aussi par ces épiceries!  Car oui, oui, on y trouve des morceaux bien intéressants!  Bien empaquetés dans de la pellicule transparente et du styromousse…

Une juteuse tête de poisson.

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Un bébé poulet noir.

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Une alléchante oreille de porc.

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Et de délicieuses queue de cochon.

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Aller, vite à l’auberge de jeunesse, j’ai hâte de cuisiner tout cela!

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6 – La frousse dans la jungle vietnamienne

J’avais décidé de faire un trek sur l’île de Catba.  On m’a dit de prendre un guide, un tour organisé…  J’ai plutôt choisi de faire du pouce jusqu’à destination!

Alors je me suis retrouvé dans la luxurieuse (et très vivante) jungle vietnamienne avec le bruit complètement assourdissant des cigales géantes!

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Je ne saurais jamais si j’ai pris le bon chemin, mais j’avoue que parmi les milles-pattes géants, les lianes et les araignées  plus grandes que nature, j’aurai eu ma dose d’aventures durant ces 14 kilomètres.

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Dès que je suis entrée dans cette forêt sombre, j’ai commencé à entendre des bruits dans le feuillage.. qui n’étaient pas très rassurants.. Toute de suite, j’ai pensé à des serpents, en me demandant vraiment ce que je faisais là!

Il s’agissait plutôt de centaines de crabes rouge vif sortant de la terre à tout moment.  Je n’ai peur pas des crabes, mais comme ils étaient aussi gros que mes pieds.. j’étais quand même effrayée!

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Je suis même tombée dans un trou.. dans lequel j’ai pensé rester.  Sans les nombreuses lianes.. je n’aurais pas su quoi faire…  Surtout qu’il ne me restait ni nourriture, ni eau.

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Dans toute cette aventure, j’ai même eu droit à une magnifique grotte remplie de chauve-souris!

 

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C’était franchement incroyable!

Bref, je ne suis encore pas certaine d’avoir pris le bon chemin, du moins celui montré aux touristes!  J’ai plutôt eu l’impression de parcourir un vieux sentier oublié se refermant sur lui-même avec les années et où la nature (lire : les crabes, les cigales et multiples autres bibittes) a repris sa place!

Heureusement, au moment où j’étais exténuée, le sentier s’est ouvert sur un des paysages typique de l’Île de Catba.  Et simplement magnifique.

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Ça vallait un 14 km de frousse!

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5 – Les villes vertes

Après la côte est de la Chine, Yanshuo et Guilin, c’est un peu comme le paradis.  Soudainement, les bâtiments deviennent moins gros, la température moins étouffante, l’air plus frais.

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C’est que les deux villes sont construites au milieu de pytons rocheux couverts de végétation.  Un paysage unique en Chine.

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A quelque part entre les rues qui s’entremèlent, il est donc possible de grimper ces parois rocheuses!  C’est comme s’il y avais des minis montagnes à trekker à tous les coins rues!

Moi, qui aime le plein air, j’ai été servie!  Comme je l’ai dit dans mon dernier article, j’ai cherché de tout mon coeur des montagnes à grimper dans l’est de la Chine, mais les barrières, les gardiens et le coeur exorbitant du billet d’entrée m’ont finalement fait éviter ce genre d’endroits… malheureusement.

Alors, à Yanshuo, j’ai adoré.  Je me suis gavée de verdure comme jamais dans ce pays!

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Et en plus, il y a des grottes magnifiques avec des gravures anciennes!

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Bref, pour les voyageurs en quête d’air frais, Yashuo et Guilin sont de vrais paradis!

 

 

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4 – Bienvenue chez les Dongs!

Ça y est, j’ai enfin trouvé un peu de verdure en Chine!  Ouf, je dois avouer que cela n’a pas été facile!  Dans ce pays industriel, où les villes habritent des millers d’habitants vivant au rythme effrenés des usines et des commerces ouverts à toutes heures, il n’est pas toujours évident de respirer un peu d’air frais!

J’ai bien essayé de faire quelques treks, mais la plupart des montagnes dans l’est de la Chine sont soumises à des règles d’accès strictes et dont l’entrée coûte assez cher.. La nature est un bien privilégié, ici, et seuls les plus aisés peuvent en profiter.  D’ailleurs, j’ai été assez surprise de comparer mon look de plein air à celui des Chinoises!  Je pense que nous ne devions pas avoir la même définition de ce qu’est un bon soulier de randonnée, car j’ai vu beaucoup, sinon la majorité, de Chinoises en talons hauts!  Du style à toute altitude!

Mais trève de bavardage, je vois pour la première vie, un paysage complètement extraordinaire : des rizières en terasse!  J’en avais entendu parlé, mais franchement, il n’y a rien de comparable dans le monde!  Des terres de plantations creusées à même les montagnes, c’est une vue unique!

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C’est que je suis arrivée chez les Dongs, une minorité chinoise bien sympathique et très accueillante.  Leurs habits traditionnels sont magnifiques.

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Et c’est sans compter leur manière particulière de construire leurs villages.  Aucune maison n’a de clous, il s’agit plutôt d’un système d’engouvetage plutôt complexe!

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La vue de ces villages à partir des montagnes environnantes est vraiment spéciale et rend ce trek (dont on entend très peu parler dans les guides de voyage) vraiment hors du commun.

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Et comme c’est un environnement très humide… eh bien, faut de la place à de nouveaux amis, aka les araignées et les milles pattes géants 😉

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Franchement, une visite chez les Dongs s’impose pour tout voyageur qui traverse la Chine, il n’y a rien de comparable ailleurs dans le pays, et la randonnée est vraiment ma-gni-fi-que!

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3 – Contrastes chinois

La Chine… ou les Chines? Chacun de mes pas ici m’amène à découvrir un pays toujours plus complexe et diversifié.

Un pays de contrastes.

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Entre la ville et la campagne, l’Est et l’Ouest du pays, il y des mondes… qui ne se touchent pas vraiment. Un Choinois étant nés en campagne peut difficilement obtenir un permis pour aller vivre en ville par exemple, à moins d’êtres sans papier, ce qui occasionne nombre de situations pas toujours évidentes. Difficile de décrire un pays vivant autant de transformation à la fois.

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Je fais mon chemin dans des mégapoles, des villes gigantesques, des labyrinthes impossibles de traverser à pied. Je marche à l’infini croissant sur la même rue des marchés colorés, des Pradas et Gucci vendant des sacs-à-main à prix exorbitants, des stands de bouffe de rue à quelques yuans, des Mc Donarld et de Kentuky, des centre d’achats aux milles étages. C’est que le niveau de vie des Chinois augmentent à un vitesse impressionnante depuis l’ouverture du pays…

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Et entre tous ces commerces, poussent des temples, des ponts, des lions géants, des statues représentant le communisme. L’image est forte, le contraste aussi.

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C’est qu’en regardant bien derrière la façade, en portant attention, on voit les usines, les serres, la fumée, la pollution. Car la Chine, c’est aussi ces villes où se promènent avec des masques tellement le smog est intense.

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En même temps, ces villes regorge de parcs où les personnes plus âgées vont faire du Tai Chi et faire de l’exercice dans des gyms extérieurs.

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Dans ce bouhaha de découverte, je voyage maintenant plus vite que je ne l’ai jamais fait. Dans le TGV Beijing-Shanghai.

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2 – En mangeant un scorpion

Et l’aventure ne faisait que commencer!  En cherchant à découvrir Beijing, j’ai également découvert son immense métro!  Franchement, à côté de celui-ci, le métro de Montréal avait l’air bien minuscule.  Des dizaines de tunnels, de wagons, de la publicités électroniques apparaissant entre sur les murs entre les stations…  Le métro, ici, c’est un autre monde!

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Parmi les centaines de personnes qui vont travailler, je me faufille pour aller à la station Shilliuzhuang… ou était-ce Pingguoyuan.  Ouf, tous les noms chinois se bousculent dans ma tête et en quelques minutes je suis perdue!  Et oui, je viens de faire 1h15 de métro dans la mauvaise direction, faute de me souvenir exactement du nom.  Ah! Ah!

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Après cette épopée souterraine, la journée se termine déjà… J’attendais ce moment avec impatience, car je m’en vais au marché de nuit de Beijing.

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Une immersion culturelle totale dans ce qui sera ma première expérience de la culture culinaire chinoise!  Et quelle première expérience.  Côté dépaysement, j’ai été définitivement servie!  Ohhhh et ce ne sera que le début de toutes mes péripéties alimentaires en Chine.  En effet, un proverbe chinois dit, qu’ici, tout ce qui a quatre pattes se mange… sauf les tables!  Ah! Ah! Cela représente bien ce que j’ai vécu en ici!

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Alors je rentre dans le marché.  Il fait chaud, ça fume, ça cuit, ça frit.  Il y a de tous pour tous les goûts, et des épices en masse!  Et il y a aussi beaucoup d’insectes 😉  Au bout de quelques minutes d’observation, je me décide à manger celui que je trouve le moins pire… entre l’araignée et la cocrelle, j’y vais pour une sage…  scorpion!

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Une fois acheté, j’ai dû passer 10 minutes à regarder droit dans les yeux cette petite bête avant de la manger… mettons que c’était un peu hors de ma zone de confort alimentaire! Ouf!

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Au milieu de tout ce brouahah, je découvre la bouffe de rue chinoise.  Pas chère, savoureuse, et bien épicée.  Je pense que si je m’habitue à manger des trippes, je devrais en avoir pour mon compte!

PS : Il n’y a pas seulement au marché que j’ai fait quelques découvertes 🙂  A l’épicerie du coin, j’ai aussi trouvé du pain poilu 🙂 Miam!

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1 – Mes premiers pas en Chine!

Je suis arrivée en Chine les mains moites, le sourire fendu jusqu’au oreille, en me demandant qu’est-ce que j’avais fait!

Eh bien, je devais me rendre à l’évidence, j’avais traversé la moitié de la terre pour vivre mon premier voyage sac-à-dos. Le coeur battant, je ne pouvais plus reculer, Beijing m’attendait!

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Dès les premières secondes, mes cours de mandarin m’ont bien servi! C’est que même à l’aéroport impossible de trouver quelqu’un qui parle anglais. (Se débrouiller en mandarin est assez nécessaire, ici.) Et j’ai vite oublié de me diriger avec les inscriptions, tout est en caractère chinois. Une vraie imersion culturelle en quelques secondes! Oh oui, c’était déjà l’aventure, la découverte, l’inconnu.

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Le lendemain, je pars pour la Cité Interdite. Le pays n’est ouvert aux étrangers que depuis un peu plus de 40 ans, maintenant. Moi qui a étudié en science politique, j’ai bien hâte de découvrir ce qui perdure du communisme, ici…

J’avoue que je suis sur un nuage, je marche sur la place Tiananmen. C’est absolument spécial de marcher à cet endroit historique où est affiché un immense portrait de Mao.

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Au milieu de ces lieux, beaucoup de touristes chinois. Cela peut sembler étrange, à première vue, de réaliser que beaucoup de locaux visitent leurs propres attraits touristiques. Toutefois, cela ne fait que quelques années que les Chinois peuvent voyager dans leur propre pays à travers différentes provinces. Voilà pourquoi la Cité Interdite est aussi populaire auprès de gens provenant des quatre coins du pays!

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Plus tard, c’est le temple du paradis qui m’attend. Je goûte pour la première fois de ma vie à l’architecture asiatique. Je n’ai jamais rien vu de tel en Amérique du Nord, c’est franchement impressionnnant!

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Mais il n’y a pas que cela qui est impressionnant en Chine… Le soir venu, je me dirige vers le marché de nuit de Beijing à la découverte de la fabuleuse culture culinaire chinoise. Ça aussi ce sera une grande aventure dans ce pays aux milles visages. Mon ouverture aux nouveaux aliments sera mise à rude épreuve!

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Allez, dans le prochain article, je vous emmène manger des scorpions!

PS: Il y a maintenant un long moment que j’avais publié sur le blog. Ce n’est pas par manque d’intérêt, mais plutôt, par manque d’outil. J’ai échappé un gros verre d’eau sur mon ancien ordinateur, et en faire venir un nouveau à Salluit (Grand nord du Québec), c’est pas de la petite bière! A plus!

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40 – Épilogue de cette épopée africaine

Voilà, c’est fait!  J’ai traversé l’Afrique avec mon sac-à-dos!  C’est incroyable!  C’était magique, éreintant, magnifique, surprenant, drôle, inusité et très accueillant.

  • J’ai dormi parmi les singes en Éthiopie.

6 – Siemens Mountains – Partie 1

-J’ai rencontré les femmes Samburu d’Umoja au Kenya.

16 – Umoja, un des visages de la lutte des femmes au Kenya

-J’ai traversé le terres de Karamojons en moto en Ouganda

22 – Faire de la moto au royaume des Karamojons

-Je me suis perdue dans les mangroves en Tanzanie

29 – La plage secrète

-J’ai été réveillée par une horde d’éléphants au Malawi

33 – Le paradis se trouve au Malawi

-J’ai admiré les magnifiques chutes Victoria en Zambie

34 – De la compétition pour les chutes Niagara!

-J’ai fait du pouce vers le désert de Namibie

37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

-Et j’ai grimpé la montagne de la Table en Afrique du Sud

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Une chose est sûre, j’ai appris sur moi et sur les autres.

A l’heure où beaucoup m’ont dit que ce voyage était impossible, dangereux, inaccessible et fou, je suis fière de ne pas avoir écouté les peurs des autres… et les miennes.

Le lendemain de mon retour à Montréal, j’écrivais ce texte un peu brut, le fruit d’un mélange de mes derniers voyages, de beaucoup de fatigue, de chocs et de belles découvertes culturelles et, surtout d’un besoin insatiable de compréhension du monde complexe dans lequel nous vivons.

Le voici :

«Des fois, il faut que tu partes si loin pour te trouver.  Loin de tes propres normes sociales, tu découvres enfin tes propres vérités.  Loin de ton grand confort, tu casses tes attentes irréalistes pour apprécier les choses simples, comme un lit, un bol de riz, de l’eau chaude pour te laver.  Des fois, j’ai l’impression que la ouatte dans laquelle nous sommes élevés nous empêche de penser.  Elle nous bouche les oreilles.  Trop habitués à nos propres standards, on en oublie qu’il existe d’autres manière de fonctionner et que la vie, c’est pas un chemin bien tapé, mais bien un fabuleux labyrinthe, avec bien des options et bien des culs-de-sacs.  Des fois, j’ai l’impression que la société nous enseigne qu’il y a un bon chemin.  Que si tu veux réussir dans la vie, c’est celui-là que tu dois choisir.  Après le primaire, c’est le secondaire, puis le cégep, l’université.  Et puis là, tu te retrouves avec un diplôme en poche et peut-être un job.  Mais ton diplôme et ta job, ils te rendent pas nécessairement heureux.  Et tu te retrouves dans la vie.  Tu sais pas trop comment faire, mais on te dit que là, tu es un adulte…

Bon, là tu hésites.  Tu te dis, c’est ça la vie?  Puis, tu pars en voyage et tu te rends compte que :

-Tu ne sais pas comment négocier un taxi en Inde.

-Tu ne parles pas assez de langues pour communiquer avec tous les humains de la terre, dont les gens du Laos.

-Tu es fasciné par les minorités tibétaines, alors que tu en connais si peu sur les autochtones du Québec.

-Tu danses la bacchata en République Dominicaine, alrs que tu ne danses jamais la danse en ligne au Québec.

– Tu pensais que faire de la moto c’est dangeureux, alors que c’est capoté en faire au Vietnam.

-Tu pensais que toutes les capitales des différents pays du monde sont organisées, alors que tu as vu un éléphant traverser la ville à Phon pen au Cambodge.

-Tu pensais que la distance normale entre deux être humains qui ne se connaissent pas est deux mètres, alors qu’au Bangladesh, c’est plutôt 5 cm.  

-Tu pensais que les insectes ça ne se mangeait pas, alors que tu as avalé un scorpion en Chine.

-Tu pensais que l’enfance était faite pour jouer, alors que tu as vu des enfants sniffer de l’essence à Katmandou.  

Et tu te rends compte que tu sais rien.  Rien de rien.  Et que la vie, c’est fait pour apprendre, pour remettre en question, pour se tromper et pour apprendre encore.
Donc, va donc voir ailleurs si tu y es, peut-être que oui, finalement.  »

 

Aller!  Sur ces sages paroles, je serai de retour la semaine prochaine, avec le récit de mon dernier voyage en Chine 🙂

 

 

 

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39 – Moi et l’Autre

J’entends crier derrière moi.

  • Qu’est-ce que tu fais là ?!
  • J’attends le taxi…
  • C’est fou ce que tu fais ! Dépêche-toi, tu peux pas rester dehors à cette heure-là !

Je suis un peu ébranlée, une voiture contenant 5 jeunes de mon âge vient de m’apostropher sur le bord de la rue pour me dire que je suis en danger.  Je leur réponds que je viens de héler un taxi, il s’en viendra dans quelques minutes.  Je me trouve au coin de deux rues passantes à Cape Town en Afrique du Sud.  Je respire, je me dis qu’ils exagèrent et j’attends.

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J’entends un bruit de voiture en marche arrière.

  • Qu’est-ce que tu fais là ! T’es folle ou quoi ? Tu peux pas rester là ! Embarque !

Alors, je trouve cette situation intense.  La voiture est revenue en marche arrière me chercher.  Pour les 5 jeunes dans l’auto, il n’est pas question de me laisser au coin de la rue seule avec mon sac-à-dos…  J’embarque alors dans le véhicule déjà rempli, mon sac sur ma poitrine.  Ça sent le pot à plein nez.  Je me demande si j’ai fait une bonne affaire.  Ils me laissent 3 coins de rue plus loin directement à mon hôtel en me faisant promettre de ne plus JAMAIS me promener seule le soir dans le quartier.

  • Sais-tu comment tu es une cible facile ?  Tu es blanche !

J’écarquille les yeux et je me dis tout bas : «Oh boy, boy.  Bienvenue à Cape Town, Andy»  Déjà que mon chauffeur de gros camion était venu me mener directement au Centre-Ville et m’avait fait promettre de prendre un taxi jusqu’à mon hôtel …   à trois coins de rue.

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Que dire ?  Comment trouver les bons mots pour décrire ce que j’ai vu en Afrique du Sud ?  Comment ne pas généraliser en dépeignant une situation pire que ce qu’il en est vraiment, comment ne pas tomber dans le jugement et les stéréotypes…   J’ai pris milles ans à écrire ce texte.

Cette journée-là, je me suis dit une chose, je suis bien dans le pays où a eu lieu l’Apartheid.    Et cette journée-là, j’ai eu mal à mon humanité.

Comprenez-moi bien.  Je viens de Montréal.  J’ai grandi dans la richesse infinie du partage interculturel et j’ai voyagé toute ma vie avec pour seul objectif de découvrir l’Autre avec un grand A.  J’ai compris depuis bien longtemps que mes valeurs et mes idées sont belles et importantes, mais qu’il existe également d’autres manière de percevoir le monde et de le vivre, et que ces dernières sont aussi valides, et peuvent tout autant m’enrichir que celles que j’ai appris dans mon enfance.

Bref, je n’ai pas peur.  Je n’ai jamais eu peur de l’Autre.

Mais à Cape Town, pour la première fois de ma vie, j’ai eu peur en marchant dans les rues.  Un petit sentiment d’insécurité constant, subtile, mais toujours là.  Un vent insidieux de tension sociale.  Et mon cœur s’est rempli d’une infinie tristesse.

A la télé, j’ai littéralement entendu des partis politiques prôner le meurtre des blancs pour récupérer les terres.  Dans la rue, j’ai vu des magasins garder les grilles de leurs magasins fermées pour éviter que des noirs y entre, alors que moi, je le pouvais.

 

De toute ma vie, je n’ai jamais voulu utiliser les mots «noirs» ou «blancs» dans mes textes.  Je trouve que cela n’a absolument pas sa place, compte tenu du fait que notre origine ne devrait en rien déterminer notre parcours de vie, puisque nous sommes tous égaux.

Toutefois, quand je parle de Cape Town, je n’ai pas le choix, parce que mon expérience de cette ville a été intimement lié à cette réalité qu’il existe toujours et malgré tout cette division (même si elle tend à s’effacer).

C’est bien subtile tout cela.  On peut même passer à côté si l’on n’y prête pas attention.  Mais, c’est encore malheureusement bien présent.

Et, c’est ça au final, qui me fait peur. Pas l’Autre.

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Découvrir mon chez moi

Il n’y a rien d’aussi beau que le Québec.  Pour mille raisons je suis fière de venir d’ici.  Ma nature, mon ouverture, ma culture.   J’ai beau avoir visité presque tous les continents, pas une seconde je n’ai douté : je retournerai toujours vivre dans ma province.

  
Je suis curieuse, oui.  Je ne cesserai jamais de voyager, j’imagine.  J’ai trop besoin de comprendre et découvrir ce dont l’on me parle dans les journaux ou sur internet avec mes propres yeux, à travers mes propres pas.

  
Après mon dernier voyage, j’ai toutefois compris une chose ; je ne connais pas encore assez mon Québec.  C’est pourquoi à l’automne, je suis partie à Waskaganish, découvrir la Baie James.  Et puis, j’ai regardé plus haut encore…  Je passerai le reste de l’hiver à Salluit au Nunavik, question découvrir une autre facette de notre belle province!  

(Tout en poursuivant le récit de mon dernier voyage en Afrique)

À une nouvelle aventure!

PS : Aujourd’hui, mon vol n’a pas pu décoller d’Aupaluk en raison d’un blizzard avec des raffales a plus de 100 km/h.  Il faisait environ – 34 degres.   Je vous laisse avec l’evolution de la vison de la maison de l’autre côté de ma rue 🙂 

  

  

  

  

38 – Le méga gros camion

Il parait qu’il n’est pas aussi facile d’entrer dans le désert que d’en sortir!  C’est que je fais du pouce depuis maintenant deux heures près de la route pour en sortir!  Assise sur mon sac-à-dos près des dunes, je brûle!

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Quelques heures plus tard, je me retrouve heureusement sur l’autoroute, toujours à essayer de me trouver un transport. Je commence à stresser.  C’est que dans 4 jours, j’ai un vol à attraper à Cape Town en Afrique du Sud, et pour l’instant je suis bloquée en Namibie..  Il me semble tout à coup impossible  de traverser une frontière et un pays tout en entier dans cet intervalle de temps.  Mes pensées s’envolent et mes peurs prennent le dessus…  En plus des contraintes de temps, je me suis fait voler deux fois depuis que je suis arrivée dans ce pays.. J’avoue être de plus en plus sur mes gardes, et ça ne m’aide pas à faire du pouce en toute tranquillité d’esprit… Bref, je stresse, jusqu’à ce qu’un homme bien éméché vienne me voir.

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Evidemment, (c’est une vraie chance pour moi) la nouvelle d’une étrangère cherchant du transport a fait le tout de la station-service en moins de quelques minutes, et tout le monde veut maintenant m’aider!  L’homme titube, mais fait quand même l’intermédiaire entre moi et tout les passants du coin!  C’est fantastique!

Et soudain, en quelques minutes à peine, il m’arrive l’impossible!  Un gigantesque camion ayant deux remorques de charbon s’arrête à côté de moi.  Un jeune homme en descend et me propose d’aller à Cape Town, là où il va livrer son chargement.

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Et l’aventure recommence!  C’est parti pour un bon 1500 km!  On a roulé, roulé, roulé jusqu’aux petites heures, sans arrêter pour manger.  Vers 2h00 du matin, j’ai piqué ma tente dans le stationnement d’une autre station-service.  Vers 6h00, on repartait vers la frontière de l’Afrique du Sud.  Puis de temps en temps, je me cachais sous le banc lorsqu’on croisait des policiers, puisqu’en tant que conducteur l’homme n’avait pas le droit de prendre des passagers.  Ouf!

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A la tombée de la nuit, j’aperçois Cape Town au loin et c’est un véritable soulagement.  La route s’est très bien passée, je discute avec mon chauffeur de l’endroit pour me déposer.  Je lui propose de me laisser au lieu où il doit laisser son chargement.

Toutefois, il est catégorique, il ne me laissera jamais là!  Lui-même, me dit-il ne dormirait jamais avec son camion à Cape Town.  Je ne comprends pas trop, mais il insiste pour aller m’amener directement au Centre-Ville près de mon hôtel… pour ma sécurité.  Je suis perplexe, mais je lui fait confiance.

C’est une situation complètement surréelle!  Arrivée au coeur de la ville, je me rend compte que c’est comme si ce gigantesque camion allait me déposer au coin de St-Denis et St-Catherine.  Inquiet, mon chauffeur insiste pour je prenne un taxi jusqu’à mon hôtel, même si ce n’est qu’à quelques minutes de marche…

La suite dans le prochain article.

 

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37 – Faire du pouce vers le désert de Namibie

Oh quand je suis arrivée en Namibie, j’ai fait le saut!  Moi, qui était habituée d’utiliser les autobus locaux pour me déplacer de ville en ville, j’ai découvert qu’en Namibie, il y avait très peu de ce genre de transport..

Je l’avoue, je n’avais jamais fait du pouce avant dans ma vie.  Et par la force des choses, j’ai dû m’y mettre pour me rendre jusqu’en Afrique du Sud!  🙂  Alors, je me suis placée sur le bord de l’autoroute avec mon sac-à-dos, et le cœur battant, j’ai attendu au gros soleil!

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Heureusement, j’ai eu de très bonnes expériences et surtout une très bonne étoile.  Eh oui, en m’achetant un sandwich entre deux déplacements, j’ai rencontré le chauffeur qui emmenait les employés de Sossusvlei, le camp du désert de Namibie, le lieu où je me dirigeais justement! Ni une, ni deux, j’ai sauté dans leur véhicule, un jeep de safari sans fenêtre.  Wow, à 120 km/h sur les routes poussiéreuses du pays, je ne manquais pas d’air!

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Franchement, la route était magnifique!  Des montagnes gigantesques m’entouraient et j’ai même vu des autruches en liberté!  Franchement, je suis demandé si je rêvais tellement ces oiseaux étaient gros! (les points noirs sur la photo à droite)

Arrivée dans le désert, j’ai piqué ma tente et j’ai aussi remarqué que j’allais dormir avec quelques petits amis piquants.. et transparents..  des scorpions. Ah! Ah!

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Qu’à cela ne tienne, le détour vers le désert de Namibie en valait la peine!  Wow, quel environnement atypique.  Le désert de Namibie, avec son sable rouge foncé et ses souches d’arbres vieilles de dizaines d’années, est un endroit complètement mythique.

Il y a quelque choses de complètement fascinant dans l’idée de marcher à l’infini sur des dunes de sables brûlantes…  C’était fantastique!IMGP1361